I.\A\U.!.!' II. Ut
il en rérallera manifestement que i ■>pinion de ce savant docteur ne repose sur aucun fondement solide. Je prouverai eo peu de mots que la chose < si réellement
ainsi.
Voici en quels iciiiics lacquei s'exprime presque dès le commencement de cette lettre : / commande a | i ossî transcriront
les livres que j'ai traduits et composés, etc. I
(les paroles, évidemment, ne regardent ni la version Peschîto, ni l'héracléenne.
Bt encore Q les copistes ne confondent pas avec le Dans \r> siècles qui te trou la fin <lr ces homélies, l'Amen qui '*t à la fin (2). Enfin il ajoute : J< dit à -'iin- religieuse fraternité , en la priant instamment : Ordonnes aux copistes aécrire le petit litre [envoyé à votre sainteté, avant lemilu tome de ce livre des homélies épilhroniqut '> c'est-à-dire des homélies mêmes qui occupent la troisième place après les versions dans le manuscrit du Vatican, et qui \ sont api en termes exprès épilhroniques. Il est vrai que, dans le Codex II irbérin, la lettre pn les leçons tirées des Pères grecs : et, ce qui est ici tout à fait décisif, celle même lettre précède également celle même version des homélies dans l'autre Codex du Vatican ('*).
Tout cela prouve qu'on n'a aucune raison solide d'attribuer à Jacques d'Edesse cette ponctuation et celle édition comme étant son ouvrage; mais ne pourrait-on pas du moins soupçonner, en la voyant ainsi jointe à ses autres ouvrages, et même à ses traités sur les noms contenus dans l'un et l'autre Testament et sur divers autres sujets ; ne pourrait-on pas, dis-je, soupçonner que l'édition du moins dont nous parlons est son œuvre? J'avoue que ce doute me parait avoir de la consistance, et qu'il approche tellement de la probabilité , que j'embrasserais volontiers, du moins comme une conjecture plus probable, l'opinion affirmative, si des raisons plus graves ne me détournaient de le faire.
Voici comment s'exprime Jacques d'Edesse, dans celle lettre : Qu'ils n'écrivent pas, comme c'est l'ordinaire . Schlemun pour mon Scholomon; car je sais ce que f ai écrit : ni broschilh sans jud, pour le brischitb que foi employé (5). Or le premier de ces noms se lit au commencement du li>re des Proverbes, dans notre Codex , contre la défense de Jacques (6). L'autre aussi se trouve tint au commencement de la Genèse qu'au commencement de l'Evangile selon saint Jean , écrit de la manière que Jacques ordonne d'éviter. Et de plus, dans ce dernier endroit, on trouva ajoute à la marge, de la plume même de celui qui a copie le texte, les mots qui suivent : Saisît Jacques d'Edesse dit brischitb. Ne pour-
(I) Ol. .In Val , fol. 18t>.
(i) Fol. 187.
(3) Fol. M
(4) Hililioi. orient , i i, p. F78, ùr j'ai démontre' esdessus que cette leUresur [orthographe, etc., est la mémo ahootanieal que celle adressée a George* de Saruaj, quoique Assémani en fasse deux lettres distinctes.
fffl Codes de- Vu., toi 183.
(li) «M., fol. IV.
IIOR^E SYMACiE.
rait-on point conclure de la que ce n'est pas à Jacques d'Edesse qu'on doit l'édition et la ponctuation de ce livre, mais à quelque autre qui aurait voulu étendre aux versions de la Bible le soin et l'attention apportés par Jacques aux homélies qu'il avait traduites ? J'avoue que l'orthographe suivie dans le codex en question a quelques rapports avec celle prescrite par Jacques; mais s'il est aisé d'admettre que deux écrivains s'accordent ensemble pour l'orthographe , il ne l'est pas également d'admettre qu'un seul et même écrivain ne se trouve pas d'accord avec luimême.
