‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 157 sur 167 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Les règles établies par Tamburini pour apprécier 1rs résistances opposées au pape, laissent à chacun la liberté de rejeter à son are les décisions les plus solennelles de l Eglise elle-même.

i. Il ne suffit pas aux novateurs d'attaquer isolément l'autorité des décisions du Vatican; ils semblent ne viser à rien moins qu'à renverser tout à fait le tribunal de l'Eglise. Il faut laisser le jugement de leurs intentions à celui à qui seul il appartient; cependant on ne peut nier que ce ne fût le résultat des moyens qu'ils emploient, s'ils pouvaient atteindre leur terme naturel. Telle est la tendance des règles substituées par Tamburini à celles que nous indique la nature même la Religion et que nous puisons dans son essence , et par lesquelles il prétend nous apprendre à discerner, dans quels cas les décisions du pape qui éprouvent de la résistance expriment la parole de l'Eglise, et dans quels cas il ne faut y reconnaître qu'une tradition humaine. En effet ces règles ne semblent destinées qu'à obscurcir généralement toute espèce de décisions, et, sou- le prétexte trompeur du zèle pour l'unité, à conduire à travers ces ténèbres tous les fidèles à l'épouvantable abîme d'un véritable et universel scepticisme. Or. je veux donnera chacun le moyen de le reconnaître par soi-même . en établissant d'abord les principes suivants qui sont incontestables : 1° la foi, étant un bien commun, doit être à la portée le tous , sans quoi les moyens ne seraient pas proportionnés à la fin; 2* le raisonnement est anech dont la plus grande partie des fidèles n'est pas capable . et par conséquent il ne nous offre pas le moyen établi de Dieu pour régler notre loi ; il n'y a donc une l'autorité qui soit à la portée de l'universalité des fidèles ( Voyez Sprihdieri . /. V, r. 15 ; 3 c'est pourquoi Jesus-Chrisl a établi son Eglise, et l'a dotée de

TRIOMPHE DU SAINT-SIÈGE ET DE L'ÉGLISE

ces qualités et de ces prérogatives éclatantes qui assurent à la fois la visibilité et l'infaillibilité de son tribunal; 4° si le raisonnement ne peut être la règle de la foi, ce ne sera pas non plus par le raisonnement qu'on pourra en apprécier le motif , c'est-à-dire l'exercice actuel de l'autorité de cette Eglise, parce que cette connaissance doit être encore mise à la portée de tous; 5° il y aura donc des règles certaines et infaillibles , indépendantes du raisonnement , pour reconnaître les cas où l'Eglise use de son autorité dans une décision, c'est-à-dire où elle parle; 6° ces règles ne peuvent être que des caractères, de leur nature, inséparables de la voix de l'Eglise, et par conséquent inhérents à son soûl et unique tribunal par l'essence de sa constitution ; car si ces caractères n'étaient que d'institution humaine, on ne pourrait jamais être absolument certain qu'ils nous donnassent un moyen sûr de décider si telle décision est de l'Eglise , et l'on ne pourrait faire un acte de foi sur le dogme proposé par cette décision , puisque cet acte suppose la certitude que l'Eglise le propose. Or la foi est une , on ne peut rien y ajouter ni retrancher ; par conséquent, 7° s'il y a des règles infaillibles pour distinguer les cas où l'Eglise parle , il doit y en avoir aussi pour reconnaître ceux où elle ne parle pas, et qui pareillement doivent être indépendantes du raisonnement : L'Eglise, dit Tamburini lui-même , parle aux hommes au nom de Dieu, avec V autorité et l'assistance de Dieu, et pour soumettre tout esprit à Dieu. C'est par là que nous voyons que notre foi, en dernière analyse, repose sur Dieu; que sa parole est le fondement , la règle et le motif de notre croyance (Anal. § 61). Quand on suppose à tort qu'elle ait parlé, on risque de rendre hommage aux lumières particulières et aux pensées des hommes.... de se prosterner devant l'erreur (lbid. § 61). Nous avons donc un égal intérêt à savoir quand elle parle et quand elle ne parle pas , ne circumferamur omni venlo doctrinœ, innequitia hominum, in astutia , ad circumventioncm erroris (Ephes. c. 4, 14). Nous devons donc avoir, pour ne pas nous laisser imposer par les paroles qui ne sont pas revêtues de son autorité, une méthode proportionnée à tous, indépendante du raisonnement, certaine et infaillible, et par conséquent fondée sur la constitution essentielle de l'Eglise : d'où il s'ensuit 8" que, si l'autorité infaillible ne réside que dans l'unité (Anal. § 63) , il doit exister un moyen infaillible de savoir sans de longues recherches , sans raisonnemens abstraits , si cette unité existe ou n'existe pas. Ces vérités sont si étroitement liées entre elles, qu'il suffit de nier la dernière pour briser la chaîne et détruire toutes les autres. En effet , supposons que Dieu ait donné un moyen infaillible pour reconnaître celte unité, mais qu'il l'ait placé dans la science , l'industrie et l'érudition de l'homme. Quelles en seront les conséquences? Les voici : 1" elle ne sera reconnaissable que pour le théologien , pour le critique , pour l'homme lettré; 2" son acte de foi n'aura d'autre certitude que celle de sa découverte ,

