‹ Delphine de Sabran, Marquise de CustineChapitre 8 sur 310 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

qu'à moi qui Taime beaucoup. Elle est fort aimable, mais cependant pas plus que vous ; je crois qu'il est difficile de l'être seulement autant.

« Elzéar est à présent un grand garçon ; il est avec son précepteur. Il a eu bien du chagrin d'être séparé d'avec sa femme (i), il en a été malade, mais cela va mieux.

« Je lis à présent avec maman les tragédies de Corneille. J'ai lu Polyeucte et Cinna; elles m'amusent beaucoup parce que je les trouve très ridicules; surtout quand Emilie dit :

Tout beau, ma passion devient un peu moins forte (2).

et quand Polyeucte dit à Pauline :

« Tout beau, Pauline (3) ! »

« Je vous avoue que je préfère Voltaire et Racine à Corneille. J'espère que vous serez du même avis que moi.

« Votre lettre m'a fait bien plaisir. J'espère que vous voudrez bien quelquefois m'écrire. Mon frère vous fait mille amitiés.

« Maman a été fort malade ces deux jours-ci et elle

(i) La bonne d'Elzéar,

(2) Cinna^ acte I, scène 11.

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