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horienne ou {roglodyte !. On comprend donc que dans un tableau généalogique Anâ soit désigné par sa qualité de Hévien, el cela sans préjudice de son titre de Héthéen, absolument comme celui qui, Breton ou Normand, est désigné dans les actes de l'état tivil comme originaire de la Bretagne ou de
la Normandie, sans que pour cela il se trouve empêché d’être > Français et très-bon Français. à
Ainsi je pense que | ‘argument péremploire de Vater est péremptoirement réfulé, et que de la prétendue contradiction entre lev. 2 du ch. xxxvr et le v. 34 du ch, xxvi, il est sorti un nouveau témoignage de l'entière véracité de l’auteur de la Genèse. 11 nous resle à examiner une dernière objeclion, |
Cette objection (c’est toujours Vater et en lui tous ses reje- | {ons que nous combatlons) se rapporte aux v. 6 à 8 de noire chapitre, comparés aux v. 3 et 4 du ch. xxx. D'après ce dernier passage, Ésaü demeure déjà au pays de Séir avant le retour de Jacob de la Mésopotamie ; d'après. le passage du ch. XXXvI, au contraire, Esaü ne va demeurer à la montagne Jde Séir qu'après le retour de Jacob. — Voilà ce que dit Vater, mais ce west pas ce que dit le texte. 11 est étonnant comme ces messieurs sont coulants pour substituer leur lecture à celle du texte ; nous en verrons tout à l’hcure encore un exemple
chez M. 4 Bohlen.
Le texte nous dit bien qu’Esaü demeurail déja au pays de Séir avant le retour de Jacob, puisque d'ailleurs c’est de à. qu’il va au-devant de son frère et c’est là oùil retourne après l'entrevue ?, mais il ne dit pas ensuite qu’il n’y était allé demeurer qu'après le retour de Jacob. Si le texte parlait ainsi, il serait en flagrante contradiction avec lui-même et l'hypothèse des fragments et des documents devrait être reconnue comme pleinement fondée. Voici ce que dit le texte : « Esaü-prit ses » femmes, ses fils, ses filles et toutes les personnes de sa mmai- » son, tous ses troupeaux, tout le bétail et tout le bien qu'il » avait acquisau pays de Canaan, et alla dans un (autre) pays, » à cause deson frère Jacob. Car leurs biens étaient trop grands » pour qu'ils eussent pudemeurer ensemble, et Le pays de leur
1 XXXVI, 20 seqq, 2 Gen., xxx1I1, 16,
» séjour n'aurait pas pu lesconteriir à cause de leurs troupeaux. » Esaü demeurä sûr là montagne de Séir.» Eh bien, est-ce que le texte dit qu'Esaü quitta le Canaan après le retour de Jacob? Non. Il n’est donc pasen contradiction avec le v.3 du ch. xxx.
Je ne veux pas contester qüe le pässage au premier abord ne paraisse pas singulier, mais il perd cet air lorsqu'on médite ée qui précède et ce qui suit. Alors voyant que l’auteur nous donne ici l’ensemble de l'histoire d’Edom, depuis son mariage jusqu’à la constitution de sa race en nation, on s'explique qu’il parle aussi de son snngradion du Canaan, et on trouverait extraordinaire s’il n’en parlait pas. Et comment en parletil ? Esaü, ditil, « alla dans un äutre pass à cause DD de » son frère Jacob. » Il y avaitdonc unecause? Quelle était-elle ?
Pour qu'Esaü, l'aîné, cède la place à Jacob, le fils cadet, il
faut que cette cause soit bien puissante. Précisément; etonvoit
par là que le texte s’exprime de manière à nous rappeler tout ce qui à déjà été dit de l’histoire des deux frères. Alors nous
comprenons qu’Esaü fit cet abandon, parce que lui, par la
vente de son droit d’aînessé, et Isaac, par sa bénédietion,
avaient reconnu à Jacob des droits souverains sur lhérilage paternel. Cela étant, Jacob élant le seul héritier d’Isaac, le texte pouvait s'exprimer comme si Jacob avait été présent lors du départ d'Esaü. Il élait présent en éffet ; il étail présent hé
son droit que personne ne conlestait.
Términons notre étude sur le ch. xxxvi én faisant remarquer l'audace de Bohlen qui, pour prouver que c’est une composition de l’époque de David, ne craint pas d’ÿ placer des päroles de son invention. L'auteur, selon ce critique; aurait voulu relever par ce tableau généalogique la grandeur d’Edom, afin d'augmenter la gloire de David qui soumit Edom, ct à cet effet il se serait écrié à la fin de son œuvre : Tant est grand Edom ! — On regarde à l’endroit indiqué, et lon-trouve avec le plus grand étonnement, qu'il n'y a pas : tant est grand Edom, mais :« Voilà Esaü, le père d’Edom, o"N 2x > in»