IU MONSTRATION EYANCRLIQUE. MORRIS
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dés par les Juifs comme propbéttqaei (a), non-, taroui là une preuve manifesté de la perpétuation des écoles de prophète! durant le temps où le peuple juif fui gouverné par des rois. Du temps de Saùl, ces réunioi e de prophètes pansaient pour connnanei ei composées d bommes qui vivaient saintement, àssu-
rément, il fallait l)ien que leur conduite et leurs
mœurs fugsenl publiquement et généralement répulintes et intactes, antremenl il n'j suraii point eu de contraste dans cette parole : t S.vil •-— t - î 1 donc aussi nu nombre des prophètes? >
Troisièmement i la manière ordinaire d'élever cl de former ceux dont on voulait faire des
Eropli- tes, le genre d'éducation qu'ils recevaient, n effet, l'exception apportée à une règle prouve l'existence de la règle à laquelle elle se rapporte. Or, Amos (vu, 14) e>t évidemment saisi d'élonnemeul en se voyant chargé de prophétiser, par la raison qu'il n'était ni prophète, ni lils de prophète. Le terme fils des prophètes, d'après la manière de parler employée par toute l'antiquité, doit désigner ceux qui se vouaient à cette fonction pour en faire leur profession et leur occupation propre. Voyez Slallbaïun sur le Phœdr. de Platon, § 7i; et pour l'explication du mot lui-même, voyez. Moehler, Patristik. einleit. S 3 ; et Poil, in Clem. Alex. Strom. i, 1 . Mais celui qui avait des fils spirituels devait nécessairement avoir quelque chose à enseigner. Ainsi quand saint Augustin dit (cont. Faust. xiv,/îh). « Quisquepro modulo suo prxdicaildo Chrislum débet genemre christianos, » Renseigne que toulhomme doit recevoir par l'ouïe la loi qu'il est chargé de transmettre à d'autres, pour avoir part à l'héritage et aux dons qui viennent du Seigneur. De même aussi il fallait que les prophètes eussent une tradition à transmettre, autrement ils n'auraient pu avoir de fils (spirituels) (/ Iieg., xx, 55) ; et s'il est besoin maintenant de prouver que c'étaient eux qui étaient ordinairement chargés d'instruire le peuple dans les cas difficiles, dont la loi avait prévu l'existence (Dent, xvu, 8-10), il est tout à fait hors de doute (d'après / Sam. ix, 11) qu'aller trouver le voyant était la manière ordinaire de consulter le Seigneur; et cet usage était si ordinaire qu'il avait donné lieu à la manière des'expiimer que nous venons de signaler, longtemps même avant la naissance de Samuel, D'3Sb. En voilà assez, je pense,
fiour prouver l'existence de ces écoles de prophètes, eur perpétuation depuis les temps les plus recules, et l'usage dont elles étaient en possession de former
f>our l'ordinaire les prophètes communément appeés de ce nom, que ces prophètes lussent de simples laïques, comme Isaïe, Amos, etc., ou des prêtres, comme Jérémic, Ezéchiel, etc. Car il pouvait bien y avoir alors des prêtres réguliers et des prêtres séculiers, pour me servir d'une distinction en usage chez les chrétiens. Ce que nous venons de dire se retrouve en abrégé dans les écrits de saint ililairc, in Psal. Prolog., ou dans Eusèb. Prcep. ecang. , si, 5; xn, 1, et plus au long dans Molitor, Philos, u. Gesc/iiclile, i, p. 155, et dans John Smith, J)iscours v.
(21) Voyez Windischra. i, 1, p. 70, qui prouve que l'antiquité du king, ou écritures chinoises, est bien attestée, comme l'a l'ait Colebrook, dans ses Essais, î, p. 98, de la manière la plus frappante, pour les Védas. De là vient, sans nul doute, que i dans la connaissance qu'ils avaient de l'existence et de la nature d'un Dieu, ils étaient déjà en possession d'une lumière qui n'avait été que faiblement aperçue par les intelligences même les plus élevées , dans les meilleurs jours d'Athènes, i comme le dit avec raison Elpbinstone, i, p. M. Celle possession d'anciennes écritures constitue, il est vrai , une des plus grandes difficultés que l'on rencontre à traiter avec les Orientaux, et établit une grande différence entre
leur paganisme et celui des peuples de 1 Occident.
En eflet, ceux contre lesquels les écrits des Péies
sont dirigés n'avaient point d'anciennes écritures, et
{a) Orip;., in Joan. x, § 13 : ot vc|».ru.» «à iwfui u»fu«v
l'on n avait besoin pour les combattre, que de leur faire connaître l'antiquité des livres de M. On peut dire que ce oesl la qu'un pur argument ud liomtnem, et non par conséquent un moyen valid. . i sur de juger de Authenticité d'une révélation. M.u, pour peu qu'il rentre en soi-même, tout homme qui ré-
Béchitsurcequi se passe daac sou esprit, reconnaîtra,
je l'espère, que ce n'est pas l'évidence des preuves qui le lail croire, mais quelque chot de moral qui le M l désirer que ce qui lui est présenté soit vrai. Ce premier pas lail, les arguments et les |inu\> - lervesl alors a lui montrer elà lui confirmer le lait qu'il croit déjà ; mais il doit sentir qu'ils ne sont qu'une I insuffisante pour établir la conviction qui résulte de toute sa nature. Essayer de convaincre un homme en n'employant pour cela que le secours des arguments, ce serait tout comme si on voulait persuader a quelqu'un d'aimer une personne pour le caractère et les manières de laquelle il n'éprouve aucune sympathie. Cet exemple, il est vrai, se rapporte et s'applique à 1 autre point en question. En effet , quiconque essaie de se rendre raison à soi-même, c'esi-a-dire même sans chercher à l'exprimer par des mois, de son affection pour tel et tel de ses amis intimes, sentira qu'il ne peut se rendre compte, même a soimême, que d'une partie des motifs sur lesquels elle est fondée. Les arguments, les raisonnements ne servent donc qu'à appuyer et soutenir la vérité devant l'esprit, et l'on ne peut les regarder comme produisant la croyance ou adhésion de l'esprit à cette vérité; en ce cas, les Pérès ont eu raison d'appuyer et de soutenir la vérité devant les païens de l'Occident par des arguments et des raisonnements qui présentaient à l'adhésion de l'esprit une des propriétés les plus propres à la faire accepter, je veux dire l'antiquité. Mais cela n'est pas essentiel à la vérité, et je ne pense pas qu'on ail jamais, dans les temps anciens, présenté ce moyen comme essentiel ; c'est un argument probable, et propre, comme tel, à être employé en fait de morale. S'il ne suffit pas, on doit recourir à d'autres arguments probables ; et la plus grande difficulté que j'aie rencontrée dans celle parlie de mon Essai, c'est d'avoir eu ici à traiter une question qui n'a point élé examinée par les anciens auteurs qui ont écril pour la défense du christianisme, et d'avoir été, par conséquent , forcé de trouver des arguments en grande partie de mon propre choix, ou du inoins d'appliquer d'anciennes doctrines ou d'anciennes opinions d'une manière ou d'un sens qui demanderaient à être plus amplement justifiés, s'il s'agissait d'un cas différent de celui qui nous occupe.
Je dois ajouter que celte note m'a élé suggérée par une lettre anonyme, évidemment inspirée par des sentiments de bienveillance, et qui signale, avec beaucoup d'esprit ei de finesse, la difficulté dont it était question tout à l'heure, mais qui ne parle pas, à mon avis, avec le respect convenable , des saints et vénérables champions de la foi des premiers temps, ni avec une intelligence sufiisante du peu d'importance qu'il faut attacher aux arguments logiques, comparés à la preuve morale {-ivrtç qOcsq) du christianisme.
(-22) Voyez Windisch., p. 1681 à 1686, où il dit : « Die Autoiilal der schrifi und tradition isl also lur den
rechtglaubigeu brahmanen obéra i dasEatscheidende;
— demi wer die heiligen Bûcher genau kenni, — sagl sankara, — derslellekeineCnlersuchungderRrahinaerkeniniss nach seiuer Willkûr an, sondent ziehe den Lehrer tu Raih. Dicser verkôndigt ihm, urena er bezâhmten sinnes isl, die hraliinawissensi hall, krafl deren er jeuen vu gen wabreo Mann (den Purascha) erkannl. — Der Lehrer aber bat sic vvieder von seinein Lehrer und m> der Reine n acli : der ersle aber bal sie von Brahma selbsl (S. Mundaka); demi dies i>i derQuell joues grossen Ganzen von Bûchera, das mil dem Rigvcda anfangl, und, viele wissens-
iVmi ifcntf, elc.
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
chaptenenthaltend, gleich dem Licht aile Dinge erleuchtet und mit Allwissenheit begabt ist. Nur der Allwissende selbst kann der urheber davon seyn, > etc.
(23) Windisch., p. 1690, 2, cite le Chandogya comme il suit : « Die Rede ist graesser als das Wort ; die Rede macht erkennen den Rigveda, etc., wœre die Rede nicht, dann wùrde sich weder Recht noch Unrecht, weder Wahrheit noch Unwahrheit, weder Gutes noch Rœses , weder Freund noch Feind zu erkennnen geben. Rede laesst dies ailes erkennen; verehre die Rede, u. s. w. >
(24) Jamais probablement nous ne connaîtrons parfaitement les idées et les sentiments des anciens touchant l'importance de la musique, par rapport à 6on influence sur la religion et les mœurs. Des esprits aussi différents que Tétaient Platon , Lacli. xvi, 22; P.ep. ni, 12, etc.; Arislote, Polit, vin, 5; Aristophane, Nub. 950; Thucydide, v, 70; saint Basile, in Psal. ap. Hoocker, v, 38; Clément d'Alex., Pœdag. u, 44; Strom. vi, 90; et les Indiens, Philoslr. Vit. ap. u, 34, n'auraient jamais pu s'accorder tous sur ce point, s'il n'y avait pas là quelque chose de tout à fait supérieur aux conceptions et aux idées que la généralité des hommes s'en forme aujourd hui. L'usage religieux qu'on en faisait, et dont il est ici question, a été comparé à celui qu'en faisaient les Juifs, qui avaient cela de particulier dans leur accentuation, que Molitor nous dit quelque part qu'une oreille bien exercée pouvait, au ton seul, distinguer les uns des autres les versets de la Bible. Voyez Windisch., pp. 627 et 717, où il dit que l'intonation des Védas faisait une partie importante de l'instruction d'un brahme.
(25) Les termes employés dans le texte sont tirés de la version des Septante, Deut. xxxn, 8, "ore SteuéptÇev o t-^iaïoç £,fivY), ô>; SiéaTzupiv utoù; 'A5«u, êVrwev ôpia èflvwv xarà àj0(9f*àv àyye'Xuv &eov. — < Quand le « Très-Haut divisa les peuples, qu'il sépara les ent fants d'Adam , il marqua les limitesdes peuples selon i le nombre des anges de Dieu. > Pour donner à cette version toute sa valeur, il est nécessaire d'entrer dans une courte discussion, et je suis porté à croire qu'à la réflexion le lecteur s«ra convaincu que ce sujet est loin d'être sans importance. Je ferai d'abord observer que dans le chapitre d'où ce texte est tiré, les Septante font une addition qui est citée dans les Hébr. i, 6, et n'existe pas dans les écritures hébraïques, bien qu'elle soit fondée sur elles. Il résulte de là une certaine présomption qu'il peut y avoir, dans ce même chapitre de la version des Septante, d'autre» choses que l'on peut prouver par d'autres Ecritures, quoiqu'elles aussi n'existent pas dans l'hébreu. Or le texte hébreu porte en cet endroit : i selon le nombre < des enfants d'Israël; » si donc les enfants d'Israël, dont il est ici parlé, étaient au nombre de douze, et si nous apprenons de Daniel, x, 13, que Michel, le prince ou le chef des anges d'Israél, était en plus (car il est ici qualilié de un des premiers princes ou archanges, pour me servir du terme grec qui y corres-
Fnnd) ; et si, en même temps qu'il n' y a rien dans Ancien Testament qui s'oppose à ce qu'on en porte le nombre à douze, dans le Nouveau Testament il est expressément fait mention de douze légions d'anges, il s'ensuit que ces légions ayant chacune à sa tête un archange pour la présider, cela nous lournit un nombre qui correspond exactement à celui des (ils de Jacob. Si ce raisonnement n'est pas, aux yeux de quelques-uns du moins, parfaitement concluant, il suflit toutefois pour montrer que la version des Septante, en substituant l'archétype céleste à ce qui lui correspond sur la terre, est bien loin de rien renfermer en elle qui soit en contradiction avec le récitdes Ecritures. Si, en outre, par le nombre des fils de Ja-
(a) Je cite ce témoignage comme étant celui d'un boni- pour nous empêcher d'avoir, comme on pourrait le désime <|ui connaissait probablement à fond l'histoire de ces rer, l'opinion de saint Ephrem sur ce passage, nations. Le syriaque est ici assez différent de l'hébreu,
Démomst. ^Angélique. XV11I. (Neuf.)
