‹ Demande du rétablissement d'une chaire d'HippocrateChapitre 3 sur 6 · AVIS IMPORTANT · texte numérisé non relu

AVIS IMPORTANT

Comme je ne peux attribuer à d’autres qu’à moi, ou à mon imprimeur, les erreurs ou les fautes qui se seraient glissées dans mes ouvrages , je dois déclarer franchement , que je n’ai reçu les conseils depersonne, relaiivêment à la traduction française et à Tédidon grecque des Œuvres Hippocrate , dont je suis auteur. Ainsi, lorsque j’ai cité nies savans amis , je n’ai eü d’autre dessein, que de leur prouver ma reconnaissance dégagée de tout intérêt personnel. Mon vœu unique a été de faire fructifier l’une des branches les plus importantes de la science. Au commencement de ma carrière , j’ai trouvé des protecteurs J je me suis empressé de leur of- |rir l’hommage de mes veillesi.

Deuxième Edition du Traité des Airs , des Eaux et de^s Lieux^ d*Hippocrate, de M. le docteur Coray , brochure avec le texte en regard (i).

Traduction française des OEuvres d’Hippocrate parM. de Mercy, avec le texte en regard y m-12 ,5 vol.

CoRAY, Quiconque se propose de faire des recherches exactes en médecine , doit premièrement

(1) La première édition en a vol. in-8®, Paris , 1808 , enrichie de notes et d’un grand nombre de citations d’auteurs, prouve les vastes connaissances de M. Coray, médecin , et célèbre helléniste ; « il s’est livré pendant long temps , à l’examen des ouvrages d’Hippocrate , dont il se proposait de donner une édition complète , « obligé de renoncer à ce projet, pour se livrer è d’autres occupations , x il a publié le traité dont il s’agit, avec une traduction française et des notes qui font désirer vivement la continuation d’unti-avail aussi important. JM. Coray a la modestie de dire , dans son discours préliminaire qu’on s’apercevra facilement que c’est un étranger, qui traduit dans une langue qu’il ne pos* sède pas v. Cependant il n’y a rien de choquant dans son style , et l’on pourrait désirer que tous les français, qui se livrent principalement aux travaux de l’érudition , écrivissent leur langue avec autant de pureté et de correction, que IM. Coray, pages 204 et 211» des Rapports et discussions de toutes les

considérer les saisons de l’année ; car elles diffèrent beaucoup , soit par les effets que chacune d’elle est capable de produire , soit par ceux qui résultent de leur succession. Il doit, en second lieu , connaître la nature des vents chauds et des vents froids ; d’abord de ceux qui sont couimuns à tous les babiians de la terre, et ensuite de ceux c|üi régnent particulièrement dans chaque pays ; il faut de plus qu^il connaisse les qualités des eaux, qui sont aussi différentes par leur vertu, qu’elles le sont par leur saveur et par leur poids(i ).

M. DE MERCY. Quiconqueveut s’occuper de recherches exactes en médecine , d:oit premièrement considérer les saisons de l’année 5 car elles diffèrent beaucoup , soit par leurs effets particuliers , soit par leurs changemens ou successions ; il doit ensuite remarquer les vents froids et les vents chauds; d’abord ceux qui sont communs à tous les habitans delà terre,et successivement ceux qui sont propres à chaque pays 5 enfin , il faut qu’il connaisse les

classes de l’institut, sur les ouvrages admis au CONCOURS pour les prix décennaux , in- 4 ®' > Paris, 1810.

(1) M. le docteur Coray, n’ayant pas agréé le choix que j’avais fait de sa version, ma tâche de traducteur des OEuvreS complètes d’Hippocrate, m’a déterminé à recommencer ce travail. ( Noie du 5 *, vol., traité des Airs ,• des Eaux et des Lieux, )

qualités des eaux, car celles-ci se distinguent autant par leurs vertus que par leur saveur et leur poids.

C. Ainsi, la première chose que doit faire un médecin, eu arrivant dans une ville, où il n’a poin^ encore séjourné , c’est d’en observer soigneusement la situation par rapport aux vents et au lever du soleil j car l’effet du climat n’est point du tout le même, dans une ville exposée au sep* tentrion , et dans celle qui l’est au midi, ni dans une ville située au levant, et dans celle qui l’est au couchant.

DM. Ainsi, le premier soin du médecin, dès son arrivée dans une ville qui lui est inconnue , doit être d’en bien examiner la situation et l’exposition par rapport aux vents et au lever du soleil ; car une ville située au nord , ne peut avoir le même climat au midi , à l’orient ou au couchant.

C. 71. Je vais maintenant faire voir la grande différence qui existe entre l’Asie et l’Europe, différence qu’on observe même dans la physionomie des peuples, qui habitent ces deux contrées , et qui ne se ressemblent point. Comme il serait trop long de traiter ce sujet en détail, je me bornerai à rapporter les variétés les plus considérables, et à dire ce ciue j’en pense.

(Si)

D Mi Je vais mainteuant démontrer combien l’Asie et l’Europe diflèrent l’une de l’autre, et quelle disparité lègne dans la physionomie des peuples qui habitent ces deux contrées. Comme il serait trop long de traiter ce sujet en détail , je ne parlerai que des principales variétés, qui me paraissent dignes d’être remarquées.

Du climat de l’Asie*

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