‹ Demande du rétablissement d'une chaire d'HippocrateChapitre 2 sur 6 · RÉCLAMATION · texte numérisé non relu

RÉCLAMATION

T>^entouragemens pour la continuation de la traduction française et édition grecque Complète des Œuvres d’Hippocrate.

La seconde question qui vous est soumise est relative aux encouragemens que J’ai le droit de réclamer de la libéralité du Gonvei nement, qui se doit à lui-même do soutenir les progrès de l’instruction et de protéger cenxqui se dévouent à cette tâche longue et diffk le Jechoisirai encore, pour interprète , le rapporteur du jury de l’Académie des inscriptions et belles-lettres , sur 1. s prix décennaux. Feu M. Clavier a dit, page 2 )8 du recueil cité:« Il y a peu d’ouvrages qui n’aieniété iraduitsau moins une lois en latin ; et c’est sur ces versions souvent inlidèles qu’ont été faites pour la

plupart les traductions françaises dont le jury n’a pas cru devoir vous parler. Ce n’est paStju’il manque en France d’homlucs capables de lïiieüx faire. Je pourrais citer, à Paris sëivlenienl, un grand nombre d'ê ptersonnes quF snè’cupènt avec succès de bi langue gfécque ;'et dans ce nombre il Vèn trouve plusieurs qu’on pourrait bp- |)6lsWaux première savans du reste de l’Eu-

» Mais une bonne traduction coûte beau- (coup, de travail, et’ il est souvent plus difficil’è de la fairè imprimer qu’üne mauvaise. Il n’y a presque aucun ouvrage qui n’offrë des passages obscurs , sur le sens desquels un traducteur, quelqu’hablle qu’il soit, ne se trouve embarrassé.

Il faut donc faire des notes pour les corriger 5 et plus elles sont nombreuses, et moins il est facile de trouver un libraire qui veuille s’en charger. Aussi, à l’exception de Hérodote de notre savant confrère M. Larcher, les meilleurs ouvrages en ce genre ont-ils été imprimés ou aux frais du Gouvernementcon\me;\ts. Strabonj ouauxfraisde quelques particuliers,comme les caractères de Théophraste et le traité d^Hippocrate de M. le docteur Goray.

Ce genre de lilléraiure était donc un de ceux qui avaient le plus besoin d’encouragement de la part du Gouvernement ».

Le meme savant s’est arrête sur le mérite

paniculler de l’ouvrage, et il a conclu ainsi : «Ce n’esi qn’en connaissant à fond la science dont traite un, livre:, qu’on peut parvenir à le traduire ; et, si cela est vrai en général, ce principe reçoit encore ici une application bien plus rigoureuse : ainsi un littérateur, quelqu’habde qu’il soit, ne pourrait traduire Hippocrate, aussi exactement que pourrait le faire un médecin ».

Je n’ai rien à ajouter à ce tableau : le temps nécessaire pour s’occuper d’un grand travail, les connaissances acquises pour pouvoir s’en occuper, les difficultés d’y parvenir, les dépenses nécessaires aux impressions des ouvrages utiles, l’indispensable nécessité, pour pouvoir les publier, d’être indemnisé et encouragé par le Gouvernement, tout est ici parfaitement apprécié à sa juste valeur, par le savant Académicien.

Ma bonne fortune a voulu que mes travaux fussent analysés par feu M. Clavier et feu M. Bosquillon, professeurs d’histoire et de philosophie grecque, au Collègeroyal de France ; le premier, habile médecin, m’a fait l’honneur de rendre compte des Pronostics et Prorrhétics , dans le Journal général de Médecine ( cahier d’octobre i8i3); le second, ainsi que je l’ai dit, était rapf)orteur du jury sur les prix décennaux. 11 est aussi ma garantie et

me sert d’autorité pour réclamer les encouragemens pécuniaires destinés à la continuation de la traduction et édition grecque mentionnées dans le rapport de la Faculté, du 1®*^ février 1816, et précédemment recommandées à son Excellence le ministre de l’intérieur, par MM. les pro > fesseurs de la Faculté de médecine et du Collège-royal de France, le !24 novembre; i 8 i 5 (1), en vertu d’une délibération particulière de la Faculté, le 4 décembre 1811, Le rapport de M. Bosquillon a été lu en' séance publique de l’Académie de médecine, et celui de M. Clavier a été inséré dans le Moniteur du 29 juillet 1817.

i (0 .Cette pièce a été déposée chez M. Çottin,, notaire, parce que je tiens à honneur d’avoir mérité, en i8ti , les suffrages des hommes les plus distingués de la. capitale: depuis cette . époque , Sa’ Majesté m’a fait'la grâce d’agréer la" dédipace de me^ ovvrages, et lés Académies m’ont accueilli.

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