CHAPITRE II
Le passage tu es Petrus vengé des fausses interprétations des novateurs.
1. On connaît assez l'argument invincible qui se tire de ce passage en faveur de l'infaillibilité du pape, pour qu'il ne soit pas nécessaire de le répéter ici. H me semble donc plus à propos de repousser les objections frivoles par lesquelles nos adversaires cherchent à en obscurcir tout à fait l'évidence. Ils disent que Jésus-Christ, dans saint Matthieu (c. 16, v. 18) , a promis de donner l'infaillibilité non à Pierre, mais à l'Eglise universelle, quoiqu'il vienne immédiatement auparavant de promettre qu'il établira sur Pierre; la pierre et le fondement de celte même Eglise : Tu es Petrus, et super hanc petram œdificabo Eccïesiam meam, et portœ inferi non prœvalebunt adversus eam. Il ne dit pas, observent-ils, adversus le, mais adversus eam, c'est-à-dire contre l'Eglise, et avec cela ils prétendent prouver que l'Eglise est infaillible, même sans Pierre.
2. A Interprétation de ces sophistes, il est facile de répondre : 1° que Jésus-Christ ne distinguant pas ici l'Eglise de la pierre sur laquelle elle est fondée, ne la séparant pas de son fondement, mais la considérant comme un tout concret avec lui, ne fait aucunement entendre que les évéques puissent être séparés du pape; 2° que le sens commun et naturel ne permet pas de douter que les paroles de Jésus-Christ ne placent évidemment la solidité inébranlable de l'Eglise dans son union intime avec son fondement ; 3° que par conséquent ce fondement doit être luimême tellement stable et ferme que les portes de l'enfer, qui ne doivent jamais prévaloir contre l'Eglise, ne prévaillenl pas davantage contre Pierre, que Jésus-Christ lui a donné pour fondement.
3. Il semble impossible que des esprits raisonnables puissent se persuader qu'on doit considérer l'Eglise comme séparée de son fondement, quoiqu'une telle séparation renferme une contradiction évidente et répugne ainsi aux lumières naturelles de la raison. Et cependant c'esteeque font nos adversaires. Ils veulent que, dans le lexle cité, on voie l'infaillibilité promise à l'Eglise universelle , et ils prétendent que par l'Eglise universelle on ne doit entendre que le corps des évéques, même séparé de son chef et de son fondement, qui est le ponlife romain; ils oublient que ce ne serait plus l'Eglise, à qui Jésus- Christ a promis ce privilège. En effet, le Sauveur faisait deux promesses, l'une qui regardait directement Pierre seul , super hanc petram, et l'autre qui , dans leur opinion, s'adressait à l'Eglise : Porto? inferi non prœvalebunt adversus eam. Ainsi Jesus-Christ,dans la première, annonce d'avance rétablissement de son Eglise, dont il détermine le fondement; ensuite, dans la seconde, la supposant dé;à fondée, il assure à l'édifice qui eu
[Vingt-sept )
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DÉMONSTHATIO.N É> 1NGI LIQI i Gltl -■-• Mi:l. Wl.
résalle une solidité à toute épreuve. Maintenant je demande à oea savants, il l'édifice comprend aussi on ne comprend pas le fondement. Ils ne conviendront jamais qu'il le comprenne, puisque, en séparant do pape le corps des pasteurs, ils déclarent ouvertement qu'ils veulent ces deux choses à pari. Elles seront donc distinctes, c'est-à-dire, l'idée île l'édiflce n'emportera pas celle «le son rondement. Qu'ils accordent donc que Jésus-Christ a voulu porter le trouble et la confusion dans l'esprit «les fidèles en leur parlant, dans une afl'aire de si grande importance, de manière à ne pouvoir être compris; puisque ce langage serait contraire à Tidce que l'ait naître naturellement la similitude d'un fondement et d'un édifice ; ou bien qu'ils nous donnent le modèle d'une architecture nouvelle, qui permettra d'isoler la construction de son fondement. Ils ni; peuvent nous objecter que Jésus-Christ, parlant de {'Eglise absolument, la distingua de la pierre, sur laquelle il voulait la bâtir. Car, en disant œdificàbo, il ne présente pas l'Eglise comme déjà parfaite dans sa nature, avant d'être édifiée, il y aurait absurdité, mais comme devant être parfaite après son établissement et par conséquent avec son fondement, attendu qu'on ne bâtit que pour lier les parties de l'édifice les unes avec les autres et avec leur base. Jésus-Chrisl ne pouvait donc considérer l'Eglise comme parfaite en elle-même, sans y comprendre Pierre conjointement avec elle. Celui qui annonce l'intention de bâtir une maison sur tel fondement, dislingue bien dans le discours la maison du fondement , mais n'entend pas que l'une puisse subsister séparée de l'autre.