et cette découverte ne lui donnera de l'assurance que par l'idée qu'il aura lui-même de sa science, de son érudition et de son habileté; 3° il ne tirera que de lui-même le motif de sa foi ; 4° ses lumières particulières seront pour lui le principe fondamental de la règle de la foi, qui consiste à reconnaître le tribunal infaillible; 5° l'homme ne sera plus guidé dans la foi par l'autorité seule.

2. Tamburini paraît avoir senti l'évidence irrésistible de ces vérités, et il convient qu'il est nécessaire que l'unité se révèle à nous sous des traits frappants et qui ne laissent pas de doute; il demande donc qu'elle nous soit manifestée ou par un concile général, ou par l'accord de l'Eglise dispersée et répandue sur toute la surface de la terre (lbid.). Les principes que nous avons posés lui font donc un devoir de prouver que ce moyen est à la portée de tous, c'est-à-dire qu'il est indépendant du raisonnement. Pour nous, nous avons appris de l'Ecriture et des Pères que Jésus-Christ a établi la chaire (de Pierre) pour manifester l'unité (S. Cypr. lib. de unit. Eccles.) ; et, sans nier l'autorité irréfragable de l'unité de l'Eglise, manifestée ou par les conciles ou par le consentement de l'Eglise dispersée, nous soutenons, avecsaintTbomas (Voy. le c. 5. n. 10), que le moyen proportionné à tous de reconnaître l'existence de cette unité et de ce consentement, c'est la voix puissante de Pierre, parlant par ses successeurs, soit lorsqu'ils confirment les conciles, soit lorsqu'ils prononcent des définitions solennelles. Tamburini au contraire avoue, à la vérité, que le Siège apostolique est l'étendard de la vérité et le centre de la communion de l'Eglise (Anal. § 40) ; mais il prétend que, même après qu'il a parlé, on peut encore douter, et que nous avons encore avant d'y donner notre assentiment, des mesures à prendre, si nous ne voulons pas être égarés ou par les jugements du pontife romain , ou par les décisions mêmes des conciles qui portent son approbation. Mais devons-nous nous en tenir aux règles qu'il nous trace pour nous assurer de l'unité ? Pouvons-nous donner pour base à notre foi la certitude où nous sommes qu'elles ont été bien appliquées ? Ce moyen est-il suffisamment accommodé à l'universalité des fidèles? Et s'il ne l'est pas, est-il l'unique, le seul nécessaire? Non certainement ; car le Seigneur ne peut, dans ses institutions, ne pas proportionner les moyens à la lin. Soumettons donc tout cela à l'examen.

3. Quand on voit, dit-il, des personnes qui n'ont entre elles d'autre lien que celui de la doctrine et de la communion de l'Eglise, séparées d'ailleurs par les climats qu'elles habitent, parleurs intérêts, appartenant ù toutes les classes et à toutes les conditions, au pre-mier et au second ordre de lu hiérarchie, et qui ne vivent pas dans le même temps ; quand on les voit, dis-je, s'unir contre une décision, ne pas chercher seulement à l'éluder par de vaines subi ili 1rs, mais lu déclarer ouvertement contraire èi leur foi, réclamer, dans les formes légitimes cl canoniques, auprès du tribunal

DÊM0N6TR.V1 Cl I I >l XRE \\l.

