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La Guerre

yemement bon s'il lève peu d'impôts, mauvais s'il en réclame de lourds. 11 manque aux petits États l'aptitude à la justice q^ie l'on trouve chez les grands. Les véritables chefs-d'œuvre de la pensée, de l'art, de la poésie ont été exclusivement produite dans les grands États. D'ailleurs TÉtat est puissance; l'État faible est donc en contradiction avec son propre principe. Telles sontquelques-unesdes affirmations dogmatiques de Treitschke, qui a contribuée faire pénétrer dans l'âme allemaiide le mépris des petits États ^ Ratzel s'apitoie sur l'atrophie des organes qui résulte nécessairement pour les petits États de la suppression de la fonction. Les forces inemployées s'étiolent, les énergies se stérilisent, celles qui s'exercent le font mal, toutes les ambitions tournent désespérément, comme un cheval de manège, dans l'horizon borné des frontières étroites; ii en résulte la domination d'un misérable esprit local et l'exaspération des luttes politiques. Ajoutons la condamnation morale prononcée par Bismarck : « Tous ces petits États manquent de reconnaissance^. »

Gardons-nous de répondre à ce dénigrement systématique des petits États par un éloge enthousiaste et romantique entonné en leur honneur. Un État n'est pas nécessairement bon parce qu'il est petit : je ne vois pas encore les services que la Bulgarie a rendus à l'humanité ; le seul exemple qu'elle lui ait donné est celui d'une certaine habileté pour négocier afin de gagner du temps et de pouvoir ensuite attaquer par

1. On trouvera les passages les plus caractéristiques de ses œuvres dans Touvrage de A.-L. Gowans, Sélections from Treitsc/i/ce, pp. 17-20, 58-Gl. Cf. Johan Caslberg, The World War and îhe Small States, dans Contemporary Review, juin 1917.

2. C'est le propre de tous les États de manquer de reconnaissance, parce qu'un État, comme tel, ne prend pas un sentiment, quelque noble qu'il soit, comme moteur de son action politique. La reconnaissance d'un peuple se manifeste par des effusions de sympathies individuelles, comme celles qu'a reçues, de la part des États-Unis, la patrie de La t'ayette et de Rochambeau. Le même exemple des États-Unis montre que la reconnaissance peut intervenir, comme facteur secondaire, dans les grandes décisions , et que, lorsque ces grandes décisions ont été prises, elle peut exalter le sentiment national, et, par là, rendre plus efficace la coopération d'un État.

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surprise ses interlocuteurs au bien ses propres alliés. C'est peu.

11 faut reconnaître aussi qu il y a une limite dans Texiguïté qui ne saurait être dépassée sans inconvénient pour les citoyens et l'humanité en général : il faut distinguer entre l'État petil et l'État minuscule. Il n'est pas douteux que des embryons d'États comme Saint-Marin (lo.ooo habitants), Andorre (-5.ooo habitants), Monaco (i5.ooo habitants) ou Liechtenstein (i 1.000 habitants) ne constituent pas l'idéal de la cellule dans laquelle devrait s'exercer l'activité humaine : ces États n'ont qu'un simulacre de vie publique ; ils ne peuvent procurer à leurs citoyens les instruments de progrès intellectuel ou moral ; la plupart sont même incapables d'assurer, sur leur propre fonds, les fonctions essentielles de l'État, notamment le maintien de l'ordre, la fonction de l'État gendarme : si la principauté de Liechtenstein, par exemple, a ses tribunaux, elle emprunte à TAutricbe les douanes, la gendarmerie, la monnaie, les postes ^ Au point de vue démocratique, nous ne tirons, de ces constatations péjoratives, aucune conséquence pratique : cespetits États veulent subsister, ils veulent conserver leur indépendance; ils ont une conscience nationale : cela suffit pour qu'on leur reconnaisse le droit à l'existence.