k. Il est bon quelquefois de suivre pas à pas son adversaire dans la route qu'ils nous indique, parce qu'il lui arrive assez souvent de s'écarter lui-même de celle qu'il s'était choisie, el de nous mener dans la bonne; et, quoique près du lerme il retombe dans ses écarts, il ne nous reste que peu de marche à faire pour y arriver. Le Gros avoue (Sect. III, c. 3, p. 373) que Jésus-Christ a établi Pierre le fondement de son Eglise, et il le prouve non-seulement par le contexte de tout le chapitre de saint Matthieu , mais encore par la tradition non interrompue des Pères, qui, malgré quatre explications différentes qu'ils donnent de ces paroles super haur petram, ne repoussent jamais et même adoptent constamment celle qui esl relative à la personne de Pierre et de ses successeurs : ConfUendum est, dit-il, illam ecçplicaiionem longe probabiliorem rsse , qnw Pelrnm dicil finuliunenltiin J'Jcclesiœ ; et hoc <ul ipaius êuccessorea aedfmque pertinet. Tamburini lui-même ne rejette pas, dans son Idée véritable (Pari. 2, c. 1 , S'»), cette inlcrpré lotion, quoiqu'il cherche à y mêler le venin de ses doctrines , en prétendant que ce fui au nom de lous que Pierre confessa la divinité du Christ, et que ce fut encore en celte qualité mal comprise de représcnlanl de l'Eglise, que, après sa confession, il fui déclare la pierre fondamentale. h H lit, ce sont ses paroles, au nom de lous.
celle belle profession de foi sur l.i dit unie de Jésus-Christ, qui fut suivie de celle réponse lorieuse pour lui : Tu tt ta /""'<, et ><<r a m pii i : ■ }4 bdlii n, i , i . j,. prie
11. le professeur de vouloir bien me laisser < ou* dure de ses propret p n oit - que P i 1er
ment de l Eg i intimement I i Ile
qu'elle ne peu! exister sans être a< UietJeneavt unie avec lui ; les paroles, tu t$ te lu-
rent,selon Tamburini, glorù u»ei pour Pierre, elles furent la récompense de sa confession. Orée fut par ies paroles que Jésus Christ lit de cet apôtre le fondement de son Egfoe; donc il est glorieux pour lui de l'être. IfaSS, s'il n'avait pas une liaison intime, la liaison d'une partie nécessaire ave I édifice qui devait s'élever sur lui, celle réponse ne lui apporterait pas beaucoup de gloire; car ce fondement n'aurait aucun avantage sur Ici autres; au lieu que la gloire porte néOMMtt^ remeiil avec elle une distinction. Dire que M gloire est d'avoir élé élu le premier entre I autres fondements, et d'avoir représenté l'Eglise, ce n'est que se jouer des mets <>u celle priorité d'élection et cet honneur de représenter l'Eglise apportèrent à Pierre un avantage réel, ou seulement une distinction idéale. Si ce ne fut qu'une distinction idéale, il n'eut donc qu'une gloire imaginaire, M titre réel, chose que les novateurs ne peuvent soutenir, s'ils ne veulent renoncer au nom de catholiques. Donc Pierre aura reçu un avantage réel. Mais, si un édifice a plusieurs fondements, il n'y aura entre eux davantage que pour celui qui contribuera le plus à solidité de L'édifice; ce sera donc l'avantage de Pierre par rapport aux autres apôtres , et sans cela il ne leur aurait été préfère eu rien. Or, si l'on suppose que l'Eglise \>u\-- ■ subsister sans sou concours actuel, cet avantage d'ulililé deviendrait ou nul ou superflu, et par conséquent Pierre n'en retirerait aucune gloire réelle, d'une pari, et de l'autre Dieu aurait fait une chose inutile, llfauldonc admettre un rapport intime entre Pierre, fondement , et l'Eglise , édifice : alors il sera une partie nécessaire et essentielle de ce lout auquel Jésus-Christ promit le privilège de l'infaillibilité. Celte conséquence ne peut être niée par celui qui trouve une telle élection véritablement et réellement t/lorteuse pour Pierre. Saint Hilairc vient à 1 appui de ce
Çi) L'auteur des Instructions sur te Suint-Siéne. ù la I âge .'>".''\| tique aussi a sa manière pourquoi Pierre répondit seul à l.i question de Jésus-Chrisl; c'éui éviter « la confusion qui eu sérail résultée si lous I - « s'étaient pressés de répondre a la Ms; » eoumie si les apôtres eussent été de bavardes leiumeletles, el queJésûst h. si n'eût |>u saisir distinctement ci a la : simultanées Pierre répondit au nom de tous; mais i u ! bunni a-l-il lu qu'il en eût reçu la délégation spécial tous les apôtres, dont il n'était p.is < n i, , \, i * Demandons | lulot a saint Uilaire pourquoi il ré|ioudii le
inier, el il nous le dira : •• Parce qu'il i connaître le premier ce qu'il y avait de Dieu euT t'.leis:.» Dignus jméuutHsesl, q i m oA m Christo feit primas cogiioscerel Ce qui douue lieu a Bellarniin de : ce raiso.inem ni i/. I, r. li.de Boin. l'ont / : Si o i. ergo non simul uLis (tutu renbilio <>/. Nous pouvons " dire du p»| e Le | aiie repi éseule l'Eglise et |arte on - m nom, comme Pierre itait et parlait t
d ins sa réi onse au Sauveur : or il réj o mu .hum. p qu'il reçu! le premier celle révélation, ignorée cucoi s doue oie., de Biéuie uw le tooe.
