XXX VIII
DESCRIPTION DES MANUSCRITS
s’agit de la lettre οΰδέν άόλιώτερον, n° 228 On retrouve aussi dans U1 les pensées morales et didactiques que conservent A et U.
Manuscrits secondaires.
c. — Vaticanus gr. 82. xme-xive siècle; 417 fol. ; 2ÔX 16; pap. — Le ms. contient 6 lettres de Cydonès : 2 au f. 4o4 v ; 4 au f. 4 1 6 v-4i 7.
d. — Vaticanus gr. 678; xive siècle; i4g fol.; 21 1/2 X i4 ; pap. — Le ms. contient f. ir une lettre de Cydonès contre le Patriarche Philothée qui se retrouve aussi dans le Paris. i3io ; du f. 26 r au 28 v. 5 autres lettres.
e. — Vaticanus gr. 939 ; fin xive siècle; 2o5 fol. ; 29 1/2 X 21 1/2; pap. — Le ms. contient 4 lettres de Cydonès: 1 f. 174 v, et les 3 autres f. 2o5 v.
/. — Vaticanus gr. 1892 ; xive-xve siècle; 244 fol. ; 22 1/2 X i4 1/2; pap., œuvre de plusieurs mains. Il contient 3 lettres de Cydonès, une f. 200 r, les deux autres f. 244 r, v.
g. — Vaticanus gr. 61 1 ; xive siècle: 218 fol. ; 4ι X 29 ; pap. Le ms. contient 2 lettres de Cydonès, à la fin du ms. f. 217-218 r.
a. — Vaticanus gr. 2g3, xive siècle; vii, 23o fol.; i4 1/2 X 1 1 ; pap. ; f. VI v. une lettre de Cydonès avec l'adresse τω ρ-εγάλω χαρτοφύλακι.
β. — Vaticanus gr. 48 1 ; xve siècle ; 189 fol. ; 20 X i3 1/2 ; pap. Au f. i5g v. l’annotation suivante: έν τη Βενετία έν ετει 1 43g ; f· 160 r. une lettre de Cydonès à Constantin Asanès.
γ- — Vaticanus gr. 632; xive-xve siècles; 43o fol. ; 22 X i3 1/2 ; pap. ; œuvre de plusieurs mains; au verso du f.
1 74 sous le nom « Κυδω » presque complètement effacé une lettre de Cydonès.
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δ. — Vaticanus gr. ioa5 ; xive siècle; 167 fol. ; il\ X 17 1/2 ; parch., propriété d'un Δημήτριος, vraisemblablement de notre Byzantin. Il contient f. 167 r. une έτπστολή του Ινυδών Λασκαρίω qui dans le Burneyanus 75 (B) est adressée à Isidore Glabas.
e. — Vaticanus gr. 1086; xive siècle; 236 fol.; 23 1/2 X 16 1/2; une petite étiquette de parchemin attachée au recto du f. 1 porte le titre : « Expositio synodorum et alia » ; en partie pap. et en partie pareil. ; œuvre de deux mains. Au recto du f. 228 une lettre de Cydonès.
h. — Barberinus 18 1, II, 2 ; xvie-xvne siècles ; 63 fol. ; 27 1/2 X 20 ; pap. ; œuvre de plusieurs copistes. Il contient différentes lettres, parmi lesquelles i3 de Cydonès, du f. 9 au f. 17.
h1. — Barberinus 376, VI, 23; xvne siècle; 257 fol.; 42 X 27 ; pap. ; d’une seule main. Du f. 249 à 254 v. Nous y trouvons les mêmes lettres que dans h, dans le même ordre, sans variantes, mais avec plus de fautes, ce qui indique que le copiste était peut-être moins instruit.
i. — Vallicellianus F. 83 ; xvie siècle ; 23o fol. ; 21 X i5 ; pap. ; relié en parchemin, œuvre de plusieurs mains ; sur la première page, non numérotée, on lit le titre : « Opuscula varia auctorum græcorum. » Le ms. contient des pages blanches intercalées, et quelques folios sont deux fois numérotés. On y trouve 17 lettres de Cydonès, du f. 1 63 au f.