Mais ce n'est pas sur ces phénomènes du microslatisme cju'il faut s'hypnotiser; et si, abandonnant les États minuscules, nous considérons les petits États — dont la Hollande, la Belgique, la Suisse... nous fournissent le type — nous voyons que la condamnation prononcée contre eux par la doctrine allemande est singulièrement injuste.

Il n'y a pas lieu de prononcer des panégyriques abstraits sur le bonheur des petits l^tats, mais bien d'examiner la réalité des États concrets. — 11 faut aussi se rendre compte qu'il y a une différence entre le sort des petits Étals à une période de l'histoire où les {>etils

1. Il y a, en Suisse, des cantons; en Allemagne, des principautés niinuscufes : mais ees KJtats n'ont pas lindépendance complète et se fondent dans la conlédération.

États dominent et, d'autre part, le sort des mêmes États dans une autre période où ils ne sont, au milieu des grands États, que des restes d'un âge disparu. Il est séduisant de présenter une description brillante des jours glorieux d'Athènes et de Florence : mais, en somme, ces jours glorieux ont duré tant que les autres États n'ont pas dépassé le même degré de grandeur. Ces deux États ont décliné quand d'autres États plus grands et plus puissants se sont développés auprès d'eux : le lustre d'Athènes pâlit par le développement du royaume de Macédoine, et les beaux jours de Flor.ence ont pris fin avec la grandeur du règne de Charles V.

Mais, une fois cette constatation faite, il ne reste à peu près rien de la thèse de Treitschke et de Ratzel. Ce n'est pas à dire, cependant, qu'il soit nécessaire d'en prendre, avec Auguste Comte, le contre-pied.

Le fondateur de l'école positiviste avait formulé, en effet, des propositions directement contraires à celles de l'école allemande ^ Tandis que Ratzel s'était efforcé de mettre en lumière la loi de la disparition progressive des petits États, Auguste Comte croit |)ouvoir dégager de l'histoire la loi de « désagrégation » ^t de « sécession ». Tous les grands empires (macédonien, romain, arabe, carolingien, mongol, espagnol, ottoman, napoléonien) ont été successivement frappés par cette loi. Auguste Comte voit d'ailleurs, dans cette décomposition des États, une des conditions du progrès moral et politique : « Garantie d'ordre et de progrès au dedans, la décomposition des grands États doit ^jDartout être également accueillie par le sacerdoce qu'elle émancipe, le patriciat qu'elle relève et le prolétariat qu'elle développe. Au dehors, elle assure la paix générale en dissipant la possibilité des invasions. » Auguste Comte prétendait appliquer sa théorie à la France, qu'il qualifie de « peuple investi de l'initiative régénératrice » ; il faut se méfier lorsqu'on entend un

1. Système de politique positive, t. IV ; Avenir humain, ch. v, ,pp. 459-465. Cf. Gaston Richard, l'Avenir des petits États d'après les lois sociologiques, 1912.

idéologue qualifier ainsi la France, car le résultat pratique, c'est qu'elle va être immédiatement sacrifiée : Auguste Comte proposait que notre pays donnât l'exemple, et se divisât de lui-même en dix-sept petits États, la Hollande donnant la bonne dimension de l'État normal. Paris remplacerait Rome comme capitale morale du monde ; mais cette métropole humaine ne devrait pas être viciée parla force, elle serait exclusivement spirituelle.

Entre les exagérations absurdes d'Auguste Comte «t les théories trop intéressées de Ratzel, il y a place pour la vérité toute simple, qui se trouve être «n môme temps la vérité humaine et démocratique : de seul élément à considérer, c'est l'élément de la conscience nationale, de la volonté nationale, du caractère national. Il y a formation d'un grand État, et absorption par conséquent des petits, lorsqu'une « nation » ayant conscience de son unité, dans ses intérêts, dans sa langue, dans sa civilisation, se sent déchirée en petits États, que leur isolement affaiblit ou même asservit. Ainsi s'est constituée l'unité italienne. Mais, au contraire, lorsque plusieurs nations sont réunies par la force seule dans un même État, ce grand État tend nécessairement à se décomposer pour constituer des États petits : c'est ce qui est arrivé à tous les empires fondés sur la force, et notamment, au cours du dix-neuvième siècle, à l'empire ottoman. Le principe démocratique des nationalités tend ainsi soit à la réunion de plusieurs petits États en un seul, soit au contraire à la formalion des petits États.