TRIOMPHE DU SAINT-SIÈGE ET DE L'EGLISE
raisonnement, et fait pareillement consister la gloire de l'apôtre, en ce qu'il est une partie nécessaire sans laquelle il n'y a point d'infaillibilité. 0 in nuncupatione novi nominis felix Ecclesiœ fundamentum! dignaque œdificatione illius petra, quœ infernas leges, et tartari portas et omnia mortis claustra dissolveret! Il n'.y a pas de réplique. Une Eglise sans l'actuelle influence de Pierre, c'est un être imaginaire sans relation, sans corrélatif parmi les objets extérieurs. Si papatus, dit Gerson, per imaginât ionem prœscindatur a reliquis potestalibus inferioribus , id quod superest non dicetur Ecclesia : proinde sequitur, quod, si générale concilium reprœsentet Ecclesiam universalem sufficienter et intègre, necesse est ut includat auctoritatem papalem (De potest. Ecclesiœ, ConsicL 8).
5. Tout cela ne calme pas nos adversaires, et, avec une inflexibilité d'orgueil et d'obstination qui surpasse la dureté du rocher et du diamant, ils répètent toujours : Non, Pierre n'est pas la pierre essentielle; Jésus-Christ seul l'est; il ne sert que de fondement ensemble avec les autres apôtres , et comme eux. Mais qui jamais s'est avisé de nier que Jésus-Christ soit la pierre essentielle ? Celle pensée n'est certainement venue à aucun des défenseurs des prérogatives du pape. Nous distinguons l'essence de l'Eglise de son ministère visible; nous ne reconnaissons pour chef à l'une que Jésus-Christ , et à l'autre que Pierre et ses successeurs. Cette distinction est bien connue , et les novateurs ne peuvent l'ignorer , quoiqu'ils soient assez aveugles pour confondre l'essence avec le ministère et ne faire des deux qu'une seule et même chose ; concluant ensuite que Pierre n'est pas le fondement nécessaire, parce qu'il n'est pas la pierre essentielle (1) : Jésus- Christ, ditTamburini, est la pierre angulaire, le fondement essentiel , sur lequel repose tout le grand édifice spirituel de la cité sainte de Dieu. Mais, comme cela n'exclut pus les autres fondements secondaires , qui sont les douze apôtres, cela n'empêchepas nonplus que Pierre n'en soit le fondement principal ( Yera ldea, part. 2, c. 1, § 4). Voilà Tamburini qui , sommeillant quelquefois comme le bon Homère, raisonne contre lui-même. Les apôtres sont fondement , sans déroger en rien au fondement principal et vivifiant, qui est Jésus- Christ ; ils sont les fondements de la hiérarchie ecclésiastique, et constituent l'édifice visible du gouvernement de l'Eglise. H ne répugne donc pas que , parmi eux , il y ait un chef essentiel, si l'on convient que Pierre soit comparativement un premier fondement , sans lequel cet édifice visible ne saurait exister.
(I) Le pape saint Léon, dans le sermon i pour l'anniversaire de sou élévation au pontilicat, concilie admirablement les manières diverses dont Jésus-Christ cl Pierre sont l'un
etPaojre ej en ible la i iérre Fondamentale, el il explique
akuu le discours 'lu Sauveur: Cittn ego si m iiiwoluMh petra, ego lapis alignions, qui (ncio uliaque uiiiini, ego fimdiniwiilum, prtvier quod uemo idiud potest poncée ; lumen In gnoqne petra es, quia mai viitute sotidaris, Ul quœ inihi potetttUe unit proprm, sint iihi mecttni partkipalione communia.
