Cf. Lambros, 'Ιστορία της Ελλάδος VI, p
4. Cf. Legrand, Lettres de l’empereur Manuel Paléologue. Paris,
δ. Cf. Novati : epist. di Coluccio Salulali, III, p. io5-ioy.
INTRODUCTION
Coluccio Salutati qui nous en a laissé le souvenir dans la lettre qu’il lui adresse1 : « Cum Yenetias tu et Manuel vidistis, ubi cum primum Robcrtum amicabiliter susceperis fecerisque doceri, multorum animos ad linguam Helladum accendisti ut iamvidere videar multos fere graecarum litterarum non tepide studiosos. » Cet enthousiasme de l’humaniste italien pour la langue et la civilisation grecques était donc partagé largement par une foule de savants qui accouraient vers ces premiers maîtres de jl’Hellénisme, impatients d’apprendre leur langue et de pouvoir lire les œuvres des Grecs d’autrefois: « O me munere tuo teque auctore felicem, si quid tamen felicitatis haberi potest in hac vita mortali, qui licet senior et eius aetatis qua presbytères appellatis, cras enim annum sexagesimum quintum attingam, visurus tamen aliquando sum ilia principia unde quidquid habet latinum eruditionis atque doctrinae creditur émanasse ! » 2 Cydonès était accompagné de Manuel Chrysoloras : la nouvelle de leur arrivée appelait sur les lagunes deux jeunes Florentins désireux d’apprendre la langue grecque et tous deux amis de Salutati : Roberto Rossi et Jacopo Angeli. Mais Cydonès et Chrysoloras se rendaient compte bien vite que leurs efforts pour obtenir des secours en faveur de Byzance étaient inutiles ; ils repartaient, et tandis que Roberto Rossi retournait à Florence, Jacopo Angeli les suivait en Orient3. Manuel Chrysoloras revint l’année suivante en Italie, mais Cydonès ne l’accompagna pas. Nous ne savons plus rien de lui après 1 3 9 5 ; aucune de ses lettres ne peut être datée à coup sur après cette dernière date. Aussi nous mentionnons, sans y attacher trop de foi, la notice que nous lisons dans Volterrano, suivant lequel Cydonès se serait rendu en Crète où, après avoir partagé ses biens entre les pauvres, il aurait vécu dans un monastère, sans cependant prendre 1 habit.
La notice de Volterrano nous laisse incrédule, mais ce sont les derniers mots que nous pouvons écrire sur Cydonès ; il n’avait du reste désormais que bien peu de temps à vivre : nous avons vu que sa mort doit être datée du
1. Cydonès, ne l’oublions pas, fut aussi nommé citoyen de Venise : cf. Arch. St. délia citlà d.i Venezia, Priv. i°, g4-