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ncr (iu»'ls motifs prohal>Us on a de croire que la loi de HoTm conserve etli* tradition pin* i>uri' «hic ne If la il la I >i de Manu. Bl quaii'l mi'oi' on n'apercevrai! ne i dans I s p. mis de ressemblance d'où l'on pointe «i»*— ..,i re quelque probabilité, il s'y (rouvert loejoun d'au ires choses dans lesqn< llei non-,
pour ona découvrir «les preuves convaincantes en I .iveur de a loi de Moïse.
Kad. Mail CO nmenl arriver au vrai dépôt de la Ira II on primitive, pour la comparer a* ce les loi- de Manu el celles de Moïse?
lu a. .Nous pensons, à n'en pas douter, qu'il exisle dans (histoire prunilivedu Blonde, racontée par Moïse. Mais, pour le moment, je veux nmlmellre comme vraies que les choses dans lesquelles ils se trouvent d'accord. Ainsi, par exemple, le premier livre de Moïse enseigne qu'au temps du déluge, il existait une distinction entre les animaux purs el les animaux <mpurs ; la loi de Moïse et celle de Manu ont toules les deux conservé celle distinction, et, en certains cas, ce sont les même^ ..nimaux qui sont classés dans la catégorie des purs ou des impurs. Mais dans l'une de ces lois comme dans l'autre il n'y a aucune raison palpableme .1 évidente pourquoi certains animaux doivent être rangés dans la classe qui leur est assignée ; ce qui, par soi-même et pris à part, conduirait à penser que ces deux législateurs n'ont fait que conserver fidèlement une ancienne tradition dont les raisons ont été perdues. Car ces deux codes de lo.s présentent des marques de réflexions et de dessein, et rejeter ces distinctions absolument el tout- d'abord comme absurdes, serait évidemment de l'injustice el de la présomption. En effet, loul le sujet de celle distinction entre les animaux purs et les animaux impurs est évidemment basé sur quelque chose de mystérieux, el nous ne pouvons y réllechir tant soit peu sérieusement, sans nous voir comme forcés d'avouer notre ignorance sur ce point, et nous sentir portés à penser qu'une croyance si prodigieusement répandue doit son origine à quelque chose qui nous est inconnu, et dont les traditions se sont perpétuées dans tout l'univers. Aiusi , quand on cous.dère la fidélité des chiens, on ne voit pas tout d'abord pourquoi c'est l'animal choisi pour exprimer le mépris par tous les peuples de la terre; cependant cette manière de juger cet animal cadre parfaitement avec le langage de nos écritures à son égard, qui l'emploient partout comme un terme de mépris, et le classent au nombre des animaux impurs. Cependant, pour prendre un autre exemple où la loi de Moïse coïncide avec la vôtre (39), la douceur envers les animaux est recommandée dans un grand détail dans la loi de Moïse comme dans la vôlre ; celle particularité, vu l'inclination dea hommes à a^rir d'une manière arbitraire envers t«»utes les créatures en leur pouvoir, parail être a nui un reste d'ancienne tradition, et appartient à un temps où la destruction des créatures vivantes pour servir de nourriture était inlerdile. C est là, qu'on lo remarque bien,
ANGELIQUE. MolWtlS. ,50
une doctrine qui avait également circulé eu Occident (><)). Mais I • créateur du iuudi, i elanl le Meneur el le propriétaire, || drot, par conséquent, d'ordonner a un homme d Oler la vie à un autre homme, s il lui semble bon de le taire; à plus lorle raison peut-il mettre au p uvoir de I homme la rie 'les animaux. iJonc le> exception- a l'Ahonsa, dans les deux codes, s il pour lef s i- (i. lice», soi. pour d'autres fins, paraissent 6lr« d'autres marques d'une tradition (ort répandue. Car refuser à l'homme le droit de tuer des créaluies vivantes pour des fins convenables est a \os yeux comme au\ nôtres une sorte d'heresie. Or, comme l'hcrésie naii pour l'ordinaire de te que les bom« ims e èven! leur propre jugement contre ce qui est révèle {M), il n'est pas probable que les hommes lussent jamais venus soutenir leur droit a ôter la vie aux autres cnatui sans une tradition transmise de main < a main du père aux enfants.