G. Parmi les autres apôtres, appelés aussi les fondements de l'Eglise , Pierre doit donc être spécialement distingué comme le fondement principal, et nos adversaires devraient à la fin le comprendre. C'est une vérilé démontrée par la nalure de la hiérarchie , par les promesses que Jésus— Christ adressa à la personne de Pierre (1), et reconnue par tonte la tradition, au point que les Pères identifient la personne de Pierre avec la pierre fondamentale, mettant tour à tour à la place les unes des autres ces paroles, super te et super petram , comme si c'était la même chose. Saint Jean Chrysostome et saint Jérôme (Hom. 55 in Mallh.) le pratiquent ainsi dans l'explication de ce passage. Voici comment s'exprime le premier : Secundum metaphoram peirœ reetc dicitur ci : JEdificabo Ecclesiam meam super le ; et le second : Dominas ait : Tu es Pclrus , et ego super te œdi/ïcabo Ecclesiam meam. El des écrivains catholiques oseront dire qu'il n'y a pas une plus grande et plus intime connexion entre Pierre et l'Eglise, qu'entre l'Eglise et les autres apôlres ! En vérilé, tant d'inconséquence frappe de stupeur. Ils avouent que le collège apostolique représentait l'Eglise active et dépositaire de l'autorité; ils prétendent que les clefs ont élé données non à un seul homme, mais à l'unité de l'Eglise ; et ils ne s'aperçoivent pas que, en rejetant toute espèce de différence entre Pierre et les autres apôlres, ils en viennent à nier implicitement l'un et l'autre.
7. Ils nient la première proposition ; car ils souliennenl que saint Pierre n'avait pas plus d'autorité que les autres membres du collège apostolique ; au lieu que l'Eglise catholique l'admet pour le pape. Mais, si tous les apôtres étaient les fondements de l'Eglise de la même manière et sans supériorité l'un sur l'autre, ils représentaient donc une Eglise dont le gouvernement aurait dû êlre établi sur un système d'égalité. De plus, si tous les membres du collège apostolique représentant l'Eglise en eussent élé également les fondements, l'Eglise étant elle-même l'édifice, on ne pourrait plus distinguer l'édifice du fondement, et les deux choses n'en formeraient plus qu'une seule. Ils nient de même leur secoif.de proposition. En effet, si la souveraine puissance n'a élé conférée qu'à l'unité de l'Eglise (2), celte puissance ne pourra se trouver là où ne sera pas l'unité. Or, là où n'est pas le principe, l'origine et le fondement de l unité, l'unité ne saurait se rencontrer, et, s'il en faut croire saint Cyprien, ce principe, celte origine, ce fondement, ne sont que dans saint Pierre : Unitatis ejusdem originem ab uno incipientem sua auctorilate disposuit (Chrislus). Donc là où n'est pas Pierre, il n'y a pas de souveraine puissance.
(1) Je parle ici aux catholiques, et non au\ lléréliuues, qui expliquent antre t. cette promesse divine.
(2j La parole de '.à imitas acceph
uni Augustin : Claies non tutus Itomo, sed imitus acceptt Eccleme, ne doit s'entendre que du pouvoir d'ordre, nui esl le mëuic dans tous les évéuuo; et non du pouvoir de juridiction, qui repose sur le sysivint hiérarchique el inôme en découle
«17 DÉMONSTRATION I \ \m.i
Donc il doit concourir nécessairement à établîr l'unité, an moins afin de conserver ro/î« dairement , par Bon union avec les antres, celte autorité contre laquelle les portes de l'enfer ne peuvent prévaloir, et par conséquent on ne peut trouver sans lui cet accord ci celle union à laquelle ils veulent que lei clefs aient été confiées : autrement les Eglisi particulières deviendraient autant de corps séparés, donl chacun recevrai! par lui-même celle autorité.
s. Voilà les simples idées qui se prés ntent d'elles-mêmes à tout esprit qui cherche sans passion la pure vérité. Après ces notions communes, il est facile d'entrer plus avant dans le sujet, et de prouver, par les règles de l'analogie, que l'édifice de l'Eglise lire sa véritable solidité de sou union intime avec son fondement, qui est saint Pierre. Et, pour l'établir, je ne veux pas m'éloigner de IV xplicalion que fait le Gros de cette expression métaphorique : Tu es Petrus. Indicatur, ditil , ipsum esse in Ecclesia, quod est in œdificio fundamentum (Tom. 11, c. h, Concl. 