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LES RÉFORMES DU 19 JANVIER

carterai du principe qui forme le lien d'honneur entre me» électeurs et moi : ni l'approbation systématique, ni l'opposition SYSTÉMATIQUE.

III. — Extrait d'un discours, prononcé le 13 avril 1867, dans la discussion du projet de loi sur les conseils municipaux.

.... La loi que vous discutez, et qu'on appelle une loi de décentralisation, est, à mon sens, une des lois les plus funestes à la liberté communale , qu'on ait proposées depuis longtemps.

Quelques membres à la gauche de V orateur : C'est vrai.

M. Emile Ollivier. Depuis longtemps on n'a rièn fait de plus contraire au développement de la vie publique dans notre pays que cette loi qu'on vous propose da voter comme libérale. (Vive adhésion sur quelques bancs à gauche de l'orateur.)

.... J'aurais très-bien compris une loi semblable, une disposition semblable l'année dernière, alors que M. le ministre d'État repoussait avec véhémence et passion l'amendement des quarante-cinq sur l'extension des libertés intérieures; mais aujourd'hui , après la déclaration faite solennellement par le Souverain qu'une ère nouvelle de liberté va s'ouvrir, maintenir des dispositions semblables à celles que je discute, c'est, dans mon humble appréciation, donner un démenti aux promesses impériales...

M. Glais-Bizoix et plusieurs autres membres. Très-bien! très-bien !

M. Émile Ollivier... et ne pas les exécuter. (Nombreuses réclamations.)

M. le ministre d'Etat, dans un discours auquel j'ai adhéré parce qu'il exprimait des principes libéraux dignes d'approbation, nous racontait une conversation dans laquelle le chef de l'État lui avait dévoilé, lors du traité de commerce, ses intentions libérales pour l'avenir. Tout en écoutant ces révé-

lations de M. le ministre d'Etat avec le plus vif intérêt, je ne pouvais ra'empècher de regretter qu'il les ait oubliées depuis, et qu'il ait fallu, pour les lui rappeler, un motu proprio du Souverain qui Ta surpris, lui autant que le public. Je regrette qu'il Tes oublie de nouveau aujourd'hui, en tolérant, dans une loi, des dispositions semblables à celle dont l'amendement demande avec justice la suppression. (Trèsbien! à la gauche de l'orateur. — Exclamations très-vives sur plusieurs bancs à sa droite et en face.)

IV. — /extrait iïv,n discours, prononcé le 11 mai 1867, dans la discussion du, projet de loi sur la révision des procès criminels et correctionnels.

...M. le ministre de la justice s'est étonné que trop souvent les projets de lois qui réalisent une amélioration soient accueillis par des critiques et non par des remercîments. Assurément, messieurs, toutes les fois qu'un gouvernement présente une bonne mesure, on doit lui en savoir gré, et le dire, surtout lorsque soi-même on l'a sollicitée. Seulement il est le seul qui n'ait pas le droit d'exiger cet hommage, et c'est le cas plus qu'en matière d'indemnité de dire qu'il n'a pas à cet égard un droit de créance : il n'a fait que remplir le devoir pour lequel il a été institué. (Très-bien ! à la gauche de l'orateur. — Mouvements divers.)

Ce sont les membres de l'assemblée qui ont indiqué les réformes à réaliser, qui ont droit à des remercîments. (Trèsbien! à la gauche de l'orateur. — Humeurs en face.) Et si, se trouvant en présence des projets de lois préparés sur leurs indications, ils estiment qu'on ne leur a pas donné la forme la plus profitable et la meilleure, il est tout simple que, ne reconnaissant plus les inspirations qu'ils ont suggérées re-

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marquant des erreurs ou des imperfections dans la forme qu'on leur a donnée, ils en fassent l'observation au Gouvernement, et que si on n'écoute pas leurs observations, ils s'en plaignent! (Très-bien! sur plusieurs bancs.)

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