Mais il n'est pal possible de pou-scr plus loin
cette comparaison sans y consacrer plna de temps
qu'il n'est nécessaire pour le but qu'on s'est ici propos.'.
(43) Ce «Iroit de discerner entre les choses ptopres
pour être offertes en >a< riflees et «elles qui ne sont
fias propres à I être, parait partout impliqué dans la oi de Manu iVoi,. in, 128, 155, 168, IS5, 2.V.; iv. 81, etc.); bien que je ne pui te ipéciûer un seul endroit OÙ il soit positivement énoncé, < Le Yed dit, comme le fait observer Rammahun-Roy, p. -I, qu i celui qui a une loi véritable en l'Etre suprême, présent partout, peut manger de tout ce qui existe; c'est-à-dire qu'il n'est pas obligé de s'enquérir de ce qui lui est présenté à manger, ni de celui qui le lut a préparé. Néanmoins le Vedanta y met la restriction que voici : « l'autorisation ci-dessus mentionnée du Ved, pour manger de toutes sortes d'aliments, ne doit être observée qu'en temps de détresse, > restriction généralement opposée au grand nombre de permissions contenues dans les lois de Manu, et dont nous trouvons un exemple, jusqu'à un certain point, dans ce que lit David, un jour qu'il était pressé par la faim. On lit dans Manu, v, 23 : « Sans nul doute, H y avait dans les anciens sacrifices et dans les Dotations des Brahmes et des Xhalriyas des sacrifices d'oiseaux el d'animaux dont il était permis de manger. » Passage vraiment digne de remarque, en lace tant de l'assertion de Porphyre, Abslin., u, 25, dont il a été fait mention ci-dessus n. il, que de ce qu il dit de l'antiquité du sacrifice d'animaux'. Cependant, cous le reproduisons ici comme une restriction fondée sur un motif différent de celle du Védanta, qui vient d'être cité, et qui est propre à jeter du jour sur la question qni nous occupe. Car le verset précédent dit que les meilleures espèces d'oiseaux et d'animaux peuvent être tuées par les brahmes pour être offertes en sacrifices ; ce qui évidemment les constitue les juges de celles qui sont les meilleures. Il est dit quelque chose de semblable dans le Lévitique, xxvu, 11 : Si quelqu'un voue au Seigneur une bête impure oui ne puisse lui être immolée, elle sera amenée devant le prêtre, qui jugera si elle est bonne ou mauvaise; et l'on s'en tiendra au prix auquel le prêtre l'aura estimée. Dans Manu , iv, 49, on lit ce que voici : < Qu'il dépose ses excréments et qu'il ait soin de couvrir la terre avec du bois, des fragments de pots cassés, des feuilles sèches et du gazon ; » et 77 : « Qu'il ne voie jamais d'urine ni d'ordure. » Le Deutéronome, xxiu, 15, 1 J, offre quelque « hose de pareil • Et portant un bâton pointu à votre ceinture, lorsque vous voudrez vous soulager, vous ferez un trou en rond , que vous recouvrirez de la terre sortie du trou, après vo s être soulagés. Ainsi vous aurezsoin que volrecump suit pur el saint, et qu'il n'y paraisse rien qui le souille, de peur que le Seigneur ne vous abandonne. Des passages comme ceux-là , qui associent ainsi hardiment dans une même phrase l'expression de choses aujourd'hui réputées obscènes avec le nom du Très-Haut sont vraiment un avertissement frappant de s'abstenir de toute impureté de cœur; rien ne doit empêcher cependant qu'on n'en parle sans blesser la délicatesse du lecteur, surtout quand il s'agit de passages comme ceux que nous venons de citer, auxquels on trouve des parallèles dans les plus anciens systèmes païens, ainsi qu'on le voit pour d'autres régies et prescriptions. Porphyre, loco cit., u, 50, dit : Oî rûv tâSs
ttpsît Mil Tà'rr.jv ù.r.kyt^fJui xei:ùou(Tiv Éavrof,- T«
/.u.i rot? aW.o'-c xai :w/ àvSpûv àvoviwv yoù tuptrivviv v.-A <7Vvov<riwv xai Qei; r,5r) v. <r/f y» KC(i -tv'je/.t.ç , ■/. t. X. « Ici les prêtres.... se font une loi à eux el aux autres de se tenir éloignes des tombeaux , ainsi que des hommes méchants et pervers , des femmes pendant leurs menstrues, de tout commette charnel et de la a ue de loul ce qui peut être hideux el lugubre, eti . » Il n'est pas nécessaire de voir dans ces paroles une
allusion au Penlaleuquc, puisqu'il se trouve ailleurs des prescriptions de ce genre. Ainsi, par exemple, Carli, Itubbi, vol. n. p. 184, du en parlant des Péruviens : / tempi de i nuluruli tpurijhi muliebri erano, per legge quasi uniieisuli, Interdetti alla congiunzione.
On trouve dans Manu, xi, 227, la régie que voici : < Quant aux péchés qui ne sont pas publies, rassemblée des prêtres doit leur imposer les < bâtiments marquas dans les saints livres, et d-s oblations le feu. Par la confession, par le repentir, par une dévotion (austère), par la lecture des l t i i in s, le pécheur peut obtenir la rémission de son péché, eti . > On peut mettre à côté de ce pasi ige < e qu «'•ci il dans le Lévitique, V, 5-8 : ('.est ce que f m celui qui se sera rendu coupable de quelqu'un de ces péchés; il confessera qu'il a péi hé. et il offrira nu K
gueitr l hostie prescrite pour son péclie , et le pi
offrira un sacrifiée d'expiation pour lui en obtèm pardon Coin uirez Jo é vu, 49 : Mon fils, je vont eu supplie, rendez gloire an Seigneur bien d Israël, el confessez votre faute, el dites-moi maint nuut ce que vous uvez fait; ne me cach z rien; ùe qui oit msairenient prévaloir là où 1 on attache beaui Oup d importance à un canal visible de la grâce. Maisj ai • doute rassemblé on assez grand nombre iT temples et de faits pour éclaircir ce qui est dit dans le texte.