cob il faut entendre le nombre de ceux qui descendirent en Egypte avec lui, alors encore la hiérarchie terrestre et la hiérarchie céleste correspondront pour le nombre, liais sans vouloir discuter les subdivisions de ce nombre d'anges, dont on aurait besoin pour fournir une correspondance plus exacte avec les subdivisions des peuples qui ont existé dans ces temps anciens, il reste évident pour tous que le langage des Septante laisse entrevoir un certain rapport entre le nombre des anges et celui des peuples. On ne voit pas non plus aisément comment le nombre des fils d'Israël aurait pu servir de base à une division des peuples qui avait précédé de si longtemps leur naissance, à moins que ce nombre ne lût aussi basé lui-même sur quelque chose d'antérieur et de mystérieux. Si donc nous admettons une lois que le nombre des peuples dépendait en quelque manière du nombre des anges, le point essentiel se trouve par là même admis. Car le point vraiment essentiel et important est le rapport existant entre les divisions de la milice céleste, etcelles des différents peuples : cela une fois admis, il importe fort peu que le nombre de ces divisions soit aujourd'hui au-dessous ou au dessus de douze; qu'il y ait plus ou moins de subdivisions; que nous puissions ou non en avoir une connaissance certaine, et le reste. En effet, par suite de l'admission de ce rapport ou de celle correspondance, l'esprit se trouve naturellement préparé à penser que les anges doivent èlre les gardiens et les protecteurs des peuples, ou avoir du moins certains rapports avec eux. Quel Ecriture vint contredire cette attente, ce serait alors pour nous un devoir de reconnaître que nous avons été induits en erreur par un effet de la faiblesse et de l'imperfection de la science humaine. Mais il est évident que je ne lais ici qu'essayer d'exprimer, sous la forme d'une tlirorie logique, ce que l'Ecriture, comme fait, paraît confirmer el approuver. Qu'on me permette donc maintenant de produire quelques passages à l'appui de cette doctrine; et, pour prévenir loule méprise, je vais répéter ici ce que je considère comme le point essentiel à démontrer, savoir, que l'Ecriture lournit des raisons de penser qu'il y a des anges surveillants, chargés de l'exéculiou des desseins de la Providence, à l'égard des différents peuples. Je ne prétends pas discuter le nombre spécifique des anges employés à celte fonction, c'est là une question sur laquelle je pourrais tomber dans les illusions de l'imagination, ou porter peut-être certains esprits à confondre la simple expression d'une loi de la Providence avec des assertions d'une certaine importance réelle par rapport à ce nombre d'anges. Je ne veux pas non plus m'occuper du développement du système chrétien, en tant qu'il peut perpétuer ou changer d'une manière ou d'une autre cet ordre de choses, tel qu'il existait sous la législation ancienne. Commençons r 1° J'ai déjà indiqué dans le texte deux passages de Daniel, x, 13, 20, el fait allusion à un d'Ezéchiel, xxvi, 16, où il est parlé d'un chérubin protecteur que Dieu détruira du milieu des pierres en feu. Je cite ce passage, non pas comme un témoignage parfaitement clair en faveur de la thèse qui nous occupe, mais comme semblant indiquer que Dieu avait préposé à leur garde {v. 14) (il s'agii des nations de l'univers) un chérubin, marqué du sceau de son onction sainte, el qu'elles en avaient fait une image sacrilège, d'après le modèle du tabernacle des Juifs. Saint Ephrem dit, à l'occasion de ce texle d'Ezéchiel, que le roi de Tyr s'était fait comme un vrai prosélyte, quoiqu'il ne lui pas véritablement du sangde Juda (a). Le verset 14 semble oflrir la réalité; le verset 16, au contraire, n'en paraît offrir qu'une représentation idolàtrique, et l'abus d'une connaissance empruntée des Juifs. On peut encore ajouter à cela ce texte de
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DEMONSTRATION EVANCELIQUE. MOIlItlS.
la Genèse, xxxn, 2 où le nom de llabanaim, qui lignifie deumtamp», donné mu lieu où le» **$** d, DèV vinrent à la rencontre de Jacob, parait indiquer que Jacob, en quittant un pays pour un autre, passai! «lu camp d'une troupe d'angea S celui d'une autre. Voyez Cornélius .1 Lapide sur ce texte.
2° On lit dan» le psaume lxvi, 7 : Set yeux considèrent les nations : "l"J n:'5ïn -";-. et (|,ii les l'rot., xv, , La yeux du Seigneur tout en tous Unix, contemplant te bien et le mat. El au deuxième livre des Paralip., ci, s, !), la pi phèleHanani d'il : /- s Ethiopiens et UsLibuens w'owieau ils pat un unit » fort nombreuse turc u.t ■ multitude de chariots et d homme» à cheval? Eh bien ! parée tjte vous mile» votre confiant-.' en lui, t tous les
entre te* mains. Car l ■ ;;< Ut du Sema, tic ptwnl en loal sens toute la terre, et il se montre pi in de orée en faveur de ceux dont le ■ œw i il parfait van- lui. Vous ara donc agi follement, et pour cela mime il ru s allumer des quel tes contre rous. De même, dans Zacbar., iv, 10, il est fait mention de s pi yeux du Seigneur qui parcourent la terre dans tous les sens. Enfin, dans l'Apocalypse, v, G, il est du que l'Affteeu a sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprit» de Dieu, ehvoy s par toute la terre. Il parait réulter de ce dernier texte nue, quoique les sept dons de l'Esprit Reposent sur l'Agneau, il y a en outre sept è rea angéliqies (]ui parlent de lui el parcouienl la terre dans tou , les sei^ ; ce qui semblerait indiquer que. le langage de Zacharte p-ut s'eaten ire des sept dons de l'Esprit, de manière toutefois à ne pas exclure l'intervention des esprits serviteurs. Car, quoiqu'il soit dit du Verbe lui-même qu'il court avec une grande Vitesse (ce t à-dire par ses opération-), cependant le mot D'COWO s'entend plus naturelb nie. t d'< trea que d'opé ations (comme de Satan, au livi e de Job, i). Saint Epbrem le prend dans ces deux sens, interprétant le passage où il est parlé des anges serviteurs, dans le sens spirituel en même temps qu i des op rations du Saint-Esprit, sens dans lequel saint Jéiône et les autres paraissent prendre exclusivement ces paroles. Le passage des Paralipomènes semble donner à entendre que les nations ne seront plus désormais empêchées de tomber sut A/. a p*r l'interni diaire de ces veux qui pareour i t la terre dans tous les sens. (Voyez le passage d: saint Epipbane que nous allons bientôt citer.) A l'aide de pareils témoignages nous bous trouvons tout nalurellement inclinés à penser que tes expressions du fW. lxvi, 7, se rapportent à la manière iloui Dieu exerçait n autorité souveraine sur les nations, savoir, par l'intermédiaire desauges, ou yeux du Seigneur (a). Saint Hilaire {in loco) : « Ergo incorporalis Deus miseiicordiie su;e oculis et tanquain mini^lerin lamulaniiom angelcrum protegit génies, et in amnes credentes douuui diviuae miserationis effw lit. > Que les nations fussent alors sous l'empire d'une loi, c est ce que nous apprennent les psaumes xciv, 10 et cxlvii, 20; au sujet de ce dernier, Clément d Alexandrie, dans >es Slromates, vi, 63, dit :tô, OJx ÈTrotrxTcv ovtwj, ixinoiv xivui y.i'j 0///.0Î, à/.), où^ovroif. — «Cette parole, il tien a pas agide même, montre qu'il a agi, mais non pas de la même manière; ainsi que les aultes parties de l'Ecriture, par exemple, Job, xu, 2-2-2,. Donc l'Ec ilure nous fournil quelques raisons de croire à la vérité de l 'en-eignciiieui contenu dans le passage du Deulérononie d'où noue sommes partis, et qui n'a pas cessé d'être répété par les Pères, depuis saint Cléiiiem de Rome( t, 2!)). Après avoir ainsi exposé les indices que nous donne l'Ecriture par rapport à ce système, je vais m'applique* a rasaembler quelques pussofes des Fèresqui expriment une prolession de loi à ce même
In) Il est digne de remarque qu'il v a»* chra les Perses àckollicu rsippi lés u m (Aris:o h.
ieA.9l;eiAristote, l'olit m, I >,a'p. Sclioliast ;Philosir. Vit. Apolt. i, 20, n s qq , edit. Olear.): ce qui n'élait orob.ibleuinii qu'une imilauoii païenne basée sur quelque
Lu le lai-aui. je data rappeler au lecteur le i qui lui i »i imposé, dVtttyer patienatenl
U Ire couple, du e.-i l on- qui. Imil ,
propi iée qu i » aonl au géni des Or .r iiaux, n'en <,ni p:i- été munis évidemmeAI tour cela écrit! SOUi I autorite d'une p' o\ i,i. ii r- divise; M i que utnm en dérions les indi<eï loarnii pu M te taa| ralativemenl •» cea KaM
gaafea dea teinta livre* On <-n rrosnrera qui i»miiteui d'esprits aussi diib-n-ui- ojae pouvaient l '<* ir. ci lui d'Oi ir ai Aa Mini '
Clément d'Alexandrie Stromate$, m, 157. (Pou 822;: Kvi ai t«ûv ivapÉTo)
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dm nommes de bien s'en en Irenl par i
d ins Million divine, l'àuie éiant disposée éfone certaine I içou et la volonté divine se comninniquitit i l'âtue biimaioe, par le Ministère d'agenls spéciaux qui -lent il.uis ces «péra lions, I gouvernements des anges sont répartis entre les nations el les cités; peul-elre même des anges particuliers sont Hg | po-és a (baume d'elles, i On peul cn'iilier la i de Potier en cet emlroit. De rnênie , Strour \ : (Poli. p. 832i : oJràî (trrtv à 3c>>j- r. r,<i\.
'i,-j fCiotrefiavoià t«3v \rtt vz>. yàp
tn»voM[i>tvtfvmu<y» i 7cpo9faJ^»i Bsiarexai i'.yyi-, "j ■ ùsn v.v.-'j. i&rq. i C'est lui (Dieu) qui donne ,ux
Grecs par les a L'es inférieurs, car un décret divin, i antique a distribué les anges entre les nation
Ailleurs encore (Strom. vu, 12. edii. Pott. p. 83.'>j : U'ji oîjth; 06 «■ àrvtpjoettêvai leyaSbrurci ~;\j
y.'.ht'.rj ro/twv val S 'à ?f,: rfiTi-.,: rijç IttfvrtSaCc -o-jf ir.i ttAÉw u-xw/I/otu: i/Çià^ovrct ustavouv. — « Mais grâce 3 la boulé du juge suprême «roi observe toutes nos actions, des châtiments infligés soit ; ministère de ses anges, soit par la signifK -iiion dedif térewtee sentences non exécutées, soit par des jugemenis dont l'effet a déji commencé, contraignent à la pénitence ceux qui se reoentent de leurs piévaricaliniis. >
Origène aussi, ,n Mmi. xi, § vi : ( Rx ittilio liiijus, cum dispergerel Deus (fi « A 'an, statUil genlium secundiim numerum flngefor irîr Dm, el unaqe;e nie gens sub il to nngeli fticla et; una auiein fuit, et elecia gensl-raêl, qn.T poriin I (f et
funiciliis Inrediiahs p|»is. i El in Luc. I ip. 219, Lammatscb.): i Qiiando vndis ad principem. QMenaan iste prmeeps esi'Q lando dtridetal A mus génies, quaudo disséminai» u DlîoS Adam, statu t lermmos nationum secundum numerum àngelorum Dei; et facta estportio Domini popufùs ejus lai Innic dus luvreditalis ejus Israë'. Ij;iiur principibus, id es*, angelis. ab exordio terra dïvîsa est. Daniel qaippe minilestius, quos NosCS angelos nomina pr:iu ipes esse teslatur, dicens : Pnncept regiii i sarum, et princep» regni Grœcorum, cl Kichaelprinceps genlium. t Saiol Jérôme aussi paiapbra-e ainsi Isaie (xiv, vers, fin.) : c Si, inquit, quaBsierfùt augeli gentis Asayriae, qnare soins Judas evaseritf i El \, .">: < lia ut sMÀe earum et spurdti: uim m. Mî-
tes re| leantur ; sublimes quoque vin qui singulis tieniibus pr.csidebanl. » El , i lin \, i Signilical aulem angelum genlis 11 :
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pratsidem : qui cum eatterfs angefis roquiiu '. > l>-
même saint Basile, adv. Eunom. m. I
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ESSAI POCK LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
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AÔ'/OÇ TtJ llXTtV £Z IfatpiV.Âî JtKjflfcOOfféwî TO 7U<7TÔV e'^wv, Or f1)*t, r£ffOÛ(7,(Jf 1Ô7.WV lit 'S.IJ-V.pT'V.V TA» ■■fVGZOlç , ptvj