1). Opstraet a été aussi forcé par l'évidence à adopter celle comparaison : Ut in œdificio matcriali id prœcipuum est quod totam mo- Icm sustentât, ita in œdificio spiriluali Leclesiœ is princeps censendus , super quein tanquam super fundamentum œdificatur (De loc. Tiicol. Dis*. ;>, q. 1, ^ 1). Je coni lus donc par analogie que Pierre sera à l'Eglise ce qu'est le fondement à un édifice matériel. Or, c'est le fondement qui donne à l'édifice la solidité inébranlable, par laquelle il biave la fureur des vents et l'impétuosité des Ilots : Omni- , dit Jésus-Christ, qui audit verba mea hœc et facit en assimilabitur viro sapienti, qui adificavit domumsuam supra petram ; et desvendit pluvia, etvenerunt (lamina, etflaverunt venti, et irruerunt in domum illam, et non eceidit ; fundala enim crut supra petram (Matth. ,YI1 , 24,25). En effet, celui qui voudrait donner à un édifice assis sur le sable la hauteur d'une tour, pourrait bien le faire dune élégance qui ra\ il les passants; mais il ne pourrait empêcher qu'il ne devint le but et le jouet des vents, comme le Sauveur nous l'enseigne au même endroit. Il faut que la profondeur cl la solidité des fondations soient en proportion avec l'élévation de l'édifice , et que loul si it étroitement assemblé, pour que celle construction soil à l'épreuve ; mais si elle se détache de sa base ou mèuie s'en éloigne légèrement, la ruine est prompte. 11 est donc hors de doute que sa stabilité dépend de son union étroite avec son fondement. Sui\ ons la similitude, appliquons ces idées à l'Eglise bâtie sur Pierre , et nous n'aurons pas de peine à comprendre que sa solidité lient à son union avec Pierre: Prœtrr illam petram, quam Dominas in Ecclesia fundamento posait, stabilis eiit nulla constructio (S. Léo, Epist. &t,ad Martianum imp.),
9. Quoique la similitude employée par le Sauveur rende frappante de clarté cette vé rite importante, nous pouvons encore la confirmer en combattant Tamburini avec ses
i IQI l.. GRI GOtRE Wi «VS
propres armes. Il parle, dans son Idée véritable, de la divine institution de la primaulé, et la reconnaissant comn llielle au
gouvernement ecdésiasUque , il en Lut cri
éloge aussi juste que magnifique : • lie la primauté] lut donnée pour le bien de l'Eglise; ce ne fut point un privilège p< n miel et qui dut s'éli in ire avec lui / avec Pierre ) , mais une prérogative inhérente à la nature de la hiérarchie ecclésiastique : elle constitue la forme du gouvernement ecclésiastique établi par Jésus-Christ I Ile i>i trop
essentiellement liée avec le pian de (ouïe I Eglise fondée par 'ésus-Christ. Maintenant qn'on se rapp< lie que le don d'une fermeté inébranlable dans la foi fut promis < t conféré non à la reunion de tous les fidèles indistinctement, mais au corps hiérarchique, qui est seul le dépositaire de l'autorité, la multitude, admise par Launoi au partage de celle autorité, en esi.au moins en apparence, exclue par nos adversaires. 8i donc la primauté est essentielle au gouvernement de l'Eglise, l'Eglise ne pourra sans elle avoir la fermeté que Jésus-Christ lui a promise, parce que avec la primauté enlevée disparaîtrait aussi le gouvernement ecclésiastique établi par Jésus-Christ. Si donc, sans cette primauté, il n'y a plus de fermeté, l'on est b>en conduit à conclure que l'Eglise n'obtient l'une que par l'autre. La primauté d'ailleurs ne peut contribuer à la solidité de l'édifice divin que dans l'ordre où elle a été établie ; or elle a élé établie comme fondement; donc elle y contribue comme telle; or le fondement est le soutien de la construction, le principe et la source de toute stabilité ; donc elle toncourt, de celte double manière, à la solidité de l'Église, qui tire toute sa force de son union avec elle. Mais telle n'est pas la condition d'un autre évéque quelconque , fût-il même nécessaire pour compléter un concile cl lui donner le droit de se regarder comme l'assemblée de l'Eglise universelle. Car, en supposant même ce cas possible. l'Eglise ne déviait pas à cet evéque sa solidité, mais son intégrité; cet évéque n'y concourrait pas comme fondement ; il en serait comme d'un édifice auquel il manquerait une dernière pierre dans sa bâtisse extérieure : en y ajoutant celle pierre on achèverait le bâtiment, mais on ne le consoliderait pas. D'où il suil que Pierre subsiste indépendamment de l'Eglise elle-même, c'est-à-dire qu'il a une stabilité absolue et originaire dans la foi. La nécessité de son concours pour constituer l'Eglise et la condition de lui être unie à laquelle la solidité de l'Eglise est attachée, sont des idées qui ne peuvent s'allier avec sa faillibililé : car l'on pourrait raisonnablement supposer que . s'il était faillible, il pourrait, ou par son concours entraîner l'Eglise dans l'erreur, ou refuser ce concours lorsqu'il devrait le donner. Il doit donc cire tellement Ici nie que. si, par impossible, le reste de l'Eglise venait à faillir, il reste debout cl inébranlable. En effet, le fondement influe sur l'édifice, et par un concours actuel à sa solidilé, cl par le principe de ce concours : te
concours se termine à l'édifice et cesse avec sa chute : mais il n'en est pas de même du principe qui lui donne cette vertu ; il est intrinsèque au fondement et ne peut jamais s'en séparer; il doit donc persévérer et ne pas cesser d'exister avec l'objet sur lequel il agissait, c'est-à-dire que, après Tact ion finie, la force d'agir reste encore. Ce principe, cette force, c'est l'immobilité qui lui est propre et sans laquelle il ne pourrait supporter la masse de l'édifice lorsqu'il en est chargé.
