‹ Démonstrations évangéliques (volume 2)Chapitre 93 sur 167 · BONIFACE VIII · texte numérisé non relu

BONIFACE VIII

un nouvel exemple de la manière dont il met en usage les emprunts qu'il fait aux autres écrivains. Pour preuve de l'arrogance de Boniface, il nous rapporte, d'un ton solennel (1), la trop fameuse histoire de Porchello Spinola , archevêque de Gènes : s'étent avancé , le mercredi des cendres , vers le ponlife , pour les recevoir de sa main, selon l'usage , on raconte que Boniface lui jeta les cendres dans les yeux , en disant: Mémento quia gibellinus es, et cum gibellinis luis in pulvercm redicris ; el l'historien cite, pour autorités, Muratori , Prœf, in chronic. Jacques de Voragine, dans le ix' vol. de ses RerumJtal. script. Mais il ne nous avertit pas que Muratori, qui cite celle anecdote par hasard, la traite de fabuleuse (2). Telle est la bonne foi de certains hommes, qui de nos jours passent pour de grands historiens : ils vous donnent des faits sur l'autorité de ceux qui ne les croient pas 1 Sismondi pensait peutêtre que le nom de Muratori donnerait à la fable plus de poids que celui des anciens détracteurs de Boniface, qui l'inventèrent.

En second lieu, si le cardinal Gaétan conseilla à saint Pierre Célestin d'abdiquer, estce une preuve d'ambition, ou de la mise en œuvre de moyens perfides? Il est certain que le saint ponlife , élevé à celle haute dignité contre sa volonté et contre son attente, se sentit dès le commencement incapable de tout ce qu'exigeaient les devoirs de sa position. Mosheim nous dit : L'austérité de ses mœurs, qui était un reproche silencieux fait à la corruption de la cour romaine, et plus spécialement au luxe des cardinaux, le rendait profondément odieux à un clergé déshonoré et abandonné à la licence. Celle malveillance augmenta par son genre d'administration, qui faisait voir qu'il avait plus à cœur la réforme el la pureté de l'Eglise que l'accroissement de ses richesses et l'extension de son autorité, et cela en vint au point qu'il était presque universellement regardé comme indigne du pontificat (p. 367). Ainsi s'exprime Mosheim. C'est vraiment une chose singulière d'entendre un historien protestant parler avec tant d'éloges d'un souverain pontife ; mais, après tout, il est par trop fâcheux de le surprendre sacrifiant à la fois la vérité historique et ses opinions mêmes, afin de fournir un aliment à sa haine contre un autre pape. Tous les historiens du temps, en effet (V. Reynaldus, ubi sup. Sismondi, p. 77} , s'accordent à dire que ses ministres se jouèrent de la simplicité du saint ermite; qu'il ordonnait toujours les choses les plus contradictoires : il accordait le même bénéfice à quatre ou cinq personnes différentes , et prodiguait les indulgences d'une main si libérale, qu'il menaçait la discipline de l'Eglise. Un protestant comme Mosheim, qui voulait justiGcr, par les abus relatifs aux indulgences,

(li Je doute que Sismondi eût voulu appeler une cérémonie louchante, l;i cérémonie <le ce jour, où l'Eglise rap pelle aux plus orgueilleux leur lin el leur origine, en toute autre occnsiou où il n'eût | oint été question de faire ressortir, en l'exagérant, l'orgueil de Boniface,

(2) Ver uni noc fnbulwii SOffU Mural, p. loi.