"'/,.1'Hiv tôv 0-ôv t/i'j 7:Tw<rtv vjuwv an povo»?TOv ' àXV o.yyùin Ttvt/. twv tyjv àaw;/ar/J ôt)..v/0Twv tfiximv, r.'Jpv. xaSiirtâv ùç G-j'jjj.v.yj.uv ty iy.i>.VT0\) Çw/,' i;: îii tov svavtiov, t'jv ff^optv. zfi; fvffEWç ùy-vi.iiyjj.-j'/.ahvx to ''tov otà 7ro;»ipoû Tivo,- xaf xaxoftoioO Satfxôvoj1, T»i toû àvSpwrov t'.vn ).vpiatvôp.Evov. HOC esl : « OccUllîbf qUSBdaitl tralitio, et verus sernio ad nos usque descendit, quo creditnr,pnst"aquam inpeccatuin nâlorano ir:> lapsa est, ion mnnino a clementifl dhfina ntgleclam, n':fjue alisque suo patiocinio dil ien :ingel"i
qui nalura incorporei sunt, aliqufm in adminiculum cuique constituiuni fuisse, naluneque nostrse corruptorem in omnibus contra an itentem, pravum aliquem atque malclicum dsemona ad maie vivendum homines impellenlem, ad singulos destinasse. > En outre, Sévère d'Antioche, entre autres choses qui ont beaucoup de rapport à ce qui précède, nous offre le passage suivai t, qui contient un raisonnement a fortiori tiré du passage de saint Grégoire, que nous venons de citer (in Oeotoxou Seîpa, in loco) : Et Se Totç xaS' é'xaarov "Ayyélov. wf£»/pt6v, È7Tga'T»)0,Ev o Qsoç, tzm; D'jyi fiâXhov xat g'SvEfft.xai Sriftotç , xat itotemi ; O Totvw tynai Mwc»)»",to0tÔ ÈtTTtv" OTt 5tapt£piaux o ï-^uttoç Ta i'Qvn, xat opta 7rr)ÇâptEVOf, exk<ttw tw twv opiw p.ÉTpw xat àptSptôi 'hr/yk^ovç È7Ttiîtév£tp;îv. « Si
Dieu, comme nous l'avons dit, a placé un ange aux côtés de chaque homme, pourquoi n'en aurait-il pas également, et à plus forte raison, préposé un à la garde des nations, des peuples et des villes? Car voici ce que dit Moïse : Que le Très-Haut, ayant divisé les peuples et marqué les limites de chacun, il préposa à leur garde un même nombre d'anges. *
Saint Epiphane, Hœr. xxxi, § 34, p. 456, fait, en citant l'Apocal., îx, 14, les remarques que voici : Eàv yàp liy'rt toû? TSaaapaj àyyelovç toxjç e'v tû EuypaT») xa0£Ïot/.Évou?. tva Sei^») tkj T£<70-apaç Stayopàç twv gx££CTS e'Svwv xaStÇopts'vwv îm t'jv Eùij/pàT»)v, ot Ttvi; EÎarj, Affo-ûptot, B/6'jXwvtot, M»j5ot zai illptrat '* avTat yàp1 a'. Tiauupîç fj'j.aùiivx xata 'Otadôvù)* ev tw Aavtrj^ êuyépo-JTca, wî 7rpwrot 'Affb-ùptot iêaa-O.E'Jov, xat Baffu- /'ùvtot Iv yprjvois aùroû, M»jSot Se StsSiÇavTo, ptgï' aùtoù; ci HÉpaat, wv 7rpwTo; yiyovz Kxjpoç ô |5«(7i),gùf Ta yàp e'Svîj vnô dtyy&Avg xixv.yp.vj a £t'o-iv, w? £7rtfzapTuptt ptot IMwvo-âç- ô ayto; toû 0soû SspaTrwv, tov Xbyov xc.t&. àxo),ou6tav ippt»);EÛwv xat ASyêhT 'E7r£pwT»)o-ov tov 7raT£pa. trou, xai v.vv.yyzl-.ï iot ' xoùç ixpza'jvxzpov; cou, xal
ÈpOÛffl (TOt " OT£ 5l£pt:ptÇEV Ô Û^tCTTO; g'Sv»), 6>ç StidWgtOEÏ
utoûç ASàv., zaxriazv opta ÈSvwv xaTa àptSaov àyyilwv Oeoû • xat èy£vv»jS») piEpi? Kupiou la.ôç aÙTOÛ 'Jaxo'iÔ, cyotvteota x),»jpovopttaf «Ûtoû 'l<7pa»)X. Et ouv Ta l'Ov») ÙttÔ àyysXoufEÎo-tTETrtyptÉva, Stxat'wf E».7r£, Aûctov toù? xiavupc< ç ùyyilovç xoùç iv tw EùtppaT»; xaSsÇoptsvouîxaig^îp^opts-
VOUÇ£7TtTpÉ7T'£tV TO"? É'OvEfflV llç 7r6).;ptOV, £&)Ç XatOOÛ ptaxflO-
Guuia; Kuptou, gwç7rpo7Tài;st 5t' aÙTwv ÈxStxiav ytyv£o"&at Twvaôroû âytwv. 'ExpaToûvToyàp o' znixzxa.yp.zvoi v.yyz\oi
U7TO TOÛ IIvEVptaTOJ, p.'À Ê^OVTEf Y.V.ipOJ ZTÏ /.SpouijÇ , Slà. T»
p.f,r.r,> Aiigjv aJro ç t»)v 5txc;v, toû t« ).ot7rà i'Sv») WecOat, evexev t»)ç rpOj tovj âytouj vêpseof " Àûovrat Si ot TOtoû- TOt xat i-ip yovxv.i xô y»), ci? 'Iwâvjijf 7rpoy»)T£v£i xat e. XotTcoc -Lo^oTat" z'/i y.'p xtvbûptevot ot ayycAot, xtvoûat Ta eOv») gjf Ipy.ry ÈxStxîaç. OTt Si 7rvptvovj xat SltwSttf. xat uâxtvSivov; Owpaxaf c/)y.atv£(, oûoEt» àptcptSâXAEt , è/.zïvx yà-y t/ éovn, «7rô TÂf TotaÛTnî XPQaS £X€t T'iv àpttptKfTtv' Ta f».iv y^p ÛeiwS») 'ptaTta, ^poa Tt5- eoti pt>j- Atv»), ovtoj xaAouptiv») Épia " Ta Si 7rûptva, tva e''7t») t« xoxxrjpà ÈvSûptaTa' xaî ûaxtvStva, tva S£t;»)T»;vKaAAaivr)v ipsav. Doc est : « Alqui cum quatuor aîigelos ad Euphraten collocat, lotidem nationes signincat, quacad Euphralen habitant. Cujusmodi sunt As-yrii, Babylonii, Medi atque Persa). ftaec enim impeiia quatuor apud Danielem ordine conm>> morantur. Quorum piimi fegnarunt Assyrii. Tum Babylonii, qui Danielis tempore rerum poliebanlur. Secuti sunt Medi ; ac postremo Persa;, quorum primus rex Cyrns exiili!. Génies porro ans;eli> esse subjectas leslis est Moysrs Dei servus, qui Danielis orationem velut interprétons ail : Intérroga palrem tuum , et annuntiabil tibi; seniores tuos, et dicent tibi. Qtiando dividebat Altissimus génies, dispergebat [Uios Adam; constituât terminus populonim, jnxla numerum angelorum Dei. El [uit pars Domini populus ejns Jacob; funiculus hmre dilutis ejus Israël. Igitur cum angelis nalionea subjeclac suit, mer i lo dixil : Boive quatuor angelos qui sédent in Enpbrale, ihique delinentur, utgeolCS belli- inter sesè committani, osque ad tempus patienlioc Doniini, donec pèr itlos sanc.tos suos vindicari jul" it. Etenim angeli isii, quibus hoc Spiril
cil, coercebantur intérim, ne€ Invsdendi tenues est illis concessum : quoi nqadum Dei jusliiia soivebst, m cetera; génies ad perst-qiieiidam sanciorum mjuri.iin sulverenlur. lulcin lumen soluli denique terrain obeuni, ui Joanaoa ac prophelaj catteri vaticinsli siini. Angeli enim dum coininoventur genlei ip ulciscendum eominovent. Jam cur loricas iUil ignées, et sulphureis, el hyacinthinas tribual nemini dniiniin est, proplerea quod iisce coloribus genlinin illarum vestes infectât sunt. Nam, quod ad sulphurcas allinel, iiielinus isle color est, a quo el [ans qu&dain appellanlur. lgneae purro vestes coccineas indicant, quemailmodum liyacinlbinaruin vocabulo GftIUicc Lu. r, tioc est ferrugineux, signilicantur. i
Il y a dans saint Lphrein, vol. n, p. 221, un passage frappant, qui se trouve cité dans le livre intitulé ." La nature n'est qu'une parabole (nature a parable, p. 310), sur le passage de Daniel, x, 14; lexle dont s'est également servi Aretas in ApocaL, p. 412, edit. Oxf. Les Perses croyaient quelque chose de semblable extérieurement : voyez la note de Uaehr sur Hérodote, vu, 53; el le premier livre des Roi-, xx, 23, insinue, par ce que (Usent les Syriens, qu eux aussi croyaient que des êtres d'un ordre supérieur étaienl ainsi placés el préposés en différents lieux. Celle croyance n'était pas non plus étrangère aux Grecs : car on trouve dans Platon, de Leg. iv, U, le passage qui va suivre : rcyvûowv ô Kfôvo; v.p«, v.ufiù.Tttp rip-ûç $iùrii.\irJa.yfrj, ù; tcSpuittia yjçiz OÙSgfiût txav») t« àv6p<û~iva btotxoûo'a uxtzo/.pc/.Tup ttccjtv. p.ri O'Jjr vëjte&jfTe xxi «Stxiaç u£(7TC/iJ(j5«t TOtÛT ovv ôtavoovfxevoff BfiffTJl puaàiaç ye Y.ui vp/vj-vç tmç t.'j'i.i^i-j TQfÂÔiv ovx àvSpûrrouj , ù'/.\ù yivovç deiotépov Tï y.ui ùpuivovoç oai[iovuç, oiov vvv fluet» opûfitv toî; irouAvtoun xut ôixov r,aepcii et <7 iv vyi'j.ut' où ^oû; /Jowv oOSe w.yaç Kt'yûv â.pyjjiiza.ç TTOtoûfiev co-rotci Ttvaf, uÙ. r,p.zlç KÙrâtt SstrnoÇoutv, auetvov îxeivwv yevo; ' ra Jtov ôV> v.aX ô 0eo; ûpx xai yilccvQp'jmoç WV T. yivoç v.pztvo'j ipuSyt ifUTTïl to T'ôv Satudvuv , o 5t« ir'AlfiÇ p-ï'J uvr'ji; pxOTÛvq; , 7toW.>k S' Âft'v BjrtfteAouftevov quûv, tip.wt tz sul çàSâ xcù sivoftiec* voù ù^doviuv §iv.r,ç irupt / ouîvov, àaTao-'affra x«i eùSatptova tk tûv àv5ow7raiv ùneipy&ÇeTO yivti. i Saturne reconnaissant i|iif nul 1 1 * > i > t n i <- , comme nous l'avons remarqué plus haut, n'étaitcapablede gouverner les hommes a vec'une autorité absolue, sans tomber da os la licence et l'injustice, élablit dans les villes, pou reliefs et pour rois, non des hommes, mais des intelligences d'une nature plus excellente el plus divine que la nôtre, les démons, pour faire à notre égard ce que nous faisons nous-mêmes pour les troupeaux de petit et de gros bétail qui sont apprivoisés. En effet, nous ne faisons point gouverner les bœufs par des bœufs, ni les chèvres par des chèvres ; mais notre espèce, qui l'emporte de beaucoup sur la leur, prend ellemême ce soin. De même, ce Dieu, plein de boulé pour les hommes, prépose, pour nous gouverner, des élres d'une espèce supérieure à la nôtre, les démons, qui, nous gouvernant avec une égale facilité de leur part et de la nôtre, firent régner sur la terre la paix, la pudeur, la liberté, la justice, et procurèrent à la race humaine des jours tranquilles et heureux, i
Voici maintenant les paroles de saint Augustin sur ce sujet (de Trinil. m, 9) : « Quod ergo de uno sapieitte, quainvis ailhuc mortale corpus gestante, quamvis ex parte vidente, posuiinus exempt! gratis, li m- de aliqua domo, ubi aliqunruin laliuni socielas est, hoc décimale vel etiam de orbe lerrarum licei cogitare, si pênes sapidités saiulcque ac perfecle Deo subdilos ait principalus, et régimes rerum humanarum. Sed hoc quia nondum est (oportet enim nos in bac peregiinalione prias mortalité! exerceri, cl pei vires mansiieludiuis el patienlke in flagellis erudirî), illara ipsam supernam atque cœlestem, unde peregrinamor, patriam cogiiemus. 1 1 lie enim Dei volunlas, qui (mil angelot suos ipiritut et minitlros snosignem /lagrantem,\i\ spiriiibus summa pace atque amicilia cnpulalis, el in unain voliinlatem quo- • i.iin spiritali caritalis igoe coullaiis, lanqoam m ex-
DEM0NSTKAT1ON IV\M,| M<<! I \|o|;l;|S.
ennui et tancta el lecreta m léM, relut in
domo ina, M in lemplo wo, inde te, quiboadam or-
dinaii"inii- ( reatura motibus, ;
de ade eorporalibw per coocU diftandit, et umur
oiniiiliiin ail iiiroiiiiinilaljile arliilriiiin tenter
ùve incorporel orporeh reboa, lire ratfonaU-
■u bito irrationalibua tpuïUbus sive booii p r eJU-> gratiam ahre malia per propriam roluntatem s>d
queiuailiiioduiii eOffJOn (rasMina et i ferion per
siilitiliora et potoatiora qnoilani ordioe regunlur; ita omni a eorpora per spiriton ritte, etapi i i i i n-
ratioiiali, per spirilum vilaj ralionalem, et ^pllilus
viia- ralkmalii deaertor atqcte peecator per ipiriuaai
viia: ralionalem pium el joslum, et ille per ipeana Deum, ac si uuiversa creaiiira per Creatoreai miiiiji, ex quo el per quein, et in quo etiam c outilla atque iiislilula e.sl; ac per hoc volunlas Dei e-i prnm .1 sinniiia causa oim ium corporalium apeciernao et molionuin. Nibil enim lit visibililer 1 1 sensibi iter, qsod non de mleiioie iovîaibili aique intelligibili aula sainii.i iinperaloris, aut jubeatar, aul permit ta IW, secuiidiiin iiieflabil.in justitiam pnemiorom atajoe pœiiaïuiu, g' aiiai mu el reli iliutioiium in isla loiius creatuneamplissima quadamimmensaquerepublk <. >
.Mais il esi temps de clore ceite note. Je su suadé que tout homme qui réfléebit sur la partie du système de la Providence que l'expérience nom I il Connaître, ne verra rien a objecter contre cette d.>ctrine, quant à ses principaux ir.iiu du moine, sous le prétexte qu'elle est eu opposition av. e I enseignement tie l'expérience. Car dans ce svstème, comme l'insinue Platon, nous ne re.evoiis" aneon bienfait sans L'intervention d'un autre, « puisque l'expérience nous atteste «pie Dieu . i b il di - me.liateurs pour être à notre éj-'ard les instrumenta eu bien et du mal, les instruments de sa justice ei .i miséricorde. L'objection doni il est ici question l'attaque donc non contre la médiation dans le sens élevé, éniinent et particulier dans lequel Jésus-Canal esi notre médiateur, mais absolument à tonte idée et notion de médiateur. i (Butler, Anal, n, 5, § i.) Autant il est démontré que celle doctrine esi une doctrine catholique, autant il paraîtra clairement qu'elle possède ce merveilleux attribut, propre à toutes les vérités catholiques, qui esl de saiisfaire les désirs de la nature humaine, qui ne font que manifester! les systèmes païens, el de leur donne, la réalité dont ils n'avaient eu jusqu'alors que l'ombre. Les systèmes erronés ne sont que des imitations du vrai système ; ils sont erronés, soit parce qu'ils ne sont que des révélaiions incomplètes de la vérité, soit parce qu ils ne sont que le produit de prophéties diaboliques. Dans l'un et l'autre cas, il n'y a que le swéinlliolique qui puisse se soutenir au milieu deux el éprouver les esprits pour reconnaître s'il» sont do Dieu.
