REPONSE A QUELQUE! DEMANDES
223. 1° « Je demande donc ici à M. Bol- « geni, quels sont les théologien! qui, avant « la controverse au sujet de Jansénius , « aient enseigné que l'Eglise est infaillible « en décidant sur le fait. Je le défie d'en ci- « ter. Il ne pourra point m'en désigner un « seul, et je ne trouve pas qu'il en mette en « avant un seul dans tout sou livre n.31ij. » Réponse. Monsieur, je vous sers à l'instant. Premièrement, je n'ai jamais dit que l'Eglise soit infaillible en décidant sur le fuit : celle expression est trop générale. J'ai dit que l'Eglise est infaillible en décidant un fait dogmatique. En second lieu, au sujet d'un fait dogmatique, voici plus de trois cents théologiens à la fois , les Pères du gr.md concile deNicée.qui ne voulurent jamais admettre la distinction entre le droit et le fait, imaginée par les ariens Eusèbe etThéognis, et qui pour cela n'oblinrent grâce du concile de Jérusalem, que parce qu'ils abandonnèrent et rétractèrent celle distinction. En voici encore plus de six cents d'un seul coup : les Pères du concile de Chalcédoine, lesquels appelèrent hérétique, neslorien, le pauvre TKéodoret, parie que tout en admettant le droit, et souscrivant au dogme, il tergiversait touchant le l'ail. Qu'on ajoute plus de deux cents Pères du concile d'Ephèse, et ensuite tous les aulres que j'ai cités dans mes Faits dogmatiques pour prouver mon assertion principale : nous avons déjà dépassé de beaucoup le nombre de mille; mais peutêtre M. Guadagnini exclut tous ces Pères, et avec eux aussi saint Jérôme, saint Augustin, saint Léon, etc., cités par moi du nombre, leur refuse la qualité de théologiens, ou peutêtre il se trompe sur le mot fait; ou bien enfin, il ne lui sulfit pas qu'une chose soit enseignée par la pratique, qui suppose le dogme.
22k. 2° « Ce que nous devons faire connaî- « tre clairement, c'est si le l'ait de Jansénius « est révélé en quelques-unes de ces mail nières. Sil est révélé, il est de loi; s'il « n'est pas révélé, il ne peut être de foi. Que « .M. Bolgeni nous démontre donc qu'il est « révélé , et nous resterons d'accord qu'il est « de foi (h .'t.'l.'ij. a Réponse. J'ai déjà démonlré dans les Faits dogmatiques et dans cet ouvrage la connexion étroite et nécessaire qu'ont le droit et le dogme avec le fait dans le cas de Jansénius, qui est le sujet de notre controverse. En vertu de celle connexion, la décision sur le droit et sur le dogme ne peut être vraie et infaillible, si la décison sur le fait est fausse et faillible.
L'infaillibilité de l'Eglise dans les décUiom sur le droit et sur le dogme étant révélé) il s'ensuit que la même infaillibilité etl i nssi révélée dans les décision! sur le lui l.t j'appelle celle-ci une révélai ion im])licite, indirecte, médiate. Au reste, M. Guadagnini reconnaît lui-même relie espèce de réri 1 tion. pour ainsi parler, puisque immédiat ment avant ce passage que je viens de citer, et qui lui appartient, il ajoute. "Il n'est per- « sonne qui ne connaisse el n'admette celle « vérité, que l>ieu rérile les choses de deux « manières, savoir: 1 txptessément, directe- « ment et immédiatement ; 2 implicitement, « indirectement et m'dintement. Qui dit le « contraire? Mais que fait tout cela à notre « sujet? Si les faits sont révélés, qu'ils le « soient expressément, qu'ils le soient im- « plieitement, directement ou indirectement, a immédiatement ou médiatemenl ; au fond « ils sont révélas, et il n'est pas de theo- « logien catholique, qui ne croie el n'en- « seigne qu'ils appartiennent incontestable- « ment à la foi (Même n. 335). » Pourquoi donc M. Guadagnini ne réprouve-l-il pas ses Trois observations, et ne reste-l-il pas d'accord avec moi sur le fait dogmatique de Jansénius?