Toutefois, la coïncidence de la loi de Moïse avec celle de Manu, à cet égard, n'offrirait rien de remarquable si celte même coïncidence n'existait pas aussi sur les deux premiers points. Eu outre, de même que ces deux code* reconnaissent une distinction entre les différentes créatures sans ra son, ils en reconnaissent aus-i une entre les différentes classes d'hommes. Il y a dans les deux une classe distincte a laquelle est attaché le sacerdoce; dans les deux, ce sacerdoce ne doit point avoir de possessions, mais vivre des aumônes des gens pieux, et faire delà religion la portion de son héritage; offrir des sacrifices pour les autres tribus, et enseigner la science des livres sacrés; décider dans les cas difficiles, en fait de pollutions ou impuretés légales, quel est le genre d'expiation nécessaire, la manière de traiter avec les hérétiques, et autres choses semblables. De plus, tout ce qui concerne les impuretés résultant de la matière (î-2), cl spécialement des personnes atteintes do quelque espèce de flux, ainsi que des cadavres ; les précautions contre la vue de toute, sorte d'ordure; le discernement des chosesqui conviennent ou ne conviennent pas pour les sacriGces (W); l'obligation pour les hommes de faire connaître .au prêtre en quoi ils étaient souilles, voilà tout autant de points de ressemblance trop frappant! pour être passes sous silence. L'usage de l'eau aussi, pour les purifications, el celui du bain un nombre de lois déterminé, le devoir de la douceur envers le bteuf particulièrement, la défense faite aux prêtres de se marier dans une autre classe, el différents autres points, sont, dans leur ensemble, une preuve évidente que les deux législateurs ava eut devant eux quelque tradition an eneuie di laquelle ils ont tiré l'un el l'aulie ce qui eur a paru convenable. Il peut bien se taire. après tout, que celle rc semblance ne soit qu'extérieure, co aune I air hagard qui appartient a 1 i lois a l'ascète et a l'homme de plaisir, qu'on ne saurait discerner l'un de l'autre quand on ne les observe que par bu-
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
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sard; néanmoins Joules ces particularilés, lors même qu'elles ne seraient qu'extérieures, ne laissent pas que d'être quelque chose de fort remarquable. On pourrait ajouter à cela qu'il y avait chez vous une ancienne tradition, quedans le Satyakalpa il n'existait pas de distinction de classes. Or, d'après cela, la séparation des brahmanes pour le sacerdoce cadrerait parfaitement avec ce qui nous est dit par Moïse du choix de la famille de Sern pour être la race sacerdotale par toute la terre . car c'est là ce que de grands ethnographes ont pensé qu'il a voulu dire. D'ailleurs, ce ne fui qu'après le déluge qu'eut lieu la sanctification ou consécration de celle famille ; de sorte que s: l'on peut supposer que le Satyakalpa représente l'époque antédiluvienne, ce récit cadrerait assez bien avec celui de Moïse.
Je pense, Radhakanl, en avoir ditassez pour vous convaincre qu'il y a un bon nombre de points de ressemblance, extérieure au moins, entre les deux codes, qui semblent indiquer que les deux législateurs ont puisé à une source commune. Vous avez dû remarquer que les livres de Moïse mentionnent certaines choses qui paraissent éclaircir des difficultés contenues dans \olre loi, expliquer, par exemple, comment le sacrifice et l'Ahinsa peuvent se concilier ensemble. Car l'ordre de la nature est l'ordre de choses établi par Dieu lui-même : or, il n'est pas conforme à l'ordre de la nature qu'un être raisonnable Ole la vie à un autre être, des qualités et des destinées duquel la révélation seule pouvait l'instruire. Mais la permission donnée par l'auteur de la nature, qui connaît parfaitement les qualités el les destinées de chaque chose, de détruire des créatures vivantes, justifie la violation apparente de ce qui est naturel. Or, cette permission est racontée d'une manière tout a fait circonstanciée par Moïse qui nous explique ce fait (W), qu'on regarde comme une chose permise de les détruire. En effet, il n'appartient qu'aux hérétiques de fermer là où Dieu a voulu ouvrir.
