‹ Délivrons-nous du Marxisme 1923Chapitre 20 sur 23 · AT RES · texte numérisé non relu

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appliqués. Ces principes, on l’a vu, ne se trouvent pas dans ne : : À É : | NUS

les écrits de Marx, et les communistes russes, ‘ne ‘connais- à sant rien que Marx, les ignoraient complètement. On peut : crier à la faillite du marxisme, mais du socialisme, non. a | |

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*## Jies partis d'opposition sont souvent mal à l'aise quand ils prennent le pouvoir ; moins que tous les autres, des révolutionnaires y sont préparés. Pourtant au point de

wue politique, les révolutionnaires russes, qui avaient passé

leur vie dans les prisons, en Sibérie, en exil, ont pu, de par leur valeur propre, s'élever à la hauteur de leur tâche nouvelle, au point que tout le monde reconnaît aujourd’hui qu'aucun gouvernement autre que le leur n’est possible en

Russie.

Mais, sur le terrain économique, le problème était bien plus ardu. Remplacer par une seule entreprise nationale la totalité des entreprises privées qui, par leur jeu spontané, et sans que le pouvoir eût à intervenir, se chargeaient de la production et des échanges, était une œuvre gigantesque

que nul gouvernement, jusqu'alors, n’avait eu à accomplir

et pour laquelle on ne pouvait par conséquent se guider sur aucun précédent.

Faute d’une méthode longuement étudiée d'avance et fon-

dée sur la détermination préalable des principes économi-

ques qui devaient régir la société nouvelle, les communis-

tes russes ne surent que recourir à des expédients, sur le . choix desquels leur éducation exclusivement marxiste les

servit mal.

La supériorité de l’entreprise collective sur les entreprises individuelles est considérable ; mais, tandis que ces dermières fonctionnent isolément tant bien que mal dans un milieu anarchique, l’entreprise collective ne porte tous ses

fruits qu'avec une forte organisation d'ensemble.

Il‘était donc élémentaire de ne supprimer les entreprises individuelles que graduellement, au fur et à mesure que lentreprise nationale était prête à prendre leur place. Au

dieu de procéder avec cette prudence, les communistes dé-

truisirent brutalement les organismes privés ; et les administrations improvisées qu'ils installèrent pour leur succéder étaient tellement défectueuses, tellement insuffisantes que la production et les échanges furent presque complètement arrêtés.

‘Dans toutes les administrations soviétiques, le chef responsable qui jadis avait autorité pour diriger le service, fut

remplacé par des Comités où la responsabilité, partagée, des:

venait nulle pour chaque membre. Dans ces comités, on passait le temps à d’éternelles discussions et on ne décida jamais rien. Et si, par exception, on prenait une décision ferme, son exécution était neuf fois sur dix paralysée par un GO voisin dont les attributions, mal définies, empiétaient sur celles du prernier.

#*## On a peine à se faire une idée de l’inextricable im-

broglio du régime soviétique, avec une législation pleine de lacunes et d’obscurités et des organismes administratifs fai-

sant double ou triple emploi, chevauchant les uns sur les autres et s’opposant les uns aux autres, sans autorité supérieure pour régler leurs confits.

Au début de la révolution, les groupes communistes locaux, sur le mot d’ordre ou simplement sur l’exemple venu du centre, se saisirent partout du pouvoir et constituèrent des admimistrations provinciales à leur idée. Il y eut alors des centaines d'Etats dans l’État russe et aucune loi générale ne pouvait être exécutée.

Le gouvernement central réagit énergiquement et créa une hiérarchie administrative placée sous sa direction et chargée de faire appliquer ses décisions.

Mais entre les pouvoirs du centre et les pouvoirs ets

qu’il avait été impossible de supprimer, aucune démarcation précise ne fut établie — la précision est inconnue en.

Russie — de sorte que des confusions et des conflits incessants se produisirent et paralysèrent tout.