del'Egliit "< faveur rf<- /</ pdYfri ; quand on voit ce» réclamation» partir de corpt entier», te perpétuer avec /<■ /'»<//-, i fortifier de plu» en iilus malgré U danger, poster aune Eglise <) l autre, et n propager toujours davantage ( quand on poil ceua mêmes qui prennent parti pour la décision nspat s'accorder entre eux pour en déterminer le tsn», pour en expliquer la doctrine, et pur là donner lieu à de» disputes toujours plus animées , <i ds nouvelles discussion», ù de nouveaux schisme» ; quand on voit d'ailleurs que les personnes qui réclament sont les plus éclairées, les plus renommées par leur doctrine, par leur piété, par leur attachement ù l'unité, par leur respect pour les autorités légitimes ; qu'elles sacrifient à l'amour de l'unité et ù la défi use de la vraie doctrine leurs propres intérêts, leur propre réputation, leur propre vie: quand dis-jc, l'on voil tout cela, (dors il faut dire que la décision rendue n'est pas lu roix de l'Eglise, ordinairement claire et manifeste, qui suit se faire reconnaître de ses enfants, et qui peut bien subir les circonstances des temps et des lieux, et rencontrer d'abord ow Ique opposition, mais qui ne manque pas de se faire jour dans la suite, gagné successivement du terrain, surmonte tôt ou tard les résistances, apaise les disputes el rappelle les esprits des fidèles ù l'unité. Cependant parmi ces disputes nous remontons aux temps qui les ont précédées, et nous attachant à la doctrine communément enseignée (dors dans les monuments publics de l'Eglise, qui subsistent toujours, nous attendons avec patience que le Seigneur nous console en réunissant les esprits divisés sur le point contesté ; mais jusqu'à ce que le corps entier des pasteurs rentre dans un parfait accord, nous avons soin de nous maintenir fidèlement dans l'unité, et avec le plus grand et avec le plus petit nombre des contendants. Nous employons les moyens que l'Eglise ne cesse de nous fournir, pour discerner et défendre la vérité combattue dans le sein de l'Eglise. Peu à peu la lumière de la vérité se répandra ; les pasteurs soumettront à l'examen les articles controversés et les titres des deux partis ; les esprits se calmeront, la chaleur des disputes s'apaisera, et ce sera ainsi que le centre de l'unité se rétablira, et que toutes les Eglises, se réunissant successiveim nt it en paix dans une seule doctrine, mettront fin à la controverse par leur unanimité.

k. Voilà donc le brillant et inextinguible flambeau, que les siècles passés n'ont pas connu, trouvé enfin et allumé au milieu des ténèbres épaisses de cette nouvelle Egypte (de ce monde catholique J pour marquer à tous les fidèles, même les plus grossiers et les plus ignorants, le chemin droit et sûr qui doit les conduire à la Cité sainte, placée sur la plus haute des montagnes ( à V Eglise); ce sera ainsi qu'ils Iront apprendre d'eue les voies du Seigneur ( les vérités catholiques ), et qu'ils prémuniront leur foi contre les assauts des modernes Pharaons (des papes, de leurs tbéologicns et de leurs canonistes). Quel homme de bon sens voudrait abandonner la voie sun ie par ses ancêtres et tracée par l'ensei-

gnement des Pères, de l'Eglise et de '■

<;ini-t lui-même, pour te j'ter dans celle roule nouvelle, qui n'offre qu'une lumière douteuse, des guides suspects, des sentiers difficiles, un terme rague et incertain, el par Laquelle on n'arrive enfin qu'i se trouver, dans un affreux isolement, abandonné lumières naturelles . agité par mille perplexités, entoure el pressé par toutes sorti - d'ennemis? En effet, n'est-ce pas ce qu'où p. a rail à cet échange? Examinons-Le avec une parfaite impartialité.

"). Les régi s [racées ci-dessus se réduisent à ces quatre chefs : 1 à connaître les qualités personnelles des opposants ; - à rechercher le but de leur opposition : 3* à en considérer les progrès) 1 <i tirer des monuments de la tradition la règle de noire croyance. Donc, selon notre théologien , il faut prendre ces précautions, si l'on ne vent accordera La décision rendue une obéissance imprudente, et courir le risque de rendre hommage aux pensées des hommes, et par conséquent le fléchir le genou devant l'erreur. Ce sera donc le Véritable, l'unique moyen de distinguer le tribunal auquel nous devons nous soumettre, de trouver l'autorité qui doit nous guider, et d'assurer notre foi. Mais, lui deinaaderai-je, comment pourrai-je apprécier la piété et (a science des opposants. \ is-à-vis des saints el savants pontifes qui décident, et des saints et savants pasteurs qui reçoivent leurs décisions? Et leur attachement à l'unité, comment pourrai-je l'estimer, lorsqu'ils résistent à la \oix de celui qui en lient l'étendard en main et renferme en soi le principe même de l'unité? El leur soumission aux autorités légitimes, comment y croire si celui qui a la plénitude de l'autorité les déclare désobéissants et obstinés? Ce seront autant de témoignages qui s'élèveront contre mon jugement. Sur quel fondement lappuerai-je doue? Sera-ce sur les témoignages mêmes des opposants?. Mais ils peuvent être aussi effrontés qu'un Saint-Cyran (1) dans les éloges qu'ils se donnent; et, s'ils ne vont pas jusquelà, ils méritent encore plus de mépris que d'estime, parles preuves qu'ils me présentent d'une piété orgueilleuse et d'une science qui enfle, et qui par conséquent n'es( pas selon Dieu. Les croirai-je attachés à l'unité et soumis aux autorités légitimes, parce qu'ils me le protestent? Mais n'ai-je pas l'exemple des protestants, qui se vantaient d'avoir la même foi que V Eglise catholique (DreierControv, Pricf. ), de désirer vivement le rétablissement de la concorde (Apotog. Conf. Aug.de Canj. saerd. ), qui priaient incessamment le Seigneur de leur faire connaître 1rs moyens capables de rendre la paix à l'Eglise (Dreicr. Praf. ), qui se disaient disposés! se soumettre

