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DÉMON* riiATION EN \M.l.l.lnl !..
une promesse est attachée [Ephés., V\, $'), que dans la pratique de toutes les Boires vt' ri u s'.'
m.iis maintenant qiif Jésus est remonté a son Père et qu'il a séché toutes les Lamtes des M'iix «le ses saints , peu rons-nous croire que ses sentiments aient changé à l'égard de sa sainte mère? Car, mes Frères, quand nous nous représentons lésai aseis a la droite de
Dieu, vous aimez sans doute a vous le représenter revêtu de (oui ce qui peut rendre aimable notre nature humaine; et comme il a emporté avec lui dans le (ici noire chair et les plaies mêmes dont elle a été percée, ainsi vous ne pouvez douter qu'il n'ait aussi emporté avec lui les douces cl tendres allée lions du cœur. Nous aimons à penser que celle qu'il aima sur la terre, il l'aime encore dans le ciel ; que lui ayant témoigné ici-bas de l'ainilié, il n'a pas cessé de lui en témoigner dans son royaume, et qu'ayant contracté arec (die des obligations pendant les jours de sa chair, il y est resté fidèle et s'en acquitte exactement dans le temps de sa gloire. Plus nous l'assimilons dans notre esprit à ce qu'il était ici-bas, plus nous le dépouillons de l'éclat de son état glorifié, plus il nous est aise de nous unir étroitement à lui par les sentiments de pur amour et de simple affection. En le voyant donc conserver ainsi tous les autres sentiments de vertu et de tendresse, et faire de la charité, c'est-à-dire de l'amour, l'essence même de l'infini bonheur du ciel, dont il est par conséquent lui-même un abîme sans fond , serait-il possible de soupçonner le moins du monde qu'il se serait dépouillé d'un sentiment que la nature a planté en nous pour n'en être jamais arraché, un sentiment qui est à la fois la fleur et la tige la plus ferme de nos affections ; de supposer que tandis qu'il ne cesse de se montrer un bienfaiteur généreux, un maître plein de bonté et un ami fidèle, il ne voudrait plus qu'on crût qu'il aurait encore pour elle tous les sentiments d'un fils affectionné? Loin de nous des pensées si cruelles! Mais, d'un autre côté, pouvons-nous croire qu'il est tel. et nous imaginer cependant qu'il ne veuille point que les autres aiment et respectent celle qu'il aime et chérit lui-même, et manifestent par des démonstrations extérieures leur respect et leur amour? Que dit le roi Assuérus , lorsqu'il voulut exprimer son estime pour Mardochée, qui lui avait sauvé la vie? Il ordonna de le faire monter sur un de ses meilleurs chevaux, de le revêtir d'habits royaux, de lui mettre le diadème sur la tête, et de le promener ainsi par les places publiques, tandis que le premier des grands du royaume le précéderait en criant : Ainsi sera honoré celui (/ne le roi reul honorer [Esther, VI, 7). Kh bien ! j'en appelle a unis tous, ou plutôt à l.i nature qui parle dans vos cœurs, à vous qui êtes parents, je vous le demande, penseriez-vous que l'amour filial sérail parlait dans votre enfant, si, se voyant une lois de\e à une haute, dignité, il \ons refusait toute participation à l'honneur dont il serait comble, et qu'il défendit sévè-
rement .aux autres de regarder comme sa mère celle qui avait eu beaucoup a endurer
i t a Souffrir pour lui dans le temps qu li était encore dans un état obscur, cl de lui donner
•les marquai d'amour et de respi 1 1 : j • vous
le demande aussi à \ OOS q fonts, en-
rieriez-rous une- dignité qui hhi< in
la dure condition de renoncer a \n> affections
naturelles et de renier une telle ne I
Que dis-jeî Je ne crains pas d'avan er
même que noire amour pour Jésus n'esl jamais aussi vivement excité, que quand nous le considérons en compagnie de s,i sainte mère. Jamais 1 d'il de l'art ne le \it aussi ai niable , jamais nos cœurs ne sont aussi 'in brasès pour lui, jamais nous ne nous s, liions autant de familiarité avec lui, que quand il nou^ est représenté sous les traits d'un enfant aimable, qui se repose entre les bras ,] • sa mère vierge ; non, jamais nous ne sentons plus vivement ce qu'il a enduré pour nous , en versant son sang et en souffrant la mort pour nous racheter, que quand nuis contemplons son corps pale et défiguré, étendu sur les genoux de sa mère i que
nous lisons sur le visage de celle mère lée l'expression d'une douleur que toul l'univers ne saurait contenir, et qui est la seule mesure que la terre puisse nous fourn r de la grandeur des souffrances qu'il a eu lu pour notre salut.
Que si on m'accuse de prodiguer à la mère de mon Sauveur des sentiments et des affections qu'il s'est rigoureusement réserves à lui-même, j'en appellerai de cette accusation à son propre jugement, et je porterai la cause en sa présence aux diverses époques de sa sainte vie. J'irai donc à lui d'abord à la crèche de Belhléhem, et je reconnaîtrai qu'après lui avoir offert avec les rois de ÎOrieut tout mon or, mon encens et ma mv rrhe, je me suis permis de présenter aussi avei h s bergers un tribut plus humble de respect à celle qui, uniquement a cause de lui. a enduré toute la rigueur du froid glacial de l'hiver, dans une élable ouverte à tous les vents. Ou bien je le joindrai au moment où les saints fugitifs se reposent dans leur marche à travers les déserts pour se rendre eu Egj pie. et je confesserai que, sachant, par l'exemple d'Agar. qu'une mère chassée de sa maison f\ poussée dans le désert, à cause de son enfant, ne fait que l'aimer davantage encore , et a besoin d'un ange pour la soutenir et la consoler dans son angoisse ;>» rt., XXI, 17), je n'ai
pas ferme les veux sur l'élut pénible de l ell • dont les fatigues et les peines ne pouvaient que s'accioilie au centuple, à cause de la pari qu'y avait ce tendre objet de son amour. lorsque j'ai compati aux douleurs de cette fuite pénible qu'il a endurée pour mes péchés dans un àure si tendre. (>u bien encore je m'approcherai d'un tribunal plus terrible. et, n'arrêtant au pied de sa croix, je Lui ferai l'aveu que tandis que j'adorais ses plaies , t excitais dans mon cœur les plus vifs sentiments de douleur el de commisération pour tout ce que je lui ai fait souffrir, nies peu secs n ont pu s'empêcher de se reporter quel