‹ Demifous et demiresponsablesChapitre 55 sur 119 · INTELLECTUELLE · texte numérisé non relu

INTELLECTUELLE

Nombreux (peut-être trop nombreux) sont les documents qui permettent d'établir l’existence de tares psychiques plus ou moins graves chez beaucoup de supérieurs intellectuels.

J'ai puisé surtout dans les ouvrages de MorEAU DE Tours ? et de Lousroso * et dans la Chronique médicale de CABANËS. Je citerai aussi les livres de RéÉvEIzLé- PARIsE #,

1. La ‘supériorité intellectuelle et la névrose. Leçons de Clinique médicale, 4e série, p. 688.

2. Moreau ve Tours. La psychologie morbide dans ses rapports avec la philosophie de l'histoire ou de l'influence des mévropathies sur le dynamisme intellectuel, 1859.

3. CrsaRE LomBroso. L'homme de génie, traduction française (2° édit. sur la Ge-édit. italienne) de CoLonna d'isrrra et Cazperin. Préface de 'CHaRLes Rrougr. Bibliothèque.d'Anthropologie et de Sociologie.

4. RÉVEILLÉ-PaRIsE. Psychologie el hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit ou Recherches sur le physique et le moral, les habitudes, les maladies el le régime des gens de lettres, artistes, savants, hommes d'Etal, jurisconsulles, administrateurs, elc., 1834, 2 vol.

VALEUR SOCIALE DES DEMIFOUS 135 Henri Jozy ‘, RecnarnD ?, VWECANIAKOFE Ÿ, GELINEAU *, Max NorDau 5.

Plusieurs de ces auteurs (Henry Jocy et REGNARD notamment) et tout récemment Ertenne RaBaun 5 ont insisté sur cette remarque très juste, que cette documentation (en particulier celle de LomBroso) est insuffisamment contrôlée. Avec Laxson il faut en effet regretter «la légèreté avec laquelle ces hommes de science recueillent les faits de biographie et d'histoire littéraire sur quoi s'échafaudent les théories » et répéter, avec Pauz BourGrr, qu’on doit toujours se méfier des « anecdotes ».

Mais je crois qu'il reste un faisceau d'observations bien prises suffisant pour établir la thèse que j'ai posée plus haut.

: 1. Socrate et Pascal.

Le but de ce Livre, dit Lezur , en tête de la seconde édition de son livre :sur Socrare, est « d'abord et d'une manière générale de montrer qu'il est tel état de l’esprit, qui peut durer toute une vie, dans lequel aux apparences ou plutôt aux réalités dela raison la plus entière et la plus puissante, se joignent de fausses perceptions, sans cause aucune dans le monde extérieur, et qui, pour l'individu qui les éprouve, sont des motifs de détermination identiques et équivalents à ses perceptions les plus vraies ».

« SocrATE eut des extases, presque des accès de catalepsie,

1. Henri Jocv. Psychologie des grands hommes, 2° édit., 1891.

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