VANCÉUgVE.

ce qu'on a .i|>|>>-[«- si in.ii.! propos la refont ilo Luther, pouvaUnl rester conséquenl à ■ principes et trouver dan* oa relâchement extraordinaire, qu'on <uait à emur lu réforme </ (a pitres de l'Egliu f Aussi une de-. pn mières choses que fii Boniface fui de révoquer ii 1 1 grand nombre de ces indulgena i (dont une surtout, fort étendue, que Céleslin avait accordée à l'Eglise de Sainte-Marie de Collimadio, près d'Aquila ), et de suspendre toutes les autres jusqu'à ce qu'elles fussent soumises à examen (Rey., Bonif, VIII, in arch. vat.,Ep.lo et 120). Mais Sismondi se lient peut-être encore moins sur ses gardes, et ilest encore plus en contradiction avec lui-même. Nous lavons entendu nous dire, en effet (sans le moindre fondement), que c'était probablementà cause des conseils insidieux du cardinal Benoît, que Céleslin joua un si triste rôle sur le trône pontifical ; et cependant il convient qu'il était radicalement incapable de l'occuper. Bientôt, dit-il, Céleslin donna des preuves encore plus éclatantes de son absolue incapacité pour (/onicrncr l'Eglise. (Ib.). Au nombre des preuves qu'il expose, il range l'habitude du pontife, qui pratiquait quatre carêmes chaque année, renfermé dans une cellule construite dans le pala;s. Si donc la conduite de ce saint homme était de nature à présager à toute l'Eglise des jours de deuil, i! n'y a assurément là nul molil' de censurer Boniface , de ce qu'ayant été consulté par l'humble et timide pontife, il lui conseilla d'abdiquer : c'était le plus expédient et pour l'Eglise et pour la paix de son âme. Aussi les meilleurs amis deCélestin, loin de croire que sa démission ne convînt pas et lui eût été pour ainsi dire arrachée de la bouche , la regardèrent , au contraire , comme approuvée du ciel , à cause des miracles qu'il opéra par la suite. C'est la pensée de son biographe inédit, cité plus haut : il ajoute même que Céleslin prédit au cardinal Gaétan et à un autre cardinal, qu'il devait lui succéder. Post hœc collegcrunt (fol. hi) se cardinales ad electionem alterius papœ; et illum qui esse debebat, hic vir sanctus prœdixit et intimavit domino Thomœ , quem ipse fecerat cardinalcm, et domino Benedicto . qui fait eleetus in papam. hlccto i laque papa , illo videlicet quein pnter sanctus prœdixerat, statim ad illum introivit et ejus pedes osculatus est. Ceci est plus que suffisant pour montrer tout ce qu'il y a de fausseté dans l'exposition que nos historiens modernes nous font de la manière dont Boniface s'ouvrit l'accès au trône pontifical. Quelle merveille, après cela, qu'ils l'aient chargé de leurs calomnies jusqu'à la tombe? Pour rendre manifeste là résolution qu'ils ont prise de le faire paraître coupable, je citerai une on deux circonstances. Un écrivain moderne, voulant donner un exemple de la lierié et de l'ambition de ce pontife, rapporte qu'à son entrée à Rome, après son élection . il avait deux rois qui marchaient à ses côtés en guise d'estafiers ( lic's J'ncj/cl., Art. Bomk. VIII ). Or, Céleslin Y. son prédécesseur, dont ces historiens élèvent la douceur

( i l 'humilité si haut , qu ils soilenl de leur-.

habitudes, afin de présenter entre

cl lui un centrasse plus frappant, Céleslin \

se pioposa après l 'ii de. iion . d'entrer dans

Aquila munie sur un ,'mr , et nonobstant tel efforts de Si I i ardJMM pour l'en détourner, il voulut e\e< uter son détti ; I rois de Naplee et de Hongrie, '-dire

les deux mêmes rois, marchaient à précisément de la même manière qu'il arriva à l'entrée de Bouiface. Si donc, dai cas, ce ne fut point une preuve de (ierle et d'ambition, pourquoi le considère* ainsi dans l'autre? Le l'ail esl que, dan

cas, l'acte d'humilité de ces princes renaît de la vénération religieuse que l'on portail en ce siècle aux vicaires du Christ .

