‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 35 sur 167 · XVIII- DYNASTIE · texte numérisé non relu

XVIII- DYNASTIE

0 dre delà série

noms sur les monuments

Tliotilmosis (fil) Aménophis (11) Hor.

noms dans

les historiens

Tboulmosis Amén. (Il) Horos

commenc.

nnree du règne, du rèque avant Père chrét.

de remarque que Manélhon, cité tant par Eusèbe (V) que par Joscplie (5) , lui accorde

Pour commencer par le dernier, il est digne de Ei

trente-six ans et cinq mois de règne. Mais l'illustre savant (Champollion Figeac) s'élant aperçu que ce dernier nombre d'années était trop petit pour s'accorder avec le calcul des temps, il lui a fallu recourir à un autre. Mais

(1) Cal. du Val. civ, fol. 4i.

(2) IJibliot. orii-nl. l. I, p. i88.

151 t in supra, l.oit. prem., p 107.

m Chronique, etc., p. 16, edil. cit.

('■>> l-lvn i contra Apnion.t. Il, p. UG. Mit. Haverc Mais il i mi observer u\rÀ ricanus donne 37 ans à lions. Tonsuliez Pourmotit, ubi supra, p. .T..

le texte arménien de la chronique d' Eusèbe, en rapportant le même passage de Manéthon , donnant, outre quelques variations de nombres peu importantes , deux années et deux mois de plus au règne du roi Iloros: trente-huit ans sept mois au lieu de trente-six ans et cinq mois: on peut adopter aussi ce même nombre de trente-huit ans sept mois (1). L'adoption de ce nombre ne repose sur aucun fondement, à moins de supposer que le texte grec d'Eusèbe a été altéré , de sorte que la traduction arménienne soit la seule qui ait conservé la véritable leçon. Voici donc que le fragment cité plus haut vient inopinément à l'appui de celte conjecture. Comme notre auteur syrien doit avoir puisé ce qu'il avance dans le texte grec, s'il a suivi Manélhon pour guide, il est de la dernière évidence que la traduction grecque de cet antique historien donnait trente-huit ans de règne à Horos , car c'est le nombre d'années que lui donne le texte que nous avons; si au contraire il a puisé à d'autres sources, il n'en est pas moins évident que d'autres auteurs se sont rencontrés avec le texte arménien, ce qui lui donne une plus grande autorité.

La différence est plus grande pour le règne d'Aménophis. Il ne dit pas , il est vrai , en termes exprès le nombre d'années de la durée de son règne, mais il est facile de le calculer: en effet, il dit que Moïse est né lorsque le trône était occupé par Memnophmain , prédécesseur d'Aménophis , et que lorsqu'il était dans sa vingt-huitième année, Horos était dans la vingt-troisième de son règne. Déduisant ce nombre du premier , il ne reste plus que cinq ans pendant lesquels Moïse ait pu vivre sous le gouvernement des deux premiers rois. Que si nous supposons qu'il soit né la dernière année de Memnophmain, il reste tout au plus quatre ans pendant lesquels Aménophis aurait pu régner. Mais, au contraire, dans la table que nous venons deciter, on lui en donne Ironie. Mais je crois devoir remarquer qu'on ne doit pas compter pour beaucoup l'autorité de Siméon dans ce calcul: car quoiqu'on calculant ainsi la durée des règnes il ait pu consulter des documents authentiques, et que l'accord admirable qui se trouve entre lui et la version d'Eusèbe prouve qu'il en a en effet consulté, il a dû cependant nécessairement, en supputant l'âge de Moïse, ne suivre que des systèmes, soil que ce fuss;nl des systèmes étrangers ou son propre système. Or c'est par la chronologie qu'il faut juger ces systèmes, qui ne sauraient servir de base à la chronologie. El en effet il y eut toujours tant de systèmes divers qu'il ne faut pas êlre surpris qu'il s'en trouve un avec lequel son calcul ne s'accorde pas mal. Si Moïse, comme le prétend notre auteur, était dans sa vingt-huitième année, l'an vingttroisième du règne de Horos , il résulterait des tables de Champollion qu'il sérail né 1662 ans avant Jésus-Christ. Dans la table chronologique jointe k\' Archéologie biblique, etc., de M. Fournionl , le même événement est placé

(1) Lettre prem., p. 87,

DÊMONSTHATlOfl t> W. l'Uni I .