(l) 11 n'y a qu'un homme idolâtre de soi-même qui soK capable de la jactance d . ilom 1< folle pré*

1 1' m allait jusqu'à se nicllre au-dcsM.s de 10*1 les antres ci des auteurs sacrés esi-mèmes. Il suffit de lire la Vie de saint Vincent de Paul, 6i rite i ar Hgr. AbePy, évêque de Rodez, 1.2, II; on y trouvri renées tjoe ee *s-

\ item eut avec le saini , il alla jusqu'à lui dire que

nie élan plus i bue dans seu csprii que «Vus la (aùilt eux-mimes.

TIUOMPUE DU SAINT-SIEGE ET DE L'EGLISE

à la puissance légitime des évoques, sinon ur~ gèrent servare tradiliones,quœ bona conscienlia servari non possunt (Apol. cit. de Abusib.). Cel exemple, dis-je, ne peut-il pas me faire craindre que les opposants ne soient aussi des loups ravisseurs sous la peau del'agneau, et n'appartiennent à cette classe nombreuse dont parle saint Augustin: Qui se vidantes non solumjactilant, sed a Christo illuminât os videri volunt {S. Aug., loc. cit.). Inlerrogerai-je, pour les juger, leur conduite , leurs mœurs? Mais auparavant que Tamburini prenne la peine de me faire un tableau fidèle de la vie, par exemple, de ceux qui se sont opposés à la bulle Unigenitus, ou à la bulle plus récente Auctorem Fidei; j'attends ce qu'il me dira de leur simplicité , de leur véracité, de leur horreur pour toute dissimulation, pour être autorisé par les règles de la prudence à ne voir que de l'injustice dans le pape, de la fourberie et des mensonges dans ses partisans , quoiqu'ils appartiennent la plupart au corps hiérarchique. M'en rapporterai-je à des témoignages étrangers ? Mais ceux qui me les fourniraient pourraient n'être pas très-dignes de foi, ou parce qu'ils professeraient la même doctrine, ou parce qu'ils manqueraient de critique , ou parce qu'ils n'auraient pas eu assez de monuments entre les mains, ou pour toute autre cause. Et si tout cela ne peut me présenter assez de garanties et de sécurité, comment pourrai-je me persuader que les dissidents soient la fleur de l'Eglise, la partie la plus éclairée des pasteurs, et que ces litres ne conviennent pas plutôt à ceux qui ont adopté la décision pontificale? Ne serais-je pas dans le cas dont parle Tamburini, où il ne faut tenir aucun compte des oppositions (Anal., §64)? Comment donc leurs qualités personnelles pourront-elles être pour moi un motif de croire que l'unité requise ne se trouve pas dans le parti contraire?

6. Mais, en second, lieu y a-t-ilrien de plus difficile à pénétrer que les intentions secrètes et les pensées particulières de l'homme? Et cependant il faut aussi les connaître, si l'on veut prendre une juste idée des opposants. 11 ne faut déférer, dit notre auteur, qu'à l'autorité de ceux qui ne sont intéressés à soutenir l'erreur, ni par l'esprit départi, ni par l'intimité de leurs relations (ïbid.); mais qui sacrifient à l'amour de l'unité et à ta défense de la vraie doctrine leurs intérêts, leur réputation et leur rie. Ici donc il nous donne pour marque caractéristique de la vraie doctrine la défense de la vraie doctrine. Belle manière de procéder ! Il s'agit de trouver la vraie doctrine, et déjà on la suppose flans les rangs des opposants. Scis ergo , lui répondrait saint Augustin, scis ergo jam quœ sit, si scis apud quos sit (De xililil. credendi , n. 1G). Alors la question serait résolue. On ne peut l'assurer, dit-il, mais le zèle des parties, leur constante, leur désintéressement, leur manière de discuter, peuvent faire conjecturer avec quelque certitude de quel côté nst la vêîité, et de quel côté l'erreur, La vélldesû nature humble, douce, pacifiqttt...