Au centre même, les pouvoirs empiétaient les uns sur les autres : on avait d’abord créé des commissaires du peuple chargés chacun d’un département, comme les ministres français. Par exemple le commissaire des chemins de fer

avait seul autorité sur les chemins de fer, le commissaire

de l’agriculture sur l’agriculture, le commissaire de l’industrie, sur l’industrie. On conçoit que les divers commuis- ‘aires dont les attributions avaient un caractère économique pouvaient avoir besoin de se concerter entre eux et même de former des commissions interministérielles permanentes. Mais on ne s’en tint pas là : on créa, à côté du Conseil des

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D incires du peuple, un Conseil supérieur de l'Econo- 6 | mé populaire, divisé en un grand nombre de sections et de sous-sections, et dont l’autorité annulait en fait celle des D ones du peuple à attributions économiques. De 1à des ordres contradictoires dont la plupart n'étaient jamais exécutés. ) |

Ce n’est pas tout : les nécessités de la guerre donnèrent au Commissariat qui la dirigeait, une prépondérance anormale : 1l imposa ses volontés à la plupart des autres Com- . müssariats et même au Conseil supérieur de l’Economie populaire, bouleversant ainsi tous leurs projets. Cette autorité ï DE exercée par un organe spécial investi de pouvoirs suprêmes : le Conseil révolutionnaire de guerre, présidé par | Troisky | Un autre organisme étendit son influence : la Comimisde sion extraordinaire pour la lutte contre la contre-révolution ou Jchéka. Elle envahit toutes les administrations, y apporun élément de trouble de plus. Outre ses sections loca- les qui existaient sur tout le territoire soviétique, elle créa successivement des sections centrales plus ou moins auto- nomes : section des chemins de fer, section militaire, section économique, etc., etc., et son pouvoir, sans base définie à l’origine, finit par ct redoutable même à des person- ! nalités comme Lénine et Trotzky.

En outre on créa un autre Conseil suprême présidé par th Lénine, sous le nom de Conseil de défense du travail, chargé tant de la défense intérieure contre les ennemis de la Révo- lution que de la défense extérieure non au point de vue technique, maïs au point de vue des grandes questions générales. Il faisait par conséquent double emploi avec les deux organes précédents.

| ### Mais l'élément le plus nuisible à la bonne marche de l'administration soviétique fut peut-être le syndicalisme. | Obligés de s'appuyer sur les masses ouvrières, les chefs . communistes devaient compter avec lui et subir ses exigences. Il introduisit partout l’esprit démagogique dont il était imprégné. Ce fut lui notamment qui, contre l’avis des com- , munistes purs, mieux avisés, fit remplacer par des Comités fn ouvriers les anciens directeurs d’usines, qui écarta égale- | 15

ment par des mesures vexatoires les ingénieurs et les .

niciens, ce qui désorganisa la production industrielle.

On peut juger de la place prise par les syndicats ouvriers

dans toutes les branches des administrations, et du: désordre

qu'ils pouvaient y apporter, par la simple énumération des droits qui leur étaient reconnus. Elle est empruntée au texte

d’une conférence faite à Berlin par l’un des chefs du syndicalisme russe, Losovsky :

Voici les fonctions des syndicats russes :

1° Ils fixent les salaires ; 2° Ils forment les organes de direction de l’industrie (Conseils

de l’Economie nationale, Comités pour la direction des entreprises nationalisées, etc.) ;

3° Ils fixent les conditions de travail ;

AR TS forment tous les organismes s occupant de la protection du travail ;

5° Ils forment par les bureaux d’ approvisionnement militaire les détachements, les colonnes d’approvisionnement ; ces colonnes qui

comptent des dizaines de milliers d'ouvriers organisés sont dis-.

persés dans tous les gouvernements pour faire de la propagande parmi les paysans et pour seconder l’approvisionnement des villes afiamées ; s 6° Ils élisent leurs représentants dans les organismes surveillant l’approvisionnement (inspection des approvisionnements) ;

