‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 182 sur 255 · TOME XV · texte numérisé non relu

TOME XV

Ciialmëhs. Col. 680 et suiv. Chap. nu. — L'auteur y soutient la doctrine d'une religion nuiurclle et antécédente nécessaire, même en cas de miracles, pour faire juger soit de la vérité d'une doctrine , soit de la bonté d'un précepte, en un mot de l'origine divine de l'une et de l'autre. Pour nous , qui ne pouvons admettre cette prétendue religion naturelle , ni surtout l'ériger en une règle au moyen de laquelle l'esprit privé s'établirait ju}>c et de la rationalité et de la moralité de récriture , nous posons en principes : 1° qu'un phénomène reconnu comme surnaturel, c'est-à-dire comme ayant pour auteur celui qui est au-dessus des lois qui régissent cet univers, doit faire admettre, à quiconque veut agir avec prudence et dans ses véritables intérêts, les doctrines ou les préceptes en faveur desquels il est opéré; 2° que l'homme ne peut avoir d'autre règle, pourjuger et de la vérité et de la bonté de dogmes et de préceptes surnaturels, que leur révélation

bien constatée; 3u que la conviction de la vérité d'une doctrine et de la bonté absolue d'un commandement ne peut être un motif assez puissant pour déterminer l'homme à embrasser l'une et l'autre, comme nous l'avons fait voir ci-dessus; k" qu'il n'est pas probable que la grâce, nécessaire pour porter l'homme a adopter l'une et l'autre, s'adjoigne aux dispositions plus ou moins vicieuses qui sont inséparables de cet esprit d'examen, ainsi que l'expérience ne le démontre que trop, surtout chez les hérétiques; 5* qu'on ne peut avec les seules lumières et avec les seules forces naturelles, c'est-à-dire sans le secours de la grâce, être pleinement convaincu, ni de la vérité ni de la bonté absolues des dogmes et des préceptes surnaturels, ni embrasser avec sécurité et résignation lesunsetlcs autres ;0'enfin, que lorsqu'on a la conviction que les dogmes et les préceptes révélés émanent de l'Ordonnateur de cet univers, on est porté à juger, par analogie avec l'harmonie physique , que les uns et les autres n'ont rien de contraire soit à la raison, soit au bonheur de l'homme ; l'autorité de leur auteur les rend respectables â quiconque a le sentiment de la dépendance : alors la grâce donne la certitude absolue des uns, et la volonté de pratique des autres.

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