225. 3°« Dites donc la vérité sans lergiver- « sa tion ni équivoque, mon cher M. Bolgeni: « les erreurs de Jansénius sont-elles, ou ne «. sont-elles pas les hérésies déjà condamnées « de Luther et de Calvin (n. 4Û0)? ■ Réponse. Elles le sont. Mais parce que Jansénius les a revêtues d'une nouvelle lorme. ce qui fait que la même hérésie, pour le fond , parait différente en apparence, une nouvelle condamnation a élé nécessaire. Les hérétiques postérieurs ont très-souvent renouve e les hérésies des héréliques plus anciens, mais toujours avec la précaution de les cacher sous des expressions nouvelles pour les soustraire aux anathèmes de l'Eglise avec l'aide des simples dont ils (rompaient la bonne foi. C'est précisément ce qu'a fait Jansénius, el ses partisans ci défenseurs ont propagé encore plus que lui le sentiment prive, le libre examen, qui est la source de loules les hérésies.
■2-lC). i° « Eh bien I mon très-cher M. Bol- ■ geni, que dites-vous d'Innocent \? Par sa « condamnation des cinq propositions, a-t-il « condamné saint Augustin? Hepondez ici « nettement, un oui tout court, ou un non « tout court (n. 170). » Réponse. Non. Je ne trouve pas de mot plus court que celui — 1' . Mais réplique subitement M. Guadagnini : « Si vous reponde/ non, nous somme» il'ac- « cord et vieil Veritas : mais vous VOjei « ainsi renversée el entièrement anéantie « la conséquence que vous n'osez avouer, « mais que vous désirez et à laquelle vous « tenez du fond du COBOr, savoir, que la dix - « iriue de saint Augustin a été condamnée « par la condamnation de lansénins.» C'est la trentième fois qu'il repèle cette calomnie, pour la répéter une centaine de fois encore dan* l.i suite.
■12~ . ■')' i En attendant, je vous deuiaude :
ECONOMIE DE LA FOI CHRETIENNE
« Pourrai-je me flatter que vous aurez la « courtoisie de m'expliquer clairement et « sans équivoque, quel est ce sens de Jansé- « nius, d;ins lequel vous dites que l'Eglise « a déclaré hérétiques les cinq propositions « condamnées? Je vous demande celle grâce « avec beaucoup d'instance ; vous ne pouvez « pas me la refuser, car je vous la demande « en même temps avec trop de justice (num. « 180). » Réponse. Le sens ordinaire, naturel , littéral des cinq propositions condamnées est clair, précis, intelligible à tout le monde. Or, le sens de Jansénius est précisément le sens ordinaire, naturel, littéral, de ces cinq propositions qui forment le fond, la substance,. l'esprit de la. doctrine de tout le livre de Jansénius. Voilà les instances pressantes de M. notre archiprêtre, exprimées avec tant de politesse, satisfaites. Les souverains pontifes ont souvent expliqué clairement et sans équivoque le sens condamné de Jansénius. On a condamne', disentils, dans les cinq propositions le sens du livre de Jansénius , que présentent naturellement les paroles de ces mêmes propositions. Peut-on parler d'une manière plus claire? Mais le fait est que, pour qui ne veut pas entendre , il n'y a rien d'assez clair pour être compris.
