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INTRODUCTION
en i383, cette date est d'une grande importance pour éclairer la question si controversée de la date d occupation de Tliessalodique par les troupes de Khaïreddin-pacha.
Ces inimitiés entre père et fils, entre frère et frère forment le sujet de nombreuses lettres de Cydonès : plusieurs sont adressées à Manuel même ou à ses amis qui l’entourent. Cydonès semble même avoir beaucoup contribué à la réconciliation entre le père et le fils, et ses lettres adressées à Manuel sont pleines de sages conseils pour l’engager à accepter les conditions imposées par son père. Tout d’abord, après la faute commise, Cydonès exhorte Manuel à plusieurs reprises à venir à Constantinople et à avoir confiance en l’indulgence de son père ; après le conseil convoqué pour décider de son sort, et où lui, Cydonès, n’a pas été appelé, il fait tout son possible pour persuader Manuel que sa soumission aux conditions imposées par Jean V n’aurait rien d’humiliant1: il l’accompagne de ses vœux à Lesbos où Manuel se réfugia tout d’abord auprès de François Gattilusio ; il écrit au dynaste même afin qu’il l’accueille amicalement 2 ; il l’entoure de sa sympathie dans sa relégation à Lemnos et il souhaite que l’ile lui donne enfin le calme et le repos et que la colère paternelle finisse par tomber ; il désapprouve, dès qu’il en a connaissance, l’idée qu’a Manuel de se rendre dans le Péloponèse et il tâche de détourner la menace de cette guerre fratricide qu’il prévoit inévitable; une fois cette guerre déchaînée, Cydonès déplore cette nouvelle calamité et ne cesse jamais de conseiller Manuel dans son intérêt et dans celui de la patrie : il fait même appel à son affection filiale pour sa mère, l’impératrice Hélène, qui a déjà tant souffert dans le passé et à laquelle il faudrait éviter ces nouvelles épreuves. Par ailleurs, toutes ces lettres montrent aussi combien la situation de Cydonès entre le père et le fils était délicate : son amitié pour Manuel le rend suspect ; on ne l’invite même pas à la réunion où l’on doit décider de son sort ; lorsque Manuel part pour Lemnos, il ne peut même pas aller le saluer une dernière fois. Cydonès est encore alors au palais, mais pour peu de temps : car, dit-il dans l’une de ses lettre, on a dû influencer l’empereur et le persuader que « lorsque je n’y serai.