Pour moi, cependant, s'il m'est permis de me livrer à quelques conjectures sur l'auteur que nous cherchons, je dirai qu'il ne me paraît pas invraisemblable que le premier qui a écrit ou copié ces extraits, tels qu'on les trouve dans nos manuscrits, soit le copiste même qui a écrit le Codex du Vatican : je veux dire le moine David : car, dans la première épigraphe , citée précédemment , il se sert d'expressions qui ne conviennent guère à un simple copiste. Il dit en effet , qu'il a réuni et composé l'un et l'autre Testament, et que ce n'a pas été sans de grandes peines et de grandes fatigues qu'il a exécuté ce travail (1). Tout cela fournit au moins une conjecture non improbable, qu'il a vraiment extrait celte collection de points et de leçons de la version karkaphensienne, et les a le premier publiés.
Jen'ajouterai que quelques mots, sur le nom de karkaphensienne. Il en est qui pensent que ce nom dérive de celui d'une ville delà Mésopotamie (2) ; d'autres aiment mieux le faire venir des montagnes de Syrie. Les Assémani ont embrassé un sentiment tout particulier (3); ils pensent que, sous le nom ùeMontagnards ou de version des montagnes, on a voulu désigner la version dont se servent les jacobites et les maronites : or celte version n'est pas autre que la simple. Je ne pense pas cependant que cette opinion puisse sourire à aucun de ceux qui savent que Barhébrœus cite toujours les leçons karkaphensiennes comme différant de la version Peschito. 11 est également constant, d'après ce que nous avons déjà dit, que les exemplaires des maronites n'ont aucun rapport avec celte version.
Mais comme j'ai déjà montré qu'il est probable que David a cousu ensemble ces extraits, il ne l'est pas moins que les Codex qu'il a entrepris de ponctuer et de corriger,
(1) Le mol ici employé dans le syriaque se dit des auteurs moines des livres el non des copistes; ainsi que l'a démontré J. D. M icbaëlis ( Lex.de Castett., p. S84), ei aux exemples niés par lui j'en pourrais ajouter d'autres encore. On pourrait mettre en doute si l'on peut dire que celui qui a mis en ordre ces extraits a tait nu ouvrage qui exigeât tant de peines et de fatigues. Mais on ne manque pas d'exemples de semblables locutions cbeï les Syriens. Ainsi Mar-Abbas dit que les canons ont été mis en ordre, au prix de beaucoup de peines et de fatigues { Bibliol. orient , t. m, part, i, p. 77 au haut), employant pour cela les mêmes termes absolument que David.
(2) André Millier. Dissert., etc., disserl. seconda, p. 40; Ailler, Versions du N. T., etc., p. 7>i.
(3) Du catalogue de la bibliol. du Vatican, part. I, t. i.
p. aï.
étaient ceux - mêmes qui servaient à son usage et qu'il avait entre les mains. Or nous lisons que le lieu où il s'est livré à ce travail, est le monastère de Saint-Aaron , qui était situé sur la principale montagne de la Mésopotamie, le mont Sigara, comme je l'ai pleinement démontré ci-dessus, en rapportant les épigraphes. Après toutes ces considéralions , je crois pouvoir conclure que la version karkaphensienne , ou des montagnes, est celle dont se servent les jacobites du pays monluetix de Sigara.
§ VII. — Choix critique et philologique de notes inscrites à la marge du Codex karkaphensien.
Afin de donner une idée plus exacle de notre version et des codex qui la contiennent, j'aipenséqu'onne me saurait pas mauvais gre d'ajouter ici les autres scolies qui ornent et enrichissent une édition qui mérite vraiment le nom de critique. Voici d'abord les leçons de la version des Septante , qui se trouvent éparses en divers endroits du Codex :
(L'auteur cite en syriaque les exemples suivants :Gen.,XXlV, »6; XXXVIII, (i : puis il ajoute : Mais où trouver cette leçon ? C'est assurément une glose; mais j'en laisse la recherche à ceux qui ont la faculté de consulter les manuscrits syro-hexaplaires ambroisiens et parisiens. — XLVIII, 11 . — Job, XXI, 33 : ceci est plutôt une scolie qu'une leçon textuelle, quoique cependant elle ait pu se glisser dans quelque manuscrit. — XXXI, 20, 22. — Ps. XXVI, 6. J'ai parlé déjà plusieurs fois de la leçon textuelle, qui est un des (rails caractéristiques de notre version. — XL, G. Cette noie se trouve pareillement dans lcCodex Barbérin , d'où j'ai déjà dit qu'elle avait élé extraite par Brunsius. — XLV, 14. Bans les Septante , les Psaumes (que les Syriens , tant dans ce Codex-ci que dans tous les autres, appellent le livre de David) sont tout différents. C'est ainsi qu'il indique par une noie générale la différence qui existe entre le texte Peschito, ou hébreu, et la version grecque, dans les Psaumes. — XCI, 6: — CXXXI1, 18. Mais il faut observer que ce texte est un des endroits où la version Peschito s'écarte de l'original hébreu pour suivre la version grecque.
