DEMONSTRATION EVANGELIQI I . L'ABBE CHASSAT
nements. On rencontre, au contraire, des lacunes dont quelques unes ionl Lrès-gr ind par exemple, m , 1 ; iv, 12. .Mais . genéi alement, l'ordre dans lequel les récits sont rapports détermine la marche de l'Ii sloirc ellemême. Au contraire, les événements dont le fond offre une connexité évidente avec celui qui les précède, dans le cas même oà ils lui sont liés par une particule (vague) do temps ou de lieu, peuvent toujours et doivent souvent (nous avons dit plus haut dans quels cas) être considérés comme n'ayant aucune cohé-ion historique avec ce qui les entoure. De là la possibilité que des événements que Matthieu raconte avant ou après d'a-ilres événements aient eu lieu après ou avant d'autres événements.
2" On peut en général, à la vérité, distinguer dans les discours de Jésus ce qui est antérieur cl ce qui est postérieur; cependant Matthieu a suivi sur ce point une marche si libre, qu'on est presque toujours obligé de regarder l'époque à laquelle ils appartenaient comme douteuse.
Parmi les deux formes dogmatiques des preuves de la croyance, le prodige et les prophéties, c'est sur la dernière que Matthieu appuie le plus souvent et de la manière la plus expresse. Cependant, la preuve par les miracles joue aussi chez lui un rôle important. Sous le rapport matériel, il y a trois points de vue entre lesquels il divise pour ainsi dire toute l'influence publique de Jésus : il montre Jésus comme Messie enseignant, comme Messie faisant des miracles, et comme Messie fondateur d'une société (l'Eglise). Comp. les passages caractéristiques iv, 23- 25; i\, 35,. '38. Nous devons, sous'ce rapport, signaler son évangile comme la plus parfaite des expositions primitives de la vie de Jésus, et comme étant ]>lus propre que tes autres à servir de base à une exposition secondaire et scientifique.