lt; 2H7, E; 289, A,C bit , B
Les autres écrivains syriaques emploient aussi quelquefois ce mol dans le même k us que saint Ëpbrem. C'esl ainsi (|ue Jacques de Sarug le prend plusieurs fois, et notamment au iliap. XIV du Lerilique, il s'en sert dans celte phra-e : .\jin qu'on lit dans ces ■ \ chose» une figure du Seigneur i .
Il en est de même de Jacques d'Edesse, le principal restaurateur de la pureté de la langue syriaque, dont on trouve un exemple au T. Ides OEuvres desaint Ephrem, p. 171. B.
Euûn le plus savant des grammairiens i t «les philologues syri ques, Grégoire Barbé— brœus, attache la même signification au mot syriaque qui nous occupe. Ainsi, sans parler de beaucoup d'autres exemples semblables, lorsqu'il explique, dans son Trésor des secrets, un passage de l'Exode. \V, 2'i, il fait remarquer que le bois au moyen duquel on adoucit l'amertume des eaux, était une figure ( de la croix j (2). Ainsi encore au chap. XIV du Lévilique (3), il emploie sept fois ce mot dans ce même sens; bien plus, il l'emploie onze fois dans un autre endroit, dans l'espace de onze lignes ['*).
XXVI. liùzonoio, n*"s-. Il faut assigner la même signification à l'adjectif ici indiqué, qui ne se trouve point dans les lexiques; car il doit se traduire par symbolique ou typique. Saint Ephrem l'emploie en ce sens quand il dit (îue Dieu « avait confère à Moïse l'imposition des mains (des prêtres ) dans celle Eglise typique,» c'est-à-dire dans la synagogue (5). De même, p. 309, B.
XXVII. Roxonoil, mena, Advcrbequi manque aussi dans les lexiques, etdont le sens est typiquement, etc. Nous en avons un exemple dans saint Ephrem, qui dit que le grand prêtre des Juifs portait sur sa poitrine le ratio— nal, qui rappelait tvpioi i Ml KT celui qui est le juge des tirants et des morts (G). On trouve la même expression p. 229, II, et il'w, B.
XM'Ill. Rmax, ton. Scbaafassigne poursignificalion au mot dont il est ici question: il fil signe, il indiqua, il désigna quelque chose), des yeux, des mains on des pieds f7). C'est à peu près tout ce que vous trouvera dans le lexique de CastelUel tous les exemples cités, tant des li\res de l'Ancien que de ceux du
Nouveau Testament, renient dire désigner ou
(1| ttU., t. I, p. 143.
i Codes valfc. t T t (not. M».), fol. 36, verso.
3 ;(»t(/., lui 40. recto.
(i! IbkL, loi. 13. verso.
t:i) i. i, p. -Jj-, D.
ttttt . p. 251, K.
(7 i Ceci a été transcrit n»»l à mot du lexique chald. d.' Bultorf, col. 2A>l.
IIOH,E SYMAC^E.
faire signe des yeux (1) ou des mains (2). Mais assurément le sens de ce mot s'étend plus loin : car il veut dire aussi insinuer une chose. C'est ainsi que l'emploie saintEphrem. Après avoir déduit par voie d'induction certaines choses qui ne sont pas formellement exprimées dans les livres saints, il ajoute, en se servant du terme dont nous parlons, Comme V Ecriture /'insinue (3). De même Barhebrseus, expliquant le v. 14 du chap. 111 de la Genèse, raisonne ainsi par induction : « Cela insinue ou donne à entendre que le serpent était auparavant un qu; drupède (4).
De là découle une autre signification qui vient à notre sujet , celle de représenter ou d'indiquer typiquement une chose.