— I Liv. des Bois, XVII , 3. — Malachie, IV, 2. Le pronom féminin se trouve employé tant dans le texte qu'à la marge. Les Septante kùtoP; le manuscrit alex. aura.*.
— Proverbes, XX, 2. Il est constant, patcet exemple, qui ne regarde que les points, que l'on a comparé ici non le texte grec, mais la version syro-hexaplaire. — Ecclésiastique, XXX , ».
Il est encore des notes d'un autre genre, qui, dans le Nouveau Testament, corrigent ou approuvent les leçons du texte, surlout en ajoutant quelquefois le mot grec , mais écrit en lettres syriaques. On trouve souvent cilés dans ces noies l'autorité et le sentiment d'un certain Théodose, qui paraît avoir compare notre version avec le texte Peschito et le grec, surtout par rapport aux mois grecs.
Quel isiii T c'est assurément ce que j'ignore. Nous savons toutefois, qu'il i existé plusieurs personnages célèbres de ce nom chef. les jaeobiles (t), malt la tradition ne nous a pas
appris qu'aucun d'eux ail expliqué les livres sacrés, nu su la langue grecque, sinon le seul Tbéodose métropolitain dISdesse , qu'on dit avoir traduit en syriaque les oeuvres de saint Grégoire «le Nasianse , et surtout ses poésies (2). Mais le litre qui est donné à notre scoliaste à la marge du Codex Ilarbcrin, cl qui signifie prêtre et non évéque, prouve qu'il n'est pas l'auteur dont nous cherchons le nom. Ainsi il faut ajouter le nom du prêtre Théodose à ceux des écrhains jacobites cités par Assémani.
— Deutéronomc,XXXI, 17 : Osée, 20. «Ce nom d'après l'Ancien et le Nouveau Testament, s'écrit Asphania. » .Mais peut-être cette note regarde-t-elle non la manière d'écrire ce mot, mais bien sa signification qu'il dit clairement être Espagne, suivant en cela l'opinion des Juifs.
— Jonas, I, 3 : — Aclcs des apôtres. V. 1 :
— XIII, 1, 7. La différence est dans le point kuschoi, sur lequel Théodose a fait une scolie que je citerai bientôt. Il faut en dire autant du mot employé au verset \k, qui, pour la même raison est corrigé à la marge. Mais il faut noter ici que, dans l'un et l'autre passage, la leçon marginale avait le point kuschoi, qui, comme en plusieurs autres endroits, a été gratté avec une lame de couteau. Je pense qu'il serait inutile de donner un plus grand nombre d'exemples de ce genre de correction , qui ne porte que sur le son des mots que nous ne connaissons pas. — XVI, 20 :
— XXV, 11. Théodose. Le grec dit : Je le jure par César. — XXVIII, 12 : — I aux Corinthiens, IV, h. « Théodose. Car je ne sais rien en moi , dit le texte grec.» — 11 aux Corinthiens, 11, h. « Théodose. Le grec porte sunuchia (»uvoZyj) , et les deux mots anusia et sunuchia sont traduits l'un et l'autre par suffocation. » — 111, 3. « Théodose. Le grec dit, Vous êtes manifestés. » — Aux Coloss., Le titre.... — I aux Thessalon, IV, 6. Les manuscrits portent maschichin.Ce//c/pco/ic5/ bonne parce que ce mot dérive de maschichiuto (mesure) , et non de mschichiuto , onction. Les éditions sont conformes au texte. — I à Timothée, V,6. « Théodose. Le grec porlc<>™-u>i>zu, qui est ici expliqué et traduit par slrinos (oYpfwtj délices. Cependant strinia est plus exact que strania, quiest dans letexle. «Puis on lit ces paroles ajoutées après coup : «Dans les textes des livres, il est écrit, estrania, » indiquant ainsi une leçon commune qui se trouve dans la version Peschito. — A Tile, III, 10 : — Saint Malth. , V , 22 : — Saint Luc , 111 , 1. Dans d'autres exemples , l'orthographe dans les noms grecs s'écarte de la version Peschito pour se rapprocher du grec— Id., IV, 15. La
(I) Tels, par exemple, le moine ThéodOSe, qui usurpa le siège de Jérusalem (llibliol. orient., i. u, i». ■'>•>>: le pa- IriarcBe Tbéodose ( itnd. p. 124 ) ; puis on autre luéodose, évêque de Reune (ibid., p. 538) ; un autre encore, évéque deBalbec(|>. 512); et on autreenlmde Calliniquej p. 344)
(i) ibid., |> "(•;, el t. III, pari i, p J:., noie.
