CHAPITRE XXII
Désir de Mme de Custine de revoir sa mère. — Elles décident de se rencontrer à Klo^terheilbronn. — Départ de Mme de Custine pour cette ville. — Elle y attend sa mère. — Son impatience et ses inquiétudes. — Enfin Mme de Sabran arrive. — Maladie d'Elzéar. — Retour de Mme de Custine en France. — La société du Directoire.
Pendant l'année 1798, Delphine poursuit avec persévérance ses pénibles sollicitations; non seulement elle s'efforce d'obtenir la restitution de ses biens, mais elle réclame aussi pour ceux de sa mère, et de ce côté les difficultés sont plus grandes encore. Si Mme de Sabran avait consenti à rentrer en France, bien des choses auraient pu encore s'arranger, mais c'était là une condition indispensable, et sans laquelle toutes les démarches du monde ne pouvaient aboutir. Pas une lettre où il ne soit parlé de cette question brûlante et vitale, et souvent avec découragement.
Mais il y a aussi pour la tendre Delphine une question qui lui tient au cœur plus peut-être encore que toutes les autres, c'est de revoir sa mère et de passer quelques jours avec elle. Heureusement l'inquisition est devenue moins forte, un certain apaisement s'est