10. Quoique, après tout ce qui a élé dit jusqu'à présent, il ne dût pas être nécessaire de rien ajouter davantage , je chercherai encore à les tirer de leurs erreurs par des arguments plus pressants. Parmi toutes les sociétés, celle-là seule est infaillible, qui constitue la véritable Eglise: c'est defoi : mais il n'y a pas de véritable Eglise sans Pierre: nous l'avons démontré : donc l'infaillibilité appartient exclusivement à la société qui est unie à Pierre et à ses successeurs. Or cette union avec Pierre ou avec le pape ne serait pas une note suffisante pour distinguer entre plusieurs sociétés celle qui serait infaillible, si cette union ne contribuait en quelque manière par son concours à faire jouir celte société du privilège de l'infaillibilité; donc elle doit réellement y contribuer et y concourir. Mais l'Eglise doit avoir, dans ses définitions , une infaillibilité perpétuelle et durable jusqu'à la fin des siècles ; donc la môme perpétuité, la même durée jusqu'à la fin des siècles, doit être assurée au concours de cette union de l'Eglise avec le pape, à laquelle est attachée l'infaillibilité de l'Eglise elle-même. D'où il s'ensuit que, dans le cas d'un point quelconque à définir, il sera aussi vrai de dire , avant même qu'il ait lieu, que ce concours positif et explicite ne manquera pas, qu'il est vrai de dire que l'Eglise est infaillible dans la décision qu'elle portera, et qu'elle ne tombera pas dans l'erreur. Mais, s'il est certain que, toutes les fois qu'il s'agira de définir un point de foi, on pourra compter sur le concours de l'union de l'Eglise avec le pape, il doit être également certain que Dieu ne permettra jamais que le pape ne donne pas son assentiment à des vérités de foi, puisque , sans cet assentiment, il ne saurait y avoir de véritable définition de l'Eglise. Donc, si ce concours doit être continuel et perpétuel , Dieu devra continuellement et perpétuellement incliner le pape à donner son assentiment aux vérités de loi; et il ne permettra jamais que le pape, comme tel , s'éloigne de la vraie croyance. En effet, s'il n'en était pas ainsi , et que Dieu pût permettre que le pape, en celte qualité, abandonnât la vérité, il pourrait arriver que, par sa primauté dans l'Eglise et par le droit qu'il a, pour le maintien de l'unité, comme dit saint Thomas (11. 2, q. 1 , art. 10) , de proposer le point de foi, il entraînât l'Eglise avec lui dans l'erreur. Donc Dieu a dû accorder au pape, comme tel, le privilège d'une infaillibilité indépendante de l'Eglise, indépendante de cette sociélé à l'infaillibilité de laquelle il contribue et concourt par le moyen
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de l'union de celle-ci avec lui. Les novateurs
ne peuvent rejeter cette conséquence sans .,:,... i.. „a^„^^:i,^ ,i.. „„ ^,.„„ .1.. -i ..mi-
nier la nécessite du concours du pape; et s'ils la nient, ils se rangent parmi les schismatiques et les protestants, qui se font une Eglise séparée du pape. Pourquoi donc élèvent-ils tantl'auloriléde sa primauté, et sa connexion essentielle avec le gouvernement établi par Jésus-Christ? Prétendraient-ils par hasard que cetle primauté puisse être séparée de la personne qui en est actuellement investie , pour en conclure que l'Eglise, même en état de division avec le pape et refusant lusage actuel de son autorité, renfermerait encore en elle, comme partie essentielle , cette primauté, qui est son inséparable appui ? Il y a une contradiction évidente à dire que l'Eglise puisse être séparée du pape et non de la primauté, c'est-à-dire qu'elle soit inséparablement et essentiellement attachée à celle-ci et non à celui-là. Comment pourrait-elle être unie à la primauté, sans l'être à la personne seule qui possède et renferme en elle-même cette primauté? Elevez une statue, décorezla des insignes de la p; imauté, et la vénérant comme un chef essentiel, tirez de cette image la forme essentielle d'un gouvernement : tel sera le pape, si on admet que, pour constituer l'Eglise, il faut le concours de sa primauté, et non celui de sa personne.
