‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 175 sur 255 · TOME VI · texte numérisé non relu

TOME VI

DueUBT. Col. 88, 1. 16:... Que leur postérité naturelle... fût la cause de la malédiction de tous les peuples. — Les bénédictions accordées à la postérité d'Abraham, d'isaac et de Jacob, sont des faveurs particulières, qui ne doivent point faire conclure à la malédiction de tous les peuples, qui connaissaient par la tradition le grand moyen de salut. Voir n" 8, el les passages des Démonslr. cidessus indiqués.

Col. 438, I. 23: Que t's gentils étaient

sans /Jim et sans Messie, puisqu'il leur

était inconnu. — L'auteur fait complètement abstraction des traditions, pour damner, en sa qualité de janséniste, plus facilement les païens. Voir n° 8, et les pass. ci-dessus indiqués.

Col. 474, I. 58: Et qui n'avaient jamais ouï parler du Messie. — D'après une tradition universelle, on attendait un grand bienfaiteur du genre humain au moment où la foi fut prêchée aux gentils, ce qui devait les disposer à la recevoir, quoi qu'en dise l'auteur. Voir les mêmes passages.

Stanhope. Col. 512, 1. 29: ... De leurs sacrem nts, le baptême et la cène. — On voit combien il était difficile de remplir les conditions de la fondation de Baylc: il n'est guère possible «!e défendre la religion chrétienne, dans une secte quelconque, sans descendre à aucune des controverses qu'il y u entre les chrétiens eux-mêmes. Voir n° 11.

Col. 501, 1. 22:... L'Ecriture ayant clé donnée pour une règle de foi. proportionnée à toutes tes capacités et à l'usage de tout le monde. — Potrla réfutation de ce faux principe, n" 3, 4, 5.

Davlk cl son annotateur Di mu de Laun \v. Col. 705. Quand il n'y aurait pas de religion instituée et positivement commandée, on ne serait pas pour cela dispensé d être religieux. — On aurait dû dire sur quelle UN ou aurait pu établir celle religion imaginaire, quelles auraient pu être les réglai du culte, comment elles auraient pu être observées a\cc sécurité, quelle aurait pu en être la sanction.

Lecleiic. Col. 88V, 1. 0: ... Ils nient que ces derniers ruinent d>' fond en comble les dogmes particuliers de l'Eglise romaine. Ils en concluent arec raison qu'ils tant faux -Ordinairement nous nous abstenons de répondre, quand nous rencontrons de pures d clamalions comme celle-ci, où aucun dogme en particulier n'est attaqué.

Col. 888. I. W: ... Qu'on doit recevoir même les choses qui choquent le plus laraisun,

REVISION DES DEMONSTRATIONS EVANGl LIQUES.

plutôt que d'abandonner le sens littéral. — L'auteur calviniste fait ici visiblement allusion au dogme de la présence réelle. Voir, pour la juslificalion de cette croyance, n"li

Col. 889, I. 1 : ... Parce qu'on les doit supposer infaillibles, quoiqu'on n'en ait aucune preuve. — Voir, pour la question tant de droit que de fait de l'infaillibilité de l'Eglise, nos 1,5.

Col. 890, 1. 55: ... Ce qu'on appelle présence réelle du corps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie ou transsubstantiation, et que l'on ne peut admettre sans renoncer à la raison, ni trouver dans les écrits des apôtres, en se servant des règles de la bonne grammaire. — L'auteur est ici en contradiction avec ses propres principes: il suppose plus haut, et tous les calvinistes conviennent que le sens liitéralde quelques passages du Nouveau Testament favorise la croyance catholique, mais ils soutiennent qu'il y a absurdité à entendre ces passages littéralement. Voir, pour la réfutation de ce passage, de ce qui précède et de ce qui suit, n° 14.

Col. 905, 1. 53: Il suffit que l'on conçoive que Dieu a donné à la matière la forme qu'elle a présentement, pour lui rendre tous les devoirs qu'il demande de nous dans l'Evangile.

— L'auteur veut dispenser les simples de la foi à la création de la matière, faite de rien, conlrairement aux définitions des plus anciens conciles. Le symbole de Nicée et de Constanlir,ople,dont tout chrétien doit croire les articles, porte que Dieu est le créateur du ciel et de la terre; mais, comme à défaut d'expression propre les Pères ont été contraints d'en employer une qui ne signifie que faiseur, ils ont ajouté : de toutes les choses visibles et invisibles, ttxvzmv ôpa-rcûv ts y.u.1 «opâruv ffotavjTijv, ce qui repousse évidemment le sentiment erroné de Leclerc, puisqu'il n'y a pas de forme à donner aux choses invisibles, qui sont dites produites de la même manière que les visibles. Le iv concile de Lalran s'exprime encore plus clairement, en définissant que Dieu, au commencement du temps, a créé de rien les deux sortes de créatures, les spirituelles et les corporelles. Deus... ab initia tempuris utramque de nihilo condidit creaturam, spiritualem et corpoream (Cap. Eirmiter).

Col. 942, I. 3 : Ainsi, ceux qui mettent entre les miracles du christianisme celui par lequel ils prétendent qu'un corps humain... soit

en plusieurs lieux à la fois attribuent à

la religion chrétienne un mystère absurde VéïaTdônt 'parle \'7uteurZcr7 peut "s

— Voir la refutalion, n° 14.

Elues du Pin. Col. 959, 1. 54 : Les Juifs prétendent qu'outre la loi que Moïse leur a laissée par écrit, il y a une autre loi orale....

— L'auteur nie trop légèrement l'existence des traditions véridiques chez les Juifs, parce que les pharisiens en avaient de fausses et d'une origine récente. 11 y a des vérités au milieu des fables du Talmud, et les Targumim contiennent des traditions d'une autorité incontestable, dont il n'est nullement

DÉMONST. LVANGÉLIQUE. XVIII.

question dans les livres canoniques de l'Ancien Testament.

Col. 1095 et suiv. : Que les décisions des papes, même en matière de foi, ne sont point infaillibles, quoique de grande autorité. — Je ne trouve rien d'exagéré dans ce chap. xiv. Ceux qui voudront examiner les choses de près pourront comparer cequi est dit ici avec ce qui, se trouve de contradictoire dans l'ouvrage de Grégoire XVI, édité dans le seizième volume de celle collection.

Col. 1181, 1. 53 et suiv. : ... Ceux qui sont

dans l'ignorance invincible défait ne se»

ront point damnés pour ce sujet, quoique étant hors de l'Eglise ils ne puissent avoir part au salut. — Ce principe tient de la rigidité janséniste. Voir, pour la réfutation, n°8.

Col. 1182, |. 33: Enfin, quoique les hérétiques et les schismatiques qui sont de bonne foi

dans l'erreur ne soient pas excusables, ils

sont toutefois moins coupables , et seront moins punis que les autres. — S'ils sont dans une erreur invincible et suivent leur conscience, Dieu ne leur refusera pas les grâces nécessaires au salut. Voir n° 8.

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