‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 39 sur 167 · II · texte numérisé non relu

II

I <• journal ci-dessus mentionné ajoute <|ti'on n'a |«8 renfermé dans cette somme les contributions pour la conversion des Juifs, qui montent* 1,000 liv. ster 1 1.70J se.); m celles données a la Société pour la propagauou d.' l'Evangile dans les pays étrangers; de manière que les (!.• cette province arrivent probablement en tout ii 50,000 livres sterl., somme présentée dans le telle avec h valeur équivalente en monnaie romaine.

(5) Qu'on 'm voie un exemple dans le Calotte Hiscel.d ;jl

Cilé. .Inné 1823, \\ 2T.'i.

(0 Nouveau Journal asiatique. Paris, 1828, loin. 11. pig. ".'■

1rs li — 1 oui le- misions protestantes

s'élève annuellement à irois millions Vil oui scudi.

•I. Maintenant il reste à voir comment n'emploie cette somme, ou combien ces société», m faisant la part des dépenses pour les dis r- 1 1 administrations, tiennent de missionnaires en activité. Ko 1824, la seule So missiMiis de l'Eglise anglicane avait H9 missionnaires 4 ses gages 1 ; dans la même année, les méthodistes rirent monter les émissairesde leur secte .1 69 1(2 Ces deui *.,

à elles seules nous iliiiiiienl 1,042 | our (elle

époque, lin supposant que les autres s ciétés emploient leurs fon !s dans 1,1 même proportion, 00 aurait, seulement pour l'Angleterre, un nombre de 3,(42 lui outre, on a calculé

que les diverses sociétés de l'Amérique ont fourni au tuoins mille prédicateurs, ce qui ferait un total de \, 142, el cel i « ms compter les missionnaires envoyés par les autres paya protestants. Mais pour et iler toute apparence

d'exagération, je me contenterai d'affirmer seulement que le nombre total des ouvriers s'élève à plus de 3,000 individus [3 .

Il est vrai que la Société pour la propagation de l'Evangile, d'après le contenu de ses lettres-patentes en date du 10 juin 1701. est obligée de se livrer spécialement à l'instruction des colons anglais, el emploie cent vingtdeux missionnaires cl quatre-vingt-seize mai- Ires d'école pour cel objel (4) ; mais il n'est pas moins vrai qu'elle fait profession de s'appliquer aussi à la conversion des Indiens Américains qui se trouvent dans ces colonies : avec quel succès? on le verra par la suite.

Voilà donc les moyens mis en œuvre par le protestantisme pour la conversion d s peuples infidèles. Us consistent en sociétés nombreuses, la plupart sous la protection royale (5), toutes composées de personnag "S riches et lettrés , dont plusieurs d'un haut rang, fournies de tout l'appareil de directeurs. desecretaires.de bureaux, de correspondance, de journal public, etc., jouissant d'un revenu net de trois millions et demi en argent comptant, et employant continuellement 3.000 individus pour la conversion des infidèles.

k. .Mais ce ne sont pas là les seuls avant iges dont jouissent ces sociétés. El d'abord, leur richesse énorme leur permit de donner à leurs missionnaires un entrelien Ici, qu'ils puissent non seulement se procurer toutes les commodités de la vie. mais se concilier encore le respect, cl mettre à profil les be-

(I) Ouarterly Review. ul>i sup.. p. 29. j Mais dans le Christian RejttMf oa n'en noapU que 210.

(.ï) Voyez le même Journal asiatique, ihid-, p. 20: il fui monter ee nombre a plus de 5,000 individus.

(I) Celait le nombre donné dans le rapport de celle s >ciéie, l'année dernière v- Ls I . togelhei

with ilie report et tfae society. i L83B, p. f 97. la

dépense annuelle nécessaire pour leur entretien im de 23,7*6,1311*. sierl

i i s eto pour la propagation de l'Evangile obtint en 1819, de s. M. Georges III , une sorte de lettre ravale qui ordonnait en sa laveur une quête dans toutes I roissrs du royaume : elle rapporta scudi). Christian remembrancer , vol. \i , Lo:xi.. I8SU pag. N0.