î1. — Vallicellianus 211-CXXXV; il fait partie de l’Appendix Allatiana, xve siècle, 56 fol. ; pap.; il contient i5 lettres de Cydonès copiées sur U, comme c’est clairement indiqué dans une annotation; i3 autres lettres sont seulement données dans la traduction latine faite par Allatius, toujours d’après U. Les derniers folios renferment un index très incomplet des lettres de Cydonès et la traduction en latin de l’épitaphe écrite sur lui par Manuel Calecas.
i2. — Vallicellianus 217-CXLII ; il fait partie aussi de l’Appendix Allatiana. Aux il'. 2 3-24 il contient deux lettres de
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Cyclones, copiées sur U ; au f. 5i une épigramme de Cydonès en l’honneur de saint Jean Chrysostome.
k. — Panormitanus II, D, 9, xve siècle, 78 fol. non numérotés ; 21 X i4 1/2 ; pap. ; d’une seule main. A comme titre: i< Epistulæ philosophorum » suivi de l’annotation : « Libanii et Demetrii Gydeni (sic) duae ». Le ms. ne contient que deux lettres de Cydonès, avec beaucoup de fautes et sans le nom du destinataire qui paraît, au contraire, dans A.
l. — Laurentianus LVII, 12; xve siècle ; 1 63 fol, ; 28 1/2 X21 ; pap., de plusieurs mains. Porte comme titre : « Epistularum collcctio virorum sapientissimorum ». Il contient plusieurs lettres de différents auteurs et après des lettres de Libanius, du f. ii8v au f. 120, 4 lettres de Cydonès.
Z1. — Laurentianus LXXI V, τ 3 ; xve siècle ; 346 fol. 2 1 X i3 ; pap., d’une seule main: au f. 245 une lettre de Cydonès à Nicolas Cabasilas.
m. — Mosquensis du Saint Synode Xlll; xve siècle; 197 fol. in-quarto ; pap. ; du f. 1 44 au f. i54v, 8 lettres de Cydonès à l’empereur Manuel Paléologue, éditées par C. F. Matthaei in Isocratis, Demetrii Cydone et Michaelis Glycae aliquo epistolæ, etc. Moscou 1776,, p. 33-46.
m1. — Mosquensis du Saint Synode CCCXX1II ; xvie siècle ; 207 fol. in-octavo ; pap. ; au f. 207 une lettre de Cydonès éditée par C. F. Matthaei in Ποικίλα Ελληνικά p. 25ο.
η. — Paimensis 471 ; xve siècle ; 34o fol. in-octavo; pap. ; œuvre de deux mains, riche d’annotations ; le ms. est mutilé au commencement ; aux II. 1-2 il contient un fragment et deux lettres de Cydonès.
p. — Parisinus i3io ; xve siècle, fol. 344· H contient seulement 2 lettres de Cydonès contre le patriarche Philothée (1T. 27-28) dont la première (N° 76) se retrouve dans d.
p1· — Parisinus 2671, xve siècle; fol. 436. Il contient seulement 2 lettres de Cydonès (ff. 433-436) éditées par Boissonade, ibid. p. 324, 325.
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q. — Marcianus DIX (de la bibliothèque du Card. Bessarione). Une annotation au dernier folio sur la chute de Constantinople et le fait qu’en 1/169 Bessarion fit don de sa riche bibliothèque à la République indiquent que le ms. fut écrit entre 1 453 et 1469; 97 fol.; 28 1/2X22; pap ; relié en peau. Il contient une lettre de Cydonès contre Joseph Bryennios (f. g5 v.) assez intéressante et qui ne se trouve que dans ce ms. Au verso du dernier folio l’épitaphe de Cydonès par Manuel Calecas.
r. — Bciroccianus 90; xve siècle; fol. 1 63 in 4° min. Renferme i3 lettres de Cydonès (1T. 58-6g) dont 9 adressées à Manuel II Paléologue qui se retrouvent aussi dans B, dont elles sont probablement tirées.
s. — Vindobonensis GCLXI ; xve siècle; 278 fol. in-4°,pap. Il contient les mêmes lettres que r, copiées probablement aussi sur B.