(2b) Il est évident que ta notion païenne des incarnations n'était qu'une notion corrompue et confuse. Les deux notes qui vont suivre montreront qu'elles renfermaient généralement la crovano la répétition fréquente de ces incarnations, idée dont la folie sera signalée dans une note du quatrième Dialogue.
(27J .Muller, dans ses Dorions, etc., p. 550, rnprése. ae Apollon comme et ml ué pour être amli.ideur, intercesseur et prophète auprès du genre humain. M. Clinton, dans ses fasUs, i. p. un, s esi élevé avec raison contre la violence qu'il laii aux entoura pour justifier quelques-unes de ses brillanlesexpres-
sions; Cl l'on ne peul se défendre de craindre qu'il ne leur ait ainsi fait violence dans de mauvaises internions. On trouve aussi chea les Grecs une sorte de foi à ce genre d'incarnation. Origèue (contre Cnhu, p. 253) eu rapporte quelques -une: pour prouver que Celse ne pouvait pas être conséquent en les adsnettani, taudis qu'il rejetait l.» vraies. Les Egyptiens enseignaient également que la Divinité se munirait sous différentes forme . assise sm un loius, etc.
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
(Porpliyr. ap. Eus. Prœp. evang., p. 198), doctrine qu'ils avaient probablement tirée de l'Inde, le lotus n'étant pas un arbre indigène de l'Egypte. (Voyez Ideler, Hermap. p. 52, note.)
Il est singulièrement à remarquer, comme un lait à l'appui de ces traditions obscures d'une incarnation,que Cyrus, Cypselus, et Romulus, aussi bien que Krishna (Voyez Vishnu pur., v, 3, 4), nous sont représentés comme caches et per.-éculés dans leur enfance, comme s'il leur avait été donné en quelque sorte d'être des types du grand législateur futur. Comme c'est là un point fort important, surtout pour ceux qui ont à traiter avec les gentils non convertis, je vais présenter ici quelques observations sur ce sujet.
Premièrement, l'hypothèse que ce n'étaient que des imitations diaboliques des véritables prophéties, ne détruit nullement la vérité de la supposition que ces grands personnages étaient destinés à être des types du grand législateur à venir : car on comprend parfaitement que Satan ait été forcé, par une disposition de la divine Providence, de procurer certaines connaissances a ceux qui, dans toute nation, cherchaient le vrai Dieu de tout leur pouvoir, et réglaient leur conduite de manière à être dignes de le trouver. La raison ne répugne pas à croire que Satan ait été instruit de cela, puisqu'il paraît maintenant vouloir jeter les méchants dans les désordres d'une vie impure et criminelle, quoiqu'il doive savoir par expérience que la vue des hommes de ce caractère ne fait que remplir les saints d'une crainte (a) et d'une humilité plus profonde, et éveille les semences non encore développées de la grâce dan» le cœur des autres. Sa'an, nous le savons, parcourait autrefois la terre dans tous les sens, et dès l«rs même, nous le savons aussi, son influence était jusqu'à un certain point contrebalancée par le ministère des anges.
Secondement, en même temps que nous avons l'autorité de l'Ecriture pour preuve que Cyrus fut un îles types d« Christ (Jer. xlv, 1, etc.), l'histoire des Perses nous fournil aussi des choses qui nous montrent qu'ils étaient singulièrement propres à présenter un type de celui qui devait venir. Les sept yeux du roi dont il a déjà été parlé {noie 25) sont une de ces choses, et nous offrent, comme il y est dit, un parallèle de la prophétie de Zacharie. Il semblerail que l'Ecriture nous donne en cela même comme un fil pour nous guider dans l'usage de l'histoire, de sorte, qu'à l'aide de ce fil, nous puissions toujours porter nos regards vers le Christ. Ainsi ce qu'Arrien raconte de Cyrus (p. 528) est certainement fort remarquable, savoir, qu'il fut scellé dans son tombeau par Alexandre, un étranger, pour empêcher que son peuple ne dérobât son corps; et l'explication que les prophéties nous donnent de cette histoire est un fait qui nous porte à penser qu'il y a peut-être d'autres histoires encore sur lesquelles elles sont propres à jeter pareillement de la lumière. Car, de même qu'avant d'en avoir la preuve, 11 pouvait exister une forte présomption contre la vérité du fait de l'onction donnée extérieurement par un prophèle'de Dieu à un roi païen (/ l\eg. ix, 15), il pouvait y avoir également de lin les raisons de refuser de croire qu'il l'eût oint aussi intérieurement (Isa. xlv, 1), en lui confiant, par exemple, une fonction importante et remarquable, comme l'était celle qui fut confiée à Cyrus, lorsqu'il délivra les Israélites, qui étaient le type du genre humain, de la captivité de Rabylone, qui était le type du royaume de Satan. De la, tous ceux qui souffraient pour la justice élaicntjiisqu'à un certain point
(a) Voyez |\a!. cm, 53 : yy^ vjVJ DW«3 WïïW
nSJn'. Le premier mol est une expression très -forte : Kimclii l'Ii terprèle dans le tenu d'une crainte qui ébranle ci i.ut fmonuer toi \ 1 ■ eotpe. On ne peut s'empêcher de remarquer que celte crainte devra plus particulièrement
les types du Christ, et il paraît être de la dernière importance, en traitant avec des païens, d'admettre de ces sortes de ressemblances, et de croire qu'il y avait en elles quelque chose de mystérieux. Car, de cette manière, nous échapperons quelquefois à urt scepticisme non fondé au sujet de certains passages des auteurs païens (par exemple, Platon, Rep. h, § 5), et nous aurons plus de chance de gagner les' esprits, lorsque nous éclaircirons les traits grossiers de la figure en montrant la réalité. Le passage suivant d'Origène est instructif sur ce point ( contreCelse, P--*) '■ ApK yàp oùx èûpcov oî. toû Iwoû p.adrircà, zolficoyTSç ou fiovov loudaioif £X tûv TTfiO'ynzty.ûvloyuv Tturn- ""ravftv, °f '. fcÙTo? e'în ô TtpofrtrsvOtiç , àXkà xai roîç 3lot- TfOiff sûveo-(V, o*Tt ô yjtiç xai 7Tf wïjv (7Taupw6etf , Ézwv toûtov TovôâvaTov VTïèp toû twv àvQ pw7rwv yivovç àvcSs^aTO, avà),ccyov toi? à7ro9avo0o-[V vnèp 7raTpif5wv, ini tîi a^îaut >oifitxàxio«T>iaavT«x«Tao-T-/iyaTa, /} ùyopitxç ») ôW/r)oiaff; Ewcoff etvat yàp h tij fùaet twv -np yjaaTwv, xar« rivaç «no-.prrfovç xai Svtrkimrrovs zo7.; ■xùloïç lôyovç , wvaiv TotavT»jv ôiç É'va ôixatov vnèp toû xotvoû àrroQavovTa £xouo-iwf , a.TxttxpOTtia.i7piOvç ÈfijTOtetv yv.vlbiv Satuovtwv evipyovvTov ^otuoùj y) àfojiiocî r) iïvanloiuç , y) rt twv Tcct.po.Tikriaioi'j. Aeyirwo-av oùv 0' |3ou).6jaEvoi ÙTZiazeiv tw Iwoûv iinèp àv9pw7rwv à^oTî6'jr)xïvat rpônt,» orau/ooû', -OTepov oùo"È ràç 'EXhyviY.ùç 7rapa5êÇovTat xai fiupSuptxa? TzoXXà; Itj-opiuç , ireçi tûO tiv/j vnip toû xotvoû ■tcQvyy.ivcti xaQatpeTixwî twv 7rpoxaTa>a€ovTwv Ta? noleiç •m.i Ta 60V/J xaxwv ; r\ èy.àvcn p.£v ygysvWTat, oùSèv Se irtoavov ïyj.i. ô vop.iÇop.ivoç uvlpcnzaç Kp'Ç to à7ro6avstv £7ri xaflatpsTEt [xeyoùov Saipoiioç , xai âatfxovwv apyoït- TOs, b7TOTa;avTOj o).aî Ta? èni ym i),ri),\)6via.ç àvSpw- 7rwv ^u^àf ; 'Opûvzîç Se TavTa 0! toû 'irjo-oû pt'/6»îTai xat aX).a tovtwv 7r^?tova , a eixoç avToù ? sv àn-opû^Tw a7ro toû Witoû f^£pta6ï^/évyt• sti Si xai Suvàf/ewf Ttvof irïripcoQ vtb; (èttsI t'Swxtv aÙTOÏ? fiévo? xat Qtxpan; où noïozixri riç TTctpBévoç ùlX r) èàrfîûç fpovrxrit xai tjoy t'a
TOO 0£OO) £'o-7T£U(7aV ,
W i'y.r)rt\oi ftîTa Trâffiv
où «ôvotf 'Apyùoiç yévAvro , ùXkà xai ïrâo-iv "E^yt* ôp.o\> xai fiu.pSc'.pQiç, xai x)io? ÈtÔXov âpotvTO.
1 Les disciples de Jésus ne voyaient-ils pas où allaitée qu'ils avaient la hardiesse d'entreprendre, c'està-dire, non-seulement de prouver aux Juifs, par les écrits des prophètes, que Jésus était celui que les anciens oracles avaient prédit, mais de persuader même aux autres peuples qu'un homme crucifié depuis irois jours s'était volontairement abandonné à ce supplice pour le salut du genre humain, conformément a ce qu'avaient fait autrefois ceux qui avaient bien voulu mourir pour délivrer leur patrie de quelque pesle qui la ravageait, de quelque stérilité qui la menaçait de lamine, ou de quelque tempête qui empêchait la navigation? Car il faut que, dans la nature des choses, il y ait de certaines causes secrètes dont les ressorts ne sont pas aisés à comprendre à tout le monde, par lesquelles cet ordre soit établi, que quand un homme de bien s'expose volontairement à la mort pour le public, il détourne l'effort des mauvais démons qui produisent les pertes, les stérilités, les tempêtes et les autres désordres semblables. Et je voudrais bien demander à ceux qui refusent de croire que Jésus ait été crucifié pour les hommes, s'ils ont la même incrédulité pour toutes ces autres histoires ' des Grecs et des barbares, qu'on dit qui sont morts pour délivrer ou une ville ou tout un pays des maux qui les affligeaient ; ou si, recevant ces histoires, ils ne rejettent, comme entièrement éloignés de la vraisemblance, que celle de la mort que Jésus, revêtu de la forme humaine, a soufferte sur la croix, pour dé •
se manifester dans le temps qui précédera le jugement. de manière à tenir lieu de toute autre préparation pour paraître en la présence de. Dieu dans reux qui v vront encore alors, S;iiau paraît toujours le dépasser lui-même, et jouir cle la portion du juste sur lequel ne loinbe pas sa. verge. »
tVo
liKHONS'IltATlM - l ^ tNGELIQI E. MOItltlS.
