‹ Démocratie, et politique étrangèreChapitre 121 sur 134 · La Guerre et le Droit des gens {ibid · texte numérisé non relu

La Guerre et le Droit des gens {ibid

l'égalité i>es états 503

d'ailleurs pas la pensée de Lasso», confirmée par le professeur Oniken, qui comparait les petits États à des « parasites qui s'engraissent de la substance des grands États ». C'est d'aillejjirs là une comparaison dont ie genre d'élégance plaît aux publi cistes allemands : la Norvège» disent-ils, est comme un pou entre deux ■ongles ^. Le Budapesti Hiiiap, réfutant l'affirmation de M. Take Jonesco que Tabus de pouvoir d'un grand État contre un petit est une des formesles plus répugnantes de la lâcheté, s'exprime dans ces termes : « Ainsi, d'après Take Jonesco, l'annihilation des rats, des souris et des punaises est une lâcheté dégoûtante et non une exigence de la propreté. Si l'homme d'État roumain vit selon ses principes, alors nous n'aimerions pas à être les hôtes de son palais ^. » On comprend parfaitement que la Belgique ait le désir de recouvrer sa pleine liberté. Les petits États devront assurer leur libre existence par des alliances, ou mieux encore par la garantie collective des grandes puissances, tout au moins de celles rpii ont encore le respect de l'honneur et de la parole donnée ^.

Dans les années qui ont précédé immédiatement la guerre, toute une littérature s'était chargée de faire pénétrer ces idées dans l'esprit du peuple allemand. Au premier rang des ouvrages caractéristiques de cette catégorie, se place le livre de Otto Richard ïannenberg, Gr&ss Deutsehland^ Les droits du germanisme s'exercent àl'encontre du monde tout entier, et ils sont uniquement basés sur sa force. L'Allemagne ne doit pas se laisser arrêter dans la réalisation de son plan grandiose par une vaine et creuse sentimentalité. Tout petit État doit être trop heureux d'être absorbé dans le grand empire allemand, de profiter ainsi de sa technique incomparable, de ses procédés scientifiques de gouvernement, de son organisation supérieure. « La Hollande ne peut sauver ses plantations et ses places

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