(2). — Taurinensis B. V 33 (coté d’abord CLXXIX et successivement B-II-33) xvie siècle; 4o3 fol., 21 X i4; pap. Il portait comme titre «Miscellanea expatribus». Ce ms. a été détruit avec tant d’autres par l’incendie de la nuit du 25 au 26 janvier 1904: heureusement les 16 lettres de Cydonès qu’il contenait se retrouvent toutes dans d’autres mss.
v. — Angelicus 25 (coté d’abord G-4-3); xvi° siècle ; 244 fol. 23 1/2X16 1/2; pap.; œuvre de plusieurs mains. Il renferme 12 lettres de Cydonès du f. 223 au f. 23i avec pour titre: του σο'ρωτάτου και λογιωτάτου Δηρ-ητρίου του Κυδώνης του απο Θεσσαλονίκης έπιστολαι'. Le ms. est relie en peau, écrit élégamment ; mais il est très fautif.
CLASSIFICATION DES MANUSCRITS ET LEUR IMPORTANCE POUR ÉTABLIR LE TEXTE DE LA CORRESPONDANCE DE CYDONÈS
Il ne faut pas un examen très approfondi
Vatican^ 101 (A) P°.ur S’en convaincre· Le g™nd nombre est autographe. même de corrections et d’additions interlineaires et marginales, la suppression surtout de certaines lettres, retranscrites ailleurs dans une rédaction meilleure, fait supposer déjà à première vue qu’un travail de ce genre ne peut être le fait d’un copiste. Aussi Zaccagni s’imagina-t-il qu’il se trouvait en présence de l’autographe même. Mais sa remarque qui renvoie à l’Urbinas i33 n’est pas claire : l’autorité de ce dernier ms. qu’il invoque ne suffit nullement pour confirmer sa thèse. Zaccagni s’est peut-être trompé: il a écrit Urb. τ 33 au lieu de Urb. 1 23 : en effet au f. 4o3v de ce ms. on lit cette annotation : « Ce livre, après avoir appartenu à plusieurs personnes, est devenu ma propriété à moi, Démétrius Cydonès servant de Jésus Christ » et, tout de suite après: « Et maintenant, par la grâce de Dieu, ce beau livre, après toi, ô Démétrius Cydonès, est devenu aussi ma propriété à moi qui le désirais tant, Jean Panaretes, servant de Jésus Christ ». C’est en comparant 1 écriture de A avec celle de la première annotation, qu’on retrouve aisément en tous deux les traces de la même main. Nous pouvons, du reste, en avoir des preuves plus sûres. La bibliothèque Yaticane possède d’autres autographes de Démétrius : le Vaticanus noa, fol. 55-76 renferme cette Apologie dont nous avons parlé dans la biographie (cf. p. xv) : elle est écrite de la main même de l’auteur ; le même ms. fol. 1 1 5-i 20 contient aussi son testament religieux, pièce éga-
CLASSIFICATION DES MANUSCRITS
lement inédite et autographe : nous avons donc plusieurs preuves à la suite desquelles aucun doute n’est possible. Nous nous trouvons donc en présence d’un ms. d’importance exceptionnelle. Il nous reste à voir :
„ , Nous avons déjà remarqué que A est
Quel usage Cydonès , , , . i 1 ,
fit de ce ms ? surcharge de ratures et de nombreuses
additions interlinéaires et marginales :
on peut facilement lire les mots barrés et se faire une idée exacte de la nature des corrections et des additions de l’auteur : ce ne sont pas des corrections insignifiantes, ni des annotations explicatives : ce sont souvent des phrases entières qui ont été supprimées et qui sont rédigées à nouveau sous une forme plus correcte ou plus élégante. Ces corrections présentent même parfois un intérêt tout particulier, car nous suivons les efforts du rhéteur pour arriver à donner à la phrase Fonction qu’il lui croit nécessaire: parfois une lettre entière, dont évidemment l’auteur n’était pas satisfait, a été surchargée de ratures, de corrections, de notes et à la fin supprimée pour être reportée ailleurs sous une forme plus correcte. Il est donc naturel que la première hypothèse qui se présente à l’esprit soit que Cydonès se servît de ce ms. comme d’un