lion si profonde que même les plus ilhutPSÉ prince-. !tb.) se taisaient henni unie manifester leur respect et leur déféren ques auteurs l'ont accusé d avoir, eu ce jour et en d'autres rencontres, porté une ronne , comme s'il eût élé empereur. Hall un nous raconte la fable où l'on prétend qu il se couvrit des vêtements impériaux au Jubile; puis il ajoute par précaution : Si ion peut prêter foi à certains historiens (l),el il avoue, dans une noie, qu'il n'a trouve aucun bon auteur à alléguer à l'appui de ce fait ! Touh lois , il semble dispose à le croire , p.irccque c'était dans le caractère de Boniface. Voilà quelle est Irop souvent 1 histoire moderne. Sur des faits inaulhenliques , semblables à celui-ci, el à la fable de Spinola, on compose le portrait d'un personnage historique : puis on vous donne à croire ces iontés etaulresdu même genre sans iéthoignmaa d'aucun bon auteur, seulement parce qu'ils sont en harmonie avec le caractère du personnage qu'on s'est figuré! Si tout l'ensemble de celte narration est ainsi démontre faux 1 aveu même de ceux qui l'exposent . il suffira de rapporter une simple circonstance pour montrer avec quelle facilité ces récits erronés peuvent avoir leur source dans L'ignorance. Par la couronne que porta Boni face, les auteurs contemporains n'ont voulu signifier que le signe ordinaire de la dignité papale , la tiare, représentée alors sur I s monuments de Boniface fâ) comme entourée d'une unique couronne. C'est ce qu'on verra clairement par le passage suivant extrait d'une réponse de son neveu au concile de Vienne ; il le défend contre les accusations des Colonne , et il dit qu'ils Murent en présence de Boniface : Tune in t'irono scdaitis [Petrini.metnoriœ Prenest, \ coroliam

gestantis in capite, quam nullus. nisi .vertu et légitimas pontif.; gestavit unquam , n< c geslare débet. Je passe sous silence les tus liions élevées contre Boniface par rapport à la manière dont il Irait;: son prédécesseur, après qu'il eu I abdiqué. Sans doule j'aurais par là occasion de répondit' pleinement à bien des choses qui ont élé écrites contre lui . mais il me larde d'en venir à ur. sujet beaucoup plus important.

i "Europe su moyi éd., t. Il, p. - -

Dans son célèbfi poitrail au palais de Latran.

toi

DÉFENSE DE BONIFACE Vill.

Je passe donc à ce que l'on considère comme la plus grande tache de sa réputation , c'ost-à-dire a la conduite dont il usa envers les Colonne, à Paleslrine. Sismondi, comme à l'ordinaire , atténue les torts de cette puissante famille; il fait remonter la source des sentiments d'hostilité qui régnèrent entre eux et le pape , à l'opposition qu'ils firent à son élection, et à la fourberie dont on usa pour les engager à donner leur vole en sa faveur (p. 131). Mosheim parle de la même manière sur la guerre qu'il déclara à l'illustre famille des Colonne, qui lui contestait son droit au pontificat. Or la vérité est que, dans le principe, la famille des Colonne fut un des plus puissants appuis du pape : les deux cardinaux de cette famille, l'oncle et le neveu, lui donnèrent leur vote dans le conclave (S. Anton.; Pet., 145). Et pendant le courant de la seconde année de son pontificat, je trouve (luis son registre une grâce accordée à un des membres de la famille (1). Mais il est un autre fait défiguré par toutes les relations modernes qui parlent de la contestation élevée entre Boniface et la maison des Colonne. On représente celle contestation comme une affaire d'inimitié privée et de rancune contre toute celle famille. Or, au contraire, la cause de celte contestation fut en grande partie la tyrannie exercée par le cardinal Jacques et ses adhérents contre ses propres frères Matthieu, Odon,Landolphe (ZJon., Bull.,ap. Reg., 1252; Pet., 147), qui eurent recours à la protection du pape afin d'être rétablis dans leurs droits de famille et dans leurs biens. Ce ne fut donc pas la haine envers les Colonne qui poussa Boniface aux résolutions extrêmes auxquelles il se porta, puisque la famille ellemême était divisée entre lui et le cardinal. La contestation d'ailleurs ne provint d'aucune opposition dans le conclave, mais bien de motifs très-justes du côté de Boniface, trèsinjustes du côlé des Colonne. Le cardinal el ceux de son parti se sentaient de l'affection pour la maison d'Aragon, alors ennemie du pontife, parce qu'elle occupait injustement la Sicile. Boniface demanda donc, pour gage de leur fidélité, qu'une garnison de ses soldats fût introduite dans leur fort de Palcstrine : c'était un droit que tout seigneur avait coutume d'exercer au cas qu'il vînt à douter de la fidélité de ses vassaux. Or esl-il possible de mettre en question si les Colonne occupant Paleslrine étaient feudataires du saint- Biê%e(Pet.,Mém.,p. 428)? Boniface demanda en même temps réparation et satisfaction des torts faits aux trois frères dont nous avons parlé. Mais , au lieu de se soumettre sur-lechamp, de donner au souverain pontife une preuve éclatante de leur fidélité, au lieu de s'aboucher au moins avec, lui pour traiter de celle affaire , les Colonne aimèrent mieux recourir à une mesure déraisonnable : ce fui d'élever des doutes sur la validité df* son élection et sur ses droits au pontificat. Le h mai