Elle n emploie à se faire des partisans que ses attraits naturels; elle ne s'effraie pus du grand nombre des contradietzurs, et ne craint pas d'avoir des persécutions à braver... L'erreur a une allure toute différente : elle est peunsuse, timide, méfiante, excessivement soupçonneuse... Ses partisans ne négligent rien pour surprendre la vérité dans leurs pièges et en corrompre les défenseurs ( Anal. , g 201 , 202 ). Voilà donc les caractères distinctifs de la vraie doctrine ]ct de l'erreur. Tamburini à la fin a trouvé le grand secret. Se résigner dans une sainte paix à la perte des bénéfices, des dignités, etc.; à se voir même enlever le nom de catholique par la violence et les anathèmes injustes du Saint-Siège, ainsi qu'il arriva aux vicaires, aux chapitres, à l'archevêque de Sébaste, en Hollande (Tosini, t. \,p. 182), cl dernièrement à YAlhanase de Tistoie; s'élever audacieusement contre la multitude innombrable séduite par le successeur de saint Pierre ; rester inébranlable malgré les secousses de mille persécutions aussi injustes que cruelles, excitées par la plus grande partie des pasteurs, qui oublient que leur ministère ne consiste que dans la persuasion (Teol. Piau., let. 3, § 31); devenir l'objet d'une horreur et d'une exécration presque universelle; enfin, comme les Jean Hus et les Jérôme de Prague, donner sa vie plutôt que de céder à tout ce catholicisme prévaricateur : tout cela ne montre pas le mépris de l'autorité pontificale, n'annonce pas l'orgueil de gens qui se croient seuls éclairés, n'ôte pas à l'épiscopat toule force coactive, n'est pas un scandale donné au monde catholique, un outrage fait à la divine providence ; cela ne prouverait pas qu'elle eût laissé détruire par l'homme l'une des marques les plus essentielles de la foi , l'universalité, et fermer à tout le genre humain la voie générale et commune par où on doit arriver à la justice et au salut; non, tout cela ne serait pas un sacrifice impie à ses opinions particulières : ce serait au contraire un des caractères les plus certains et les plus dis— linclifs de la vérité. Est-ce donc à ces traits qu'on pourra distinguer, d'une manière non douteuse, l'humilité qui est le propre de la vérité, des humiliations et de l'opprobre qui sont le partage de l'erreur; la douceur de l'une et son respect pour lis autorités légiti-r mes, de la souplesse obséquieuse et des adulations perfides de l'autre; le génie pacifique de la première, de la lâcheté et du caractère craintif de la seconde? Que ces champions de la vérité nous montrent les litres de leur mission : d'où sont-ils autorisés à bouleverser ainsi le gouvernement ecclésiastique et la puissance hiérarchique, à réformer tout l'univers, à renverser toutes les idées des fidèles et le système de leur foi, à leur faire penser de la Providence des choses que l'Eglise ne leur enseigna jamais? Outre cela, comment nous prouveront-ils que leurs entreprises ne subissent pas l'influence de la singularité de leur caractère, que les transports do leur zèle ne \ieïinen! pas d'un véritable fanatisme ; enfin que. seuls et en public, ils

DÉMONSTRATION ÊVANGI I IQ1 i GRÉGOIRE XVI.

soni toujours exempta de dissimulation, do déguisement et de duplicité? S'ils ne nous laissent pas bien convaincus do tout cola,

quoi usage p0Urr0US-n0US taire de la règle

que Tamburini nous recommande pour roconnaltre de quel coté se trouve la vérité, et do quel côté est l'erreur?

7. Il nous présente on troisième lieu les progrès de l'opposition. C'est à la vérité qu'il appartient en propre de se faire jour, de te perpétuer de siècle en siècle , <lc panser, malgré les obstacles elles damjcrs d'Eglise en Eglise... d'occuper tôt ou tard la place de l'erreur, et de vaincre (Anal. § 201). Mais, monsieur le professeur, rappelez-vous ce que \ous avez écrit , vous ou voire théologien de Plaisance , vers la fin de celle troisième lettre si humble, si modeste , si pacifique , adressée à monseigneur Nani , ce prélat si zélé ; rappelez-vous vos condoléances sur les progrès affligeants que les opinions du pape avaient fails depuis les trois célèbres conciles dont j'ai déjà parlé [Chap. 10, vers la fin). Je n'exigerai même pas que vous soyez d'accord avec vous-même après un si long intervalle ; rappelez-vous don- au moins en général vos lamentations sur les progrès de l'erreur, qui , avec le nombre toujours croissant des sectaires, s'élève peu à peu au rang de la vérité... et se prévalant de la majorité, prétend avec une sacrilège hardiesse a la place de la doctrine de l'Église (Anal. § 52) ; ce qui cause ces nuages cl ces ténèbres, qui, selon vous cl vos confrères, couvrent, déjà depuis plusieurs siècles, la face de l'épouse de Jésus- Christ. Pourrez-vous me nier maintenant que les progrès de la vérité ne soient en raison de ceux de l'erreur ? Et, dans celte alternative continuelle de succès contraires , comment pourrai-je savoir si c'est la vérité ou l'erreur qui prévaut? Comment donc seral-il possible, en appliquant ces règles , d'apprécier l'autorité des opposants , et par conséquent quelles sont les oppositions qui doivent nous empêcher de reconnaître dans les décisions rendues la voix de l'unité , la doctrine de l'Eglise?