brouillon, ou il écrivait et corrigeait ses lettres avant de les envoyer à ses amis. Cette hypothèse doit être écartée. Le plus grand nombre des mss. qui nous ont conservé la Correspondance de Cydonès se trouve souvent en désaccord avec ce dernier texte établi par l’auteur, après correction de ses lettres : souvent nous y voyons au contraire le premier texte, tel qu’il était avant d’être corrigé et que nous arrivons encore à lire sous les ratures. Mais il y a encore une autre preuve: les lettres de l’autographe ne suivent aucun ordre chronologique : il n’est pas rare, par exemple, qu’après avoir parlé de la mort d’un personnage, on trouve plus loin des lettres qui lui sont adressées ou bien dans lesquelles 1 on parle de lui comme de quelqu’un qui est encore en vie. On pourrait, il est vrai, imaginer que ce fait est dû à la reliure fautive du ms : j’ai, d’abord, eu cet espoir ; cela aurait été une aide précieuse pour me guider dans le problème si difficile de la datation des lettres : j’ai donc rétabli l’ordre primitif de A en me servant de U, qui représente une copie fidèle de l’autographe, faite évidemment dans un temps où celui-ci était entier
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et non encore troublé par une fausse reliure ; j’ai malheureusement constaté que ces anachronismes ne disparaissaient pas1. Il faut donc en conclure que Cydonès se servit de ce ms. non pas comme d’un brouillon, mais comme d’un moyen de recueillir ses lettres, peut-être vers la fin de sa vie: il n’y aurait suivi aucun ordre chronologique et aurait transcrit ses lettres au fur et mesure qu’elles lui tombaient sous la main. Il avait peut-être l’intention d’en faire un recueil complet et de les ranger chronologiquement plus tard: il se contentait d’abord de corriger le style, mais la mort, ou une autre cause que nous ignorons, dut l’interrompre dans son travail. — L’examen du texte de l’autographe ne peut, du reste, être séparé de celui du texte qui nous est conservé par le manuscrit qui est le principal représentant de la tradition diplomatique opposée : le Burneyanus (B). La question même des nombreuses corrections de A est intimement liée au texte de B.
Nous avons vu l’importance de ce
pa^lÎ Burneyanus manUjC”t· B Pléserlte très souvent un 75 (B). texte diiierent de celui de A. Il est hors
de doute que B est une copie : mais les différences de texte que nous y trouvons en le comparant avec 1 autographe ont une telle importance qu’elles ne peuvent être attribuées à un copiste. Nous pouvons donc conclure à 1 existence d’un manuscrit plus ancien que nous appellerons X et dont B est dérivé 2 ; ce dernier, comparé avec
1. Il suffira, pour s’en convaincre, d’examiner la seconde lettre, tout de suite au commencement du ms, f. 3V : elle est adressée au fils du basileus, Théodore : il s’agit évidemment de Théodore Paléologue, fils de Jean V et despote du Péloponèse, après la mort de Mathieu Cantacuzène ( 1 383) ; d’autres mss, en effet portent le titre « despote » : τω ΰεσ— οττ) ©εοδώρω : h, h1, v; τω δεσ— δττ) κυρίω ©εοδωρω : L. La seconde lettre donc de la Correspondance de Cydonès dans l’autographe est postérieure à 1 383 , c’est-à-dire est l’une des dernières que Cydonès a écrites dans sa vie.
2. L hypothèse de 1 existence de ce ms. X est rendue nécessaire aussi par 1 existence d autres mss (p. ex. d, v, U1 L) qui contiennent des lettres que nous ne retrouvons pas en B, et qui cependant appartiennent a une tradition opposée à l’autographe, la mémo évidemment que B, comme le prouvent les autres lettres qu’ils ont en commun.
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