(44) Saint Justin martyr, contr. ï'njph,, p. 857 Toj v7j£ o-jy/e/'i.snTai Oit , toû 6to . TXV.-J £y.yv/'-v :cOi-tv, -lie* xpéa; it y. i'zti, ygjcptfuuov. Hoc est : < Quod eniiii Noë jusio a Deo periiiissum sit omne animatum edere, extra caniem in sanguine, qu"d est SufioeaiU n , pet M «en N riplum vobis est in libro Genesis, ix, 3 : « Nourrit vous de tout ce qui a vie et mouvement; y. vous ai abandonné toutes ces choses po<;r être à l'avenir votre nourriture, comme les légumes et les herbes de la campagne l'ont été jusqu'à piésent. J'except: seulement la chair mêlée avec le sang qui en est la vie, dont je vous d-fends de manger, i Sur quoi Jarchi fait les réflexions suivantes : '•;* iJVW II N~r. « Je n'avais donné au premier homme de pouvoir que sur les légumes; mais pour vous, je vous ai donné tous les animaux de la même manière que j'ai mis à la disposition du premier homme les herbes pi les plantes. > Et Hozkuni : « Comme l'herbe et les plantes. Il y a des herbes qui sont bo mes a manger et d'au très qui ne le sont pas ; ainsi parmi le bétail, l< s oiseaux, les bêtes et les poissons , il y en a qui soni bons à manger et d'antres qui ne le s ni |u-. J'ai mis tous tes animaux à votre disposition. Après avoir été recueillis dans l'arche, el que par vos mains ils ont élé sauvés du déluge, voilà qu'ils sont entre VOS mains ; il vous est libre de les traiter comme bon vous semblera, t Que celle permission lût nécessaire, c'est ce que l'on peut conclure des paroles me ae de Porphyre, qui dil.n, § lô : K.ai yip SXkve mevra y.iv tûv 6ïv<v itxriV qjuiv §è Soxovsriv ttvat o? x, r/jnsff /ao xai msipoun kvtovç x?i pumiouf» xat ~aï; u/.\3.iç i-iuàciaiç xmrpèfOULn. Car d'ailleurs loul appartient aux dieux; les fruits seulement paraissent être à nous; c'est nous en effet qui les semons, qui les élevons et qui, parlons les autres soins que nous leur prodiguons, les faisons croître et mûrir. > Si donc les dieux, ou, comme nous devons dire, si Dieu
auquel ils (les animaux) appartî rent, a donne le
pouvoir de b s tuer, qu'y a-t-il <à de moins juste que ce que nous faisons nous-mêmes lorsque nous donnons, comme il l'a lait, la permission de recueillir des fruits dont nous avons acquis la propriété en semant la plante qui les a produits ' Nous pouvons en toute vérité donner ici pour toute réponse ces paroles de l'Apolie, / Car., W, 58 : ' \<pc,v. ff'j ntttMlf... . où to ffwua - rttpti; , ai
xo'xxov 0 ù. &■ ai)-jjt /
Mtl -xàTTr.i T'âv Tnipp - Insensé
que vous clés ! ce que vous semés ce n'es! point le
corps de lu plante qui doit naiire que vous sema, mais i" 'jrdin tes tentent..,. Dieu 'm donne un corps tel
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
qu'il lui ■plaît ; et il donne a chaque semence le corps qui est propre à chaque plante. Tant il est évident <|iie nous n'avons aucun droit sur les choses qui sont dans le inonde, que nous ne l'ayons reçu de la munihcence de celui qui est le Maître du ciel et de la terre.
(45) Voyez le passage cité par Rammohun-Roy, p. 22, et le commencement des lois de Manu, qui débutent par la création de toutes choses par Dieu. Ce qui rend ce passage si frappant, c'est que tant d'auteurs grecs ont entièrement omis de parler de Dieu dans leurs spéculations sur la création. Eusèbe, Prép. Evang. i, 8, p. 25 : Totaum v.u.1 twv 7rav<7oy&>v 'EÏlrrjMV , twv Sri yvmy.wv filoooyuv STzi-Awbivzr.w , r]
TTEOl Tïj? <7U(7T«C7c6)î TO0 TZU.VZOÇ Y.VX tHç TtpÙmÇ XOfffiO-
yoviaî oi.vïrrfytç , où §nu.i-0\)pyôi) yj 7tomt.'/V xtva T<ûv oXmv Ù7T',<TTÏ3T'y(Z£VCOV , oàX oùô" ÔltiiÇ ©£0Û IXVflfir/V TzrilY)(Jup.î-
vwv. « Telle est la discussion des Grecs les plus érudits, de ceux que l'on appelait naturalistes philosophes, sur la constitution de l'univers et la lormation primitive du inonde: ils n'ont supposéaucun créateur, aucun auteur de l'universalité des êtres; ils n'ont même jamais fait mention de Dieu, » Ainsi Homère parait considérer les dieux comme une sorte de sécrétion ou d'émanation de l'océan, azé«v&v ts ôswv yévco-iv, //. S, 201; et Aristole , Eth. m, 5, donne «vk'/z»), la nécessité, yvc-tc, la nature, et tûjc» , le hasard, comme les principes de la causalité; et, dans sa Phys. n, 4, 5, il exprime son élonnement qu'aucun des anciens n'ait assez insisté à faire du hasard un de ces principes, bien qu'il n'ignorât pas qu'il y a des gens qui disent que le hasard est à ta vérité une cause, mais une cause obscure à l'esprit de l'homme, comme étant quelque chose de divin et de surhumain. t((7t Tivsç olç Sqxeî etvat f«v uhiu r] tv/ji, «Srj),o? Se «v- ÔowTriv/) Stavota, ùç Qsiw Tt oùca Xoci §v.iu.ovt<JùTïpov. Hoc est : iSunt aulem quidam quibus fortuna causa quidem esse.obscura tanien liumanaî menti videtur, ut divin um quoddam atque excellens. > Compar. Métaphys. xi, 5, p. 1070, a, 5, et ce qu'il dit d'Anaxagore, p. 985, a, 18. Pour qu'on ne me juge pas trop dur à l'égard des Grecs, je vais répéter ici les paroles de saint Cyrille, Contr. JuL. p. 16 : Xp-ôvczi Se onixi p-i-zà. toûto tvtj E§pa.iw» "Ôp-ùs TiokvTz [>c/.yy.ovr]GC/.i So^uv, r)v è(TyriY.o.Gi ntoî ©soû xai rn? toû xo'o'jxcu yivzoswç , «toi xaraiTZîur)?' e?9' outw y.ai Tt toî> 'K).).v3vwv j'Soïe trofoïç ipymlç y.</.iu.'jtÏi<j'/i Èv-euÇojzrV/tf. "Ev8a p.èv yàp toû" tyi; O-QTTvivutov ypuynç o-ut/^Épovrai voyais ,
EKUTWV OVT«î àuEtVOUf ZKTtSot Tl^ «V X«j ÔlJ.'ÀoyO'JVTCtç
KAAijXot?' e'vÔa ôi twï orzîiwv tz«TTo; zùprip.v.Twi ttoiejt«j Tljv à7ro§-.ff(v, Siaipo.&uç te okt^? xai àA/oxoTat? ôiçatf y.c/.rv.p.îO\)ov-uç xKTaSetçat p'âov. Hoc est : « Post hsec optimum factu mihi videtur et in Hebrœ ruin opiuionem quam de Deo , deque crealione etopificio mundihabuerunt, inquirere, proindeque quidGraccorumsapienleseade re senserint, bis qui nos Ira legent manifeslum facere. Ubi enim divinse scriplura: sermonibus congruunl, videreesleos et seipsis praestantiores et inter se consentienles; ubi vero sua quisque commenta promit, dissidentes et absurdis opinionibus velut temulentos ac deliros facile deprehendas. »
(46) Saint Ephrem, Prœf. ad Cent. . < Depuis la tour île Babel jusqu'à Moïse , ces choses n'ont pas cessé d'être enseignées parmi les enfants de Sein. > H dit encore, i, p. 400 : « Ophir était une montagne située dans l'Orient près de l'Inde, où habitaient les descendants de Joctan, (ils de Héber. » Il résulterait de là l'existence d'une source sémitique près de
[a) Il parait que le oesl venu d'une prononciation natale de llendu ou Heandu. ainsi qu'il est appelé dans le. Zendaventa Gesen., Icx. maj. p. 566.