A ces points de ressemblance on peut en ajouter encore deux autres bien remarquables, que voici : les Védas el les Manavadharma-saslra reconnaissent également un Dieu éternel et existant par lui-même comme la cause première de toutes chose-. (45) et le créateur de l'univers; doctrine qui s'accorde,extérieurement dumoins,avec celle de Moïse, lanl par son caractère ou sa nature que par la position qu'elle occupe an commencement des deux codes ; et, de plus, il paraît que depuis le temps du déluge, sinon depuis une époque encore plus reculée, une famille avait été séparée des autres pour être le minisire spécial de Dieu, je veux dire la famille de Sem (46). Et comme les brahmane* (Wj ne furent d'abord qu'une colonie de prêtres dans la terre sainte de liramavarta(48), quelque* savants ont pensé qu'ils étaient de celle même tribu de Sern, qui était regardé comme le père de toutes les tribus sacerdotales de loute la terre (49). Dans tous les cas, on avouera, je le pense, que ces
faits divers, qui se sont présentés à moi, sont des preuves certaines d'une ressemblance si frappante, qu'elle doit nous portera admettre que ces deux législateurs ont puisé à une commune tradition primitive , qui existait longtemps avant que les lettres eussent été inventées.
Rad. Vous venez de me démontrer que ies lois de Moïse et celles de Manu, par leur coïncidence, suppo^ent l'existence de quelque tradition à laquelle ils ont puisé; et vous avez, pour ce qui nous concerne, parcouru, comme premier pas dans cette carrière , les Védas qui, m'assure-i-on, sont à peu près de la même époque que les éci ils de Moïse. Mais quelles raisons particulières y a-t-il de supposer que la loi de Moïse a conservé plus purement la tradition ; vous ne me l'avez pas encore faii voir.
Laur. Avant de me mettre à vous .le démontrer, je vous demanderai d'abord s'il y a dans voire esprit quelque forte objection qui vous empêche de croire que la loi de Moïse est divine ?
Rad. Il est une chose, Laurent, qui, à mon avis, est une difficulté insurmontable contre celte croyanee, et dont je ne crois pas qu'on puisse triompher.
Laur. Dites-la-moi, je vous prie; car je suis tellement convaincu de la divine origine de cette loi , que j'essayerai du moins de triompher de cette difficulté.
Rad. C'est qu'on dit qu'il n'existe dans celle loi aucune apparence de croyance d'un élat futur. Or, Manu fait de la négation de ce dogme un signe caractéristique des ténèbres (50); et tous nos anciens livres insistent beaucoup sur ce point, comme étant, ce qu'il est évidemment, essentiel à la morale. Je crois donc que par-là même qu'un système insiste sur ce dogme, c'est une marque de son ancienneté, tandis que le contraire est une marque de nouveauté.
Laur. Je penseavoir, Radhakant, de graves motifs de me féliciter que vous ayez formulé si clairement celle objection , parce que cela me procurera l'occasion de discuter avec vous deux sujets, dont l'un fournira une solution générale à votre question, tandis que l'autre en peut être regardé, à proprement parler, comme la véritable réponse. Je vais les prendre. dans cet ordre, quoique je sache fort bien qu'au premier abord je paraîtrai éluder la difficulté, au lieu de la combattre. La raison qui me fait agir ainsi, c'est que celte manière de procéder nous frayera une route, dans le cas où nous jugerions à propos de continuer notre conversation.
Rad. Je vois que vous usez d'un artifice pour me retenir plus longtemps à causer avec vous; et je suis flatte que, par voire désir de m'inléresser et de me retenir, i ous paraissiez indiquer que vous me juge/ susceptible d'instruction.
Laur. Vous êtes bien aimable, mon Gis, Eh hieul entrons en matière el entamons le sujcl sur lequel je désire attirer votre attention, Si les livres de Moïse sont la volonté révélée de Dieu, ou qu'on les prenne pour
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