‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 24 sur 167 · DELA LANGUE DE JÉSUS-CHRIST ET DES APÔTRE · texte numérisé non relu

DELA LANGUE DE JÉSUS-CHRIST ET DES APÔTRE

Appendice au § III, col. 19.

Quelle fut la langue maternelle du Christ et des apôtres? est-ce l'idiome appelé syrochaldaïque ou la langue grecque? C'est là une question encore débattue, et je ne vois pas d'autre moyen d'en finir avec celte cause, qu'un arrangement de part et d'autre. Tout en reconnaissant toute la force de leurs arguments à ceux qui ont combattu avec tant de vigueur et de science pour les Syriens, tels que Simon II) , de Rossi (2) , Fabricy (3) , Pfankuche (»), et autres, nous sommes loin

parente des choses qu'il leur promettait [S. Jean. Vf, 42, 53,61, 67); tandis que ceux-là, au contraire, qui n'y voyaient pas moins de répugnance, lui soumirent leur intelligence sans raisonner, parce qu'ils savaient qu'il était incapable de fraude et de mensonge, et qu'ils croyaient fermement qu'il était le Fils de Dieu {Ibid., 69, 70). Après un témoignage aussi clair, et approuvé même de Jésus-Chrisl(/Wrf., 71), de la loi implicite des apôtres à dés choses môme impossibles en apparence, pourvu qu'elles fussent sorties de la bouche de leur divin maître, peut-on penser qu'il ait prononcé des paroles qui n'auraient dû et pu êlre comprises que supposé l'impossibilité des choses qu'il disait.

(Jue si Jésus-Christ ne pouvait parler à ses apôtres, à la condition que ses paroles ne dussent èlre entendues que de celle manière, il ne peut nous être permis non plus à nous de les interpréter de celle sorte ; car le vrai sens des paroles de Jésus-Christ est celui dans lequel il a voulu qu'elles fussent prises par les apôtres.

(1) Histoire critique du texte du Nouveau Testament, eh- VI, Rotterdam, 1689, p. 56 et suiv.

(2) Delà langue parlée par Jésus-Christ, Parme, 1772. |3) Titres primitifs de la révélation, nome, 1772, 1. 1,

p. 1 16 ri suiv. N.

(i) lleber die Palaslinische Landessprache in den ,Zeil- •der Chrisiiiiud der Apostelu. ein Versuch von Hein. Fried. bfaukuche, in hichuorn, AUgcnieinc Uibliot , t. VUI, pp.

dl regarder comme méprisables et foi lli | réfuter ceux qui ont été produits en faveur le la fatigue grecque par Votiins (ij, Dio-

tlati (-2), Ariglcr (S) , llug (V) , liiuteriin (5), Maltliy ((>), et tous les autre!.

Pour ue pas paraître porter du bois à la foret , je oe ferai que paiser légèrement sur les r, lisons mi déjà signalée! parie- savante,

ou non encore aperçues par aucun autre précédcnitnciil, qui peuvent servir à démontrer que la langue grecque était familière à presque tous les Hébreux dans les usages ordinaires de la ?ie.

I. Il paraît donc certain qu'au temps d'Antiochus Kpiphane, un certain nombre de Juifs embrassèrent le parti et les mœurs des Grecs (7) ; que la langue grecque se répandit tellement parmi les Juifs, que leurs femmes et leurs enfants mêmes pouvaient s'entretenir avec les Grecs (8), et qu'il est dit d'un ou de deux personnages, en le faisant remarquer comme une chose qui sortait des usages ordinaires, qu'ils avaient, non sans jactance , prononcé un discours en hébreu , leur langue maternelle (9).

II. Si nous passons de là au temp9 de Jésus- Christ , nous voyons le gouverneur romain parler non seulement aux plus savants d'entre les Juifs ou à Jésus seul , mais à la plus vile populace (10) , écoutant leurs accusations et leurs clameurs , leur proposant Jésus ou Barabbas (11), se déclarant innocent du sang qui allait être versé (12) , et en tout cela si bien compris de la foule du peuple, qu'ils lui répondirent à point nommé et d'une voix unanime qu'il faut renvoyer Barabbas et crucifier Jésus, s'il ne veut, lui gouverneur, avoir César pour ennemi et devenir l'objet de son indignation (13), et qu'ils consentaient à ce que son sang retombât sur eux et sur leurs enfants (lk). Or qui pourrait se persua-

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