228. 6" « Ici M. Bolgeni soutiendra qu'au « fond et Alexandre VII et Clément XI ont « décidé, ou au moins dit que les cinq pro- « posilions de Jansénius ont été condamnées « dans le sens entendu par Jansénius. Je ré- « ponds que cela est vrai dans le sens expli- « que jusqu'ici. Mais nous revenons encore « au commencement, mon cher M. Bolgeni. « Dites-moi donc quel est ce sens de Jansé- « nius. Ces deux papes l'onl-ils expliqué? « Répondez - moi clairement oui, ou non « (n. 292). » Je réponds clairement, oui; et je l'ai expliqué encore moi-même en m'altachant à leurs explications. M. Guadagnini réplique aussitôt : « Si vous diles oui, expli- « quez donc quel est ce sens : si vous dites « non, quel avantage en tirez-vous? Préten- « driez-vous, par hasard, en tirer l'avantage « si ardemment désiré par vous, que le sens « condamné de Jansénius est la docirine de « la grâce intrinsèquement efficace, ensei- « gnée par saint Augustin, suivie par saint « Thomas, etc.? J'ai fait voir plus haut que « c'est là le sens qu'il vous tient tant à cœur « de voir proscrit. » Ici je ne donnerai aucune réponse. Quand je me serai époumoné pour répondre, M. Guadagnini, qui fait lo sourd, me demandera toujours de nouveau la réponse, et il ne rétractera jamais la noire calomnie fondée sur des choses qui me tiennent tant à cœur.
229. 7° « Je défie M. Bolgeni et tous ceux « qui font peu de cas de l'autorité du pape , « des cardinaux et des conseilleurs de cette « congrégation, el des deux ordres de saint « Augustin el de saint Dominique, qui com- « blèrent d'éloges les défenseurs des propo- « silions publiquement exposées dans cette « colonne, d'y trouver, je nedis pas autant que
de propositions, comme le prétend le même
« M. Bolgeni , mais la moindre erreur théo- « logique digne d'être censurée le moins du « monde par les théologiens : je déclare ici « expressément que je le regarde comme « convaincu d'avoir menti et calomnié, s'il « garde là-dessus le silence, quelque prétexte « ou quelque excuse qu'il allègue pour ne « pas parler (h. 261).» M. l'archiprétre parle ici des cinq propositions jansénistes telles qu'elles étaient exposées dans la seconde colonne de l'écrit à trois colonnes, qui fut présenté à la congrégation nommée pour examiner ces proposions. J'ai fait voir dans mes Faits dogmatiques , que toute la dispute entre les agresseurs et les défenseurs de ces propositions roulait sur le sens de la seconde colonne, puisque , dans la première, on attribuait à ces mêmes propositions un sens luthérien et calviniste; dans la seconde, on attribuait un sens pélagien , tous les deux également rejetés el condamnés par les sectateurs de Jansénius. Donc, dans la seconde colonne, on exposait les cinq propositions avec quelques explications, d'après lesquelles les défenseurs de Jansénius soutenaient que ces propositions étaient catholiques, et même appartenant à la foi. Il convient que je donne à mes lecteurs un échantillon des explications ajoutées aux propositions condamnées : prenons la première, et prenonsla chez M. Guadagnini, telle qu'il l'a exposée (n. 260), en faisant remarquer que les paroles écrites en lettres italiques ont été ajoutées en forme d'explication parles défenseurs de Jansénius.
PRIMA PROPOSITIO.
Ut nobis intelligitur ac defenditur.
Aliqua Dei prœcepta aliquibus justis vo- Ientibus, et conantibus invalide et imperfecte, secundum prœsenles , quas habent , vires, parvas scilicet et infirmas , seu auxilio efficaci ad plene volendum, et operandum necessario destilutis , impossibilia sunl proxime et complète seu ab Us adimpleri proxime non possunt : deest quoque illis gratia efficax qua prœcepta illis proxime possibilia sunt : seu deest illis spéciale illud auxilium , sine quo juslificatus.ut ait concilium Tridentinum, in accepta justitia, id est in observatione mandalorum Dei , perseverare non potest. Après cette explication . les défenseurs de Jansénius ajoutent : Sustinemus ac demonslrare pnrati sumus , hanc propositioncm ad fidem Ecclesiœpertinere, et in sancti Augustin} doctrina indubitatam esse ; atque a concilio Tridentino drfinitam. Après avoir donné ces notions préliminaires , il faut maintenant répondre au défi de M. l'archiprétre , et je le ferai d'autant plus volontiers que je mettrai ainsi sous les yeux de tous les fraudes des jansénistes , cl que je réfuterai leurs vains raisonnements et leurs frivoles subtilités.
