‹ Démoctatie, et politique étrangère;Chapitre 39 sur 137 · Tardieu, Algésiras, p · texte numérisé non relu

Tardieu, Algésiras, p

:2. Cf. Scmbat, p. âl.

rs'agit de satisfaire sans autre préoccupation que ceux 4e la grandeur de la France et de la liberté publique»

La constitution de 1875 a fait du Président de la Ré* publique le premier représentant de la France; et elle lui a donné le droit de parler au nom de la France, d'adresser des messages aux Chambres et au pays. Ce n*est pas moi qui lui reprocherai par conséquent d'avoir, dans les circonstances tragiques que nous traversons, proclamé les espoirs sublimes de la France, d'avoir prêté en son nom le serment de victoire *.

La constitution ne déclare pas expressément que le Président a la direction de la politique extérieure; maiâ «lie le laisse entendre aussi clairement qu'il est possible: « Les envoyés et les ambassadeurs des puissances étran-^ gères sont accrédités auprès de lui. — Le Président de la République négocie et ratifie les traités. — Le Président de la République ne peut déclarer la guerre sans Tas* sentiment préalable des deux Chambres. » Comme au roi d'Angleterre, il lui est dû communication quotidienne <ie la correspondance diplomatique, des dépêches de nos représentants au dehors. On raconte qu'un Président de la République aurait appris de la bouche d'un ambassadeur étranger certains graves événements internationaux'. Il n'est pas impossible qu'il se soit trouvé des ministres, même étrangers au Parlement, pour oublier leurs devoirs élémentaires de déférence à l'égard du chef de l'État; il n'est pas impossible qu'il

1. Noas faisons allusion au discours prononcé à Nancy, au mois de mai 1916, par le chef de TËlat et qui a donné lieu le 24 juin à un incident parlementaire ainsi relaté par le Journal officiel :

c( M. Hubert Rouger. — Nous regrettons que notre gouverne^» mentn'aitpas saisi Toccasion, lui seul responsable...

« M. Mayéras. — A bas le discours de Nancy/ (Vives exclama^ 4 ion*. — Bru il,)

« Le Président. — Je vous rappelle à Tordre.

« M. Hubert Bouger. — ... selon la constitution, devant le Parlement et le pays, d'opposer p«r Vorgane du présidenl du Conseil,. «n des paroles mesurées et délibérées \lrès bien! 1res bien !), la conception de la paix française à la conception allemande for-^ mulée par M. de Bethmann-Hollweg, et du reste combattue par la minorité socialiste du Reichstag. »

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