(6) Je ne vols pas pourquoi on n'interpréterait pas des prêtres des gentils, comme l'ont fait les Septante et saiul Ephrem les Vr» 0*3TD "l'SlO de Job, mi, 10: ce qui ■erait évidemment une reconnaissance fort ancienne et authentique de leur existence comme ordre commun, et sous le gouvernement providentiel de Dieu ; et peut-être
1 Inde, à moins que le TBH de saint Ephrem ne fût contre toute probabilité, différent de hodu (a) d'Esther.
(47) Windiscb., p. 978; Braunschweig , Umriste, p. 92 : « Die Braminen, als einer besonderer Priesterkaste, bildeten sie aus den alleu semilen und deren Fûrsienlamilien. s II esta regretter que cet écrivain si profond n'ait pas fait connaître les raisons qui servent de base à plusieurs de ses assertions. Cependant, il ne sera pas inutile d'ajouter ici quelques réflexions qui se présentent d'elles-mêmes, en supposant que ses assertions soient vraies.
1. On voit que le sacerdoce des différents dieux fut ordinairement exclusivement conlié à certaines lamilles, non-seulement parmi les barbares, mais même parmi les Grecs (voy. Wesseling sur Diodore, i, 73), et que dans les lieux nù il n en était pas ainsi, il existait des sacra privata qui, étant conliésà certaines familles, attestent le principe de confier le sacerdoce à certaines familles , en même temps qu'ils en sont des traces encore subsistantes. Des terres étaient réservées à ces familles sacerdotales, comme en Egypte (Gen. xlvu, 20; Diod. Sic. i, 21, 71); en Cappadoce (Strabon, xh, p. 809); il paraîtrait qu il en était de même en Ethiopie. Diod. Sic. dit (m, 3) que : T«
avo-Tvp-axu tws Upùv TtupuTtlTivim 'tyj.i tkÇiv T.'JO Kp.fOlipoiç -zoîç i'OvKTiv. « Les choses nécessaires pour la subsistance des prêtres étaient réglées et ordonnées chez ces deux peuples, c'est à -dire chez les Egyptiens et les Ethiopiens, et en Chaldée (ibid,n, 29).
2. En outre, ce principe général, à ce qu'il nous semble, d'après les passages de Diodore de Sicile, et ce que disentPhilost., n,29; Porphyre, de Abstin., iv, 8, p. 320; Vit. Pythag., p. 12 (Éiessling) est une marque qu'ils se transmettaient un système de doctrine du père aux enfants, comme cela se faisait chez les Juifs. C'était peut-être là un trait caractéristique de la famille de Sem, une tendance naturelle dont la Providence s'est servie dans le gouvernement des Juifs.
3. Il y a des raisons de penser que les Chaldéens (b) et les Ethiopiens étaient des tribus sémitiques (quoique d'autresenaientpensé différemment), quant à la langue qu'ils parlaient , et si ce point était une lois bien démontré, alors ces deux centres de population nous expliqueraient abondamment la diffusion des familles sémitiques dans le momie. En effet, les Ethiopiens prétendaient avoir été les maîtres des Egyptiens, et ils paraissent avoir été connus du temps d'Homère sous le titre d'Ethiopiens irréprochables, ayant, en quelque façon, des !i lisons toutes particulières avec les dieux (Diod. Sic, m, 1). Les Cbaldéens, dont le nom était synonyme de devin (Wess., (c) Diod. Sic, n, 29), étaient reconnus comme tels dans le monde. Voyez Caton, Reg. Rom., p. 14; Rip.; Arrien, p. 190,478; S. Rasile, Hex. vi, 5; Aulu-(.elle, i, 9; Olcnr. ad Philostr. VI, 47. Quoi qu'il en soit, s'ils n'appartenaient pas à la famille sémitique, ils avaient, des moyens d'accès auprès d'elle, et ils ont pu lui emprunter beaucoup de choses. Je dois ajouter que je ne réunis ici ces quelques observations que dans l'espoir qu'un esprit plus capable voudra bien approfondir celle matière. Pour moi, celle idée me parait déjà antérieurement probable et un peu confirmée par la considération que les paroles de saint Ephrem, citées dans la dernière note, étaient probablement tout à fait ignorées de Braunschweig.
aussi comme un but offert à la rapacité des spoliateurs, en ce qu'ils avaient probablement des terres, ainsi que le fait entendre Diodore.
(c) éivos et nalio (Voyez Vales. de Harnoor. p. 207) étaient employés pour désigner des fiasses d'artisans, etc. Ne pourrait-on point conclure de là qu'il* éltienl primitivement réserves, comme ils le soûl encore aujourd'hui en certains cas, à des pauples distincts'
DEM0NSTRA1 UN ' V ■ MOURIS.
