‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 33 sur 255 · Mais ces deux évêques , répond M · texte numérisé non relu

Mais ces deux évêques , répond M

Guadagnini, ne furent point alors excommuniés par le concile de Nicée, ni envoyés en exil, mais seulement après que le concile fut terminé, parce qu'ils soutinrent de nouveau manifestement les blasphèmes d'Arius. Je réponds que ces évêques attestent eux-mêmes, dans le mémoire, qu'ils ont élé condamnés par le concile de Nicée ; voici les paroles par lesquelles commence le mémoire : Tametsi cuin antea a veslra sanctilate essemas condemnati, etc. Le mémoire fut pré enté au concile de Jérusalem, tenu dix ans après celui de Nicée, comme le veut M. Guadagnini; le concile de Jérusalem ne condamna pas ces évêques, il leur donna même l'absolution de leur condamnation; et on ne connaît pas l'autre concile nnlenear à celui de Jérusalem et postérieur à celui de Nicée, qui les ait condamnés. Donc les paroles, a veslra sanctilate, ne peuvent s'entendre d'autres que des évêques eux-mêmes du concile de Jérusalem, qui, pour la plus grande partie, auront aussi assisté au concile de Nicée, et dans le temps et la tenue de ce concile, auront condamné ces deux évêques ariens; qu'ensuite ils n'aient pas été condamnés à cause de la distinction entre le droit et le fait, mais pour s'être montres les défenseurs publics de

DEMONSTRATION BVANGELIQUE. DOLGENI

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l'hérésie d'Arius, c'est mie conjecture qui no peut être faile et i|ui est dépourvue de fondement. Nous devons néeessain ni 'lire

qu'ils ont été condamnes par le concile à cause de cette faute, dont ils montrent du repentir, el qu'ils rélracti ni dans le mémoire qu'ils présentent pour être absous, et en vertu duquel ils furent en effet absous. Or, dans le mémoire, ils protestent d'a\ oir toujours condamné les erreurs d'Arius; ils avouent seulement qu'ils n'ont pas voulu souscrire à l'anathèmc prononcé contre lui; et ils donnent les raisons pour lesquelles ils avaient cru devoir en agir ainsi. Or, ils abandonnent ensuite celte défense, et se conforment en tout et pour tout aux décrets du concile. Ils furent donc condanir.CS, non à cause de la profession de l'hérésie d'Arius, mais à cause de leur distinction erronée. Mon adversaire in >iste et dit que ces deux évéques ne furent pas condamnés dans le concile de Nicee, mais qu'ils obtinrent même leur pardon, quoiqu'ils persistassent dans la distinction entre le droit et le fait, et il cite pour preuve la leitre de l'empereur Constantin à Théodote, dans laquelle il est dil que :Sanctissimamreli<jionemdehacchantes Dei Salvatoris nomen ipsa turma prœdouum suorum etiam post impetratam leniam poltuer un t. Mais je réponds : quel est le pardon que ceux-ci avaient obtenu du concile? C'est ce qu'explique le même empereur dans une autre lettre à l'Eglise de Nicomédie, où, parlant en particulier de ces deux évéques , il dil : Quos vera conrilii dijudicalio ad peenitenliam agendum réservât trat. De quoi devaienl-ils faire pénitence? Serait-ce par hasard d'avoir souscrit à la définition de foi faite par le concile contre l'hérésie arienne ? ou bien d'avoir professé cette hérésie avant le concile? Mais pour effacer cette faute aux yeux de l'Eglise, l'Eglise s'est toujours contentée de la profession in scriptis, contraire aux erreurs soutenues auparavant. Le fait est que la souscription des deux évéques, limitée aux seules erreurs d'Arius, et ne comprenant pas même l'anathème lancé contre lui, ne satisfit pas le concile qui les condamna, eum anten a vestra sanctitate essemus condemnati, se réservant toutefois de pardonner, in pristinum, à ces malheureux, s'ils revenaient à de meilleurs sentiments, comme a coutume de faire l'Eglise, qui est animée d'une si tendre charité. Voilà le pardon obtenu : Quos vera concilii dijudicalio ad pœnitentiam ngendam reservaverat. Et il est nécessaire d'entendre ainsi les choses, pour les faire concorder. Dans le sens de M. (iuadagnini, on ne fora jamais concorder le post reniant impetratam de Constantin avec le eum antea a veslra sanctitate essemus condemnati des mêmes évéques coupab'cs. El comme, dans la suite ceux-ci, au lieu de faire pénitence, recommencèrent à défendre publiquement l'hérésie d'Arius, l'empereur les exila.

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