CIRCULAIRE AUX ÉLECTEURS DE LA SEINE
Pour cela, il faut de la fermeté et de l'union. La fermeté, je suis certain que vous l'avez; sachez aussi être unis. • On recherche ce qui nous sépare, ne voyez que ce qui nous rapproche.
Oublions nos divisions passées, nos ressentiments, nos colères, nos fautes.
Qu'au 1er juin, il n'y ait plus que deux partis : ceux qui appellent la liberté et ceux qui la repoussent; ceux qui la croient inutile à la prospérité des peuples et ceux qui sont sûrs que sans elle, sans les résistances, sans les ardeurs, sans les élans qu'elle suscite, les caractères s'abaissent, les intelligences se stérilisent et la moralité d'une nation diminue, ainsi que son énergie et sa richesse.
Les dépenses augmentent, les impôts s'aggravent, le commerce languit, les villes s'endettent, les conseillers qui surveillent vos finances ne sont pas élus ; il est temps qu'un contrôle légal arrête les entraînements du pouvoir.
Électeurs! c'est parce que j'aime la liberté que vous m'avez élu. Si j'ai mal combattu, abandonnez-moi : ma s n'abandonnez pas la cause sacrée. Soyez-lui fidèles; affirmez-la avec résolution, affirmez-la avec ensemble. Que par vous elle obtienne un nouveau triomphe !
Il y a six ans, je vous disais : « Ce qui se passe aujourd'hui est pour la liberté comme une aube ; à vous de faire que cette aube aille sans cesse en grandissant et devienne le jour. » Mon espérance n'a pas été trompée; l'aube est allée sans cesse en grandissant ; encore quelques efforts et ce sera le jour.