STÉRILITÉ DES MISSIONS PROTIï-TANTKS.

soins dfe leurs [trosélytes futurs. Tandis que les missionnaires catholiques entretenus c-n Asie ne reçoivent qu'un faible secours annuel d'environ 100 scudi chacun, le missionnaire de l'église anglicane jouit, à ce qu'il paraît, d'un appointement de 1,132 scudi (liv. sterl. 240), avec une augmentation de 188 scudi (liv. st. 40) s'il est marié, et de la mo'itié de cette somme pour chaque enfant qu'il a. Le missionnaire de la société ci-dessus mentionnée jouit, au cap de Bonne-Espérance, d'un appointement de 2,410 scudi (liv. sterl. 300) ; ceux d'Amérique de 100 à 175 liv. st. (1).

En second lieu, ces missionnaires ne pénètrent plus comme les Patrice, les Augustin, les Boniface , les Xavier, dans des contrées inconnues, pour demeurer parmi des peuples grossiers et barbares; mais ils s'établissent presque toujours dans des colonies déjà fondées et parfaitement en sûreté; ou bien, s'ils font des tentatives chez des peuples encore indomptés, ils portent toute l'autorité, la sanction et, si je puis dire, le drapeau respecté de leur gouvernement (2). Quelque part qu'ils s'établissent, ils jouissent d'une protection puissante de la part des autorités civiles ; ils ouvrent des écoles pour l'instruction gratuite des naturels et distribuent des prix avec pompe et solennité.

Je pourrais donner différentes preuves et exemples de ces avantages ; je n'en veux citer qu'un seul, tiré du Rapport de la Société consacrée à la propagation de l'Evangile dans les pays étrangers en 1826. On parle de l'ouverture d'une nouvelle mission , voici en quels termes: L'évéque pensait à transporter M. Tweddle dans une sphère d'action plus importante, chez les Garows , race de barbares nombreuse et guerrière, gui occupe les montagnes entre Assam et les provinces orientales du Bengale. Leur férocité a été tellement domptée par les armes britanniques, et l'ordre y est si bien maintenu par la fermeté et l'habileté de M. Scott, agent politique à Assam, qu'un missionnaire peut maintenant y résider en assurance. Ils sont pleins du désir d'acquérir les usages et les arts de leurs conquérants, et présentent un champ fécond en espérances pour les travaux d'un missionnaire actif et prudent (3).

L'existence de ces avantages dans les Indes a été avouée parle docteur Buchanan, grand promoteur des missions, aux soins et aux écrits duquel on doit l'érection de l'évéché prolestant de Calcutta. Voici comment il s'exprime précisément dans son Mémoire sur l'avantage de former une hiérarchie dans les Indes : Aucune nation chrétienne n'eut jamais,

(\\ Report, comme ci-dessus, pp. 195, 107.

(2) Dans Vobservcr, feu-Ile u*e Londres, du 1 i septembre dernier, on lit que le chevalier G. Murray (ministre des Fournies) a fait connaître dernièrement a la société des mission» de l'Eglise que le désir ne S. M. Britannique était que l'on pourvut aux moyens d'amélioration sociale et d'insfoclion religieuse | otir les naturels de la Nouvelle- Holl iftde ; el il a proposé à cette société que si elle voulait fournir deux hommes a cet effet, on accorderait pour leur entretien 500 livres sterl. (2,500 seudi), prises dans les revenus des colonies.

(5) Rapport, comme ci-dessus, pour l'année 1626. Lond , 1327, p. 51.

pour la propagation de la foi chrétienne, un champ aussi étendu que celui dont nous jouissons, à cause de l'influence que nous exerçons sur les cent millions d'habitants de l'Iiindoustan. Aucune autre nation n'a jamais joui, pour l'extension de sa religion, d'autant de moyens faciles qu'il nous en cs-t offert dans le gouvernement d'un peuple passif qui cède avee soumission à la douceur de notre commandement , qui respecte nos principes, et regarde notre domination comme une bénédiction du ciel (1). Qui pourrait ne pas croire; qu avec ces moyens , avec ces avantages , après trente ans d'un infatigable travail, ils devraient avo'r déjà fondé des églises, converti des peuples entiers et déraciné, partout où ils ont ouvert des missions, l'idolâtrie, le mahomélisme et les mœurs perverses ? Mais voyons les faits.

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