‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 106 sur 255 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Si l'on pèse les témoignages que nous vc-

DEMONSTRATION EVANGELlûUE. L'ABBE CHASSAT.

nons de rapporlcr en faveur de nos Evaugi- Ici, on les Iront ci a suffisants, chacun •■ par* liculicr, pour donner a leur authenticité un haut degré de vraisemblance. Mais ki l'un vient à les réunir, ou est eu droit , à ce qu'il me semble, de soutenir 1 authenticité avec Une certitude historique ; du moins aucun ouvrage de l'antiquité , dont 1 au hcnlicilé n'est mise en doute par personne, ne compte des garants aussi anciens, aussi uigncs de loi, aussi nombreux, que nos Evangiles» Mais il ne s agit ici nullement de déterminer, absolument parlant, jusqu'à quel point !■ s preuves externes que nous avons données établissent l'authenticité des Evangiles ; il faut seulement reconnaître si elles sont de nature à autoriser et à diriger l'examen par les preuves internes. L'accréditation de nos Evangiles par les preuves exteiues e>l-elie a>-scz forte pour que nous soyons autorité*, obliges même par les lois de ia critique, à procéder à l'examen de leur contenu, pour Voir s'ils sont dignes de loi? Personne, je crois, ne peut répondre négativement à cette question. Les critiques nouveaux ue l'histoire évaugelique ont (Jonc tenu une ligue de conduite lausse, contraire à la science et a la saine critique, en commençant de prime abord par examiner les Evang. les, pour voir s'ils doivent s'entendre dans le sens historique ou mythique. Je dis de prime abord ; car leur discussion des preuves externes n'est nullement en proportion av ec la liberté qu'ils prennent ensuite d'examiner 1 histoire évaugelique pour reconnaîtra si elle n'est pas mythique. Leur conduite est ici purement arbitraire. Celte critique, qui se vante de ne s'appuyer sur aucune présupposiliou , est ici tellement hypothétique, qu'elle s'appuie sur le caractère mythique de l'histoire evangélique , caractère qu il faudrait d'aboid pi ou ver , pour établir la règle de la preuve de son authenticité , et pour demander ■ la nécessité d'un témoignage capable de maintenir forcément dans la croyance de l'origine Apostolique de nos Evangiles, même contre le résultat possible de la critique interne » (résultat qu il suppose déjà ici). En présence d'un pareil système , il est un mérite que des juges compétents et éclairés eussent dû refuser a l'exégèse de Strauss : c'est celui d'êlre véritablement scic-nlilique.

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