8. Je remonterai , dit-il , aux temps qui ont précédé ces disputes , je m'attacherai à la doctrine alors communément enseignée. Trèsbien ; mais dans quel cas faudra-t-il recourir à cet expédient? Quand il n'y aura pas accord, répond-il. Mais il est prouvé que, par les moyens déjà indiqués , l'on ne peut s'assurer si cet accord existe ou n'existe pas. Pourrai-je donc l'employer à propos de chaque décision? Non. El pourquoi ? Parce qu'il est des occasions où l'unité n'est pas douteuse, où les décisions sont reçues aux applaudissements de tout l'univers. Quand saurai-je si l'univers y applaudit? Quand il ne s'élève aucune réclamation, ou, s'il y en a eu , quand les querelles sont apaisées. Je pourrai donc, en certains cas , être sûr de ce consentement universel , et d'une certitude qui me permette de faire un véritable acte de foi ; mais qui m'assurera que je sois dans ce cas? Le reconnallrai-je par moi-même, ou bien par le dire des autres ? Le premier

moyen m'est impossible; le second ne me

tire pas t <mi ,'i f.iii du doute , et l'espérient e me prouve qu'il y a toujours désaccord de la part du plus grand ou du plus petit nombre.

Et puis, quand même je pourrais, ce qui

m'est impossible pour les raisons déjà données, déterminer, d'après les règles de la prudence , la doctrine de l'Eglise actuelle

sur le point décidé, je ne devrais pat pour cela me tenir en paix; car, s'il faul vous en croire, c'est une erreur tendante au schisme que de vouloir tout ramènera l'enseignement actuel de V Eglise , sans avoir égard à la doctrine et à la foi des temps passés Anal. Quelque évident que put me paraître le consentement universel, si une ou deux personnes venaient me dire qu'il ne faut regarder comme la \oix de l'unité que celle qui s'est l'ait entendre dans tous les temps, et qu'elles nioprésenlassent unmonumenld'une tradition quelconque , l'universalité actuelle devrait toujours m'élrc suspecte , et je devrais craindre de ne pas y trouver l'unité requise. Je serais donc dans la nécessité de me reporter aux temps antérieurs , et de faire le raisonnement suivant : L'universalité présente toujours la voix de l'unité ; tel et tel point no peuvent appartenir à l'unité , parce qu'il est prouvé que telle n'a pas été la doctrine de l'Cglise dans tous les siècles : donc , quand même je ne saurais pas que le petit nombre des gens éclairés, la fleur de l'Eglise, y fassent opposition , je pourrais toujours le supposer et croire par conséquent qu'il n'y a pas l'universalité requise. Il y aura peutêtre erreur dans la mineure ; mais ce ne sera qu'une erreur de l'esprit, et non une désobéissance à l'Eglise , si l'on se croit oblige à ne juger de la doctrine et de la foi de l'Eglise actuelle que par celle de l'Eglise primitive. Il n'y aurait désobéissance envers l'Eglise que dans le cas où l'on admettrait cet autre raisonnement : La doctrine de tous les temps est une ; or telle doctrine est celle de l'Eglise dans le dix-huitième siècle ; donc telle fut aussi sa doctrine dans les siècles passés. Mais c'est une mauvaise manière de raisonner, parce qu'en ramenant tout à l'enseignement actuel de l'Eglise , on tendrait au schisme. Il est donc non-seulement permis , mais même très-prudent , de remonter pour chaque décision aux temps antérieurs; car ce serait une grande imprudence que de soumettre son esprit à l'universalité actuelle , sans l'avoir reconnue avec une certitude absolue, laquelle certitude est impossible à obtenir parles moyens ordinaires.

9. Eh bien! remontons aux temps antérieurs; où trouverai— je enfin la doctrine alors communément enseignée ? Sera-ce dans les monuments publics de l'Eglise? Quoi labyrinthe inextricable! Je ne pourrai les reconnaître; une fois reconnus, je ne pourrai encore me flatter de les bien entendre; après même les avoir compris . je ne pourrai encore on déduire la pensée de l'Eglise, et par conséquent je resterai toujours abandonné à moimême et juge de ma foi. En effet, comment les reconnaître? Le pape assure qu'ils s ont la