irinre ('«iiipiri- que le grand démon, le puma autres déliions, t'était acquis sur Im bqmi it I les homme» qai tenaient tu monde. Lai diteiplai de Jétut djQAe vtyanl U>ulei ce choses cl plusieurs au-
lus encore, qu'il I ucc que leur in litre leui
avait déaouvi 1 t< ■ un particulier ; étant d'aillearteaotenus par une venu plus qu'humaine qu'il» avaient
reçue, min île je M Mil quelle vierge île l'invention îles poètes, mais de la vraie ITgettB de Dieu, ils se hâtèrent
D'aller faire admirer laideur de leur courage, non seulement parmi les Grecs, mais encore parmi les barbares. >
Pour ce qui est de Cyrtis, on peut consulter avec avantage les tU-nx passages suivants (le saint Cyrille d'Alexandrie : 1 iô> - oè xai aveu Xatorôf xai âyisc, Ag te» iiva.1, liyo'-o Xpiarôç Hûpoç tl otùj Bcprâv pttmrùtvxcof xai ft/iv km u-iTci Wip'ji/x T£ VU Mâoot* 6jf>u yv.p tÀmh fiflôt «yiac6ui KpiffTOii kvSftetfrntoi'c , xatTOt BXtwmBftc in «vtovtoO Uyivj Ibnifueroc tntmttirtptmp&t, KO^oj1 ai-» yv.p ô Bafcéucou v.v.z£<jT(./.-i jit rnj Ùa6j).&mar xarà xaipvj;, KlirTUhwrn 'je xyi Taif HJUUfiÛufOt; Oaiuo- (Ttv cawnSit tg ci'jyç. 'hrii 0£ tJEoO irupaBr/yo-j-ro; x-/( 5i«viffxàvT0f «ÙtÔv «; rjpyùç, '.voi/y.rt xotvw, HORIM ItvsOpart rù Uy lu pri /.t/j.iTy.éiio; , tïpnrcu Xoio-rôf à,ioi Se ovtw WtoaiX T£ xai kfmot, &« ÇiJVKTmÇovTsf aJr'i* )eiaTpe vxafft yàp xàxeîvoi tô xtiuî'. — a.',« tw *vi#m>ra 6êov, xaî 7rfi0iTxexvvao't toï; l'py'Ji; twï tSi/uv /jLipwi. Enei Se xai â.7raç xarà te retf èv fii htaffai&tu vôuM ywvif tÔ ùtjiQptaOèv T'I> 6s'j) Oûftec x'/v sltl uÀ(iy o; tin tu^ôv rj oie, iyiov &jvou«Ç(to ' TavT*i mû Sià Ti7f toO npoyrrtov (jnovftç ùytoi xéxkrrtTfU xai aùroi , Siktoi to UftofÀvOui t'âç Ôeiotç VBMfMHVv ïrpôf (to ?) â/ûvat T/iv
Baëll).Ci>VtOJV' £l7T£p OVV 5*OTlV O'JTto X/5tOTÔç Ô 'EupGft<iV>}X,
xaGà xaiô Kv/sof, xai ovrert â'/fOf xaOà xaiUtpaut, /.. t. ). (tenir. iV«s<. 11, p. 4 j). Hoc est : « Qui autem lieri polest ut eodem dicatur modo Cbristus, quo dieitur esse eliam Cyrus ille rex Persaruin, ei sanclus quomodo Medi quoque ipsi ac Persoe? Jam vero dicere licebit, ne sanctificatum quidem esse Christum humanitus, quamvis in euni colurnbaspecie sanclus Spiritus insederit. Nam Cyrus quidem Cambysœ fllius olim exercilum duxit in Babylonios , sed lamen in errore versabatur, et inipuris dœmoniis venerationem eibibebat. Ulii vero, Deo illum exacuente, et ad iras excitante, Babyloniorum terrain cepit, conimuni vocabulo, quamvis minime unctus Spiritu sancto, dictus est Christus. Ita Persœ quoque ac Medi, satellites ejus, sancti dicuntur. Wam quamvis illi quoque servierint creaturaî potiusquam creatori Deo, et adoraverint opéra manuum suarum, tanien quia semel juxta voces qux sunt in lege Mosi, segregatum Deo sicrilicium, sive ille vitulus esset fortasse, sive ovis, sanelum appellabatur ; ea ralione eliam propbetica voce ipsi quoque sancii sunl vocali, quod divine- numine segn gaii dicaiique essent ad Babyloniam capiendam. Ergo si eadein ratinne ipse Einmamiel est Christus, qua Cyrus, et eo modo sanclus quo Medi ac Persae, etc. •
Ici il renvoie aux passages de l'Ecriture où le mot Uno est employé en parlant des gentils dont Dieu se sert pour exécuter ses vengeances, par exenn le, 1er. 1.1, 27, JueL, îv, 9, cl fait voir où conduirait la manière de pai lei il. Neslorius. L'autre passagese trouve dans les Clqpliyra sur la Gen.. p. 53, où, a|>rè» avoir cité Isaîe, xi. iv, "21, il dît : 'Axoûttc '^&k iMapyû; rô.Oùx
l/)ltq fXE , jHOCriv, û'JSi ÎJ T'jÎÇ £i<]',>7l 8«ÔV TOV O y-Oi TXt-
r-1'fa.vi, x«T«T«TTStv à;tôiv. ôv aùrô,- £Tt9ît xai ^aertlicov x^siTTOva xai fiupiciv offwv (Ovûv àeanoTriv ' tvtzûi yùp ïj<t«v Ta £7r' kOtoù t<ûv S(à Xittoû tcxTOf/jaiumt(>)v. Wponyipivaî fxcv y/p ù{ uù-:ô; Siuxrxeiïùati ràç Baêvi/wviwv ^£udo;iavT£ta; xai Ta twv iy/a.aTpifivOwv oufxeïa- Tàf Se tûv toiviv tt^o^qtûv, vjç xat ù.yyù.(t\)ç è^'.)MOfzaori, (3ouXàf , r,T-;i ttpoetrfop$\i<fttft où SiS^tvauiva: ùno-j>u.'jEi. Bf H— 1»)ll)»ljlll MMI 5c Ôti xai Ta; riic'lovâaiaf otxoôofW7£i 7ro/îtç, x-/.t rr.v aÊuo-ffov f.ùati xai TtàvTa; aÙT»' xaTa;»>pav«t TOÙf 7roTa/uoù»,
il i/lir.j /y"-
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îlcpvoO pi-:v -, ', yévo; , ■
i.y 'yv Mvôftcïov ','-/ ye, sefMu, -, ira
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<i,y.'/,- te OVff»e xai ;ji' !.u,-',i zr,-j v.tiv. ir«l xafl i,jy; oùotvof, y// -',>:■„,- eittw/mv ETîpovvoûf «'( a?rav y s
Tyf T'y CsXo&V £V : I V '|UO
paelo ni.iii.lesic (non coynuiisii me), ail, BeqsM niier eos qui Dt uni mu uni cnllo» ai •■ dujnatur ideo p rum, sjsm m rilnis siiperinrein. et msumetav
runi geniiuin douiinuui eon-ui.ieral. Qnx einiu de i[>so dicuniur, lypi eranl opermn p'-r Chrisiea edilui uni. Praîdixii emin quod ipse «lissipaiurus esset Babyloniuruin Sajsaa iliviiuiiones. et ûgoa pyibunuiu. Propbelaruui vero sunruin, quos et augelo.s VOCWtt, cousilii ones mquaquaui iuemU«
déclarai. Prae lixitaulnnquo.l ei i ivilaU bJn !aea,3edificabit.eiabyssum deaolaBit, — iaejne ejan lin m nu anfa iel : abysSiiin,ut aibilior, Babyluneiii vocans.obingenleinliabilanliuiniueamullidiiiiiiejii ; fluiu na anleiu ejus, génies undequaque ad anxilium ejus cmii urrenles. Cieieiiiui,a.'-,(licaiiius de Cyio, resabe., . (degeater ad Chri-U mysl-riuin lraii>lerenlef. Natal itaque est Cyrus maire quidem Mamlana, filia àstytgis principisMedoruin, paire aulemCunbysc, iialione Pana, hnmanis vtiu aattoaam moribus. Code quiliai,, veleiuin mulum et diversae nalune Cyrum vocaverunt, nimirum ex pairîs ac malris, ui ego quidem arbitior, in uaiione dill renlia : Jiver.-a ennn gens sunl Persx a Me. lis. Vi.leas autem laie qui<l eliam in Clirislo. Niius enini eat ex maire sccuielum tannin sancla virgine nobis simili ; bumaua niuiuuiu nalura praddila; ex paire vero nobis simili, aatatue, sed, ut ila dicam, diversae plane RM conseniiei.lis uaiur.t, oiiiiie quod crealum esl longe siiperanie. >
Il est évident que saint Cyrille insiste lai sur des parties de lliistoire Ae Cyrus auxquelles les prophéties nefont point allusion , cl qu'il les présente comme ayant un sens figuratif que l'on en peut tirer au moyen de la clé fournie par les prophéties i our trouver celle espèce de sens typique ou lir'iiratif; et < '< -t aussi là-dessus que nous insistons ici e. mine, sur un moyen aussi légitime qu'utile pour tondu relof tils à la coniiais&anee de la vérité. On pourrait mettra en question si de ce que l'on trouve dan- loc des Péret des assertions de celle ual I -d'une
manière incidente, on n'en doit point coin lui» <| uils admettaient comme vraie et jatte telle maaiaraa'aavisager les choses, bien qu'ils n'eussent aucune occaen profiter et de s'en prévaloir, les gentils contre lesquels ils écrivaient n'ay.i.,1 point de livres qui fussent regardés comme canoniques, le lecteur peut comparer la note de Heoard sur l'Epiti Barnabe, cap. xu; et l'évoque Fell sur le fett. i. M, de saini Cyprien.
Troisièmement, si l'on dit que ce que l'on raconte de l'enfance de Komulus, de Cyptélua ou de i j rus peut avoir été pii- de quelque histoire perdue de l'enfance de Moïse, i ela ne i Rangerait i ien à la ques ■ lion : car ce qu il y a de plus important ici, ce n'eet lias le lait même, mais la croyance et l'opinion généralement revue. Si quelque influence, bonne ou in.iuvaise, portait les hommes à croire généralement m récit* cétail aaui les bons esprits une sorte de préparation a croire la vente, et | our les mauvais ta* prlts une disposition i la rejeter. Les mauvais esprits se trouvaient ainsi mis a ponce de classer la \eiue
ESSAI POUR LA CONVERSION
et tous les récits de ce genre au nombre des coules fabuleux, et les bons d'apercevoir la réalité qu'ils indiquaient de loin. Comparez le tableau que l'ail Platon du lit de mort d'un mécbanl, Jïep.x, 5: oî
WÏQIM T.IW. rôfj £V C/.So'J V.C/.TCtyÙMUVJOl TîUÇ
vire ori GTfA-fO-jarj «ùtoù t/J'j -^v/jiiv, pn àlriOzïç toai ... t Ce qu'on raconle des enfers ces récits, autrelois l'objet de ses railleries, portent maintenant le trouble dans son âme; il craint qu'ils ne soient véritables, i Pour ce qui esl de Socrale, qui fut, à sa manière, un prédicateur de la justice , son exemple esl cit.' par aint Justin martyr, Apol. i, § 5 (ou p. 55), et n'est pas par conséquent exposé aux mêmes attaques que le lait doni nous venons de parler. Voici les paroles même de saint Justin : "o-rt 5s ïajxpàvoç \'i'/m àïr/i-î y.iy.i SEptuvviy.&g taii-zu. zl; cpavspiv ineip&to tpéfiivo v</\ èmâyeiv t<ûv Stdoovcav tovj àifipwnovç, /.ai v.'JToi ol S&iftoviç Stà çfflv j£«t»ovTWv rn v.c/jm à%/Jp6>iiuv ivripynoc-j rliç r/Ozvj v.rjl ùazfin «WjxtîRiw ziyoïjTS?, x«tv« tiayzpzrj c/Sjt'o-j ôatfxivia. Kaï ôy.oito; ètp iiïwv to aùro èvipyoûirtv Oùyùp fJWvov li),),wi 5(« 'ï.oy/.pâ-o\iç riléy/JJri t«ût«, v.'Ù.à v.c/.i èv {iKpGc/.poi; un' i/.ùtoû toû Aoyou [/.QpfGiQéjzoç y.ul «v0pi>7rou yevopÉvou , x. t. "à. Hoc est : i Poslquam vero Socraies ralione vera iixe per in~ qui-itionein in apertum prorerre, et mortales a ikemnnibus abducere estannUus, illi ipsi daunoncs, per bomiues pravilate gaudentes elleceianl ut quasi S9eoç (id est millius divinitatis el impius vir) nova inducens usemonia, occideretur. ldipsum iùdein de nobis l'aciunl. Non modo enim apud Gr;ecos per Socratem a ralione huec sunt reprebensa, sed apud barbaros quoque ab ipsamet ralione el verbo conlormalo et homme lacto. t
Quatrièmement, la crédibilité du système dont il est ici question, savoir, que chez les gentils euxmêmes la Providence avait voulu qu'il existât des types, quoique faiblement marqués du Christ, s'accroît considérablement quand on vient à réfléchir qu'il se trouvait dans tous les lieux du monde différents rites dont le sens ne pouvait être déterminé et clairement reconnu que par l'introduction et l'établissement du christianisme. C'étaient des types des sacrements et des institutions chrétiennes, dont l'origine remontait indubitablement aux premiers temps. Ainsi, dans la cérémonie du mariage, chez les Hindous, le nouvel époux dil : «J'unis ton souffle à mon souille, tes os à mes os, ta chair à ma chair, êl la peau à ma peau. > Colebrocke, Lssais i, p. '224. Ca seul trait peut servir de modèle : car si l'on peut iaire remonter cette doctrine à la Genèse , elle ne peut s'expliquer, non plus que le passage de la Genèse, que par la doctrine chrétienne du mariage. On ne voit pas pourquoi, quand on trouve chez les gentils des imitations de vérités si hautes, il n'aurait pas pu y avoir aussi des imitations des vérités du rang le plus élevé.
Cinquièmement , l'idée de l'existence d'un tel ordre de choses devient encore plus croyable quand on considère que le coniinercequi,en Unit qu'il esl le fruit de l'avarice (a), vient du démon, a toujours été le précurseur de l'Evangile. Les apôtres lurent pécheurs pour gagner de l'argent avant d'être pêcheurs d'hommes. Le tralic de Tyr et ses prostitutions, comme I Ecriture les appelle, qui en iirent le type de l'Antéchrist (Voyez E/.ech. xxvin) , ne seraient qu'a former avec les anii es peuples des liaisons et des alliances qui facilitèrent de diverses manières la propagation de l'Evangile. Ainsi, l'on voit que tandis que Satan, comme Levialhau, passe son temps et s'amuse dans la grande et vaste nier, il n'est qu'un objet de raillerie et de mépris pour < eini dont le royaume est aussi, dans un autre sens, semblable à un marchand. L'avarice, si je peux parler ainsi, précède la rédemption de l'homme, la
(a) Il est é\id. nt qu'on poun-au représenter ici letcen-
«nme une espèce d'avarice, io s mémo qu'un u i
aurait pas le gain eu vue, Par exemple, Alexandre, qui
fausse marchandise, les viaies richesses, et l'imitation d'un ange de la lumière, la vraie lumière de lumière.
