‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 69 sur 167 · VIE DE SAINTE VÉRONIQUE GIDLIANI · texte numérisé non relu

VIE DE SAINTE VÉRONIQUE GIDLIANI

mission qu'elle demandait en ce moment par cet œil fixe et perçant dont elle le regardait. Animé donc d'une foi vive en Dieu, il s'approcha d'elle et lui dit : Sœur Véronique , puisque c'est la volonté de Dieu que vous alliez maintenant jouir de sa présence , et puisqu'il plaît à sa divine majesté que, pour quitter ce monde , la permission de son ministre vous soit aussi accordée, je vous la donne présentement. A peine avait-il proféré ces mots, qu'elle baissa les yeux en signe de soumission; puis, se tournant vers ses filles spirituelles comme pour leur donner sa dernière bénédiction, elle inclina la tête et rendit l'âme dans la paix du Seigneur, le vendredi 9 de juillet 1727, dans la soixante -septième année de son âge et sa cinquantième de profession religieuse.

Quant à la perfection avec laquelle elle remplit tous les devoirs de son état de vie, quant à sa foi, son espérance et son amour pour Dieu et pour le prochain , quant à sa douceur et à son humilité , qu'elle pratiqua dans le degré le plus héroïque, il n'y a rien autre chose à dire ici, sinon qu'elle fui en cela une parfaite copie des vertus qui ont rempli la vie de son divin Epoux, tout le temps qu'il a conversé parmi les hommes. Sur la terre même, sa sainteté a été rendue manifeste par l'accomplissement des événements qu'elle avait prédits et par les miracles qu'elle opéra; et depuis sa mort, les faveurs les plus merveilleuses ont été obtenues par son intercession. Parmi le grand nombre de celles qui sont rapportées dans les actes de sa béatification, nous n'en choisirons que deux seulement. La première est celle obtenue par sa compagne et confidente amie, sœur Marie-Madeleine Boscaini, qui, dans le cours des années 1729, 1730, fut attaquée d'une telle complication de maladies, qu'elle nepouvait, sans une grande difficulté, ni prendre de nourriture ni demeurer couchée ; elle était sujette à de fréquentes défaillances et à de fréquents vomissements, et resta dans cet état pendant onze mois ; ses médecins mêmes avaient déclaré qu'elleétaitarrivéeàundcgré déjà avancé de consomption ou de pulmonie. Enfin , la veille de Saint-Matthias 1730, onze mois depuis le commencement de sa maladie, son confesseur l'exhorta à avoir une ferme confiance en Véronique, sous laquelle elle avait fait son noviciat; et, après l'avoir ainsi excitée à la confiance et à l'espérance, il lui donna à boire de l'eau dans laquelle on avait trempé une relique de la sainte. Elle la but, sauta à l'instant même du lit , et courut voir une de ses sœurs qui était malade aussi ; puis elle alla recevoir à la porte le médecin, qui venait lui faire sa visite accoutumée. 11 l'examina attentivement, et, après lui avoir touché le pouls, il déclara que c'était un miracle, comme en effet la suite le prouva , puisqu'elle vécut encore douze ans, au bout desquels elle fut attaquée d'une nouvelle maladie dont elle guérit de même par l'intercession de Véronique, et vécut ainsi vingt-deux ans de plus, n'étant morte qu'en 1765. Le second miracle est la guérison subite et par-

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faite de Marie Pacciavini, attaquée d'un rhumatisme arthritique qui dorait depuis longtemps, dont elle fut tonl A coup parfaitement délivrée par l'intercession de Véronique.

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