Cf. ad Joannem Cantacuzenum imp. oratio, p
INTRODUCTION
aujourd’hui pour eux des plus graves malheurs: en 1 347 ^a’ peste meurtrière qui éclata à Thessalonique enlevait à Gydonèsdeux sœurs 1 ; son père était déjà mort au cours d’une lointaine et périlleuse légation dont Gantacuzène même l’avait chargé. On ne saurait fixer avec certitude l’année de la mort du père de Gydonès ; mais dans le premier discours de Démétrius à Gantacuzène ( 1 347) ^ semt>le qu’il est déjà mort depuis quelque temps 2 ; et l’ordre même des événements dont il parle et de la narration qu’il en fait nous induit à croire que le père de Démétrius dut mourir avant le début de la guerre civile3. Gantacuzène reporta sur son fils et sur sa famille l’affection qu’il avait eue pour le père de Cydonès : il devint leur protecteur et les soutint moralement et pécuniairement. Démétrius bientôt prit la place que son père occupait à la cour; il était encore tout jeune, mais ses qualités exceptionnelles suffirent pour le faire élever tout de suite aux plus grands honneurs. Le 8 février 1 347 , Gantacuzène vainqueur de ses ennemis entrait à Constantinople: le i3 mai il était couronné empereur par le patriarche Isidore. C’était pour Cydonès la fin de ses épreuves : le second discours à Jean Cantacuzène4 nous montre avec quelle joie et quel enthousiasme il salua cet heureux événement et nous donne des détails précieux sur l’entrée de Cantacuzène à Byzance : ce discours a tout l’air d’avoir été prononcé lors de la cérémonie officielle qui accompagna les fêtes solennelles du couronnement du nouvel empereur. Gydonès occupa sa place à la cour, jouissant d’une influence d’autant plus grande que l’épreuve avait été dure et sa fidélité inaltérable 5 . Il faut ajouter qu’à cette époque il était déjà connu parmi les écri-
1. Cf. lettre au philosophe Georges, éd. Boissonade An. nova,