SCENE II GLAIRE seule, puis LAURE et BLANCHE
CLAIRE, seule, suivant îles yeux Gilbertc.
Curieuse petite fille! Il y a des malades comme ça, des malades qui seraient bien fâchés de retrouver la santé! Heureusement que c'est en âge d'être mariée, et qu'il n'y a rien de tel comme un bon mariage, pour vous changer les idées. (Reprenant son journal). Voyons, où en étais-je?... Ah! voilà! « On ne peut concevoir qu'une telle peinture, si large et si simple, d'une profonde originalité en môme temps que d'une incontestable sagesse, se soit heurtée si longtemps à l'indifférence publique. » (Parié). C'est incroyable, en effet. On dirait que la peinture, ça devient meilleur en vieillissant, Comme le Vin en bouteille... (Continuant de lire). « Les figures y vivent, avec une intensité de sentiment... »
Laure el Blanche entrent très animées. Elles sont suivies de la femme de chambre qui, quelques instants après, emporte leurs chapeaux el leurs manteaux.
BLANCHE, venant embrasser sa tante.
Bonjour, tante Glaire...
GLAIRE
Ah! vous voilà!
BLANCHE
Nous voici...
CLAIRE
Vous avez vu?
BLANCHE, joyeuse.
Nous avons vu.