DEUXIÈME PARTIE
La guerre, c'est encore la politique étrangère, conliouée, comme Ta dit Clausewilz, les armes à la main. Elle est menée parles soldats, mais commencée et conclue par la diplomatie. « Les traités, disait Napoléon à Talleyrand, ce sont les diplomates qui les signent, ce sont les militaires qui les font ! » Une guerre heureuse facilite singulièrement la tâche des diplomates, mais les diplomates peuvent contribuer par leurs combinaisons au succès de la guerre. Les sommets de Thistoire des peuples sont marqués par la concordance d'une diplomatie heureuse et d'une force militaire impressionnante; c'est l'époque d'Elisabeth, de Louis XIV, de Mollke et Bismarck. C'est l'armée qui donne le crédit sur lequel la diplomatie fonde ses opérations. Cette seconde partie -est donc la suite logique et nécessaire de la précédente : la démocratie n'e&t capable d'avoir une politique étrangère que si elle peut, non seulement suivre une diplomatie, mais encore soutenir une guerre.
SOMMikIRE
SECTION I La démocratie est-elle pacifique?
Vues théoriques. — Vues historiques. — La démocratie américaine a-t-elle été véritablement pacifique? — La Révolution française. — L'illusion de la paix durable par la démocratisation de TAIlemagne.
SECTION II
Aptitude de la démocratie à préparer et à soutenir la guerre.
§ 1. — La démocratie et la préparation de la guerre: a) La démocratie tournée vers les réformes sociales; 6) La démocratie n'aime pas à prévoir ; c) La d«^mocratie et l'esprit militaire.
§ 3. — La démocratie et la conduite de la guerre.
La démocratie est-elle aple à faire la guerre ? G*est un problème qui se présente sous un double aspect : i*" la démocratie est-elle, plus ou moins (|u'un autre régime politique, portée à faire lu guerre? 2° esL-elle capable, toutes ehoscs égales d ailleurs, de soutenir une guerre qu'elle a engagée ou subie?
Joseph-Bartihîlemy. 17
SECTION I