‹ Démoctatie, et politique étrangère;Chapitre 64 sur 137 · ventôse an III, Moniteur du 26, p · texte numérisé non relu

ventôse an III, Moniteur du 26, p

raison des fuites qui se produisent nécessairement <iaos une assemblée nombreuse qu'à raison du danger ■qu'il y a de signifier solennellement au monde qu'on a un secret à garder: c'est une grande maladresse, <;omme l'observait Bourdon de l'Oise S car les puissances étrangères auront leur attention excitée et, avec «n peu de raisonnement et de perspicacité, elles ne tar- <leront pas à deviner quel est ce secret autour duquel on a fait tant de bruit *.

Beaucoup plus séduisante, comme pius pratiquetnent réalisable, est l'idée de limiter Tarbitraire du gou* vernement par l'adjonction d'une commission qui représenterait le Parlement auprès de lui, pour opérer en quelque sorte en son nom la ratification des traités secrets. C'était la transaction qu'imaginait Cambacérès : il n'osait pas demander à la Convention de reconnaître au Comité de Salut public une liberté absolue pour la conclusion des traités secrets, et il espérait faire triompher plus facilement le principe de sa proposition; mais la Convention lui accorda ultra pelUa : elle lui con- -céda le droit de conclure seul les traités secrets ^.

M. Jacques Piou, qui s'était fait, devant le Parlement de la troisième République, l'organe des intransigeances de la Constituante, a cependant reconnu, après la Convention, qu'en certaines hypothèses le secret pouvait être nécessaire, mais il reprenait l'idée de Cambacérès. Dans les pays monarchiques, un conseil privé, composé des principaux personnages de l'État, sert au pouvoir royal de guide et de frein; constituons donc,

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