‹ Délire des somnambulesChapitre 6 sur 8 · DURE: * TR · texte numérisé non relu

DURE: * TR

de ces convulsionnaires, il s’en ouvait qui jetaient des cris aigus, qui se tordaient, suffoquaient, pleuraient ou poussaient d’insensés éclats de rire. Lorsque ce désordre montait à son plus haut paroxysme et se transformait en délire, c'était la crise désirée. Mesmer faisait aussitôt emporter les crisiaques dans une salle dont le parquet, matelassé dans toute son étendue, était recouvert de tapis moelleux ; on avait même poussé la précaution jusqu'à recouvrir les murs et les cloisons d’une épaisse couche d'ouate, de telle sorte que les crisiaques pouvaient bondir, se rouler en tous sens, etmême se précipiter la tête la première sans le moindre danger.

« Rien n’est plus étonnant, écrivait Baïlly, que le « spectacle de ces convulsions. Quand on ne l'a « point vu on ne peut s’en faire une idée, et en le voyant, on est également surpris et du repos profond d’une partie de ces malades, et de l'agitation qui anime les autres, des accidents variés qui se répètent, des sympathies qui s’établissent. On voit des malades se chercher exclusivement, et, en . se précipitant les uns vers les autres, se sourire, se parler avec affection, et adoucir mutuellement « leurs crises. Tous sont également soumis à celui « qui les magnétise : ils ont beau être dans un as- « Soupissement profond, la voix, un regard, un si- « gne du magnétiseur les en retire aussitôt. »

Les convulsions , les éclats insensés de rire, les sympathies érotiques, etc., qui se présentaient dans ces scènes diaboliques, ne pouvaient venir que du démon. Les malades magnétisés sont certainement tous ensorcelés, possédés par des esprits de ténèblres, qui leur ôtent la raison, le libre arbitre, et qui obéissent volontairement à la volonté du magnétiseur ou sorcier, qui les a ainsi ensorcelés au moyen d'un pacte explicite ou au moins implicite avec le démon.

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