Voici des exemples de celle nouvelle signification. Saint Ephrem, expliquant typiquement les diverses parties du corps des animaux qu'il fallait mettre à part dans les sacrifices , emploie le mot syriaque dont il s'agit ici pour dire, en parlant de la graisse qu'il fallait ôter des reins, qu'elle « représentait typiquement les actes de l'âme et les mouvements de l'intelligence » (5). 11 l'emploie de même dans cette phrase : « L'immolation de la génisse rousse désignait symboliquement le mystère de la mort de Jésus-Christ (6). » Il n'est pas pris autrement t. I, p. 240, B. De là vient le nom suivant,
XXIX. Remzo, nïOI. Qui signifie ordinairement signe de tête, nutus. 11 est employé en ce sens dans le délicieux chant de nourrice (lallo) qu'on met dans la bouche de la sainte Vierge pour son divin Fils enfant, dans le bréviaire syriaque férial, éd. de Uome 1787 : car les lexiques n'en citent aucun exemple. De là il s'emploie pour désigner un signe de la volonté de Dieu, ou plutôt même pour exprimer le nom même de Dieu absolument. C'est ainsi que nous le trouvons pris dans l'épigraphe du Codex valic. XVII ( maintenant XVIII) : Avec l'aide du Dieu très -saint, comme l'interprète l'illustre et savant Assémani (7). Peut-être a-t-il encore le même sens dans le commentaire de Barhébraeus sur le v. h du chap. I de la Genèse (8).
Enfin il possède la signification que j'ai revendiquée pour lui comme analogue à la racine d'où il dérive : il est pris pour type, si je ne suis pas trompé par un passage de Barhébraeus dans son commentaire sur le v. G du chap. XIV du Lévitique, où il dit ajnsi que le type est appliqué à Jésus-Christ par Jacques d'Edesse (9). Celte interprétation est confirmée par le mot arabe qui signifie allégorie, et l'adverbe syriaque qui veut dire mystiquement, sens dans lequel il est employé
(1) Voyez la version grecque, Ps. XXX v , 19; Job, XV. 12. '
(2) Consultez S. Luc, I, 62; V,7: et S. Jean, XIII, 2 1.
(4) i bi supra, fol. 6, reclo.
«1 Ibid., p. 241, A.
(7) Cité dans les Ai ri, versions syriaques.... «aminées t7890lm2U Planque.-, Gcorg. Ctifélieu Adler. iiafnia: ,
(81 Obi supra . fol. 2, a terqo.
(9) Ibid., fol. 40, recio.
daus le titre du psaume XLVI.
XXX. Rscham, Etrscham, ovrmti. Dm. Aux significations ordinaires du mot ici désigné, qui n'ont pas besoin de confirmation, il faut ajouter celle d'exprimer typiquement. Il est quelquefois employé en ce sens par saint Ephrem. En voici plusieurs exemple^ : La colombe envoyée par Noé nous représentait le Saint-Esprit (1). — Lorsque Jacob, croisant les bras et changeant ses mains de place, bénissait les fils de Joseph, on voit évidemment un symbole de la croix (2). — Le sang dont on marquait les oreilles ( des prêtres de l'ancienne loi) désigne typiquement la sainteté des parfaits (3). On trouvera des exemples du même emploi de ce terme, p. 150, B (bis) ; 213, A; 232, D, E; 233, D; 241, A; 245, F.
Cette opinion est confirmée par Jacques de Sarug, déjà plusieurs fois cité précédemment, qui dit, à l'aide de ce nom, que le sang répandu sur les eaux dans la cérémonie delà purification du lépreux était le type du baptême (4).
XXXI. Schuda, yro. Ce mot est traduit par Castell : il signifia, il fit signe. Mais ces significations, et d'autres données par lui, paraissent ne s'appliquer qu'aux personnes; et je ne pense pas en effet que les passages qu'il cite puissent recevoir un autre sens. Mais ce mot s'applique pareillement aux choses.
Car, d'abord, il se dit, dans un sens grammatical, de la signification des mots. Jacques d'Edesse l'emploie de cette manière : Le nom de ce Melchisédech signifie roi et juste (5).
11 est pris aussi quelquefois dans le sens de représentation symbolique. En voici des exemples tirés de saint Ephrem : La bandelette représentait l'amour (6). — Les oreilles teintes de sang, dans la consécration des prêtres (de l'ancienne loi), étaient les types de l'obéissance et de la docilité (7). Consultez le même Père, t. I, p. 227, D ; 228, D; 231, A, D ; 232, C,E; 237, B ; 238, B ; 240, C ; 247, C ; 255, A ; 283, B, D.
Jacques d'Edesse l'emploie de même dans cette phrase : Melchisédech était la figure de Jésus-Christ (8).