(I) Rpg. V, II. p. 'iVï. Jacobo naio nobilis viri Pétri fin

Culumna, de i o ro no, dispensait cura eo saper deieclu

faUtlium.

1297, Boniface appela donc Jean de Paleslrine , un de ses camériers , pour mander le cardinal Pierre Colonne avec ordre de comparaître devant lui dans la soirée, parce qu'il désirait s'informer s'il le considérait ou non comme pape (1). Au lieu d'obéir, le cardinal s'enfuit de Borne avec son oncle, le cardinal Jean et le reste de la famille; et dans la matinée du 10, s étant réunis au fameux frère Jacopone de ïodi, à Jean de Gallicano et à d'autres, à Lunghezza , ils firent écrire par la main de Dominique Leonardi, notaire de Palestine, un acte dans lequel ils alléguaient la crainte pour motif du refus qu'ils avaient fait de comparaître, et déclaraient hautement que Boniface n'était point pape légitime, , parce que Céleslin ne pouvait point abdiquer, et que, quand même il l'eût pu, son abdication n'était point spontanée. Ce fut là le premier coup qui engagea la lutte ; or tout le blâme doit en être rejelé sur les Colonne. Dans cet état de choses, Boniface n'avait pas manqué de manifester sa juste indignation pour le mépris que Ton faisait de son autorité. Car le même jour il convoqua un consistoire, et ayant déclaré les Colonne contumaces, rebelles et coupables de torts graves envers le reste de leur famille, il les priva de leurs bénéfices ecclésiastiques et du chapeau de cardinal. Laissons de côté l'acte formel de rébellion commis en ce même jour, et peut-être encore ignoré de Boniface, quoiqu'on ait peine à croire qu'il ne sût point ce qu'on méditait et ce qu'on préparait contre lui; à coup sûr, personne ne voudra disconvenir que, nonseulement il pouvait, mais devait agir conlre des ecclésiastiques qui , dans la ville même de Borne, avaient défié son autorité; mais les Colonne aigrirent bientôt le mal et le rendirent sans remède. Ils firent circuler l'acte , rempli do calomnies, qu'ils avaient publié contre le pape , et portèrent l'impudence jusqu'à en faire afficher une eopi;> à l'autel de Saint-Pierre (2). Bernard Guidi , dans sa Vie de Boniface VIII , raconte ainsi la chose : Anno Domini 1296, Bonifacius papa coepit processum facere contra Columnenses, occasione et causa quia Stephanus, thesaurarius ejusdem papœ,fuerit deprœdatus (3). Dcindc dominas Jacobus et Pet. de Columna, patruus etnepos, cardinales, videntes contra se motum papam, libellum famosum conficiunt contra ipsum, quem ad multas partes dirigutit, as.serentes in eodem , ipsum non esse papam , sed solummodo Ccelestinum. Unde citali a Boriifacio papa, non duxerunt comparrndum et factisunt contumaces. Amalric l'ail à peu près le même récit [Ap. eumd.J. III, /;. 436) ; mais il parle en termes beaucoup plus forts de la publication du libelle : Ad plures el diversas partes ipsum fransmiserunt et publïcàvi fecerunt (l'et., 1 16). En effet, ils envoyèrent bientôt ce libelle, ou quelque autre, à l'université

fl) Pierre drt Pois. Hisl. particul. du grand différend.