230. Réponse. Je dis donc que l'Eglise n'a pas condamné la proposition dont je vieus de parler (on pcul dire la même chose des quatre autres) dans les lermes avec lesquels nous la présente ici M. Guadagnini , toute remplie des explications qui y ont été ajou-
2H DEMONSTRATION EYANGI lUI BOLGEM
téM : la proposition , telle qu'elle; se trouve dans la bulle d'Innocent X , qui la COU Limita , esi «'lins; conçue : Aliqua liri praeepta homintbui jutii* » oU ntibus et conantibu cuniliim prtetentes , quai habrnt vires, $unt impoisibilia i deeit quoque Mi* gratta , qua pottibilia l'unit. Je «lis de celle proposition ainsi exprimée qu'elle esl téméraire, impie, blasphématoire, anathématisée et hérétique. C'est .'liusi qu'e le i lé censurée el condamnée par Innocenl X . el p ir l'Eglise entière avec lui. M. Guadagnini se joint-il à l'Eglise pour condamner el rrapper cette proposition des mêmes censures? Je n'en doute nullement : nous sommes donc d'accord sur ce point.
231. Mais il me délie de irouver la moindre erreur throloyiqii digne d quelque eenr sure théolof/ique , dans les propositions telles qu'elles ont été exposées par lui , avec les interprétations qu'on y a ajoutées. Avant tout , je désinrais savoir comment il dé ire d'être servi. Veut il que je réponde comme chrétien ou comme théologien? S'il veut que je réponde comme chrétien , je suis prêt. Je condamne les propositions dans les mêmes termes que l'Eglise me propose de les condamner et avec les mêmes censures. Ensuite, quant aux propositions exposées en d'autres termes el avec des explications ajoutées, sur lesquelles l'Eglise n'a rien décidé, ni je celés condamne, ni je ne les approuve, parce que ce n'est pas à moi à m'occuper de ces matières, et parce que je suis incapable d'en juger. Je me contente de croire d'une foi simple ce que l'Kglise me propo-e de croire. Je ne dois ni ne peux, à cause de mon incapacité, rechercher autre chose. Et lorsque quelqu'un se présente pour disputer avec moi de vive voix ou par écrit , sur ces matières, pour ui'entrainer dans des discussions doctrinales, je comprends aisément que celui-là veut me conduire en pleine mer sur !a barque fragile des raisonnements , pour être poussé çà et là par tout vent de doctrine , et faire enfin un
: ^positions oq abstraitement, cl absolu-
i. HU le s, mis que présentent naturelle-
ment les paroles, el alor* elle les condamne par abstraction et absolument; ou elle les considère en concret dam le • de
quelque lîvr • • i éèril , relativement au de l 'au! m ; i t alors elle les. approu» p ou les condamne dans leseqs des a iteurs. Quelque-
I i s el e déclare quel est le -en-, les .mteurs,
i le sur la doctrine contenue dans les écrits ou d.: - les livres. Dans le cas de J ausénius , l'Eglise a condamné les cinq propositions, non-seulement par abstraction el absolument . m ils encore eu c ncrel cl r-l.ili- I tu sens el à la doctrine du li\ re de
Jansénius, el elle a déclaré que le sens de ce livre est pré' iséinenl le sens impie, blas maloire el hérétique , qui est présenté parla sens ordinaire el naturel des paroles qui composent ces propositions. Donc, d, mis I de Jansénius , il ne s u 1 1 i l pas le condamner les cinq propositions absolument et abstraitement comme béréii j es; c'est là, pour ainsi dire , s'arrêter à moitié chemin pour être catholique , el ne l'être qu'avec restriction. Continuez votre roule, je vous prie, et avouez que les cinq propositions sont hérétiques relativement aussi au sens de Jansénius, c'est-à-dire, déclarez que la doctrine du livre de Jansénius esl hérétique dans ce même sens dans lequel sont hérétiques les cinq propositions, c'est-à-dire dans le sens ordinaire, naturel , liès-clair et li ès-inlelli— gible à tous, que présentent les paroles ellesmêmes dont sont formées les propositions. Voilà tout ce que l'Eglise exige de sis enfants dans le cas de Jansénius.
