‹ Démoctatie, et politique étrangère;Chapitre 96 sur 137 · mai 1890 iFrcycinet, Souvenirs, t. II, p · texte numérisé non relu

mai 1890 iFrcycinet, Souvenirs, t. II, p

2. .On sait que le pseudo-chef d'œuvre de la diplomatie bismarckieniie avait 6té d'allier contre la Russie l'empereur d'Allemagne et renii)ereur d'Autriche, puis, par une contre-assuranro, d'allier rempereur de Russie avec les deux premiers en cas d'attaque par une tierce puissance (21 mars 1884).

fluence sur la situation internationale du pays^et notamment sur les sentiments de sympathie qu'elle peut rencontrer dans les pays étrangers : « Les Juifs russe» chassés par un antisémitisme étranger au cœur profond de la Russie, de grossière importation allemande; les théories de religieuses françaises fuyant dans Texii. . • . . : de quel poids n'ont-ils pas pesé dans les balances, ici de la catholique Espagne, là de la libre Amérique î 0 tolérance ! chantée par S'^ollaire, aussi bienfaisante que belle * I » *

On a attribué h Gambetta la parole fameuse : « l'anticléricalisme n'est pas un article d'exportation ». I) n'était pas incapable de l'avoir pensée. La politique étrangère perdrait à s'inspirer des passions, des préjugées, même des opinions de politique interne; à l'extérieur, il ne doit pas y avoir de politique de parti, 11 n'y a place que pour une politique française. C'est dans cet espritqu'il faudra posément, froidement, examiner, après la guerre, certains problèmes peut-être irritants, tel* que celui des rapports de l'État et du Saint-Siège. Guillaume II, qui, dans une lettre célèbre à Anne de Hesse, a proclamé comme un des grands buts de sa vie la destruction de la superstition romaine, attache cependant une grande importance à ses relations avefc le Vatican. Ab hoste discere : c'est quelquefois la sagesse. Nous entretenons des relations avec Monaco et Libéria. Devons-nous ignorer l'Église, sa politique, son action dans Je monde? Avons-nous intérêt à laisser installer des évoques espagnols au Maroc ? Ce sont des problèmes, dont il faut chercher la solution avec le souci des intérêts français, de la puissance française. La reprise des> relations avec le Vatican est d'ailleurs parfaitement compatible avec le régime de séparation. Gambetta « isolait » chacun des deux problèmes : « 11 reste, disaitil, une question de convenance gouvernementale, une question d'intérêt français^ car on a beau être libre penseur — et je le suis autant que qui que ce soit... — on ne peut méconnaître, quand on vit dans un pays quia

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