en Pan Ki8V avant lésns-Christ : or cette difrérence <l<t vingt-deni ms ne doit êire comptée pour rieii dans cet SOliCS il'' < aïeuls. De

mémeanssi la chronologie sacrée ne t'accorde pai mal avec celle de* Egyptiens, si l'on prend ntfedate asseï rapprochée des déni précédentes. Car alors l'élévation de los< pli en Egypte tombe vers l'an 2050 avant Jésus- Cbrist , c'est-à-dire lorsque la dynastie des Hyk-M lios on Arabes était an latte dn pouvoir. C'est là ce qui explique le conseil donné

par Joseph à ses frères , et les paroles qu'il

adresse a Pharaon pour lui faire savoir que

son père et ses frères étaient habitués à la \ ie pastorale, espérant par là obtenir | our eux le pays le plus fertile tic l'Egypte, tout en reconnaissant que les Egyptiens regardaient comme infâmes et exécrables ceux qui exerçaient celte profession (1 .. Vers l'an 1820 avant Jésus-Christ, Thootmosis acheva l'cxpulsion des Hyk-schos déjà commencée par son père Miphra-Thoutmosis, deux cents ans après Joseph. On pouvait donc Ires-bien dire que ce roi ne connaissait pas (2), ou mieux, ne reconnaissait pas, Joseph (3). Car la dynastie qui poursuivait partout avec le fer et le feu les rois pasteurs et leurs partisans, n'eût pas voulu assurément reconnaître les mérites île celui qui avait rendu à celle dynastie les

M) Gén. xi.vi, 51; Xi.vn, 7.

(i) Exode, l. 8.

(3) C'esl eu ce sens que W se trouve employé dans l'Ancien Test.; par exemple, 1 Sam. Xi, 12; et ailleurs encore. Voyez Rosenmiiller sur Os. XIII, îj. Loi|s. 1812, p. 59li; et la Philologie de Glass, édit. Bauer, p. lit, as notre texte est pareillement cité. Dans le Nouveau Teslanient aussi se trouvent employés de la même manière les termes qui désignent l'idée ia savoir ou de connaître; tels, par exemple, sainlMalth. vu, 25; xw, \i; ép. auxHébr. Xlll, 23. Consultez lllass, a l'endroit cité. C'est ainsi que Cicéron nous montre les Siciliens disant a Cécilius: «Nous ne te connaissons pas » ; quoiqu'il soit certain qu'ils ravalent connu pendant trois ans. ( Divinai. in Gecil., § 7. ) .Mais le savant Hosenniiïller vent que le mol V"P de notre texte se prenne dans le sens strict et rigoureux de connaître.

plus éclatants services, m soumettant d une

manière plus étroite et plus intime a sa dominaiion toute la terre I Egypte, affligée du Ile ni d'une horrible famine de vpl année- 1 .

Certes tous ces (ails s'a cordent beaucoup mieux ensemble que si nous supposions que la dynastie neunef/e était celle des pasteurs, qui est l'bypothés admise par le savant Rosenmuller 1 , Qu'ici le texte sacré pat indiquer une dynaslU plutôt qu'un

roi en particulier, c'est ce qu'avait déjà pris Jacques d'Edeese < ■ i i *'- plus haut.

C'est a^sez pour montrer le rapport qu'a la chronologie de Siméon avec le système de Champollion, non moins qu'avec la table de l'histoire sacrée du savant aekersnana. J'ajouterai seulement que, dans cette dernière, le commencement du règne de Kohoam se

trouve placé, comme l'a fait Ussérius, en l'an 975 avant Jesus-Christ. La < inquième année de ion ligne, c'est-à-dire en 970, le roi d'Egypte Scoischak vainquit les Juifs 3 . Or, suivant les tables de Champollion, la rittgt et unième dynastie a\ait cessé de régner l'année précédente, 07 1 avant Jésus-Christ; et le trône était alors occupé par la ringt-deuièose dynastie, dont le premier roi se nommait Schcschonk ('*).

(I) Gén. xi.mi, 20.

\i) Scolies sur r Ancien Test., pi. »ot. Il, 3'édit, p. 8. Si ce fut du leuqis des pasteurs arabes ( dont le premier s'appelait Salalis ; voyez Cbampolliou, m supra, seconde lettre, p. 159) que Joseph fut élevé aux iceiaien n in s du royaiiuie d'Egypte, il n'eal jas ■urprenant «n'en trouve dans non histoire des mou arabes, commi e p:ir les Egjptieul dans les pn .clamai ioie, eu. Un \wi en effet que Ces nus avaient en U'.rreur tout (e qui était égyptien. S'il en est ainsi, qui empêche de i rendre i«>ur un impératif arabe le mot "TDK ( fléchiast* les f:enoox ) qui était ré| été par le crieur publie dans le triomphe de Josepli. H n'est | as bcsiinalorsde rec.'Uiir adesl coptes, comme l'ont fait, je iuj sais si c'est avec l I lusieurs autres philologues. Voyez Hoseumùllcr sur la t. en , uiaipra, vol. t, p. o23.

<5) 1 Livre des Kois, \l\. Si.

(4) Seconde lettre, p. 104, voyez p.

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