Minai, app., I. Ml, |). IX, ». ?>ô.

('>) Ap. Mur. 11. I. S. I. III , p. 070.

(.">) Boniface n<> ni jamais "H'iiiicm de cet acte de violence dans aucune du ses huiles; on en pcul dooe doaior.

DEM( ....A EVANCÉLIQUE

d(> Pari». Or Siimondi ne dit rien de toutes ces insultes, detoui ce* actes de rébellion de la part de» Col. un- : il raconte tout simplement que le pape fulmina contre eu* des escommunications à cause de leur union intime avec le roi de Sicile (le roi d Aragon), a que par conséquent, eu» refusèren de reconnaître son droit au pontificat. Or leur déclaration fut écrite à Lunghezza, le 10 mai, tandis que la bulle de Boniface, Ad suocufcndas abrégée dans le sixième livre des Décrélales porte la date du £1 du même mois ; elle

rut doue, faite après que la déclaration eut été placée Burle grand autel de Saint-Pierre. L'acte de Boniface ne provoquait donc pas, il était provoqué : ce fut l'effet, et non la c .t|M> de la conduite dos Colonne ; et assurément Boniface ne pouvait (sans renoncer au fond à son autorité) s'empêcher de déclarer schismatiques ceui qui niaient qu il lut pape légitime. Mais pouvait-il laisser les choses en cet état? H était leur souverain temporel et spirituel; et ils avaient rejeté loin deux le fardeau insupportable de toute sujétion temporelle et spirituelle. lis s'étaient fortifiée dans Palestine et n'avaient pas cesse d insulter à son pouvoir. Qu'avait-il à faire, sinon dejes ramener à l'obéissance par la force des armes? La guerre contre l'alestnne était donc pleinement justifiée, et même elle devenait dans cet état de choses absolument nécessaire. Mais ici se présente un autre argument qui nous lait connaître avec une nouvelle évidence de quel cote était la raison dans ces débats, par la manière dont les deux partis se comportèrent. Le sénat de Rome, jaloux d'empêcher une guerre civile, offrit sa médiation. Les Colonne promirent d implorer leur pardon; Boniface. consentit a l'accorder, à condition qu'ils se remettraient en ses mains, eux et leurs terres fortifiées : celle condition était presque universellement imposée dans les temps féodaux, dès qu'on accordait grâce à un sujet rebelle, liais loin d'accomplir leurs promesses , les Colonne reçurent dans leur ville François Crescenzi et Nicolas Pazzi, ennemis mortels du pape, et quelques ambassadeurs du roi d'Aragon. Mors enfin Boniface promulgua une croisade contre eux, comme ennemis sebismatiques du saint-Slége. Il est donc manifeste que la guerre fut provoquée par les Colonne, qui s'attirèrent ce Beau; on ne peut en faire retomber la faute sur Boniface. L'issue néanmoins à laquelle elle vint aboutir est généralement devenue le sujet de la plus grave accusation qui ait ele portée contre lui. . . .

Nous avons vu que Dante consigne Guido de Monlercllro dans les enfers, à cause de a part qu'il y prit. A en croire les chants OU grand Aligbieri, et le témoignage du puis âpre des écrivains qui se soient déchaînes contre Boniface, Ferreto Vincentino et mi ou deux autres, ce pontife aurait promis plein pardon aux ('..donne, qui auraient pu conserver la possession de leurs forteresses, en sorte que l'étendard pontifical aurait ele véritablement plante sur l'alestrine et sur les autres terres des Colonne; cette promesse

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