(28) La citation que nous allons donner ici esl une note tiive de Wiii.iischmaiin, p. 364, sur les traditions chinoises d'une incarnation : « Die Yorstellung von einer jungfrœuKchen Mutler des Heiligen kommt mcbi blos in der tradition, sondern auch m dem king sehr lueulig vor. Die Ileiiigeu , d:e Weisen , die Bdieier des W'œ ker wer..en von Jdiiglrauen geboren. Die lleihgen uud Weisen, sagi das Sehu-wen, wiirden GoUessœhne ( lliinmelssœhne, Thian-tstiu) genanul, wcil ilue Minier sie durch die ftlacht des Himmels empf.mgen Italien, lvog-jang-lsen sagl noch klarer : Der lleilige liai keinen Vater; er i l durch die Wiiksamkeit des himmels eniplangen. Dièse Voisk-llung wird so hoch gehallen dass je.ie uynastie génie îhrem sliiier dieselbe Elire vindicirt. Es ist fur uns geiuig, dass dièses Beditrlniss einer reinen Empfyengniss und Geburt ausgesproclien ist, hier vie in In. lien. Aucli dieNamen der reinen Junglrau siid pemerkenswerlhj; sie beissl die erwarteie Schrjenheit, die Atilsteigende, die reine Junglrau, die allgeiiidne Çfûckséligkeil, die grosse Treue, die an sich selbst ibren Selunucli liai. Das Scni-king singl von der Mutler lloangli's, — Sie bractue ibr Gebet und hir Opl'er dar, dass der Ersehnie konmieii mcege, und mdem sia von diesem Gedanken eriiillet war, erhœrie sic Scbang-ti , und in dem Augenbtick und aul' der Stelle lùhlte sie due Eingeweide erschuitert und war durciidrungen vom Schauer der Ehiiurcht. So empiing sie den lloang-li, und gebar, da ihre zeit gekonimen , ibren Ersigebornen , wie ein zarles Lauiiii, dhne Verlelzung, ohne Anslreiigung, olino Schmerzen uud ohne Belleckung. Unninlischcs Wunder ! Aber Scbang-ti liai nur zu woileu — die zaertliche Muiter gebar îhn in eimer liiitte am weg ; ociioen und lajinuier erwieriiiten ilui mil îhrreiu Uam.li; die Bewohner des Gehœlzes lielen trolz der
tiengen kailte herbei; die Vcegel llogen nacb dem kind bin, uni es mit iliivui Flùgejn zjj bedecken ; er selbstaberliess seine stiinnie weiiliin buercn, etc. Dieser und andre aibnlielie Gesyenge des Schiking zur Feyer junglraulicher Minier und von ilineu geborner llunnielssœhne sind, nach den sorglajltigeii Forschungen eines mil dem Altertbuui sein vertrauten missionais, wobl nichts anders als Aiiwendungen einen alten Weissagung, dereu spureii wir bei den geuildelen Wœlkern des Morgenlandes, ja selbst bis nach Amenka bin, nebsl viclen andei n tradilionen antreiien. Eiu Glossar zum Schi-king fugl noch binzu, der Thian wil seine Macbt ollenbaren und zeingen, uni wic viel der lleilige uber andre uienscheu ist. Der Naine der Muilcr lloangli's — Kiang-jneu-ist ubrigens aus zwei cliaraklereu componirl; der ersie begreitl in sich Lainui uud Junglrau , der andre Quelle und Junglrau. Der character Niti , der hier doppell vorUuuiiiii, bezeichuct gin Myedchen von renier Tugend , die llande gelallet, besebeiden silzeud, si 11 uud naclibiniiend. >
(29) Cleinenl d'Alex. S t tomates, n, 100. ïwv xpo vifiou v&p.if/.(jjj pïÔt&ix&TWv cd izpu^zi; vojxot yi-/ojuGij iîç rip.ûç. i Les actions de ceux qui ont vécu d une manière coniorine à la loi avant que la loi eut eie donnée, sont devenues pour nous des lois. > Nous voyons en elfet que les usages des palnari lies lurent graduellement adoptés comme des lois; cl îî ne serait pas juste de penser que le peuple juif sérail pa^senuraculeuseuieul el loul-à-conpd un système naiurel à un système surnaturel loul a l'ail distinct du premier, si cela ne nous était pas positivement allume. De plus, les anciens usages ont, en plusieurs cas, quoique pas
voulut se faire passer pour un dieu comme l'Antéchrist. répandit de toutes purts le grec miicédoiueii dam» lequel lui dau» la siulu écrn l'iivuug Ile.
D1 MONSTRATION EVANGELIQUE. MURRIS.
toujours, été la hase et l'origine des lois qui sont venues dans la suite. Ainsi, par exemple, là circoncimhii était un uuge det patriarche», ainsi «nie l'action de s'abstenir du nerf qni s 'était raccourci, et la distinction des a in maux pins et impurs ; îlcnc-tile même des Sacrifices de certains animaux, du lavement des Vêtements avant le sacrilice, de l'usage de faire des (nu lions sur les choses que l'on voulait consacrer au culte de Dieu, du mariage des veuves des rrères, «t des formalités qui s'y rattachaient, et de plusieurs autres pratiques semblables. Voy. Grain;, ad Test. xn. l'an iurch. vi, 3. En saint Jean, vu, 22, noue divin Sauveur nous est représenté raisonnant avec les Juifs (s'il est permis de paraphraser ainsi les paroles qu'il prononça en cette circonstance) de la manière que voici : < Vous observez une loi patriarcale, au préjudice de l'institution mosaïque (a) du sabbat; pourquoi alors vous plaindre de moi, parce que j'ai fait ce jour-là un acte de miséricorde? Si la priorité îles lois patriarcales leur donne un litre à la préférence, à bien plus forte raison la loi de la nature, écrite dans les cœurs, et qui est antérieure aux lois patriarcales et mosaïques, doit-elle avoir droit à la préférence. • D'après cela, il s'ensuivrait évidemment que les lois dites lois de Moïse auraient pu exister antérieurement, et qu il n'aurait fait que leur donner une nouvelle sanction. On pourrait également, et à juste titre, en dire autant des institutions que nous venons de mentionner comme appartenant aux patriarches. Oui, je devrais peut-être déclarer ici que je ne saurais concevoir qu'un peuple se trouve tout à coup placé (pour ainsi dire) au milieu d'institutions tout à fait nouvelles pour lui, pas plus que je ne saurais concevoir qu'un individu soit mis au monde en pleine maturité; chose dont l'évéque Butler a démontré l'absurdité dans son Analogy,i, 5, p. 125. Un pareil langage touchant la législation mosaïque me parait trahir une complète ignorance du texte original, dont les mots et les phrases font souvent allusion de la manière la plus frappante aux anciens usages au sein desquels les lois ont pris naissance. Il serait beaucoup à désirer qu'on s appliquât à bien connaître ce texte avant de raisonner sur les lois qu'il contient : car autrement on tomberait sous le coup de la censure dont Aristote flétrit un système qui n'était pas fait pour ce monde, bien qu'il le représente comme tel : au (jlîv ùitoziQtoQou xxt' £Ù^«v, fi»)5év usvrot àSOvarov. < Que l'on se mette dans [l'esprit tout ce que l'on voudra, pourvu toutefois qu'on n'aille pas jusqu'à l'impos Bible. >
(30) Psal. ix, 17 : Tout les peuples qui oublient Dieu. Psal. xxii, 27 : Toutes les extrémités de la terre se ressouviendront et reviendront an Seigneur. «Si aulem reuiinisceris, profecto redis in raemoriam tuain, et in ea invenis quod non fuerat penilus oblivione delelum, > dit saint Augustin, de Trinit. xiv, 17, qui cite ces mêmes passages. Et Clément d'Alex. (Strom. vi, 64), faisant allusion au psaume ix, 17, s'exprime ainsi : 'Eirùav'JttvovTa.i Se S»).ov on ou 7ts6t£ûov iitsjxvgvTO, xai ov Trpiv ri fxXaôég-Oai Èyryvwo'xov, toûtov r a cuir ip.~ 7TcvTat ' riv âpa ttStitriç ziç àfxau cà toO BeoO xai Ttap à zoî.; ïO-iti. < Oui, elles (les nations) oublient le Dieu dont elles gardaient la mémoire auparavant; et ce Dieu qu'elles connaissaient, avant de l'oublier, aujourd hui elles le négligent; > faisant probablement allusion à Aristote, qui dit, lUict. n, 19 : d i-àilnato.1. xai éfia&t ttote toùto. i Si l'on a oublié cela après l'avoir autrefois su. » Et dans Isaic, xxxvn, 27, Sennachérib est repris el blâmé de sou oubli : Nas-iu pas entenau il y a déjà longtemps:' etc., et XL, Si, le même reproche est adresse à tous les peuples en gé-
(o) s. Justin, martyr, «Mr. Tryph. p 256, Mit. 1686 .
Kal y«P J^ <ra$6«Tî'ïavTt; ol «powv,;n»riiv,t *»vtk tbMU *i tij fluji
• 'T^ttyi-jv xattiiT'oùlsùç AGfii^k Kii oi ïvjt»v /i'A â.avu, i . m \| mu,.
Hoc est « Sam slue observa ione sabbsll, <im noniiiiitl modo Mini, jusu oiniu's Deo oomplaouerunt et post illos Abraham, aique ejus liberi cuncti, aj KtOSen usque. i C'est
nt-ral . Ht laiitflHHWI put-' ii'mtz MM pat entendu? ». ums it-l-tt ;>«» M dit dette i ommeiieetnent .' n m, :-
tout i><i» comprit 'pu a UU t' » fondemenu du lu terre? Voyez insai Rom. i, z8 i Ow woufisvm t - i t<"
t/l ■ -:>-t Xoit prubuuruiit Deum Itabere in
notifia; et il l'etr. m, 5 : t i avra >,- raûrs
'j./'y.-v.ç. Liitel euim eoi hoc xoUnle^. Saint Irénee parle dans le mécec MM (.ontr. hœres. n, 9 : « Ouini-
Ijiis hominibus ad hoc demam coiueiiiientibua, vete-
ribus quidem el in primis a priumplasli traJilione banc suadelam eoftodienubat, et uuum Deum fabricalorem cœli et terne hyiniuzanlibus; reliqui» aulem potteos a proph'-iisDtM hujus rei ( oinmemoralionem accipienlibus : ethnicis vero ah ipsa eaodiliOM discinlihus. Ip>a enim cuiditio oslendu eum qui condidit e un ; et ipsa factura suggerit eum qui fecil; el inumlus manifestai eum qui se disposait. > Saint Augustin contre Fausle, xx, 19 : «Génies non eo usque ad falsos deos sunl delapsx, ui opiuionem amiltereut unius veri Dci ex quo est oninis qualiscumque naiura. > Le principe général est exprimé avec concision par Tertuliien en ces ternies : i Quod apu.l inullos uiiuin invenilur, non est erratum sed traditum. > l'rœscript. 28. Voyez aussi saint Cyrille Confr. Jul. p. 10 : Bv6a fii> yàf -û; zns 8eo;r>tii«rT»u jpeoyôt rv /5cvTat).6yo(î, lauTÛnovrac KfUtvov; /-anôo'. t<{ nwuifto* koyovvTctt w>[,i<a;' .-Au. oé tûv sixcisn ;/.^o-tc/,- lipmtàr
TOJV ItOliîZV.l T/,v XtrÔOCKTOI, OMIf'jp CiVf TE ovTy; /ai y
mrouç oiçutf xarecfuOûovTa; Y.y.-v.otHv.i |**o»' ^J'/^' '■"* ôloiç xKiaBptïv SûvcurOcci t« ùieip mit zai ïmyovt ni(
e'v >ifiîv, firi <jù/i toO 7ravTcov xtaTOÛvTo; 6ioû, xai vif ÈviÉvTo; sic voûv y.ui <rofi«.v ivriv-vt-o; , /ai fUtOOWt
tVpVWVTQÇ, MÛ Tl TÔ)V àîTOpt'r,T(OV T.ifl. u'sï'j'j Y3.-U
'/e to iyvatpovv Mtévrac «'Jroif xacvoEtv xv.i spao-ai. Hoc est : « Cbi enim diviux Scripturx sermbnibus congruunt, videre est eosetseipsis pnestanlioresetinler se consenlienles ; ubi vero sua quisque commenta promit, dissidentes et absurdis opiuionibus velut lemulenios ac deliros facile deprehendas. Neque enim omnino in eorumpotestatesilumerat.quae supra mentem supraque captum sunt, iniueri, nisi Deo ducenie dirigenteque ratiouem, et animo faciem allucente, el sapienliam ingeuerante, et linguam explicanle, denique ar. .ma de ipso, quantum humana mens pote>t el cogitare et eloqui permitienle. »
(3f ) Voyez Procl. ad Tim. p. 30, el Plut, de h. et Otir. p. 334, C : Tà5'Ëv£a£t riic'AÂawâ; (nv yai'lo-tvvoiiiÇousi) iSo; ztujp ctyry e<-%t Teuewtw, — E>w Uftt ni* to '/o/mic v.ui ov, xai iuousvov xai tov ifùn Ktttlm ooSeï» ttw Ovr,to; ùirtraXiriiSV' Eti or tûv r:o/itôv vo^iÏ&vtojv Btw wttf Ai'/VKTtoi{ avoua tov Ato» Etvat tov Ajoûv (o mcpHyoMSfi T/J.ÎÏÇ "Auuwva /ÉyouEv) , HjemOwc; uev o ïtGtwirr.; to Xïxpuufiivov oiETat xai Triv XAuyn j~o ra\i-r,; S^MWcfcu T>5f fùtvnç ■ 'ExaTato,- Se o Aèitipinnç <*r,zi ~ojt:i xat itooç à).Àn).ovc tw fr,uaT!^6»io'0ai TOJ,' A£/lUICMUffi OTav Tivà 7r£Offx«'/éJvTat. vpos/.ir.-nr.iy yiç, Eivai T>iv S'uvr,v '
§fj TOV 7r:ÛTOV 0EOV T(7l MCirri TOV KÙTÔ» VyUlJ.'JTlv , OjC
àyavr( xaè xîxpupijuÉvov ovTa, rr(3:o'xa/ovu£voi xai 7rafaxa- XoiivTEf Èuoavfl yi*/v£o"Gat xat ôii)).ov aCiTOÏf , Auovv Aeyouo-iv. Hoc est : « Quod Sai est Muierva1, quain eaaidem alque Isidem arbiirantur, fanum, lune habebai inscriptionem : Ego sum omne quod exiitit, ett, el erit : meumque péplum nttno ad hue mortalium delexit. Porro, cum pienque existioMol pecaliare apud Agjptiea nomen Jom- esse Amun, quod nos producto vocabulo Ammonem dicimu» : Hâûetbos Scliennila ea voce occullauiin, el occultaiionem judteat signific;iri : Hecathœus aulem Abderila hoc verbo invicem uli jEgyptios ail cum aller allerum vocal ; esse enim vocem invocativam : quare cum principeni Deum eunnleui alque universum puient, utpoie obscurum el abscou-
là un îles SfCMMM ordinairement allégués pat les Pères ronire lejodafsme. Voott Tertull. air Jud e. rr. Je vois que saint Cyrille Interprète de cette même manière ta ti \ie <ie saiiu .le m, \ i, lï, dans son commentaire sur ce
Damage, p. 419.