70 Ils élisent les membres de l’ « inspection paysanne et

ouvrière » qui participe au contrôle de l’activité des QE de lBtat :

8° Ils fournissent aux ouvriers les costumes de travail ;

0° Ils constituent autant de centres d’instruction et de culture

pour leurs membres ;

10° Jls veillent à ce que le principe du travail obligatoire soit strictement appliqué ;

119 En collaboration avec le Conseil supérieur de l'Economie

nationale et ses organes locaux, 1ls déterminent les principes pÊne. raux de la politique économique :

x2° Ils participent à la distribution des logements et appartements ;

13° Ils délèguent leurs représentants dans toutes les commissions.

d'Etat ; 14° Ils veillent par leurs organismes au maintien de l’ordre et de la discipline dans les fabriques et dans les usines ;

15° lis élisent leurs représentants dans les « communes de consoinimation », etc.

« J'ai tenté, ajoutait LOONPRe d’énumérer les fonctions. des syndicats, mais je n’ai pu les mentionner toutes. » Et il concluait :

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Les ni nitibite en Russie ne sont pas Îles organismes du pouvoir, cependant leurs résolutions (surtout dans les questions touchant | la vie ouvrière et le travail) sont des résolutions définitives et ne , ont que recevoir la sanction des organismes correspondants du 41 Door

Qu'on relise attentivement cette liste incomplète des . attributions conférées aux syndicats et on comprendra que leur intrusion constante dans tous les organes gouvernementaux et administratifs et la crainte qu’inspiraient leurs délégués, apportant au milieu des discussions d’intérêt général leurs préoccupations particulières de classe, devait faus- ser toutes les décisions.

.. Un grand esprit politique, de FRA capacités adminis- … tratives chez les représentants des syndicats auraient pu, certes, atténuer le mal. Mais ces qualités leur manquent. Nulle part on ne trouve plus de désordre et d’incurie que dans les administrations syndicales. Pleines de bon vouloir en général, elles n’aboutissent à rien à cause de leur inexpé- rience dans le maniement des affaires publiques.

-##*# Bien d’autres causes de désordre et de confusion s'ajoutèrent à celles qui viennent d’être indiquées.

Au milieu de l’incohérence générale, chaque administra- … tion s’annexa des services qui, rationnellement, devaient | ressortir À une autre. Ainsi la gestion des domaines sovié- | tiques, au lieu d’être concentrée au Commissariat de l’agriculture, s’exerça en outre par ceux de l’industrie, des cheo . mins de fer, de l’Instruction publique ; des Comités auto- … nomes d'enseignement, d'hygiène, de propagande, se greffèrent sur toutes les institutions.

La paperasserie soviétique s’est rendue célèbre dans le nn monde entier, et en effet nulle ne l’égale. La quantité de … démarches à faire, de signatures et de cachets à obtenir pour … l'objet le plus simple dépasse tout ce qu'on peut imaginer. : Sauf à Moscou, où règne un ordre relatif, personne ne travaille dans la bureaucratie soviétique : chaque employé, ù pour toucher plusieurs traitements et plusieurs payoks (ra- … tions) exerce des fonctions dans plusieurs services à Ia fois ; … ilne fait dans tous que de courtes apparitions et réduit sa besogne à un minimum très rapproché du néant.

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##* On peut s'étonner que, même sañs préparation a l’exercice du pouvoir et n’ayant trouvé aucune an ii 41 dans les livres de Marx sur ce qu’ils auraient à faite les chefs communistes n'aient pas, par les seules lumières de

leur intelligence, découvert les moyens de prévenir, d’arrêter, ou au moins de limiter cet affreux désordre. ae

Une première explication est l’absence, déjà constatée, de tout esprit d'organisation qui caractérise le peuple russe,

le manque de clarté de sa pensée et des mots qui l’expri-

ment.

