XLVI
7 XLVIH, 8, 4.
avouera que si le roi avait été lui-même de la pure race des pasteurs, il aurait dit quelque chose pour engager à rester en Egypte des gens pasteurs de père en fils et qui tenaient de si près à un homme qui avait toute sa confiance, qu’il avait établi sur tout le pays de Mitsraïm {. Evidemment cette conduite du Pharaon ne s’accorde guère avec l'attachement qu’il a pour Joseph, mais elle s'explique parfaitement par le carac- ‘ère national du roi. I devait se montrer tel qu’il le fait, parce qu'il était Egyptien.
Puis là nationalité égyptienne, par adoption s si On veut, du Pharaon saute aux yeux pour peu qu’on réfléchisse à la demande qu’il adresse aux frères de Joseph : « Quel est votre » métier 2?» En effet, ce n’est pas une question dictée par la curiosité et par une vaine formalité, comme on pourrait le croire peut-être ; cette question était de rigueur dans la bouche du Pharaon et la preuve c’est que Joseph sait positivement qu'il la fera à ses frères : il les en prévient. « Lorsque Pharaon » vous fera appeler et qu’il dira : Quel est ‘votre métier ?» — On peuthardiment affirmer, d’après tout ce que nous savons de la constitution sociale des Egyptiens, que cette question, dont le texte, par l'isolement qu’il lui donne, marque . d’ailleurs suffisammentlextrême importance pour le Pharaon, est d’un bon Egvptien nourri de la doctrine de classification par états et méliers héréditaires *. Il encourait des peines graves, gravissimas incurrit poenas — celui qui quittait le métier que lui avaient transmis ses pères. |
Ce n’est pas tout. Le Pharaon se rend possesseur de toutes les terres de l'Egypte, «il n’y eut que les terres des prêtres » qu'iln’acquit point, car les prêtres avaient un certain revenu » du Pharaon ; ils mangaient donc ce revenu concédé par le » Pharaon ; c’est pourquoi ils ne vendirent point leurs » terres5. » Ainsi les prêtres tiraient un revenu des rois, c’est-à-dire qu’ils avaient été dotés par eux. Celaest-ilcroyable
U xLI, 40-44.
3 XLVIL, à.