1 58) Vovez li- pas-age du proffseeeor \Sil>i . dans la h
r49) Lee Juifs [Voye* Eisenmenger Enid. Judeniliiiin, i, p. Ht) M certains hérétiques .Epiph. xxxv, 8) pensaient que Melcbisédeeb n'était ne» autre que .s. 'in. Tons ceoi <|ni "ut tout Hit peu rétéeài sur le grand nombre d'abaerdités appurtntet conteum
la tradition îles Juifs, scronl peut-être disposés a ( mi-
vriiii qu'il f' lit ordinaire aux écrivains dea derniers
■ le ce peuple, de pren Ire pour des réal i]iii n ":i v.i u été donné une comme des représentatioÉs
Symboliques. S il BU e i :<in i, il s'ensuit que la Irad'iiion judaïque sur Melchis \lech pouvait bien n'êln:
qu'une expression symbolique de leur croyance une
étrai la famille- de Sem.
des préires même étrangers à l'alliance étaient de
(50) C'est ainsi que Wiudisch, p. 1GG5, explique le mot de Manu, xn, 55, en >. 'appuyant de rauu>ri(é du commentateur Kulluka Bhatla, si je ne me trompe. Les ténèbres étaient regardées comme la qualité dominante et caraclérisiique du demi r a.'o.
(51) C'est ce que lait souvent remarquer saint Augustin ; àlnfli, par exemple, sur le psaume xc, End), n, § 86 : « lpse fecii dequinque panibus inullum pa nis, unde saturaret toi niillia, qui lacit quotidie in terra de paucis gracia messes ingénies. Ipsa enim sunl miracula Domini;sed assiduitate viliierunt. > On peut observer, comme une chose qui ressort du texte,quele livre du Deutéronome peut être considéré comme un développement empreint d'un e >ractère toul particulier et qui lui e-4 propre, et qui couliei t en lui— même beaucoup de choses propres à mettre la loi dans un nouveau jour. Comme tel, il est capable U'éclaircir et de résoudre les difficultés des esprits sérieux ; et c'est comme tel, s'il nous est permis de parler ainsi, qu'il paraît avoir été fréquemment cite par notre divin Sauveur. La conclu. ion de ce livre divin est de nature à nous convaincre que Moïse avait en vue, comme récompense, des biens qui ne se trouvent point sur la terre. Le mot d'enfer, prononcé au chap. xxxn, 22, est quelque chose d'excessivement auguste et frappant, ainsi que le doit être également loule la perspective des récompenses futures pour ceux qui sont sages et qui pensent à leurs fins dernières,
(52) Arislote, Eth. nie. vi, D : "fin ri «,to0 irffij 5sf Siotxeîv 39»Xov y.y.l GY.i-TÎQ-j. Hoc est : < Prœlerea quomodo suuin quisque negotium gerere délient, obscorum esi, et rcs Dget consid ratiene. > Voyex Anulog. de Butler, n et vi, p. >'.07 8.
(55) Aristdte, Analyt. post. il, 19 : iaivirou tovto 7râctv \>r.v.p/jvi toc; 'Çm:i; ' iytl '/' [■ ovuetftvi trv[if\iT<nt xctTixrjV /)« xcù.ovmv aîo'dqo'tv. Hoc est : « Atqiie II83C facullas in omnibus inesse animanlibus vîdetur. On nibus enim auiiiialibus tribuit nalura aliquam ad discernendas adiudicandasque res facultalem, quam sensuin appeflanl. •
Dans l'Hitopadesa, i, G90 : c Le discernement est une chose à apprendre, quand on est tombé dans le malheur. Pour ceux qui agissent sans discernement, le malheur sera pour toujours leur partage. »
Quant à ce qui est dit ici que c'est une passion purement arbitraire qui parait être le principe de noire existence présente, et qui en e-l certainement comme la cause instrumentale, les passages suivants de saint Augustin méritent, a mou avis, de liver l'attention du lecteur. De Trinit. xm , 25 : « Melius judicavit de ipso quod victurii lue: ai geriere assumefe hominem Deus, per quem generis luimahi vincerèt inimiciim ; et taineii ex virgine cujus conceplum spii i i us non caro, (ides non libido praevenit. Née in 1er ~ fuit curnis concupiscciititi per quant seminanlur cl i on- Cupiunt caiteri qui trabunt originale peccaUim, sed ea penilus renioiissiina cieilcndn non eOUCUmbeudo sain la est Ici uinlala virginité* : ut illod, ( '
balur ex propagine priori h i gene-
ris, non eliain ciimin ... Quaillris
enim caruali concupiscentia quae inesi
meml -titas conjugal}* ; bal
un i motus non toi nioriot , qoibus mtendit \<-i mil liiiu se m paradiso anle peccatuin < i i j ii lali ni fui ■••. i fuit, «t .il ojeandu n stttet
lunlali. Nimc aulem il a m lab-m cs-e sentie répugnant legi mentit, eiiani-i nulla e-t caus • raudi, stimulas ingérai coeundi ; ubi ni ei ci peccando saiielui, .te , — Conlr. Jul. l'elag.. n, ".- > I': ' b MUS Auibr >-iu-... oinne bouii
la na-ri quorum ip^e orius m miio >si ; qu. quia toncupiscentiœ voluptati' < ,i<nii pi m subirent eontagta delictoTum quaea Tttatem de boeaereaBlrituin dueere t. > ni, 4'): i Matarum cupidiutum iina di cotteupiaeentia cafaia ec qua ei cum qua nasenniiir, et propier quam rena^ciintur iolaDiea. > i\-, 51 : « l(U<> ^iib diabo 0 *unl qui de corporuui eommixl ••* nascunlur, anlequam per Spirituel ren s'uniu : tjuiu per illam nascunlur eoncupiteenliam, qua caro couru i cil a Iveisus spiriloin, et ao
t coneapneere spiriiaaa. > Be eflet, la controverse avec h s pélagiena devait ni*roaaairi mrnt porter en grand- partie sur ce point ; ce qui a donné lieu à saint Augustin de faire plusieurs aheervatiem
ailles a ceux qui, vivant dans le célibat ou dan- filât conjugal, se inonir. ni pb-ins d'ardeur pour cei excellent don de la ehasteté, mais d togefeusee pour èeua (jui peaaent non-seeJemeal (pie be.mcoup de ( ho-es qui ont rai port a l'état eoajugal ne sont pas des pécli'S véniels ( Voyez iv, 55, < t- . i, mais qui méaae regardent comme véniels des pèches (|ui sont mortels avant le mariage. J>' i ajouter ici
m passage, à cause de terribles et eaTraraa-
les qu'il esi propre à Miijir<>rer aux i • ebeurs. Il <?\ tiré du même traité, m, 45 : « îSou habitat Demi in eerpore tdbdtto paceaus, et lamen aperataw bouuncm in uleio mCretrieis. Attingil enim ubique propier suam inundiliam, ei uiliil inquinalum in cum incurrit. El quod multo est mirabilius, allqnaudo adoptai in iiliuui, quem formai in utero inimundi-simye I ■min.e ; et aliquando non volt esse blium suum qui m formai in utero sux lilnc. Ille quippe ad baptàamum uescio tjua provisieue penrenit ; i-t.- repeutina morte non pcivenil. Atquc ila Deus, in cujus polestale sunlonmia, facit esse in Cliri-li consorlio, quem lorinavil in diaboli domicilio; et non vuli es^e in îCjMio 5UO, (|iiem f irmavil in lemplo suo. »
