‹ Demifous et demiresponsablesChapitre 51 sur 119 · Le Psychisme inférieur, p · texte numérisé non relu

Le Psychisme inférieur, p

Pour révéler ces idées fixes polygonales, il faut dégager le psychisme inférieur en mettant le sujet dans un des états connus de désagrégation suspolygonale, c’est-à-dire que cette idée fixe se révélera dans la distraction, le sommeil, par l’écriture automatique ou mieux encore dans une crise de somnambulisme spontané ou provoqué. L'hypnotisme est le meilleur moyen de les déceler: PIERRE JANET en a donné de nombreux exemples.

Ainsi cet auteur cite une anorexique qui menaçait de mourir de faim, quand on apprit, dans le sommeil hypnotique, qu'elle était hantée par des apparitions de sa mère qui lui disait de la rejoindre au ciel et, pour cela, de mourir de faim. Elle fut guérie par suggestion.

Ces idées fixes polygonales se retrouvent derrière divers symptômes de l'hystérie : dysesthésies, quand tout a l’odeur de l’éther ou du poisson ; hyperesthésies, quand l'attention sensorielle est localisée et concentrée sur certains points ou quand le contact de la peau est possible ou insupportable suivant le but du contact... Beaucoup de tics, mouvements choréiques (toux, hoquet, rire, tremblement) représentent de mauvaises habitudes prises sous l'influence et la dépendance d’une idée polygonale constituée. Aïnsi la toux s’établira après une angine ou un rhume, l’aboiement par l’imitation d’un chien ou d’un jouet...

3° Hallucinations oniriques ou polygonales.

Ces hallucinations « se produisent soit la nuit dans Pétat intermédiaire entre la veille et le sommeil ou l’état de rêve, soit le jour dans un état analogue. Elles consistent surtout en visions, en apparitions colorées, mobiles, mais peuvent aussi affecter isolément ou simultanément plusieurs sens, en particulier le sens génital ».

A ce type se rattachent beaucoup d'hallucinations oniriques des mystiques (extase, ravissement, possession, incarnation)...

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