233. Mais mon adversaire insiste, et il me défie de trouver la moindre erreur idéologique dans les propositions, non comme elles sont exposées par la bulle d'Innocent X. unis comme elles le sont dans la seconde colonne de l'e'en7 à trois colonnes, c'est-à-dire avec toutes les explications et interprétations qui
Irisle naufrage. Par conséquent je ne prête les accompagnent. Jeréponds que l'Eglise n'a
pas l'oreille à ses discours , et je reste sûr et tranquille dans le port. M. Guadagnini est-il contint de celte réponse? Un chrétien ne peut ni ne doit en faire d'autre ; mon adversaire a tort de regarder mon silence comme une conviction et un aveu de la catholicité de ces proposions, sur lesquelles il m'a défié de répondre.
232. S'il veut ensuite que je réponde comme théologien , je le sers à l'instant. Il n'est pas de vérité si certaine et si évidente, ni exprimée eu termes si propres et précis . que , à force d'additions, d'explications, d'interprétations . on ne puisse obscurcir et faire passer au nombre dos faussetés, et même dos hérésies. On doil dire la mémo chose des hérésies, que l'on peut, par les mêmes moyens, embrouiller, cacher, el même laire paraître des vérités. La sainte Eglise procède, dans ses décisions, avec, la gravité el la maturité qui conviennent à l'épouse de Jésus-Christ et à la Maltresse de la \;' lé; elle ne baisse pas jusqu'à prêter l'oreilU aux subtilités des esprits sophistiques. Elle considère
pas tenu compte de ces explications et interprétations pour prononcer son jugement définitif. Elles embrouillent < l allèrent le sous facile et naturel des propositions, en l'enveloppant d'une foule dt' subtilités sco'astiqi es. On nombre consi lérable de llié
défend ces propositions ainsi expliquées et interprétées, ou à peu près la même chose; d'autres théologiens on grand nombre les attaquent ; c'est un fait connu de lout le monde. Je ne prends parti ni pour les premiers, ni pour les seconds; je suis d'avis qu'il »aul mieux se taire sur de semblables questions purement scolasliques, et qui c insistent à Vouloir expliquer la minière dont la grâce opère sur le cœur de l'hoin ne suis blesser sa liberté. Toutes les personnes auxquelles j'ai parlé de ces matières , et j'en ai parle à beaucoup, ont toujours approuve mon sentiment. Je dirai donc, en terminant ma réponse, que,qu lie que soit mon es- 1 idagnini, elle n'esl pas U lie que son autorité luc fassi adopter les propositions mentionnées plus haut a> ce toutes les
ECONOMIE DE LÀ FOI CHRETIENNE
explications et interprétations qui y ont été ajoutées. Elles ne me plaisent pas , comme elles ne plaisent pas à un très-grand nombre île théologiens qui les attaquent : mais je m'abstiens de les censurer en aucune sorte, car je veux nie conformer à la conduite tenue par l'Eglise, qui a condamné les cinqpropositions relativement à la doctrine et au sens de Jansénius, sans s'occuper des explications et interprétations qui y ont Été ajoutées par ses défenseurs. Et que M. Guadagnini remarque bien que l'Eglise, en prononçant son jugement sur les propositions dépouillées des explieations- qui les accompagnent , et en les condamnant relativement au sens du livre de Jansénius , a décidé que le sens du livre de Jansénius est le même que le sens des propositions dépouillées de ces explications. Ces explications sont un emplâtre que les jansénistes ont voulu appliquer sur la plaie mortelle du livre de leur patron. Cet emplâtre peut-il guérir la plaie? L'Eglise ne l'a pas décidé; je ne veux pas me hâter de le faire : M. Guadagnini n'a pas le droit de le demander.