Il y a une erreur d'optique évidente dans la pensée fumeuse d'Auguste Comte au sujet des mérites des petits États. Toutefois, en ne considérant qu'un seul côté de la question, on pourrait soutenir avec la même vraisemblance la thèse, inverse de celle de Ratzel, que toutes les grandes œuvres de l'esprit proviennent des |)etits Etats et que c'est par eux que se sont consommés les grands progrès de l'humanité. C'est à une cité, à Rome, que nous devons les plus fortes conceptions juridiques ; et les monuments immortels de la littérature

et de l'art sont nés dans de petites communautés comme Athènes, Florence, la Hollande, l'Angleterre du temps d'Elizabeth. L'Ang-leterre du temps de Shakespeare n'était pas plus grande que la Suède d'aujourd'hui ; Londres n'était pas plus vaste que le Christiania d'Ibsen. Ce sont les petits Étals allemands qui nous ont donné Beethoven, Bach, Gœthe, Schiller, Kant. Le plus grand sculpteur du monde est né dans une petite république italienne; le plus grand peintre était Hollandais... Dans l'âge moderne^ perdus au milieu des grands Etals, les petits conservent leur rôle très utile à la civilisation. Le Danemark, outre son industrie artistique très intéressante, a enrichi notre expérience pédagogique avec ses « hautes écoles » ; il est permis de croire que cette expérience aurait été impossible si le Danemark avait été une province de la Prusse; la Norvège nous a donné un des dramaturges modernes les plus connus, Henrik Ibsen ; la Belgique a produit Mseterlinck, Verhœren .. Mais c'est surtout au point de vue économique,, politique et social, c'est-à-dire au point de vue spécial de leur activité comme États indépendants, que les petits États sont précieux pour fournir aux grands des exemples, des leçons, pour leur servir de laboratoires d'expériences : dans des limites restreintes, se croyant,, jusqu'au jour de l'agression allemande de 1914^ à l'abri des préoccupations extérieures, les petits Etats ont pu avec moins de périls que les grands s'engager hardiment dans la voie des réalisations pratiques : la multiplicité des petits États permet la multiplicité des essais nécessaires à la marche du progrès. La concentration exagérée ne tarderait pas à entraîner la stagnation : la civilisation chinoise s'est arrêtée, parce qu'elle n'a pas reçu les impulsions du dehors. C'est grâce à la multiplicité et à la diversité des sources de ses trésors moraux et intellectuels que l'humanité a pu avancer dans la voie du progrès. Les Alliés ont à défendre contre l'Allemagne la pluralité du monde. L'autofécondation n'existe pas dans la nature. La diversité des nations,, voulue par la nature et réalisée par l'histoire, est une condition essentielle de la vie du genre humain. Toute

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l'Europe libérale se tourne vers la Suisse, centre respecté des œuvres de paix, comme vers le grand terrain <ies expériences démocratiques* ; les États Scandinaves, surtout le Danemark, poursuivent, dans des conditions <|ui doivent attirer l'attention du monde, la tentative d'introduire la femme dans la cité politique, sur le même pied que l'homme ; ils ont depuis longtemps montré le chemin de la lutte contre le fléau d.e l'alcoolisme; on disait autrefois que les idées libérales partaient de France et qu'elles lui revenaient par la Belgique après avoir fait le tour du monde; la Belgique actuelle nous a donné l'exemple le plus complet, le plus généralisé, le plus satisfaisant de ce régime de justice politique qu'est la représentation proportionnelle ; elle a imaginé le mécanisme électoral le plus parfait en vue <Je la sincérité du scrutin ; elle a ouv^ert la voie des réformes pénales et pénitentiaires tendant à l'amendement des coupables ; elle a abordé de* front le problème du vagabondage ; douée du système industriel le plus développé de tout le continent, elle a été dotée, en grande partie par un gouvernement catholique, d'une législation sociale très hardie : syndicats, assurances, retraites, hygiène des ateliers. Enfin, elle mériterait la reconnaissance du monde par le seul exemple qu'elle vient de lui donner du sacrifice de sa propre sécurité aux