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
ditum, vocari ab iis et orari Amun dicentibus, ut prodat se ac conspiciendum pracbeat. »
Et Apollonius, ap. Philostr., Vit. p. 557, dit :
Tôv Se Aoyov oç iç tÔv oypiovpyôv e'fprtzou ovtw t« ï7ratvoO(Ttv (o! Aiydintor.) ùç xat ixépoiç StSàÇao-Qat, 'kS&iv ôvra " ô Aoyoç Se ta? jJt.iv x<ûv ôl<*>v yîvioscoç xai ovo-iaç ôeôv Snpiovpyôv oISe. < Quant auVeibe auquel on a donné le nom de Créateur, ils ( les Egyptiens ) lui attribuent aussi la gloire d'avoir instruit les autres, et le font venir de l'Inde. Le Verbe savait que Dieu était le créateur et le principe de la vie et de l'existence de toutes choses. > Ce ne peut bien être laque du panthéisme, mais il est certain que le panthéisme implique la préexistence d'un monothéisme dont il n'est que la corruption. Porphyr. de Abst. h, 26, exir. explii|ue très-bien comment le panthéisme a frayé la route au polythéisme. Aîyvirnoi tocoûtov
&kû%oy tov yovîOetv 71 TWV Xoitzûv Çwwv, MOTS TO.Ç TOVTGJV EÎXOVa? IÂll/.rtUa.TK TÛV SeÛV EIZOtoilVTO' OVT&Jf
olxùa xai Çvyyivn rav-za toïç 6soiç «vo^tÇov Etvai xac roi; KvùpôiTtoiç. » Les Egyptiens étaient si éloignés de mettre a mort aucun des autres animaux, qu'ils faisaient de leurs images des représentations des dieux: ainsi ils les croyaient intimement liés aux dieux et aux hommes par les liens de la nature et du sang. > C'est ainsi qu'en confondant la créature avec le Créateur, ils sont tombés dans 1 idolâtrie, par un terrible jugement de celui à qui est confié tout jugement, pour avoir corrompu les traditions de celui qui un jour doit unir, sans les confondre, la créature et le Créateur.
'32) On a ici en vue le psaume cv, 22. ddit V3pV)
(35) Et Aristote, Metapli. p. 981, b. 25, dit que ce fut en Egypte que l'on commença à apprendre les mathémalhiques : 'Exsf yàp àtpeiQv o-/o).«Çetv tô tûv îepéwv i'Qvoç. « Car là il était permis aux prêtres de s'appliquer à l'étude, » paroles sur lesquelles Asclépias Trallensis fait observer avec raison :oî Upûç-zà àvay/.aïa el%ov ÔcXXo6ev «Oroeç tzapî./o\itva xai iayiAa.- Çov fxovot? Toïf pofirip\a.<7t. « Que les prêtres recevaient d'ailleurs toutes les choses dont ils avaient besoin, et ne s'appliquaient qu'à l'élude des mathématiques: > ce qui s'accorde parla iteraent avec ce que dit l'Ecriture des privilèges accordés aux prêtres en Egypte du temps de Moïse. Cf. Diod. Sic. Bibliotli. i, 21, et 75- 4 ; Forphyr. de Abst. iv, 6. On convient généralement que Pylhagore ei d'autres ont tiré de l'Egypte une partie de leurs connaissances, et c'est ainsi que 1Egypte fournit un lien d'union avec les autres peuples.
(34) Potier, ad Ciem. Alex. Strom. i, § 9, p. 521, cile plusieurs passages à l'appui de cette opinion, que Clément professe dans son Pœdagog. u, § 100; Strom. v, § 90, etc. Voyez aussi Tertullien , Apol. 47, où le docteur Pusey a rassemblé un certain nombre d'exemples. Eusèbe, enlre autres, parmi les exemples cités, fournil une longue comparaison entre les doctrines de Platon et celles qui sont contenues dans la loi.
(55) Celle idée est deux fois énoncée dans l'Evangile de saint Luc, l, 70, et xi, 50; et elle se trouve exprimée dans plusieurs auteurs, tant juifs que chrétiens. On a voulu dans ce dialogue exposer l'opinion des juifs sur ce sujet, que l'on trouvera exprimée
tlus au long dans Molitor, Phil. d. Gescli. i, § 196, etc. n vérité, si nous n'avions pas de preuves historiques en laveur d'un pareil système de choses, nous pourrions, ou plutôt nous devrions supposer qu'il a été transmis comme de main en main une croyance traditionnelle de la création, de l'unité de Dieu, de li (bute originelle et de plusieurs autres points de doctrine; ce qui demande, comme tout ce qui est dogmatique, un ordre ou classe d'hommes chargés de le propager. 'Aei yàp ô 6eo? tw ÈauToO A6yo> xarà yevtvt tiç yjyaç offiaj fxETaêaivovn xci tpù.ovç ©eoû xai irpOfmv.Ç xaTaffXïvi'/ÇovTt hxavopQoi tv'jç àxovovraf rwv Àr/ofxevMv. C'est-à-dire : < Car toujours, el de siècle en siècle, Dieu a fait descendre sa parole dans les saintes âmes de ses amis el de ses prophètes pour la cor-
rection de ceux qui s'y soumettraient ; > comme répond fort bien Origène à Celse (p. 165), qui lui objectait que Jésus-Christ, s'il avait été Dieu, aurait bien pu corriger les défauts de l'homme sans descendre sur la terre. Saint Athanase s'exprime aussi en ces ternies, de Decr. S. N. § 5 : *A yoûv Moto-Hç ÈoiSaaxsv, TaOÔ' ( sic ) 'A^paàf* Ë^uWttsv , à Se AëpuùfÀ. ÈyvXa-rTE, TaOra Nwe xai Evw^ iyiyvoxyy.ov, Siay.pivovzeç y.cbapà y.al àxâ9aoTa , xai EÙàpEo-rot t<û ©E&i- y.ai yàp xai A6èX ovt/jiç ip.apvjpr>avi> iirif7Tày.tvof TaÛT«, âir-p jjv paQùv naoà toù 'ASifi, toù xai «ùtoû paGovroç Ttapà. Kupiov, oç y.al ini awzù.tiv. twv at'ûvcùv ÈXScov ùç àÔÉTWiv TÂf àpaptiaç i'ieyzv, — Oùx EvroXrjv y.aivrtv SlScojxi û/ztv, «kV ÈvToXrjv irulutàv )5v
■trx.vJaa.Tt ùtt' àpyiiç {Juan, n, 7). Hoc est : « Hinc ergo quae Moyses docuit, hœc custodivit Abraham : quae vero custodivit Abraham, linec Noe et Enoch perspecta habuerunt, qui munda et immunda noverant discernere, ac Deo grati facti sunt. Eadem quoque instruclus doctrina Abel martvrium est passus, qui quiilem ipseea ab Adamo didiceral; Adamus aulem ab ipso Domino, qui, cum in fine saeculorum ad destruendumpeccatum venisset.ait : Non mandatum novum do vobis, sed mandatum velus, quod ab initio midi si is. >
Saint Ephrem parle aussi dans le même sens, n, p. 494 : « Les prophètes l'ont transmis aux apôtres. Béni soit le Seigneur des successions ou traditions ! Il l'a fail passer d'Adam à Noé, de Noé il est parvenu à Abraham, d'Abraham à Moïse, de Moïse à David, de David au temps de. la captivité, et de la tour de Babel à notre Rédempteur. > C est ce qu'enseignent pareillementsaint Méthodius, Conv. virg. vu, 4-7; Archel. Cascharensis, contr. Manelh., xxvm. Melchisédech, Abimelech et Job sont autant de preuves évidentes que celle tradition était fort répandue en Orient; deux d'entre eux étaient rois, prêtres et prophètes , et . comme tels, on aurait pu les citer plus haut (note 27)comme des types remarquables du Christ parmi les gentils.
Il ne sera peut-être pas hors de propos défaire observer ici que les rites existants parmi les gentils qui furent adoptés par Moïse ne sont indiqués dans ce livre qu'à raison de leur ressemblance extérieure. Car, quelque nombreuses qu'aient pu être ces ressemblances, ce n étaient toujours que des ressemblances extérieures, tandis que la révélation donnée à Moïse communiquait à ces rites une vie intérieure qui, quoique invisible au dehors, les changeait néanmoins tout à fail, en considération de leur caractère prophétique, pour ceux qui les voyaient du dedans. C'est ce que montre bien clairement la dernière révélation, je veux dire l'Evangile. Sous cette dernière révélation, en eflet, certains signes extérieurs, qui se trouvaient déjà existants dans le monde, et qui n'étaient d'aucune valeur en eux-mêmes, quoiqu'ils ne fussent pas entièrement dénués de quelque sens mystérieux, sonl devenus autanl de canaux des plus sublimes doctrines du christianisme. Et ce que sont les mots dans ce dernier cas, ces autres signes extérieurs, c'est-à-dire les cérémonies, l'étaient dans le premier. Les profanes, sous l'une et l'autre législation, ne voient en elles que des signes extérieurs, et les considèrent non comme des choses sanctifiées, mais comme de pures formes humaines; non comme l'expression d'une doctrine professée dès le principe, mais comme des importations des théories ou cérémonies païennes, ainsi qu'il a pu en elfet arriver.
(56) Saint Cyrille, Contr. Jul., p. 9, dit que Moïse lit de la sagesse de 1 Egypte, qui était purement humaine, un 7tpoyvu.vot.<jp.a, exercice préparatoire aux choses divines. En conséquence, ce qu'il avait reçu des patriarches, comme le font observer saint Ephrem et saint Athanase, dans la note précéJente, pouvait bien n'être qu'une esquisse Imparfaite de ce grand et mystérieux temple qui devait cire élevé sur la terre par le Christ, et que Moue avait vu en ligure sur la montagne. L'idée d'une Eglise visible pour l'avenir
DEMONSTRATION K\AM,l •!.'...; ' I01U1IS.
esl présentée :'i Moïse dans relie vision, avee an cision de détail- qu'aucune vision ■ • rail avoir m'iiiirr. 1. il './ du l'ciii:il.in|ii • cri|iiioii ilu tabernacle, ei avec elle rats) ruinez losl l'édifice des prophéties subséquentes. Tout homme versé dam l.i connaissance de l'hébreu sait m
Mi exemple, MM lis rapports qui h- rattachent au
! touque, cesserait Miiènmenl d'exister. ("7) ànstote, Et/*. "• i, 8 : tû « ifjii -.'j/-> t.x-j-u.
rvvètiu X'j. vurâp/ovT« xù <ik ytvàti t«/j otafwvfî ■zù't.i'ii;. Hoc esl : « Cuin vero congruunt oiuaia quai in re insunl, a falso auteni veruni disrrcpai. » Ori- ■jèsM-, contre Celse, (imi avec raison, p.5Gl
■xi'Ç'jju tjï-j i, *OX li .-/Jr. &J77 HWMI yJT'.v KWM T/,v yv'j^'.v T',0 8soC" oio z-yi Ta fOOttÛTé Ètti Ripi b;v> rqMU i i-dire, « qu'il n'y a pas à douter que 11 C8U-
naissance de Dieu ne passe de bien loin la portée de la ualurt' humaine ; et qui; M là vient qu'il v a tant d'erreur- parmi les hominessiir le fait.'.ela llisinil i. »
(53) M. EMuMnatone, Append. t, p. 42!), et-t d'avis que les lois sa Ai mm étaient en vigueur neuf siècles avant Jésus-Chrisi ; Coh-brooke, Essais, voi. i, p. 98, a démontré que les Vedas remontent presque à la même date que Moïse. Par conséquent, dans la question présente, ce qui est cru par lei Hindous peul assez bien tenir lieu de la vérité; c'est pourquoi je m'en tiens là, sans chercher à entrer davantage dans la divergence d'opinions qui peut exister quant au degré réel d'antiquité qu'il faut assigner ans livres dont il s'agit. En effet, ceux qui prétendent que les lois de Manu sont d'une date beaucoup plus récente, s'appuient sur des motifs qui nous conduiraient à discuter des matières fort étrangères à celle qui nous occupe. Réinusal, par exemple, dans ses Nouveaux Mélanges asiatiques, u p. 334, conclut de la mention qui y es' faite des Chinois, que le livre doit être d'une date postérieure a la dynastie qui leur a donné ce nom. Mais comme le nom de (Sin) se trouve dans Isaïe, il n'est pas possible qu'il soit aussi réeenl qu'il le suppose. Toutefois, il suffit d'avoir mentionné ces deux faits pour prouver au lecteur que je n'en finirais pas s'il me (allait dis» uter la date de tel ou ici livre, lors même que je pourrais entreprendre cette tâche. Ce qui me fait penser que les lois de Manu, comme toutes les autres lois ( Voyez ci-dessus h. 29), n'ont pu être données lotîtes à la foi.'-. Ce que disent les Grecs (Slrabon, xvii, p. 1055), qu'ils n'avaient pas de loi écrite, quoique cette opinion puisse bien venir uniquement de ee qu'ils s'appliquaient à euxmêmes, en l'interprétant élymologiquement, le nom de Soirili, mérite de trouver ici sa place, comme étant une preuve certaine qu'il fut un temps où les lois n'existaient qu'à l'état de tradition orale.