DEMONSTRATION l'vwu L1QI E.
scolie fait entendre qu'A font corriger le second mol . el le traduire dans !<• aens i'at-
••t non d'opinion. La même «le.- si répétée dans les mêmes termes, au ch. XXIII H: XII, \l : \l\. i: [Tbéodose. Leorec ii dit pas iu, mats eu, qui lignifie bienl < ette
< w exacte.* XXIII. 50. Dans le texte même, le second mol s'approche plus do que de la rerjfon Pes< hito. Bainl Jean II 15: X VIII, 10 : —XX, 12. Théudo» I le grée dit . i d A la tête et do •< tes pieds. Mais [de la manu i t que le U / te "t ]>>> ne courant pas. t Enfin, dans le contexte Bar* bérin, ()ui contient les mêmes scolies . quoique pas toutes , on lit en marge a la fin des leçons karkaphensiennes, la scolie suirante, qui n'est autre chose qu'une règle Irai i Théodose pour traduire en s] riaque les noms
-i' s : Tbéodose noire maître. Le* Grèce n'ont point da tout de gornal , de dolad ni de beth durs ; et l'on ne doit point donner un son dur à ces lettres, le plus ordinairement , dan* hs noms grecs, soit pour l'Ancien Testament dans la version des Septante, soit pour le Nouveau dans la version Peschito ou hi'rach'inne.
J'ai déjà reproduit ci-dessus quelques scolies de Théodose, parce qu'elles se trouvent jointes à des variantes du texte Peschito, el j'en ai omis d'autres auxquelles il n'est joint aucune observation ; car il ne faitqu \ écrire à la marge les lettres qui se rapprochent le plus de l'orthographe grecque. On voit par là qu'il s'est appliqué à comparer ce texte arec le grec et le Peschito, en se servant aus^i de la version héracléenne pour noter en marge la meilleure orthographe des mots gn i s. C'est ce qui confirme ce que j'ai dit plus haut du caractère de cette version : que les noms grecs inscrits y sont écrits d'une manière qui se rapproche davantage des sons grecs. U est également digne de remarque que ceux qui ont écrit celte version n'en étaient pas tellement satisfaits qu'ils ne crussent qu'elle eût besoin de subir quelque correction : puisque nous les voyons inscrire à la marge tant de leçons plus conformes au grec, tandis qu'au contraire le texte conserve quelquefois l'orthographe simple. On pourrait conclure de là, peut-être, que celte r< rsion n'a pas été refaite d'un seul trait, mais dans le cours du temps, lorsqu'on copiant ou en lisant le manuscrit, on a inscrit à la marge une leçon plus exacte, ou qu'une main correctrice l'a insérée dans le texte t .
Il me reste enfin à transcrire les scolies qui regardent la signification des mots, el qui sont à la vérité eu petit nombre. Je les a rais d'abord, je l'avoue, réservées pour une dissertation que je prépare sur les sources qu'il faut consulter pour corriger et augmenter les lexiques syriaques, comme celles que Ta! (iiees de S. Bphrem dans la première se* lion de mes Notions, etc. : dissertation dans laquelle j'aurai, entre autres choses, a parler de la manière dont les Syriens expliquent
(1) Je n'ai |x>int traiiMiii les SOOtiea ipii donnent le* variantes de la version héradéeune, elles ne contiennent rien en effet que chacun ue puisse \«\x eu comparant l'édilion >li vThile avec la version Peselulo publiée.