(U) Mi lit >r, i-hil. éer Gesch. i, § 501 : « Albin cb n d s H i-; iei der Siduxaser beweist gerade fur
■ sicoz einer u.'idiiiui im Juileolhunie. Denn vo isi wobl ein Volk. welt lies nui uni de ertten Aufaugs- Slnle dei cullui >ieb l, ohne deu Glauben blicbkeit trcluinbo xv r les? Ilaben nichi aile \ riiiiil util die Juden 11 ru r • t • i > GiaubCfl an 1
blichkeit gehall, Uer selbsl dera robesten and sinnlidisiin Menschen ein Bedurfnisa ist. lliben mamenllicli nichl die Egyptier, von denen man doc li vorgîebt, d s Mosi be'.i b. i il n n ailes enll bnl, an Unslerbliclikeil ^eglaubt? Und xvie sollle denn M selbsl xvenn man ihn bios ais poliliseben Geseti betrat hte . di< .-es gro» e in d--r Sel nsui lu der n enschlichen Naïur gegrèndete Moliv in seincr i aulzunclimen versaninii bain n ? Ist abolsra Goll ausenrsehlte Oi si blei lu . xvie Iscsst n sleb *rabl denken, dass Goit seinem ei (eues \ ethe d eseï t;en un lbnch-lcnZw. ckfur ilen derMenseh au : lelu, lurdcn cr durclieie religion -oll ci/.oueiixve'den,
verborgen habea ^brde t Aaa dfesetn Ail' aise klar berfei nirgends mil
ben Worleu von einem jenseiligen Leben ,
n ininicr nur von inlischeu ^ .en die
Rede ist, jene sinnlichen Bîldi nichis anders. als blos mystische Symbole gewesen sind, dercn Auf=rhlus- aolbweiidig einer tradition l ■ /(. i
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ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
Christ devait appeler dans son royaume étaient, pour la plupart, .les hommes qui n'avaient que peu ou point de connaissance de Dieu et de la vie luture; c'est pourquoi, dans l'ordre de ses desseins, il convenait qu'il prît un soin tout particulier de les ins- I ru ire des choses spirituelles et relatives à l'autre vie qu'ils ignoraient encore, et de leur donner des lois propres à les faire^ parvenir â l'acquisition de ces biens et à leur y faire trouver leur bien-être, accompagnant et appuyant ces lois de promesses et de menaces capables de les faire respecter et accomplir; de manière toutefois à leur faire connaître en même temps que sa loi concernait leur bonheur et leur bien-être en ce monde comme en l'autre, et que la piété a la promesse de celle vie aussi bien que celle de la vie à venir, sous l'Evangile comme sous la Loi, quoique les promesses de bonheur de la vie présente st: trouvent plus clairement et plus fréquemment exprimées sous la Loi, que ne le ont celles du bonheur de la vie future sous l'Evangile. Celte considération nous fournit une solution facile ei claire à la question de savoir pourquoi, sous la Loi, les promesses et les menaces , les bénédictions cl les malédictions, en cas d'obéissance ou de désobéissance, étaient, quanta la lettre, plus temporelles et plus charnelles, tandis que sons l'Evangile elles sont plus spirituelles et concernent les choses éternelles; et nous montre que la raison de celte différ. nce n'est pas tant la stupidité, la grossièreté ou le caractère charnel de l'esprit des Juifs plus que de tout autre peuple, comme quelques-uns sont prêts à le dire; raison qu'il ne faut pas, à mon avis, trop presser, à moins qu'on ne puisse démontrer que ceux auxquels l'Evangile a été prêché avec ses promesses et ses menaces, ?e sont montrés aussi indociles, aussi rebelles et aussi enduros que le furent toujours ceux qui vécurent sous la Loi ; et celle différence enire les promesses, les menaces, les bénédictions et les malédictions de la Loi et de l'Evangile n'est pas une
fictive que «eux qui vivaient sous ht Loi ignorassent existence <!e l'autre vie, non plus que celle des récompenses et des châtiments éternels qui doivent v être décernés, m inôme qu'ils lussent laissés dans ïe doute à cet égard ; mais elle nous doit bien plutôt porter à croire qu'ils avaient été instruits, de ces choses dès le temps des patriarches (voyez. Job, xxi, 29, 511), avant même que la Loi eût é e donnée, cl quelle leur avait été donnée dans la supposition qu'ils en étaient instruits, et qn'i.< les connaissaient bien. Cependant, dans le cours des années il s'éleva parmi eux des sectes qui îv.vo juéivnl en doute, et allèrent, mente jusqu à nier l'exiiiencedv cet éiat futur de récompense pour 1rs bons, eid; châtiment pour les méchants; tels furent eu particulier les S»ducéens. >
De même aussi Origénc, Conlr. Cels., p. 260 : 'Onoiov ()è «v Trao' aikotç to è; e'ti v.Tcy.hov wu/uv SiSv.c/.strOm, ù*goava€amAi pi-j7râw.v rrjv a^OrjTÀvyùciv ■/.'A uqSapoû aÙTÂî voaiÇeiv ïâpUffSwi t.v ©sov, aveo oé xai-ÙTrèp t« (t6>;j.v~c. Çtjreîv a-j-ov ; mjmxoy os xo xxi g /J-- Sôv âf*a •jt'iïoix. y. A GQynt'kiip wpn toû ).o /o-j 8iMW5e«o,&*t «cùti'J,- ttJv tô; ^j/jnç àô«WBWtav, R*i t« ùtto yiv oimcMrt>MA)t, ftoù TBW iluàç tw-j y.où'o; ;Ï5'j('<)xot:<jv. < Ifat
quel avantage n'eiaii-ce point pour les Jtiifsdêlre iwtfutftdés leur plus tendre enfance à s'élever audessus- de toutes les choses sensibles, et à ne pas croire que Dieu lût renfermé dans aucune d'elles, mais à le chercher en haut, au delà des eues corporel,? Quel avantage encore pour eux de sucer avec le lait, pour ainsi dire, et d'apprendre, en apprenant à parler, la doctrine de l'immortalité de l âme, de* supplices souterrains et des récompenses destinées aux personnes vertueuses? » Profondément convaincu de celte vérité, je désire aussi qu'on ne se mépn • en pensant
qn ■ r m tenredi; pion.ess s temporelles sous la Loi
Il n'a point agi de la sofl'e avec ■•s lois, s