(59) Joseph, contr. Apion, n, 29: Ofauç ■i,u.tpotmv. xvi (pAavOp&jjuav r/ftât; inuiôewrev, ùç oùSc t<ûv à/o'/ov t'Uoiv w).iyw«i)(îv' r/Ùù t/.ovov u.i'J à<prjzt TOUTUV y priaiv
r//v vèjttfm, nwav Se ÉTS/sav sxtuiwev. A Se wg-îo «xsTeôovra npoaftvyn xuîç or/.ixiç, intsinn àv:/etv. 0'j<5è veoTTtv? èTzérpsipt xoj; yoviuç aJT&iv o-uveÇaiostv' (j/tiSevQv.i Si y.ui èv îro)iix';) twv èpyx "ougvcov Çwojv, v.cni f/>j yovtxinv. i Et il nous a ainsi voulu eu telle sorte appiendre la douceur et clémence, qu'il l'a voulu étendre jusqu'aux hèles irraisonnahles, dont seulement il a accordé la légitime utilité usitée entre nous, nu liste détendant toute autre cause 1 1 manière d'en abuser, faisant défense de tuer les hétes qui, comme domestiques ei suppliantes, se sont retirées en notre maison. Et des animaux pris aux champs, il n'a pas voulu que la mère en Ail emportée avec les petits, mais qu'elle lui laissée pour derechel multiplier. 11 a Commandé d'épargner encore qu'elles lussent ennemies, et employées contre nous dans la guerre, celles d'entre les bêles qui nous prêtent ai le aux labeurs, et défendre de les tuer. » Trad, <!<• Génébrurd. De même, Clément d .Vevandrie, Sirnnititrs, n, § 92, p. 477, edit. l'olier : aôrixei t'-v ytYVOJfxtvert xarà te Ta» TC'jiuJ-/;, yvrtx xt rà c K«l ^ovxoÀta, rfi( Tupaxpïux à7to).ocvfft&>c t/>)3' è^-.i
xeof
r— unit
NouO'j /j-.v.-.ià/'.ij tù'r
y. çi'i-y,-'/
i (rylbagore) par pitié pour le péra et la m
fendait, sansmoiue que l'on pûi pi
<ie ti •iicltrriui.i ntaux nouveau-nésdi
desclié\i' es, voulant ainsi que l'iiuiul-
momi »»efa ht brute i levai l'homme jiuqu'i lamaii-
luile . iilahle. — A lia mer., dll-il,
nn-Miit, mi MOtM pendant les aaptpreo) car
>i r,i n'a ! M Mna cause, et que dans les inaiiielles de la h le qui I m t lia-, le laii airi\e à U ds pour U non palita, lavir les pOtttt a l'allaile.
de, leur mère, c'est outrager la nature. — i> doue, o (.rm -, et v; us Iom qui vous joiguei a eux pour a laquai la loi, paisqueUa se montre conipaiissanti- noiir les anitaaui privés de raison, isnitw que ses détracteurs t iposent les enfanta même d< s hommes. El, cipiii'li , li loi, bien éesaBoéas aap vaut, avail condamné leur barbarie par son pnci pta prophétique. » On pourrait citer encore i l exemples de C€ lait, lorsque la loi s'occupe même des bestiaux, comme, par exemple, Tordre qu ils pariicipas>enl au>si au repos du jour du sabbat, ;u'on i porlàl secours lorsqu'ils seraient en péril, ou q i seraient tombé* sous leur charge.
Ensuite, quanl qu'on a fait, dans le texte,
de ces défenses de maltraiter le= animaux sans raison, il est à propos de rappeler encore une fois M lecteur que les ressemblâmes en question n'y repi | ie comme extérieure!. Le but intérieur
de la loi de Moi-e, dansce- sortes de défense, pou bien élr , et élait indubitablement. BSMntil ment différent. Il paraîtrait que c'était une i Ice favorite parmi les païens de représenter les brutes et les hommes comme des êtres du même ordre, et de prélen Ire que la boule et la douceur a leur égard était un devoir, fondé sur les liens d alunite qui existaient entre eux. C est ce que soutient avec beaucoup d esprit Porphyre de Abstin., Mb. m; et la fausseté de son raisonnement paraît i mien ce qu'il suppose que la prévoyance, la me m ire el l'habileté des créatures brutes leur appartient en propre, ce qui! c»i impos-ible depronvor. Or, i|Uoiqu'on ne puisse réprouver et candama renl mus trop énergiques la cruauté eaerc do cœur
envers les animaux, ou peul se demander s'il i \ a pas aujouid iiui de- efU> qui parlent de l'ohétjntlOfl d'être doux à leur égard, d'une main r qui loi suggérée par un >enliineni fort approchant du sentini il panihéisiique dont il vient d être fait me , non. D'après la théorie de ces gens-là la condsute de Noire- Seigneur, lorsqu'il ordonne a suint l'eue de prendre un baineç.mi ei de le jets* à la sseï pour y pe, lier un poi-son, serait iundamnahle. bien qu'en pratique ils puissent s'abstenir de la condamner. Toutefois, il esl évident pour tout le mou..
permission de tuer des arOOtOrCB vivantes ne lit pas eOSBer lOUl à coup la i S qu on dul epi. u-
ni dahoid a le laire, et l'on comprend, par conséquent, que (aiu-i qu il esl dit dSSM le lOISS I oll ait
repréat tîti certains dm de bonté etdeéoateur à leur
<;^.t ■ <1 . < ouuie ay ml leur princqie dans IUM liadilion duSTStOOM aiiiedi ii\ien. Car, s il n'esl (i.s absurde de MippoM-r. nomma le la t An-i .le (rayes nola I que éea restes de» arts et des si ieuoea asam oui fie
lian-oiis .le elle époque, il s'elisiill ■ Mip-
po H .eu non plu- d'absurde.
Clément d A.e\ , Stroin.. ilil : 't.uoi
ESSAI POUli LA CONVEKSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE.
Se Soxiî g IlvQayopwj to »«*pj» ^£P' T« â/.oya Çâ* TTct/ià toO No/xgu 6£À>7^iv«i. « H nie semble que Pylhagore a ait puisé dans la loi sa douceur envers les animaux, quoiqu'ils manquent de raison. »
(il) Les Bouddhas ou Bouddhistes, et les Jains condamnent l'usage des sacrifices et les autres eérémonies pratiquées par les sectateurs des Védas (voyez Colebrooke, Essais, il, p. 192); cl c'est dans le même esprit que Porphyre, de Abslin., u, 9, prétend que 1rs sacrifices d'animaux fuient une innovation substituée aux sacrifices de fruits, elc. Il dit, u, 5, qu'on ne sacrifiait aucun uni. al dont les hommes ne pussent manger; et c'est ainsi qu'en voulant prouver par là que les partisans et les défenseurs du meurtre des animaux ne faisaient des sacrifices qu'un prétexte pour satisfaire leur avidité ei le désir de manger de la viande, il montre sans le vouloir combien la tradition universelle du monde avait été fidèle à conserver la doctrine d'un sacrifice futur, dont ceux qui sont chrétiens ont aussi le droit de manger. La pratique de manger des viandes offertes en sicriliee paraît avoir été jugée si essentielle, même dans les idées des païens sur le sacrifice, que quelques Américains mangeaient des victimes humaines offertes par eux en sacrifice. Voy. Ca-rli Rubbi, Lett. umericane, opère xi, p. 170. Toutefois, cependant, il semblerait que Satan, sous le prétexte île s'abstenir de manger de la chair, et de pratiquer une plus grande sainteté, ait essayé de persuader en tous lieux aux païens d'effacer cette trace d'une doctrine plus ancienne. L'est ce qui prouve la vérité de ce qu'enseigne saint Augustin, de Civ. Dei, xv, 1, que la cite du diable, élevée contre la cité de Dieu, commença avec Gain, le premier contradicteur des sacrifices dans lesquels il y avait du sang de versé! Car quoique Porphyre dise, à s'en tenir aux mots, qu'il regardait l'abstinence de manger delà viande comme le devoir propre des prêtres seuls, et qu'il n'en faisait pas une obligation pour tout le mon le (voyez Van Bhoer, in i, 27), cependant, prise en somme, la manière dont il parle de l'usage de manger d.î la viande, en le représentant comme une impiété (voyez en particulier ii, 51 et 46), niontie clairement le but qu'il avait en vue, savoir, de nier la h gilunilé de cette action, et de laire oublier autant que possible la permission de tuer et de manger des animaux. Qu'il n'y ait qu'une permission divine de tuer et de manger qui puisse clairement et complètement nous expliquer l'usage de manger des animaux, c'est là encore, à mon avis, un fait démontré par ce que disent nos contradicteurs eux-mêmes : car ils répondent avec raison à leurs adversaires que le vrai point qu'il s'agit d'expliquer n'est pas de savi ir comment Pythagore et les amres qui ont fait des emprunts à la philosophie orientale sont venus à renomer a l'usage de manger de la viande, mais comment 1 usage d'en manger s'est, d'abord introduit. ( l'orphyr., de Abstin. u, 1, etc.; l'wlarcli, Mot:, p. 993.) Plutarque prétend aussi que si la doctrine de la luélenipsychose, ou plutôt, pour parler plus exactement, de la métensomatose (a) ne saurait être démontrée, elle doit toujours avoir une certaine, force morale sur les esprits. Tàf Ityop-èvriç taIç ^pv/j/Iç il; aîmtrcoc fuvuSoy.ô;, et f*à Tïia-ioiç vfy.ov to ôwooBWvyfiswto, àj'k eù/\«dimec Te ueyâX/îf x«i Séovc tô àfi^i'/O/ov (p. 993, c). «Quant à la faculté attribuée aux âmes de passer dans des corps, si elle n'est pas digne de foi, parce qu'elle n'est pas démontrée, elle n'en est pas moins, par là même qu'il y a doiUe et incertitude à cet égard, propre à inspirer beaucoup de respect et de crainte. » Or, une révélation, comme on l'insinue dans le texte, est une réponse péremptoire à toutes les difficultés do celte espèce : car elles ont toutes pour base l'ignotance où nous sommes de toute la destinée des créarures sans raison; tandis qu'uue révélation venant
(a) La n>étPinpsuliii.-<: est la croyance de la transmigration des âmes dans d autres corps humains; la luému-
de Dieu, qui est parfaitement instruit de leur destinée, est une garantie suffisante pour noua autoriser à les détruire. Il faut avouer toutefois qu'antérieurement à la connaissance d'une pareille révélation, la manière de raisonner de Plularque devait être la vraie manière religieuse de raisonner contre lessioïciens et le; péripatéticiens ; la seule question à résoudre étant de savoir si les gentils n'avaient pas dû conserver le souvenir de cette révélation, ou plutôt s'ils ne 1 avaient pas effectivement conservé, comme parait le suppo-er Héraçlides Ponticus, ap. Porphyr., i, 4. Dans ce cas, alors, les déviations laites à cette révélation tomberaient évidemment sous le coup de la censure portée dans le texte, les hommes ayant agi en cela d'après ieur propre jugement contre la tradition universelle. Je terminerai c<tle note en citant les paroles de saint Paul aux Coloss-.iens, n, 21, qui, dans le grec du moins, semblent à quelques interprètes indiquer d'une manière positive et tresfrappaate la ilistinclion entre l'abstinence de l'usage des viandes, résultant du principe païen, de la contagion ou des souillures provenant de la matière, et celle qui résulte du principe chrétien de l'offrande volontaire et de l'humilité d'esprit, laissant à d'autres à décider si les termes de l'apôtre présentent oui ou non cette signi!:caiiou. El c/.neQâvz-ze qyv Xpwrcji cazh tmv oTOt^eitov tov zicr^.ou, xi r.j; ÇtâvTej èy xoff(nu B'jyuazi'ÇiuOe, ■ — M y) â^>3, p./io"i ysùao, uwiïè Oiyoç, — (a Ifffi TT'/vra sic «pOopàv rrj ù-.oy^p',an) /«t« t« fvràX1u«t« xai §i5aT/.a^i«j t<ûv àvSf w7r&)v ; gctivk bitl ko'jot [JÀM É'^ovra (TO'fîu.ç h) ir)lloQ(rn,ïY.iLs. y.v.i zanîii/0'ffjOG-Jvri (y.ui) ày-iSîa <T&JfA«TOj, oùx s'v zipô Tivt Tt&ôs 7rl»io-fMV/}V tù; ffaoxô?. i Si donc vous êtes mor s avec Jésus- Christ, à ces premières et plus grossières instructions que Dieu a données au monde, comment vous laissez-vous imposer des lois, comme si vous viviez dans ce premier étal du monde ? Ne mangez pas, vous dit-on, d'une telle, chose; ne goûlez pas de ceci, ne touchez pas à cela. Cependant ce sont des choses qui périssent toutes par l'usage qu'on en fait, et en quoi vous ne suivez que les préceptes et les ordonnances des hommes, qui ont quelque apparence de sagesse dans leur superstition et leur humilité affectée, dans le rigoureux traitement qu'ils font au corps, et dans le p >u de soin qu ils prennent de rassasier la chair. » (42) Josèphe, Couir. Apion., u, 24, 26, dit que l'on pensait que. les souillures ou impuretés provenant du corps affectaient aussi l'âme, à cause de la liaison intime qui exisle entre elle et lui. Et en effet, on n'a qu à comparer les paroles de Moïse (Lévit. xv, 4, etc.), avec Manu, u, 181, on y trouvera beaucoup d'analogie entre les impuretés qui y sont spécifiées et la cérémonie de la purification. Nous voyons dans le Deut. xxii, 8, que l'on doit bien se garder d'attirer du sang sur sa maison, en la construisant de manière que quelqu'un pût se laisser tomber du haut du toit qui la couvre. By a dans Manu, m, 68, 69, cinq sacrifices appelés Mahayajna, prescrits pour l'expiation de la faute commise dans une maison , lorsque quelque créature vivante y a été tuée par accident. On lit ce qui suit dans Manu, m, 122: « Cardes mains souillées t de sang ne peuvent être purifiées par le sang i (seul), » et telle est la raison pour laquelle il faut aller se présenter devant un savant brahme; ce qui évidemment suppose une impureté provenant du sang; et ce l'ail est aussi d'une grande importance en ce qu'il nous révèle l'obligation d'aller se présenter aux prêtres. Manu, v, 64, 65, il est parlé de l'impureté provenant de l'action de toucher un cadavre ; et il est dit (85) que celui qui a touché un cadavre se purifie en prenant un bain; ce que l'on peut comparer avec ce qui est écrit au livre des Nombres, xix, 11-13, où la purification par l'eau est également prescrite pour le même genre de souillure. Comparez F.cciés., xxxiv, 25. De même qu'il est enjoint de s'abstenir
s'.malose celle de la transmigration des araesdaus le corpi d'autres animaux.
DEMONSTRATION f V *NGI Li(M E. MOItltls
d'approcher d'âne femme qol ■ lee menstrues, Ldsifc,
xv, lî(, 20, il le.it également dana Mann, iv, 10; u,