1. L'unanimité ne s'est pas faite dans la Suisse démocratique en faveur des États démocratiques engagés dans le grand conflit. Les Alliés ont même trouvé de son côté d'assez amères déceptions : des colonels suisses fournissaient aux puissances centrales des renseignements d'ordre militaire; le ministre de Suisse à Washington essayait de négocier au nom de l'Allemagne avec le président Wilson après quecelui-cieut notilié la ruj)ture des relations diplomatiques ; le conseiller fédéral HofTmann faisait transmettre au gouvernement provisoire russe, par un agent marron, nommé Grimm, les propositions allemandes en vue d une paix séparée, etc. Tous ces faits d«^montiont que les sympathies de races sont souvent plus déterminantes que les affinités politiques, qu'il serait vain, par conséquent, de prétendre « faire la politique étrangère de sa politi<iue intérieure ». Mais, quel(|ue fi\cheux quils soient, ces f.iits ne doivent pas nous aveugler sur d'autres faits en sens inverse : notamment les soins à nos blessés évacués d'Allemagne et l'engagement de 2.000 volontaires suisses dans les rangs de l'armée française.

principes supérieurs du droit et de raccomplissement héroïque de ses devoirs. Elle occupe, comme l'a dit M. Luzzatli, une grande place dans la géographie morale des nations. On peut se demander à quel, moment la petite Serbie a été la plus grande : si c'est au moment où elle a sacrifié son légitime orgueil à la paix dutmonde en acceptant l'insolent ultimatum de l'Autriche; si c'est, au contraire, lorsqu'elle a résisté seule à la formidable poussée autrichienne, faisant autant de prisonniers qu'elle-même avait de soldats ; si c'est enfin lorsque, chassée de son territoire par l'effort concentre de l'Autriche et de l'Allemagne, elle a pu renaître de ses cendres et, avec les débris reconstitués de son armée,, reconquérir une parcelle de la patrie.

Le patriotisme paraît plus vibrant, plus permanent^ plus tendre, plus actif dans les petits États. En un petife espace, l'esprit public arrive plus vite à la maturité r les cités grecques, les républiques itahennes du moyen âge, ont donné les premiers exemples de la liberté politique ^

Les nations libérales, en un mol, ne se servent pas de la même aune que les Allemands pour mesurer la grandeur des peuples ; les critères matériels sont tous insuffisants : il n'y a eu jamais de plus grand territoire étatique que celui occupé par les Mongols de Gengis- Khan, qui étendait son empire de la mer Jaune à l'Adriatique ; les Mongols n'ont jamais constitué un grand Etat. La densité de population n'est pas non plus un bon mètre : car il en résuKerait que la Chine, dont nous admirons sans doute la très vénérable civilisation, serait le plus grand État du monde.

Un État nègre embrassant toute la population noire de l'Afrique, même s'il était pourvu de l'armement le plus formidable, ne serait pas plus grand que la France^ Les nations libérales considèrent que le grand État est celui qui a fait de grandes choses, qui a rendu de grands services, qui a donné de grands exemples : et

1. A. Trachsel, les Petites Nations et leur droit à l'existence^ Genève, 1915.

alors que de petits deviennent grands, tandis que des grands apparaissent comme misérablement petits.