se trouve niée dans ces noies : ce n'est pas là ce que j'ai voulu Faire, mais bien de déclarer qu'il faut voir dans ces promesses quelque chose de plus que des bie s temporels; qu'une Loi du gouvernement de Dieu, applicable à tous les temps et à tous les peuples, était distinctement révélée dans le Peutaleuque ; et qu'il y avait chez les Juifs comme partout ailleurs, des contradictions apparentes à celte lui, qui suffisaient par elles-mêmes pour les porter à attendre un état futur de récompenses et de châtiments. L'existence d'une telle loi (a) qui leur avait été donnée par révélation a dû faire cesser bien do"s doutes, et pro; tirer à l'espril l'avantage de pouvoir rélléchir sur la réglé par laquelle le Dieu qui so.nl les cœurs, jrjge les hommes même en ce monde. Les riches es et 1 opulence qui se sont fait des ailes cl se soin enfuies de l'Èglisé chrétienne , nous irtuîquèht de même qu'elle na pas recherché par-déssus toutes ces choses bette sainteté à laquelle Dieu a promis par ses prophètes et par son Fils que toutes ces cho-ès lui sei aient donnéescomme parsurcroil. Cette loi nous a été également révélée, aux Juifs et à nous, et sa transgression doit conséquemment nous porter à sonder nos cœurs pour y découvrir des pèches qce Dieu y aperçoit, quoique nous ne les voyions pas nous mêmes. C'est ainsi que dans chaque cas en particulier la connaissance certaine de 1 existence d'une telic loi, par rapport aux biens et aux maux temporels, sétt a nous préparer pour des choses éternelles Les païens n'avaient aucune connaissance d s lois par lesquelles Dieu gouverne ce monde, el se tiouvaiént par conséquent moins en étal de se préparer pour le monde à venir.
(59) Quelques-uns ont pe^é qu'Hérodote, il, 123, s'exprime en ce sens, mais il paraît qu il aurait voulu dire snil. rfleiit que les Egypii ms rarénl léS premiers q rierfseigi èrentla inélens'omatose. Voici ses paroles : IlpwTûi tov§: t&v Xtfyov AlyJKTioL et'fft o! sjjfovTpî, M àtfpàiitiv -\i\)yjh àOuv/.toç iarf toû o-w^ktoj Se >:a- TK^ÔivovTOf è; c/llo Çoôov at'st ytvêpevov scrâÙE-at. t Les Egyptiens les premiers ont dit que l'âme de l'homme est immortelle, et (pie le corps étant détruit, elle passe dans te COrpS d'un nuire animal toujours préparé pour la recevoir. » Je ne pourrais' pis dire que ces parole m • paraissent signifier autre chose sinon qu.'. les Egyptiens, le> premiers, ont enseigné à la jo:s, I immortalité de l'âme, connue une chose, el sa transmigration c unm ! une autre chose, bien que les corn ne itai-'tirs semblent puiser autrement. Je. n'ai pas eiclleldeconnaissanee que l'immortalité de l'àmo ait jamais etéenseignée parles a, ciens païens, comme un ; chose di lincle de la doctrine de la transmigralion (Voyez noie 65), de sorte qu'en définitive nous nous trouvons ramenés au même point. Aristole, il est vrai, a combattu la doctrine de la métensomatose (de Anima, i, 3), mais alors il ne professait que bien vagu ment et faiblement l'autre 'ortrine ( de Anima, ni, 5), comme le lui reproche avec raison Ailicus, philosophe platonicien de beaucoup d'esprit (apud Eu-cb., Prœp. evang., p. 810).
(56) Le lecteur peut comparer les remarques de Moiitor. i, § 270, qui dit que la doctrine des Juifs à cet égard ne connaissait piintdc mystères dans le sens qu'y attach neni les païens, c'est-à-dire qu'elle n'avait rien qui rut exclusivement restreint aux pré 1res, mais qu'elle se composait d'une partie exolêrique et d'une partie ésolérique, qui n'étaient que légèrement distinctes l'une de l'autre, et de manière que la première était comme un degré pour arriver à 1 autre. Les prêtres d'Egypte, au contraire, avaient gardé pour eux loin ce que leur avait enseigné Joseph, qui leur avait prottVré leurs immuuilés. Touteloi, c 'pendant, le dogme de l'existence de l'âme apré, la mort' était attesté au peuple par une céré-
■ pnbliioc. (Voyez Diodore, i, 72.)
(57) C'est ce que font remarquer II. Menasse, de
aucun autre peuple; et les païens n'ont point la cotrtttls-
DEMONSTRATION EYANGELIQUE. MORRIS. 290
Ku-.i,., l'rœp. rvmuj. p. r,',o. rrr thans\ «ne* M ='-;"-:■ « Q«>e *•*•■. vive
Resttrr. mort., cap. s
Melhod., Conv. w'ra. vi, l.dit Avyuoî xaià6a»a?ôc lorr», *«©' tk&m înyMvfrpfitlaa, etc. L'âme e*l raisonnable et immortelle, faite a l'image, etc.
(58) Je sois redevable <lc celte remarque s Tertullicii, Je pente ; mais je ne saurais retrouver l'endroit d'où je l'ai tirée, elle me semble toutefois porter sa preuve avec elle.
(59) C'est que nous trouvons dans un Recueil de prières à l'usage des Juifs, publié par Landau, p. 393 : tn nOÛK □TON TTO' « Que le Seigneur daigne se souvenir de l'esprit de mon père qui m'a instruit, et qui est retourné dans sa vraie patrie. Et, en vertu des aumônes que j'offre pour lui, que son âme soit réunie dans le séjour de la vie avec les esprits d'Abraham, d'isaac et de Jacob, et avec les restes des hommes et des femmes justes et vertueux qui sont dans le jardin d'Eden. Et disons Amen.» De même, dans la formule de prières de Nacbmanides pour les morts, donnée par Pocock, vol. i, p. 209, Not. mise, cap. vi : 131 'ZdSq fan W. < Qu'il plaise au Seigneur, notre Dieu, notre Créateur, notre Saint , le Saint de Jacob, qui a formé les enfants de son alliance dans sa justice, qui leur a donné la vie dans sa justice, qui leur a infligé la peine de la mort dans sa justice, qui les ressuscitera à la vie du monde à venir, et connaît le nombre d'eux tous, qu'il lui plaise dese hâter et de ressusciter promptement notre seigneur et maître, cet homme illustre ou vertueux, ou ce sage rabbin dont le corps repose dans celle tombe, dont les os séjournent au milieu de ces pierres, et qu'il le fasse vivre de la vie éternelle, après laquelle il n'y a plus de mort, de cette vie qui triomphe entièrement de la mort, et efface toutes les larmes, etc., etc. Quant à ce qui est de l'usage de confesser les péchés du temps des anciens juifs, on peut remarquer que le chapitre ix de Daniel avait coutume d'être toujours employé dans les Selichotli ou litanies, dont il se trouve plusieurs manuscrits dans la collection d'Oppeuheim, maintenant dans la collection Bodléienne. Plusieurs des exemples ici rapportés sont tirés de R, Menasse, de Resur. mort.