Mais la principale est certainement les ravages causés

dans les cerveaux bolchevistes par la culture marxiste dont |

ils sont sursaturés. Non seulement elle n’y introduit au-

cune notion positive d'économie communiste, mais elle y étouffe toute aptitude à les acquérir ensuite. Cela est à peine croyable et 1l faut pour s’en convaincre avoir observé long-

temps et de très près. En dehors de la lutte de classe, du

matérialisme historique, de la théorie de la plus-value, et de toute la métaphysique marxiste, rien n’existe pour eux.

Un exemple concret donnera la preuve de l’invraisemblable ignorance des bolcheviks en matière de reconstruc- : tion économique : l’utilisation intégrale des forces naturel-

les, et aussi des forces qu’on peut produire artificiellement par l’emploi des combustibles, est un des principaux arti-

cles du programme socialiste positif. Et comme l'électricité

permet le transport à’ distance des forces inutilisables sur

place, ce programme comprend forcément la création d’un

certain nombre de centrales électriques à grande puissance et à grand rayon.

Mais s’il est un pays où l’exécution d’un plan général d’électrification se heurte à de grandes difficultés, c’est la Russie avec ses plaines immenses, ses fleuves au cours lent, ses mers glacées au nord et sans marées à l’ouest et au sud.

Ce n’est pas que, localement, on ne trouve quelques possibilités de prise de force électrique : les lacs de la région de.

Pétrograd, les chutes du Dniéper, celles du Caucase et de 144

l’Oural, les gisements de tourbe de la région de Moscou, etc. Mais ces ressources sont limitées. En tout cas, dans un pays dont les transports et l’industrie étaient presque anéan-

tis, l’électrification devait suivre et non précéder le relèvement des branches de production ruinées ; elle ne pouvait être que le couronnement de l'édifice.

Or Lénine, à qui l’idée de l’électrification fut suggérée, s’en engoua et ne vit plus qu’elle. Toutes les questions éco- (JE nomiques se condensèrent en son esprit dans ce mot magi- . que : électrification. Ce fut sa grande pensée et il semble qu'il ait voulu, en en poursuivant l'exécution, affirmer son génie économique dont certains doutaient. Il alla même, se- … lon la presse communiste russe, jusqu’à prononcer dans un Congrès cette parole d’une absurdité totale : Le commu- . nisme, c’est le régime des Soviets, plus l’électrification !.… Et pendant que les champs restaient incultes, que les mi- nes n'étaient pas remises en état de production, que les usines chômaient presque complètement, une légion d’ingé- mieurs dressaient des plans d’électrification générale. Des milliers d'ouvriers travaillaient à la création de stations électriques dans les tourbières des environs de Moscou! La . principale fut détruite par un incendie et, dans l’ensemble, … ce projet mal venu, on pourrait dire cet enfantillage, fut abandonné devant des préoccupations plus urgentes. Mais le fait que, pendant près de deux ans, il ait occupé la princi- | pale place dans les travaux économiques du chef du gouvermement soviétique et des principaux corps constitués ne | prouve-t-il pas surabondamment l’absolue inaptitude des théoriciens marxistes à l'élaboration et à l’exécution d’un programme économique coordonné ?

… ##* On devait croire qu’en cessant d’être un parti d’oppo- sition révolutionnaire pour devenir un parti de gouverne- . ment, les bolcheviks comprendraient qu’ils se trouvaient en présence d’obligations nouvelles et se mettraient à la tâche la plus pressante : l’organisation économique. Eh bien, nullement! Devenus maîtres du pouvoir, 1ls . n’ont rien vu de plus nécessaire ni de plus urgent que de développer la propagande marxiste avec les moyens d’action prodigieusement accrus que leur donnait la possession de l'autorité. Les plus belles maisons sont devenues des écoles D les militants les plus instruits ont été chargés d’y enseigner le marxisme, une armée de propagandistes

marxistes s’est abattue sur les campagnes ; des trains de

propagande, luxueusement et ingénieusement agencés, ont sillonné le pays en tous sens, emportant des conférenciers . marxistes, de la littérature marxiste, des cinémas marxistes, etc., etc., dans les provinces où tout manquait pour assurer la vie matérielle. On ne peut se faire idée des efforts et des sacrifices qui ont été faits pour la propagande à laquelle on donne en Russie le nom d’agitation. to

Devenue une institution publique et même la première de toutes, après la guerre, l’agitation a été organisée systématiquement sous la direction d’un Comité central de l’éducahion politique, détaché d’abord du Commussariat de l’Instruction publique, devenu autonome et qui, sans cesse étendu, a pris des proportions énormes.