UOnjE SYIUACvE d
eux-mêmes le sens des mo?s. Mais afin ae faire mieux ressortir la science et la manière de penser de ceux qui ont au moins transcrit cette version, je vais les mettre, telles que je les ai recueillies, sous les yeux des lecteurs.
Job, VI, 6: c'est-à-dire, par des paroles vaines;— VII , 6 : toile de tisserands. Cette interprétation est d'une grande importance. Ceux qui ont étudié ce passage savent que le mot syriaque ici employé n'a point d'autre signification, dans le lexique de Castell, que celle d'araignée, qui n'est appuyée que sur l'autorité de Ferrarius : d'où il résulte une très-grande difficulté à concilier la version syriaque avec le texte hébreu qui a ïWiao, lextura, tissu. Mais nous voyons, par celte scolie, que le mot en question ne signifie point araignée, mais tisserands. C'est un pluriel, comme le conjecture savamment le docte Rosenmiiirer (1), qui pense cependant qu'il veut dire fil. Enfin il faul remarquer que la leçon de noire-Codex est un mot composé qui signifie simplement toile ou tissu, et qu'elle répond exactement au texte hébreu :
XV, 26. — XXXVI, 13 : hypocrites et audacieux. Celte interprétation répond parfaitement au contexte. — XXXVII, 13. Le mot syriaque ici employé manque entièrement dan? le lexique de Castell. — I Samuel , IV, 18.'Ce mot manque également dans les lexiques. — II Sam., VI, 17; « c'est-à-dire, bouteille.»— XVII, 19 : «c'est-à-dire, feuilles de palmiers.»— lsaïe, XXVIII, 1 : «c'est-à-dire, fleur superbe.»— \W, 14: «c'est-à-dire, pour répandre.»— XXXIV, 14. Le mot ici employé est quelquefois traduit par les interprètes, lamia (lamie), ou le démon; mais notre scoliaste le rend par onager, âne sauvage. — XXXV, 1 : « c'est-à-dire Ut. »— XLVI, 1. Ce mot ne se trouve pas dans les lexiques; mais
(I) I.e livre de Job a clé traduit en latin et annoté d'un liout à l'autre par Ern. Fiéd. Charles Rosenmùller. 'if édil. Leips. 18:21, p. 210.
d'après sa racine el les dérivés qui s'en tirent il doit signifier quelque chose qui est lié ensemble ou ceint. — LX, 4. Les interprèles traduisent ce mot par berceau; mais dans le texte hébreu on lit ni. Si l'interprétation mise à la marge, et qui rend le mot en question par épaules, est vraie, elle js'accorde assurément mieux avec le texte original. Voyez ce que nous dirons plus bas sur le ch. V, 27, de Jérémie. — Amos, III, k: proie, sans citer d'exemple : ce mot est aussi traduit par chasse ou venaison ; signification qui se trouve ainsi confirmée. — Jérémie , V, 27 : lien ou lacet incliné. Il faut remarquer que c'est ici la version hexaplaire même, comme on le voit par le livre de Jérémie publié par Norberg , d'après le codex syro-hexaplaire de Milan. — XLI , 5 : c'est-à-dire, en tumulte. Ezéch., I, 14 : « c'està savoir, la pierre d'hyacinthe.» — II Timoth., H, 23 : « c'est-à-dire, scrutationes, recherches.» L'auteur de la noie paraît faire allusion à l'hérésie dont il est souvent question sous ce nom dans saint Ephrem. Ce mot ne se trouve pas dans les lexiques. — III , 5 : c'est-à-dire , niant ses forces. Celle interprétation se rapproche davantage du texle grec. — IV, 13 : « <hù,ù-^-i. Il parle des livres de la loi des Juifs. » — Aux Hébr.,IX,ll : « c'est-à-dire, n'est pas de cette création. » Ce qui est pareillement plus conforme au grec.
Tels sont les renseignements par moi recueillis sur la version karkaphensienne, dont on n'avait connu jusque-là que le nom, et dont j'espère cependant que le caractère est maintenant assez connu des philosyriens, grâce aux travaux auxquels sont dus ces documents. Si on approuve cet opuscule, je ferai tout mon possible pour que les documents que j'ai recueillis et conservés sur les versions syriaques médiates soient mis au jour dans le second tome de mes Heures syriaques (1).
(I) Ce second tome n'a pas été public