11. Eh bienl admettons, si on le veut, répondent quelques-uns , qu'il soit besoin du concours personnel du pape; on ne pourra pas encore en conclure son infaillibilité absolue. Dans le corps humain , la lête ne concourt-elle pas nécessairement à la vie de toute la machine animale? Et cependant elle n'a pas d'existence ni de vie indépendante des autres membres, des autres parties \ itales. De même le pape perdra son infaillibilité avec le concours des autres pasteurs , quoiqu'il soit admis qu'il concourt nécessairement à l'infaillibilité de toute l'Eglise. Sixte III lui-même l'assure par ces paroles : Ut omne corpus regitur, ita ipsum cnput ; nisi suo corpore sustentetur, firmitatemet vigorem suum perdit (Epist. ad lUyric. voy. Labbc , t. h. col. 1714). Mais, avec 1 ur permission, je leur ferai observer qu'ils n'ont pas une juste idée de la qualité de chef du pape , et qu'ils appliquent mal à propos L'autorité de Sixte III. Ils doivent convenir que plusieurs métaphores servant à exprimer une même chose sous un seul et même rapport doivent se concilier enlrc elles, de manière qu'on puisse toujours et en toute circonstance les employer lune pour l'autre; autrement elles rappelleraient ou des objets divers ou le même objet sous divers rapports. Ainsi les métaphores de fondement et de pasteur sous lesquelles l'Ecriture nous représente saint Pierre, devront se prendre dans le même sens que celles de chef et de père, comme exprimant les unes et !"s autres la primauté de sa puissance dans toute l'Eglise. Son titré de chef ne signifie donc pas autre chose que celui de fondement que lui donne Jésus-Christ; il veul dire qu'il est le principe et la SOUrc© de la stabilité de L'Eglise, comme on dit que
DÉMONSTRATION fiYANGRLIQUI GRÉGOUU \\l
l«' père est Le ohd ie M famille, le pattcar de son troopeau , le prince de la société civile. Il s'ensuit que la qualification ie chef qui lui ealaltriboée ne doit pas te prendre ph) siqnemenl, mais moralement. Bref, on l'appelle le chef, parce que, eu vertu de -a primauté (le puissance, il a la hante direction de l'Eglise, qu'il conduit et soutient dans les actions qui intéressent L'Unité de la roi ; et , comme la puissance de diriger et la force de soutenir l'Eglise sont des prérogatives absolues et intrinsèques du pape , il ne peut les perdre, même dans l'hypothèse que l'appui de- autres pasteurs vienne à lui manquer. On ne peut établir le contraire par les paroles de Sixte 111 ; car il ne veut pas parler de la dépendance mutuelle du chef et des membres, du pape et des évèques, comme nécessaire pour exister; mais seulement de l'autorité extérieure d'un chef, quel qu'il soit, laquelle dépend de la vénération et du respect des fidèles. Ce pape écrit aux évèques d'Ulyrie,et les engage au respect et à l'obéissance envers l'évéque de Thessalonique , en sa qualité de vicaire apostolique : Estis quidem membra, ut novimus, sancta; sed vestrum caput respicere et honorare decet, quoniam honor capitis ad spem totius proficit sanclitatis. Plût à Dieu que, dans les temps où nous vivons, les évèques s'accordassent tous à rendre au chef de l'Eglise le tribut de leur vénération et de leur soumission 1 Hoc modo , s'écrie Veith , utinam membra corporis Qjnnia suum caput sustentaient ! Non sensirn evilesceret tanlopere inanimis multorum christianorum suprema diynitas illius, qui est vicarius Jesu Chrisli, et visibile caput Ecclesiœ {De prim. et infaUib. R. P. sect. Il, posit. 27, § 35) Alors ils pourraient se glorifier à juste litre d'être les appuis de leur chef et par l'exemple et par la doctrine : c'est le devoir que leur impose leur qualité de pasteurs et île membres principaux de ce corps mystique.