Il serait faux de dire que, en fait, les petits États auraient la même liberté d'action que les grands. L'égalité juridique, l'égalité devant la loi n'entraîne pas nécessairement l'égalité de fait. Les petits États ont des caractéristiques qui proviennent précisément de leur faible étendue. Ils sont d'abord très souvent d'une extrême susceptibilité. Il faut se garder de vouloir obtenir leur approbation ; car, dans ce qui n'est en somme qu'un hommage, ils risquent de voir la prétention de leur faire la leçon. — On a dit que les petits États doiventavoir un respect particulier pour le droit et les traités puisque, n'ayant pas la force pour eux, c'est le droit et les traités qui constituent leur force principale. Mais c'est là une vue a priori qui n'a pas été confirmée par les événements. Parmi les petits États, comme parmi les grands, il en est dont la loyauté est parfaite, il enest d'autres chez qui elle est moindre. Il n'est cependant pas dans ma pensée de reprocher aux petits États la prudence avec laquelle ils se sont abstenus de se prononcer entre ce que nous considérons comme le droit et ce que nous croyons être le crime. Il y a tant d'éléments qui influent sur les sentiments d'un pays, et surtout sur la manifestation de ces sentiments * ! El puis, il est certains voisins avec lesquels il est dangereux de dire la vérité. Un Danois anonyme a tenu à nous exposer qu'à côté de la Prusse il y aurait danger^ pour un petit État, à penser tout haut^. Un Suisse

1. « Deux très petits pays, nos frères en neutralité, sont envahis au mépris des traités signés. On brûle des villes, on fusille des hommes..., on piétine l'âme de tout un peuple... Et nous ?... Chut 1 taisez-vous ! contre quoi on est ravitaillé. Je mesuis tu du sucre. Je n'ai rien affirmé : du macaroni. Ami detout le monde: du charbon... Nous parlons trois langues. Ces peui)les, desquels nous dépendons, ils se battent... Nous ne pouvons rester ensemble qu'à la condition de communier dans le gris » (Benjamin Vallotton, Ce qu'en pense Poiierai, 1910.)

2. The War Ihrouyh Danish Eyes, by a Dane, n" 57 de la série Oxford Pamphlets, 1914-1915. S'il est permis délire entre Jes lignes, ne peut-on voir la môme pensée dans cette réponse du gouvernement danois au président Wilson, lorsque celui-ci.

attribue à un de ses compatriotes imaginaires une pensée analogue: « Et nous, songeait Potterat, on est là avec sa muselière. Quitte le pays, si tu n'es pas content. On est trop petit pour dire la vérité ^ » .

Une prudence particulière s'impose d'ailleurs aux petits États. Ils ne peuvent pas supporter une guerre de longue durée; ils ne peuvent pas alimenter indéfiniment leurs fronts; ils ne peuvent pas renouveler leurs approvisionnements, leurs armements, leurs munitions... D'autre part, la guerre peut avoir pour eux des conséquences infiniment plus dramatiques et plus graves que pour lin grand Etat. Un grand État risque une invasion partielle; il s'expose à perdre une ou deux provinces. Le petit État, au contraire, peut voir son territoire tout entier aux mains de l'ennemi, sans un coin sur lequel il puisse affirmer son existence, et c'est celte existence même qui se joue : il ne risque pas seulement d'être mutilé, mais supprimé.

Ce sont là, en somme, des infériorités de fait, secondaires, et qui dépendent surtout de la qualité morale des grands voisins. J'ai voulu mettre en lumière l'erreur, intentionnelle sans doute, de la doctrine allemande qui ne trouve qu'inconvénients au microslatisme; mais je n'aipasprétendu,parcontre, n'y voirquedes avantages-.

On pourrait discuter encore sur le terrain des théories biologiques, et démontrer que la véritable loi de révolution fait disparaître non les pelits, mais les mal

invita les neutres à prendre une aUitude énersrique à l'égard du blocus illégal de l'Allemagne : « Nous sommes dans des conditions géographiques et économiques qui ne peuvent se comparer à celles des États-Unis ? » (février 1917).

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