ANGLETERRE
Mes chers amis et frères en Jésus-Christ, La publication du discours suivant est due
à voire demande, demande si pressante, qu'il était impossible de m'y refuser. J'avais assu-
SMRMON SUR LE CULTE DE LA VIliRGE.
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réraent le plus ardent désir de montrer, par ]'einpressemenl que je mettrais à y répondre, la disposition où je suis de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour encourager votre excellente institution, et de vous donner en même temps un témoignage faible, il est vrai, mais bien sincère, de l'estime et de l'affection toute fraternelle dont je suis pénétré pour ceux qui sont aujourd'hui mes compagnons dans le saint ministère, après l'avoir été autrefois dans l'éducation, et qui se sont mis avec tant de zèle à la tête de cette pieuse entreprise. Des occupations incessantes, dont l'objet suffira seul pour m'excuser auprès de vous, ne m'ont pas donné le loisir de remplir mes intentions, avant de quitter l'Angleterre. S'il est résulté quelque désappointement de ce délai, il sera compensé, je l'espère, par l'occasion qu'il me fournit de vous apprendre ici que j'ai déposé hier même l'hommage de votre confrérie aux pieds du souverain pontife, et qu'il en a été reçu de la manière la plus bienveillante et la plus gracieuse. Mais ce n'est pas tout: comme je vous l'avais prédit, j'ai trouvé sa sainteté pleinement informée de votre institution et de votre manifestation publique, et j'ai eu la satisfaction de l'entendre exprimer le désir que de semblables institutions fussent établies dans tout le royaume.
Ce serait présomption de ma part de vouloir ajouter ma faible voix d'approbation à celle du vicaire de Jésus-Christ. Je ne saurais cependant laisser échapper celle occa-
sion de vous répéter ce que vous m'avez entendu ouvertement déclarer : que des associations, comme celle que vous avez formée, dans un but de charité, sont conçues dans le plus noble esprit du sentiment catholique, et doivent être pour tous ceux qui en sont membres une source d'immenses avantages temporels et spirituels. Plus nous pourrons resserrer les liens de la charité mutuelle, plus nous pourrons élever la bienfaisance humaine vers la sphère de celte vertu si sublime, plus nous pourrons répandre l'onction de la piété chrétienne sur les devoirs sociaux, plus enfin nous pourrons prendre l'Eglise de Dieu pour guide et pour conseillère dans tout ce qui concerne les obligations morales , et plus aussi nous contribuerons à nous procurer à nous et aux autres le véritable bonheur, plus seront abondants les bienfaits que nous pourrons obtenir et répandre, plus notre course sera ferme et noire récompense assurée.
Formant les désirs les plus sincères pour la propagation de celte pieuse confraternité 2t pour la prospérité et le bonheur de ses membres, j'ai l'honneur de vous offrir ce léger tribut d'estime et ce faible gage d'un vif intérêt, et de me dire
Votre sincère et dévoué frère et serviteur en Jésus-Christ,
N. WlSEMAX.
Home, fêle de sainl-Damaso , 1839.
SERMON