On l’a pourtant jugé encore insuffisant puisqu'on y a adjoint un autre organe d’agitation spécial à l’armée, la Direction politique du Conseil supérieur de la guerre, qui dirige les représentations théâtrales, éditions et meetings de propagande militaire.

Les cheminots ont le privilège de posséder aussi une orga- . nisation spéciale d’agitation sous le nom de Direction poliique des transports. |

On ne: s’est pas borné à faire de l’agitation à l’intérieur, on en a fait et bien davantage encore, au-delà des frontières, dans l'espoir toujours déçu et toujours renaissant, de déclancher la révolution mondiale. C'était légitime puisque les puissances capitalistes faisaient au gouvernement. des

Soviets la guerre la plus inhumaine. Mais pendant qu'on

s’absorbait dans ces préoccupations, on négligeait les questions économiques.

Les bolcheviks clairvoyants constataient en le déplorant qu’on faisait tout pour l'agitation et rien pour l’économme. Toutes les faveurs, toutes les facilités de transport et de ravitaillement étaient pour les agitateurs et les. services d’agitation. Ils étaient toujours pourvus pendant que tout manquait autour d’eux. Alors que les agitateurs tenaient le haut du pavé, les économistes étaient considérés comme des communistes de second ordre, comme des spes (spécialistes)

ï mots toujours pris par les communistes dans un sens péjo-

ose

Cette aberration a été la cause principale de l avortement | de la réorganisation économique.

Elle ne réussit d’ailleurs pas à convaincre les paysans, ni même la masse des ouvriers, de la supériorité du marxisme. ne moindre satisfaction matérivile leur eût paru préférable à la plus belle rhétorique, et en dehors des 700.000 membres

du parti communiste, la plupart vraiment sincères, d’autres poussés par l’ambition, le communisme ne compte

guère d’adhérents dans la population russe.

### La culture marxiste ne s’est pas bornée à rendre ceux qui en étaient imprégnés inaptes à toute action économique reconstructive, elle a complètement faussé chez eux la no-

tion des véritables principes de l’économie socialiste ; ou plutôt, ne leur ayant pas appris ces principes, elle les à laissés pris au dépourvu et ils ont dû recourir à des expé- dients, pour la plupart malheureux.

Ainsi, ignorant qu'il existe un système financier socia-

liste, fondé d’ailleurs sur la théorie de la valeur adoptée par Marx après d’autres économistes, qui ne présente aucun des inconvénients ni des dangers des systèmes financiers artificiels en vigueur dans les pays capitalistes, et résou-

( draïît aisément les difficultés insolubles au milieu desquelles

our

ils se débattent, un système vraiment scientifique capable d'assurer la circulation dans des conditions parfaites et

d'empêcher les crises périodiques qui la troublent ou la pa-

ralysent, (1) les bolcheviks n'ont su que faire tourner la pressé aux assignats. Ils ont multiplié les roubles-papier ris des proportions telles que cette monnaie à perdu toute valeur appréciable et que par suite l’évaluation des objets D est devenue impossible. Pratiquement, un rouble actuel, où cent mille roubles, c’est zéro. Ce sera peut- -être très D iode pour liquider la dette publique : mais, en

attendant, une telle situation oppose un obstacle insurmon-

table au PE cent économique du pays par l'intervention

(x) Ce système sera exposé dans le troisième volume (Note de

L'auteur). P

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