base de ses jugements; ils sont pareillement invoqués par les évêques et par les théologiens qui adhèrent à ses jugements et les défendent contre les opposants. Irai-je donc les chercher dans les Pères, sans tenir compte de l'autorité actuelle, qui m'en atteste l'existence? Dans quels Pères? Dans ceux qui ont brillé depuis l'imposteur Isidore? Non certainement; car au milieu de l'ignorance et des ténèbres des siècles où ils ont vécu, ils ont pu être trompés par ses fausses décrétâtes; et, placés sous l'influence des conciles nombreux qui adoptèrent le droit nouveau (Vera Idea, part. 1, c. 4, § 3), peut-être n'ont-ils pas assez bien examiné la doctrine qu'ils attribuaient au Saint-Siège: or ils seraient alors dans le cas où les novateurs placent les évêques qui regardentle pape comme infaillible : ils seraient trois cents, qu'ils n'en vaudraient qu'un seul, parce qu'alors ils parlent tous sur la foi du pape (Contin. dell' appel. § 10). Je m'adresserai donc à de plus anciens. Il n'y aura peut-être parmi eux aucune discordance ; car, s'il y en avait, dit notre théologien , dissensio palrum inter se satis probat in ea rc non fuisse communem Ecclesiœ fidem; je ne pourrais donc regarder leurs ouvrages comme des monumenls irréfragables de la doctrine de l'Eglise ; je ne pourrais préférer l'autorité de l'un à celle de l'autre, mais seulement peser leurs raisons. Nulla lex , poursuit notre théologien, nos potest obstringere, ut ex sanctis Palribus , in aliqua re dissidentibus , huic potius vel alteri adhœreamus ; cum, ratione habita aucloritatis in re controversa, alius alteri non prœstet, sed solum rationum momenta, quœ ex utraque parte proferuntur , spectari debeant ( De font. Thcol. vol. 3, c. 3. Reg. de auct. Patrum ). Mais, d'après les règles de la prudence, comment pourrai-je reconnaître avec certitude l'accord unanime des Pères, si le Saint-Siège et la plus grande partie des évêques qui en ont adopté les décisions s'y sont trompés eux-mêmes ? Peut-être n'ontils tenu aucun compte de leur unanimité , s'ils l'ont reconnue, ou peut-être même tous ces papes et tous ces évêques n'ont-ils pu, malgré leurs éludes, parvenir à la reconnaître , supposé qu'elle existât. Ces réflexions peuvent me faire craindre avec raison de ne pas la distinguer moi-même, et par conséquent je devrai ranger la question controversée parmi celles que l'universalité des temps anciens n'a pas décidées ; pour fixer mon jugement je devrai donc considérer, non l'autorité seule de ces Pères , mais les raisons qu'ils apportent. Cherchcrai-je ces monuments dans les décisions solennelles des conciles généraux? J'entends ceux qui ont été acceptés généralement. Il faudra donc que j'examine d'abord s'ils l'ont été réellement, et cet examen me présentera les mêmes difficultés. Si, au jugement des novateurs, l'acceptation même des derniers conciles généraux est encore sujette à être contestée; que faudra-t-il dire des plus anciens? Tamburini doit donc con vonir qu'ici encore le succès esl impossible. 10. En effet, il y a des conciles dont la doctrine, combattue dabord, fut adoptée plus

TRIOMPHE DU SAINT-SIÈGE ET DE L'ÉGLISE

tard ; d'autres, selon lui , supposèrent ou proclamèrent une doctrine qui passa d'abord à la faveur de l'ignorance des temps, et qui ne rencontra de l'opposition que plusieurs siècles après : tels furent, à son avis, ceux qui, trompés par les fausses décrélales, adoptèrent le nouveau corps de droit, contraire à la divine institution de la hiérarchie ecclésiastique. Dans l'un et l'autre cas, il est impossible de décider quelle acceptation me garantirala doctrine de l'Eglise. Dans le premier, je dois suivre ces conciles dans les vicissitudes qu'ils ont éprouvées, dans les progrès successifs de leur doctrine, discuter les moyens employés, balancer l'autorité de leurs défenseurs et de leurs contradicteurs ; dans le second, on ne fixe aucun temps, après lequel la décision soit ou définitivement acceptée, ou définitivement suspeudue et annulée. Il n'y aura donc pas de concile dont je ne puisse craindre, ou, s'il a éprouvé de l'opposition dans le principe, qu'il n'ait pas été dans la suite universellement accepté, ou qu'il n'ait pas obtenu d'abord l'approbation universelle, s'il a été attaqué plus tard ; et par conséquent je ne serai jamais certain de retrouver la doctrine de l'Eglise dans les monuments des conciles.

11. Et quand même je l'y retrouverais, quand même je pourrais m'assurer, par les règles de l'acceptation postérieure, que ces conciles me présentassent la foi de l'Eglise universelle; serai-je également certain qu'ils aient rendu une décision solennelle infaillible? Je ne pourrai jamais avoir cette certitude; car je trouve des papes, des évêques, des théologiens, qui passent pour soutenir une doctrine contraire, qui cependant admettent avec moi ces mêmes conciles, et qui seulement entendent d'une manière différente leur doctrine et la pensée des Pères ; il sera donc toujours douteux pour moi, si, en s'accordant sur les paroles, ils se sont pareillement accordés dans leur jugement et leurs véritables sentiments, et par conséquent si cette décision est véritablement dogmatique et infaillible. Et qu'on n'attribue pas cette incertitude à une vaine crainte, au scrupule, à l'ignorance : car l'auteur même, qui a tracé les caractères d'un jugement dogmatique, se charge de me justifier : Le jugement des évêques, dit-il, suppose tntre eux un parfait accord, non-seulement de paroles, mais de sentiments. L'Apôtre, qui ditquela foi doit être une, una fides, exige encore, pour la croyance que nous devons accorder à la foi et la profession que nous devons en faire, l'unanimité de cœur et de bouche, unanimes uno ore. « La règle de foi est une, » ainsi que le dit Tertullien ; or celte unité ne peut se trouver dans un jugement de l'Eglise universelle et lui donner la force et l'autorité d'une véritable décision de foi, qu'autant que les pasteurs qui représentent cette Eglise , s'accordent tous parfaitement, non-seulement à vouloir les mêmes paroles, mais encore à les prendre dans le même sens : de manière qu'ils enseignent en corps les mêmes vérités et condamnait les mêmes erreurs (§ 7). Si donc les paroles ne pré-

