‹ Démétrius Cydonès: correspondanceChapitre 15 sur 101 · Cf. p · texte numérisé non relu

Cf. p

INTRODUCTION

Ce fut seulement par égard pour l’empereur, qu’il avait accompagné dans son voyage et qu’il ne pouvait laisser revenir seul, que Cydonès refusa ; mais avant son départ il dut promettre de revenir1. Plus tard, ajoute-t-il, « l’illustre Grégoire lui aussi m’a appelé et je serais déjà à Rome s’il ne m’avait pas prévenu en s’envolant vers Dieu 2. » Il s’agit de Grégoire XI qui succéda à Urbain Y, sous le pontificat duquel Jean V Paléologue s’était rendu à Rome afin de profiter de son retour momentané d’Avignon ( 1 368) : Cydonès avait connu Grégoire, comme lui-même nous le dit, avant son élection, c’est-à-dire lors de son séjour à Rome avec Jean Y 3. C’est à ce même voyage que fait allusion une autre lettre 4 où Cydonès parle de ll’accueil enthousiaste fait à l’empereur à Ancône, ainsi qu’une seconde adressée à Calophéros où Cydonès répète qu’il serait resté à Rome, s’il n’avait pas cru de son devoir d’accompagner l’empereur dans son voyage de retour5, une troisième écrite de Venise qui parle des obstacles que les Vénitiens opposent à leur retour 6 et d’autres encore qui mentionnent ce voyage : dans son discours à Jean V Paléologue Cydonès le rappelle même à l’empereur 7 .

En 1370, délivrés, grâce à Manuel, des créanciers de Venise, ils revinrent en Grèce. Cydonès n’en repartit pas aussi vite qu’il l’aurait voulu, malgré son désir et la promesse qu’il avait faite: « Après la mort d’Urbain V (1870), nous dit-il, Grégoire XI (1870-1378) arrivé au pouvoir suprême m’a appelé à lui et à son église par ses lettres, en m’écrivant que ma présence lui aurait été douce et aurait été utile à la foi 8. » Et ailleurs il nous dit clairement que Grégoire XI l’avait invité deux fois, par ambassade et par lettre 9 : il s’agit de l’ambassade de 1874 pour la réunion des deux

Page 1