‹ Démétrius Cydonès: correspondanceChapitre 9 sur 101 · Cf. adJoannem Cantacuzenum imp. oratis, p · texte numérisé non relu

Cf. adJoannem Cantacuzenum imp. oratis, p

3. Cf. ici., p. 70-72, où Cydonès parle, en premier, de la mort de son père et de la bonté que Cantacuzène a témoignée envers lui et envers sa famille, en cette occasion ; puis, de la guerre civile soulevée par Apocaucos, enfin, des soulèvements de Thessalonique

4· Cf. Demetrii Cydonii ad Joannem Cantacuzenum oratio II, éd. G. Cammelli, Byz. Ng. Jhrb. 4 (1 ga3), p. 77-83.

5. On 11e peut concevoir aucun doute que Cantacuzène accueillit Cydonès à sa cour en 1 347 > mais faut-il croire, comme d’autres penchent à le faire (M. Jugie : Démétrius Cydonès et la théologie à

INTRODUCTION

-vains les plus en renom de son pays, l’adversité n’avait pas attaqué son esprit : il n’avait pas abandonné ses études : il est nourri des écrivains classiques : il connaît fort bien les poèmes d’Homère, les œuvres des tragiques : Platon et Démosthène parmi les prosateurs sont ses auteurs préférés : sa période, la construction de ses phrases nous révèlent ses lectures quotidiennes et nous montrent jusqu’à quel point il réussit à assimiler les chefs-d’œuvre antiques. Il alterne la lecture des classiques avec celle des livres saints ; il cultive la philosophie ; profondément pieux, il s’intéresse aux controverses religieuses : la querelle des Ilésycliastes qui agite la conscience de ses contemporains ne le laisse pas indifférent: elle finit par trouver en lui ainsi qu’en son frère Prochoros une forte opposition raisonnée, documentée, riche de doctrine. En attendant, il aborde les problèmes les plus ardus de la théologie : il veut connaître la position des Latins et des Grecs en matière de foi : il commence, en un mot, sa crise de conversion : la lettre qu’il écrit à Barlaam *, au début de l’année 1 347 , nous le montre dans un état de doute et d’incertitude dont il voudrait sortir: il a étudié la question du filioque passionnément, il est en possession des arguments que les Grecs et les Latins apportent en faveur de leur

Byzance aux XIVe et XVe siècles, Echos d’Orient n° i52 (Oct.-Déc. 1928), p. 388, que ce fut seulement dans cette année que Cydonès mit le pied pour la première fois à la cour ? Cydonès nous dit qu’il entra au service de Cantacuzène πάνυ νέος : nous l’avons vu dans sa lettre à Mathieu Cantacuzène p. 77, et nous savons par Msr Giovanni Mercati que Cydonès dans son Apologie écrit que lorsqu’il entra à la cour de Cantacuzène il était ρ,ειράκιον ou νεανίσκος άρτι παιδαγωγών και ιαουσέων απηλλαγαένος. Mais nous pensons aussi qu en cette année même i347 il écrivait cette admirable lettre theologique à Barlaam que nous possédons encore dans sa traduction latine (ed. Migne, P. Gr. t. CLI col. i283-i3oi): cette lettre ne peut absolument pas être l’œuvre d’un « μειράκιον ». Cydonès avait connu et admire Barlaam avant son départ de i34i : comment peut-on admettre qu il fût ρειράκιον en ι34γ ? Tout cela nous fait avancer l’hypothèse que Cydonès est venu au palais en i34 1 ou même quelques années avant 1 34 1 , lorsqu’ Andronic III était encore en vie et Cantacuzène tout puissant auprès de l’empereur. Nous avons vu, du reste (p. xi), que Cantacuzène avait exprimé ce désir au père de Cydonès, évidemment au temps où régnait Andronic III.

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