DÉMONSTRATION ÉVANGÉUoll.. GRÉGOIRE XVI.

sentent pns d'une manière certaine \â peneéc de ceux (jui i»-s emploient, si oei pasteurs peuvent parler de même et penser différemment, quelque décision de conciles généraux qu'on me propose, j<' pourrai toujours craindre «le n'\ trouver que le Langage* et non le sentiment intime des Pères.

\±. Consulterai je l'esprit dans lequel l'Eglise a accepté ces conciles 1 même difficulté ; je ne trouve eiieore ii i que 'les paroles ;

l'embarras est égal ; et Tamburini complète

sa défaite, en disant que les témoignages des

morts sépares de ceux des vivants, ( esl-àdire de / ens eignement actuel de l'Eglise, ne

peuvent régler nia foi (1), qu'autant que, à l'aide de mon propre raisonnement, j'en apprécierai le sens el les motifs. Si lionc il veut me permettre de lui signaler son erreur et de chercher à l'en tirer, je lui dirai qu'un tel système ne tend qu'à couvrir de ténèbres épaisses et à rendre douteuse, dans tous les cas possibles, l'autorité soit du tribunal actuel, soitdeceluides temps passés; et, s'il veut être franc, il doit avouer que ses théories et ses règles ne peuvent avoir pour résultat, que de détruire dans l'Eglise toute espèce de tribunal vivant et visible, non-seulement pour le bas peuple, mais encore pour les évéques, les théologiens et les historiens les plus savants et les plus éclairés. Chacun pourra donc douter des décisions les plus solennelles de l'Eglise ; chacun devra en chercher la voix par lui-même ; et comme il croira l'entendre làoù il trouvera une doctrine en harmonie avec ses opinions ce seront ses propres lumières, qui deviendront l'objet de son culte, à la place de l'autorité de l'Eglise universelle. Tel est le terme où doit nécessairement aboutir quiconque ne va pas à la source de l'unité, quiconque ne prête pas l'oreille à l'organe infaillible de l'Eglise, et, an lieu de se soumettre aux décisions dogmatiques du successeur de saint Pierre, a recours à de vains artiflees, à des subtilités chimériques, à des règles tout à fait trompeuses pour diriger notre obéissance. 5*7 est une fois établi, s'écrie, dans le transport de son zèle, Mgr. Stralico, évèque de Lésina et Brazza, s'il est une fois établi qu'on ne doit fias s'inquiéter de la parole du chef île l'Eglise, et qu'on puisse la supposer capable d'erreur, à quelle autre parole nous en tiendrons-nous, pour nous réunir dans la même foi tant que nous vivrons? Demanderons-nous que Dieu parle lui-même? Mais n'est-ce pas une présomption téméraire, ifuc d'attendre qu'il vienne dissiper pur des prodiges tous les doutes insensés que nos caprices peuvent nous mettre dans la tête? Recourrons-nous à l'examen des Ecritures? Quel fruit en rct> r>ns-nous, si, consultés par tous, elles sont elles-mêmes le sujet des doutes, et que les avis se parlaient précisément sur la manière de les entendre / Il faut en dire autant des conciles et des Pères. Youdra-t-on ne suivre, dans la recherche du vrai, que la direction dangereuse de son propre

(t) Voyez sur ce point d'une venté incontestable l'Ecotioiuia déitu j'ede du célèbre Bolgeul, e. 1, art. 4.

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Upiit? J{ "■ ■•■fini, < cotre qu'un os.nl h ],rêli aille; quoique, (t ihir un étéqUi ISOU, une

h emblée particulière, ou même un eonci buh- d'extravagants fanatiques, adopter des doctrines oondamnéi chef a\ I /

it les dur conforme» a l'Ecriture, à lu tiuditiun, aux conciles et auu P il eemble difficile d* muter qu'il est des hommes qui préfèrent à tout et n'écoutent que leur m- !/< n mi pri\ é In t. /'<, t. dans i il de ses opuscules encrés tt past. .

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