Je dis enfin, en troisième lieu, que les
jansénistes sonl de mauvais logiciens, et qu'ils s'éloignent des règles i]U<- les lumières naturelles elles-mêmes ont déterminées pour la recherche de la vérité. Il s'agit d'examiner si la sainte Kglise calholiqoe l'ait entendre sa voix dans la bulle inu/enitus ; ou, en d'fluires termes, si celte bulle est une décision dogmatique ei irréformable de l'Eglise. Celte rente que l'on cherche est renfermée dans celle question : lecoips des éréquei se ronforme-t- il , dans sou enseignement public, à la décision de relie bulle? Or, c'est là un rail ; et les faiis s'examinent par le moyen des témoignages, et non a l'aide des raisonnements et des argumentations. Consolions donc les Eglises dispersées tl.ins le catholicisme , el voyons si elles acceptent celle bu, le; si elles eu l'ont usage ; si elles la proposent aux fidèles pour régler leur croyance el leur conduite; si elles condamnent la doctrine de Quesnel, etc. Voilà l'unique moyen pour s'assurer de ce fait. Mais les jansénistes n'aiment pas à marcher dans relie voie. Ils veulent toujours entrer daus le labyriirthe des discussions doctrinales, dans lesquelles ils peuvent faire jouer à merveille les subtilités, les équivoques el lous les artifices, loutes les ruses de guerre qu'ils connaissent à fond. Une telle méthode ne conduira jamais à trouver celle vérité de fait que l'on cherche: et c'est pour cela que l'on s'égare, que l'on pèche contre les règles de la dialectique et contre les lumières de la raison. On pèche encore conire le respect dû aux ministres de Dieu, qui parlent eu son nom, et par l'ordre exprès qu'ils en ont reçu. Supposons que quelqu'un soit publiquement et notoirement autorisé à porter la parole d'un roi à son peuple, el que quelque esprit indocile lui dise en face : « Monsieur, je ne dois nullement tenir compte de ce que vous dites, si vous ne me donnez des raisons, et ne me convainquez par des lumières et des éclaircissements , que les intentions et les ordres du roi sonl précisément tels que vous me l'exposez. » Celui-là, dans le sens généralement admis par tout le monde, fait une injure très-^rave au représentant et à celui qu'il représente, et mérite d'élre puni comme un réfraclaire. Tel est précisément le cas de quiconque , pour se défendre d'obéir à la voix du corps des pasteurs, cherche des lumières, des éclaircissements, des raitons, et propage comme doctrine édifiante et exacte, et nourriture salutaire des fidèles, un catéchisme censuré et condamne par le pontife de Rome, chef du corps des pasteurs et de l'Eglise.
livres au moins très-scandaleux, et dignes par conséquent u'ètre, comme de-, marchandises empestées, retranchés du commerce parmi les chrétiens. On peut même rigoureusement prétendre que le privilège de se contredire ne sert point à efiacer la tache d'hérésie.
Remarquons encore danses passagelindéccncede celle expression impropre : « Ai, user lie son autorité et du droit de juger sur la doctrine el sur la morale. » Ceitu expression, appliquée a l'Eglise universelle, a je ne sais qiwi d'élrauge et de si rebutant
57. Donc, après avoir rejeté la méthode des jansénistes comme injorieuse .1 1 Kglise el à Dieu, comme conduisant a l'interpréta* lion individuelle des lothérieni et des caivioistes, comme fondée sur une supposition hérétique, ett enfin, comme déraisosmahleet op-
aux règles communes el les plus connues pour connaître la vérité, arrivons 1 la seule question qui peut < ire faite au sujet
ailes émanées (outre IJaius, Jansénius ei Quesnel. Ces bulles sont-elles une sion dogmatique de l'Eglise, oui ou non '.' La voix du corps îles pasteurs te fait-elle entendre dan- ces huiles? Des qu'une telle question >:e .simple lait est décidée, loule controverse est terminée entre les jansénistes el nous; el nous devons dire, dans celte circonstance, ce que disait saint Augustin daus l'affaire des péiagiens : L'affaire a élé déjà discutée et examinée à Home, et Rome a décidé par ses bulles. La cause esl finie, Dieu veuille encore que l'erreur finisse un jour : Juin de hac causa duo concilia ad sedem apostolicam missa sunt ; \n<le etiam rescripla vencrunt. Causa finita est : ùlinam aliquando finiatur error (Sert,.. cxxxi,a/. 11, de Yerbis aposlot. cap. x, p. 10). »