(60) Calov., sur la Genèse, xxv, 8, fait remarquer qu'il est dit même des méchants qu'ils dorment avec leurs pères, tandis qu'il n'est dit que des bons seuls qu'ils sont réunis à leurs pères. Clément d'Alex., Slromates, II, § 28, p. 444 (Potier) : Ei Se où aurai fiovat Tîfitv re ■/.ai toîj 7raTpt«G£aiî xaray/c^ovrat , uç àuooîv -zaïv StaÔrixatv astxvuTcu ô Qtôç. « Si la prophétie nous promet les mêmes demeures qu'aux patriarches, c'est la preuve qu'il n'y a qu'un Dieu pour les deux alliances. » L'interprétation donnée dans le te\te est du rabbin Manasse.
(6i) August., Contr. Faust, xix, 31 : c Dicilur quidem ibi (in veteribus Uebrœorum tibris): Diligite sapientiam, ut in ceternum regnetis (Sap. u, 22). Et ipsa vila xierua si non illic in manifeste prsdicarelur, non diceret Dominus etiam malis Judieis: Scrutamim scripluras in quibus vos putatis vitam œlcrnam habere; ipsœ leslimonium perliibenl de me. Quo euiin nisi ad hoc perliuel qund ibi scnptum est : Non moriar sed vivam, et enurrabo opéra Domini; et, Illumina oculos meos, ne unquam obdormiam in morte; et, Juslorum anima: in manu Dei sunt, et non taïujil Ulot tormenlum (Sap. m, 1). El paulo post : llli mtem sunt in puce, et si coram hominibus lorinenta pussi tunt, spes illorum immorlalitntc plcna es/: cl in paucis vexati, in multis bene disponentur. El in alin loco : Jusli autem in perpeluum vivent, et apud Dominum est merus eorum, d cogitulio lorum apud .Mtissimum; ideo accipient regnum decoris, et diadema speciei de manu Domini (Sup. v, 16). J !.«-«- et ah.i mulia, sive aperlissima, sive subobscura, inveniuiilur illic testinionia viUe:eteui;u. El de ipsa corporum resurrectione non lacuerunl prophclx*. Unde phariwi adversus sadducaeos, etc. »
(•2) Chald. Paraphr. Dcut. xxxiu, 6 : p^KI VV
dans la vie éternelle, et qu'il m mente pas île la second.- mort. • Job. m, i:-l - V"-- HOP. « Là, les méchants qui ont fait pénitence lonl délivrés des
Umrmi ni- de l'enfer; il la reposent les disciples qui
ont épnisé lenrs forces en travaillants PaecompUsaa»
iiieni de la loi. I - ii m. nu; temps, CMI qui sont aitaebéi aux écoles (des prophètes) sont eu paix; les petits enfants de la maison du rabbin n'entendent point la voix de leur inaitre. Là se trouvent Jacob, qui est appelé le jeune, et Abraham qui est appelé Vaine, ainsi qu'lsaac, le serviteur de Dieu, qui e-t revenu libre des liens de la tervitoée ou le retenait eaa inaiiie > Le lecteur a dû remarquer qu'Abraham, Isaac et Jacob se trouvent souvent dé ignés comme les premiers d'entre les morts (Voyez noie 00); comme en saint Matlh., vin, 11, etc.; IJsal. lxiii, 4, 5: Tfl 30 Dit*. « Car la miséricorde que vous exercerez envers les justes dans le monde à venir esl meilleure que la vit que vous avez donnée aux méchants dans le monde présent; c'est pourquoi mes lèvres vous loueront. Je vous bénirai dans la vie de ce inonde ; au nom de votre Verbe {Comp Jean, xm, 23), j'étendrai mes mains en vous adressant des prières pour le monde à venir, c'esl-a-dire pour le règne du Messie. Jérémie, U, 39 : Je les jetterai dans le trouble, et ils seront comme des hommes plongés dans l'ivresse; ils seront sans lorce. et mourront de la seconde mort, el ne vivront point dans le monde à venir, dit le Seigneur. » (Zaclt. m, 7.) < Voici ce que dit le Seigneur des armées : Si vous marchez dans les sentiers de la justice et garde/ le commandement de ma parole, vous jugerez aussi ceux qui servent dans mon sanctuaire el qui forment nia cour, et, à la résurrection des morts, je vous donnerai des pieds qui marchei t parmi ces Séraphins, i La paraphrase chaldaï me mérite d être étudiée avec beaucoup de soin, avec beaucoup plus de soin que je ne puis me flatter d'y en avoir apporté. Toutefois, le lecteur sentira, je pense, que les passages que j'en ai extraits ont cela de remarquable que ce sont des paraphrases de passages qui ne contiennent pas une mention expresse et formelle de l'eut m ut, et qui n'ont pu conséquemment être ainsi paraphrasés que par des auteurs qui étaient d'avance pleinement instruits de ce dogme. Il est certain que la tradition est de quelque secours dans l'interprétation de l'Ecriture; el je pourrais ajouter, par forme de comparaison, que les passages du N mveau Testament, où nous trouvons avec raison le dogme de la divinité du Saint-Esprit ou du baptême des enfants n'enseignent pas ces dogmes avec une évidence à laquelle les mécréants ne puissent résister. (03) Celle doctrine parait avoir été empruntée du paganisme par plusieurs hérétiques, tels que S<iurnin, (Voyez saint lrénée, i, 24, où il est dit que Saturnin cite la Gen. i, 20, en preuve de sa doctrine) ; Basilides (Clément d'Alex., Slromates, u, § 58, p. il'.*, l'oit.), et Bardesanes dont saint Epiirem, u, p. 414, A, parle en ces termes : < Dans Bardesanes on voyait éclater l'erreur des Grecs (c'est-à-dire «les païens) qui enseignaient que l'univers avail été créé el formé par plusieurs essences ou êtres. Marcion et Bardesanes en rendent témoignage, ils disent blasphémaloiremenl qu'il n'y a pas seulement un seul Créateur. Ce qui a éié fait par le Créateur, ils l'attribuent à ceux qu'il a faits lui-même. > De même An bel. Caschar., Contre M anélhon, cap. x, dit en parlant de M. mes qu'il attribuait II création d'Adam aux principaux :> nges. Mûre..-, jtc. mot* xscrà TOt r,fxwv Ttôv sajgsVi '. MdB '.■■> ctSoutv ô iart Trpwro; âvOpv-o;. « Allons! faisons l'homme à la ressemblance de nos chefs, suivant laquelle nuis voyons ce qu'e-i le premier nomme. » Jul.en aussi se
fdaint que Moïse ail omis de dire quelque chose de a création des anges (CwriL, Contr. Jul. coll. p. 102). C'est là, on le voit, un chel-d œuvre de Satan, comme on le verra peut-être plus clairement dans la suai*
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(64) Gregor. Nyssen. de Vita Moysis, 193, d :
"Si?