12. Avant de terminer ce chapitre il convient dédire un mot du raisonnement étrange et d'un genre tout nouveau que fait Opstraet, pour prouver que saint Pierre a pu être établi le fondement de l'Eglise , sans qu'il s'ensuive qu'il ail reçu de Jésus-Christ le privilège de L infaillibilité. Le voici : Potuisset Christus dicere simul omnibus : Vos estis petra, et super hanc petram œdificabo Ecclesiam meam; et tamen inde recte concludi non posset singulorum Episcoporum infallibililas... Pari ratione, ex eo quod Petrus sit conslitutus fundamentum ministerialc Ecclesiiv , recte inferri non pot est ipsum esse infatlibilem. Belle manière dargumenter 1 Voilà une logique que n'ont pas apprise et que n'apprendront jamais les défenseurs du Vatican, et que ses ennemis n'ont que trop bien adoptée. Qui a jamais enseigné à ce théologien qu'on puisse argumenter a posse ad esse ? Et puis, ne voit-il pas que la supposition qu'il fait, possible et réalisée, aurait tout à fait changé la forme du gouvernement ecclésiastique? Car, si Jésushrist avait dit indistinctement à tous les apôtres et dans le même sens : Vos estis petra,
il aurait établi un système d'égalité, i ntièn-
meiit incompatible arec le privilège qui a
rendu l'ierre seul la pierre fondamentale. Il
serait bien racile, a\er cette méthode, de détruire toute espèce de primauté de puissance dans l'Eglise. Si Jésus-Christ a\ .it dit pareil! 'ment à tous : Pu tneas . confirmai' fini' if, etc., comme il le dit à l'ierre , où serait la prééminence de sa juridiction? Elle ne repose que sur la distinction due Jesiis-Cliri-t lit de lui; ôtez lune . \oiis détruisez l'autre. Nous raisonnons donc d après le fait, d'après l'exclusion dis autres apôtres, qui n'ont pas reçu la qualification réservée à l'ierre ; et de même non - concluons que c'est à lui que le Sauveur a confié le de toute l'Eglise , parce qu'il n'a été dit qu'à lui en général : Pasce oves meas ; conftrtivi fi titres tuos, etc. Je dis ensuite que, quoique les évèques ne fussent pas infaillibles pour a voir
succédé à des apôtres établis indistinctement comme pierres . les successeurs de Pierre le sont, parce qu'il reçut seul ce litre. Dans l'hj polhèse d'Osptraet, les évèques ne seraient pas infaillibles , parce qu'ils n'hériteraient pas de cette qualité de pierre, ni, en succédant aux apôtres , de l'apostolat auquel seul ce caractère aurait été affecté; et quand même cette succession leur aurait donné droit à celte qualification, ils ne seraient pas encore infaillibles; car si les apôtres lavaient eue de la même manière que Pierre, elle n'aurait pas emporté avec elle la primauté universelle, ni par conséquent le privilège «I l'infaillibilité; à moins qu'on ne voulût dire que Jésus- Christ eût établi autant de chefs suprêmes qu'il y avait d'apôtres , ce qui répugne. Mais le fait de Pierre seul déclaré et établi la pierre fondamentale, prouve qu'il reçut l'infaillibilité, infaillibilité qui passe à ses successeurs avec l'héritage des privilèges de la même primauté. Que dirait l'archevêque de Spalatro , de Dominis , s'il pouvait entendre le raisonnement d'un théologien qui , pour contester au pape son infaillibilité, ne se tait pas scrupule de recourir à une supposition dans laquelle il y aurait une parfaite égalité entre saint Pierre et les autres apôtre-? Certes, il ne manquerait pas de lui reprocher la contradiction manifeste où il tombe, lorsqu "en le combattant il reconnaît saint Pierre comme le fondement principal; qualité qui! n'aurait certainement pas , si Jésus-Chris! avait dit indistinctement à tous : Vos estis petrœ. Opstraet s'exprime ainsi contre l'archevêque apostat : Fuerunt quidem et alii apostoli Ecctesice fundamenta; sed tamen fuMamentum prœcipuum fuit Petrus. Equidcm ipsisoli prêt cœteris dietwn est: Tu es Petrus, etc.; quod cum aliis non perinde dictum sit. non perinde etiam , ut Petrus , Ecciesia fundamenta à Christo constituti sunt [Q. 1 . > 1 . resp. ad 2 dif/ic). L'archevêque apostat n'aurait pas de peine à rétorquer l'argument du théologien: Potuisset Christus, pourrait-il lui répondre, potuisset Christus simul dicere omnibus : Vos estis petra, et tamen inde recte concludi non posset omnes primatum universalem in Ecciesia ejiiscopos obtincre; pari ratione trgo ,
ex eo quod Petrus appcllatus sit petra , reete n.ni infertur ipsum gaudere universaii niictoritaiico primait*. Que répliquer à cela? L'hypothèse faite contre l'infaillibilité peut aussi se Taire et avec la même force contre la primauté , et c'est ce qui met cet écrivain en contradiction avec lui-même. Ilépondra-t-il: Cum ciliis non perinde dictum sit, non perinde etiam , ut Pelrus , Ecclcsiœ fundammta a Christo conslituti sunt? Il nous donne des armes contre lui. et nous pouvons continuer en ces termes : Et ideo neque infallibilitatcm ratione fundamenti acceperunt , (/uam in successores transmittere possent , cumhujusmodi privilegium proprium sit solius primarii fundamenti, quod est Petrus. Qu'il prouve donc, s'il le peut , que l'infaillibilité ne résulte pas pour Pierre de sa qualité de fondement; mais qn il n'aille pas imaginer une hypothèse qui lui enlève à la fois toute espèce de prééminence. El qu'il ne dise pas qu'entre des fondements égaux il y en a un posé le premier, ce qui peut donner la primauté; car il y a une différence entre le premier et le principal ; ce dernier terme s'applique à un fondement qui a plus de force que les autres pour soutenir l'édifice; or celte force ne peut être, ainsi que nous l'avons prouvé, que la nécessité de son concours à la stabilité de l'Eglise, nécessité fondée sur une fermeté qui lui est entièrement propre.