"e<tt( y&p rt T»)Ç yàoaofov yovnç gv paQrif/.ao't o-u.px.udi Tê xai ù-xpôfjvtrrov, ou ireptoupsflïycoç , ta? 'lo-parjXiTiXïj? eùvEvEtaç io-Ti tÔ XE(7rofX£vov ' oiov, àSàvaTOV Etvat T»jv i|<uy»)v xai ri sE»6ev ftloiroyiu. (pnaiv ' ovzoç eùatSriç tu-
TIV TOXO? * K'XXà ftETa^CUVElV «7TO ffOdf/àTOJV Et? CW^OCTa,
xaî Èx Xoytxrj? ^ùiteco? se; àXoyov «Orriv f*£Ta^ÛE0"6at, toOto « trocpy.toSwç y.oX àXXoyuXo? e'otiv àxpoëuarîa ' xaî «).).« TOtaûra 7roXXâ ' 0eôv Etvai ^ïjffjv , àXX' ûXixov aÙTÔv oÎetcu " briixiovpyôv aÙTÔv oisTat , «XX1 vX»i? 7rpô? rrjv 5*3- /xtovnyiav Ôeo^evov " ùyaQov te xaî Suvaràv Etvai SîSwciv, àXXà tt«p «■/(•> psïv Èv Totf 7roXXotf ta «vàyxrj ta? e:/*a/>f«v>j?. Hoc est . « Habet enim philôsoplii s'œculi parlus humanaque disciplina carnale quoddam praeputium, quo circumciso, quod relinquitur israeliticœ invenilur esse nobililatis, ut, exempli causa, immorlalem esse animum philosophi perhibent, id pium est. De corporibus in corpora transire volunt, et de rationali natura etiam in ralionis expertem transilire nonnulli asserunt, hœc quasi praeputium circumcidenda sunt, proculque omnino abjicienda. Deum esse non neganl, sed et malerialem eum arbilrantur ; creatorem ipsum falenlur, sed et materia ad creandum indiguisse ipsuin volunt; bonum et potentem cum concedunt, sedinmullis fati nécessitât! cedere. i Ce qui est dit ici du paganisme est conforme à l'ancienne religion des Hindous, si, d'après le témoignage de Colebrooke, i, p. 27, elle ne reconnaît qu'un seul Dieu, sans toutefois distinguer suffisamment la créature d'avec le Créateur. On peut consulter dans son entier l'Essai de Colebrooke que je viens de citer; il faut avouer néanmoins qu'il nous manque encore un exposé fidèle et exact de la théologie des Védas. On s'occupe actuellement à en publier des parties. Le docteur Stevenson, préf. du Sama Veda, p. xi, dit qu'à l'époque du Pralaga (c'est-à-dire de la destruction ou absorption de toutes choses), il ne restera plus que Soma seul, et que le sein de l'Océan (comme on le voit dans Homère Iliade, xiv, iOI) contient tous les dieux (a). Toutefois il déclare qu'on ne peut < déduire rien de précis de cette expression et autres semblables, quant au système particulier de philosophie indienne enseigné dans les Védas. i
(65) Longin s'exprime ainsi au sujet de Moïse, dans le célèbre passage qui se trouve p. 70, edit. Toup. Après avoir dit d'Homère : noXù tûv -ntpl t*5v 0sof/a- }£iav x« effet ôt^pavTOv te xai uÉya to ôaifiévtov, &>? àïriQûç,x*i S.xpa.TOV TzapfoTvaiv- Hoc est : «MullO porro prœstantiora iis qusc de deorumpugnadicunlur,qua> cumque incorruptum quid et magnum numen ipsum quale rêvera est et purum représentant. > Il ajoute : TaÙTr? xaîo Twv'louSaiwv 0c<Tfzo0£Tï3S', oùy ô tv/wv ôcvrip, ineiSr) Tïjv toO Seiou Sûvafuv x«t« tàv àÇîav è^ûpriae xàÇiyflvgv, eù0ùç èv ta Eï'cëoXjî ypu.-3/iu.ç twv vàfim eittev' *'0&iiçfwrit> tÎ; — «r£vso-G&> <j<«î, xai È-ys'vETO, » x. t. X. Hoc est : < Sic et Judœorum legislator, vir non vulgaris, quandoquidem numinis potentiam pro dignilate noiani fecit declaravilque, stalim initio proœmii legum suarum scribens : Dixit Deus, inquit, quid? Fiat lux, el fada est, etc. >
Ce fut cette même simplicité d'expression qui gagna à 1 Eglise chrétienne un homme que saint Augustin et saint Jérôme regardaient comme une des plus grandes lumières de l'Occident. « Hœc muliaque alia cum animo reputans, » dit-il en parlant de l'impression qu'avait faite sur lui les inconséquences des systèmes païens, « incidi in eos libros quos a Moyse atque a prophetis scriplos esse Hcbrxorum religio tradebat, in quibus, ipjo creatore Deo testante de se , bœc ita coniinebanlur, Ego sum qui sum. Et rursum : Uœc dicet (iliis Israël : Misit me ad vos is qui eut. Ad-
(a) Une comparaison soigneusement et habilement établie entre Homère ei plusieurs des plus anciens livres des Hindous, ne montrerait-elle pas de la manière la plus évidente qu'il a été le grand prédicateur du panthéisme en Occident? Strabon, du moins, lib. i, a pensé qu'il a voyagé