DÉMONST. EV ANGELIQUE. XVIII
miratus sum plane tam absolutam de Deo significalionem, quoe naturœ divinre incomprehensibilem cognitioneni aptissimo ad intelligentiam huinanain sernione loqueretur. > S. Hilar. de Trinit. i, init. Quel contraste frappant entre ce langage et la froide noblesse de l'admiration spéculative de Longin !
(66) Voyez Windischmann , comme ci-dessus, p. 947.
(07) Ibid. p. 851 : « Das Indische Gesetz hat sie denn (die Menschenopfer) fur den weitern Verlauf des Zeitalters, in weichem Ungliick und Vergœnglichkeit herrschl (des Kaliyuga) untersagt, weil Mœnner und Frauen der Sunde ergeben (und daher kein angenehmes Opfer Air Brahma) sind. Um so mebr haben wir es als einer der vielen Abweichungen vom Gesetze des Manus zu betracht, wenn selbst Brahmanen den blutigen Dienst derkali angenommen und durch besondre Ritualien ihn geregelt haben.>
(68) Voyez le Vishnu-Purana, préf. p. lx : «Dans le Vishnu comme dans les autres Puranas, le récit de la création des éléments est tiré de la philosophie Sankhya; mais l'existence d'agents opérant sur la matière passive n'est exprimée que d'une manière confuse, par suite de l'adoption en partie de la théorie illusoire de la philosophie Védanta, et parce qu'on yfaitprévaloir la doctrine Pauranique du panthéisme. Quelque incompatible que cela puisse être avec lexistence indépendante de Pradhana ou la matière brute, et avec la condition distincte et séparée du pur esprit ou Purusha, il y est déclaré à diverses reprises que Vishnu, en tant que ne faisant qu'un avec l'Etre suprême, n'est pas seulement esprit, mais même la matière brute, et non-seulement la matière brute , mais encore toute substance visible et le temps. Il est Purusha, esprit; Pradhana, matière brute ; Vyacla , forme visible , et Kala, le temps. On ne peut regarder cette doctrine que comme une déviation des dogmes primitifs des Hindous, dans lesquels la distinction de la Divinité et de ses œuvres se trouvait énoncé?, et où il était dit que lorsque Dieu voulut que le monde fût, le monde fut créé, etc. »
(69) Voyez ibid. p. 300, note 2.
(70) Ibid. p. 317, note 8 : «La nourriture qui était destinée aux brahmes n'est donnée en général qu'aux parents des morts, qui sont déjà impurs. Sous ce rapport, notre texte, ainsi que l'usage suivi de nos jours, différent du système primitif décrit par Manu, m , 187, > où la faveur dont il s'agit n'est pas seulement restreinte aux brahmes, mais la classe même particulière de brahmes qui doivent en jouir y est spécifiée. La remarque placée à la lin de la phrase est tirée de Josèphe contre Apion, n, 38 : El Si fuûïotç outo? ripûç èp.fj.ivziv iJ^oXa^êàvovae , ri ùùx izv uù-coi Sly.uLmç 7r«9otEV, toùj xpstTTOva? où ^uXaTTOVTE? ; 'ETTEt TOtvuv ô 7roXùf ^povoj TTiazs-Jezai TràvT'yv Eivat SoxtfxaarïK «Xrîôê'ffTKTOs , tovtov c/v vomaa.ip.rtv iyôi \>ùp-
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Ëxstvou <pï)f*ïi? 7TEj5t toû Qîov ■napa.SoOslo'riç . 'ATEt/30U yùp toû xpôvov •yE'yovoTO? , si ztç «Ùtov ■Ka.pcr.^ùXkoi T«ts twv «XXov >)Xtxi«(f voiioOetcôv, ncepà 7râvTO:» evooi toûtov. «Si donc, pour la grande vertu et justice parfaite de nos lois, nous sommes si fort affectionnés envers elles, il faut qu'ils (nos adversaires) nous concèdent que nous avons de très-bonnes et trèsjustes lois. Et si au contraire ils veulent dire que nous nous opiniàlrons à de mauvaises lois, que néanmoins nous conservons si bien, quelles punitions ne devraient-ils pas très-justement souffrir, si, ayant de meilleures ordonnances légales que nous, toutefois ils ne les gardent pas comme nous faisons les nôtres? Or, pour autant que l'éloignement et ancienneté du temps a toujours été estimée une très véritable ap-
dans des pays où il a pu rencontrer des doctrines dérivées de l'Inde, et ses épi t hèles ne s'expliquent elles pas en les rapportant à ce système'.' Je ne peux faire autre chose ici que suggérer celte idée, n'ayant pas le texte présentement sous la m?in
(Dix.)
DEMONSÏ NATION L\ ANU LiQtJK. M'tKIll*.
SU't
piobalion, je la produirai pour témoignage îles vertu- de noire bon législateur Moite, et la boom persuasion de Dieu <i'ùi av.ui en soi, ci qu'il i ir;mk-
unse en nous. Car comme le temps e»t infini, si quelqu'un le i oui. ri- avec le» Iges de» autre i législateurs, ou le liouvcra outre el par-dess is ton» le- autres premier en antiquité de temps. » Trud. deCénébrurd. Comp. saml Cyrille Contre lui. p. 154, ci -dessus
ii. U.
(71) Tels furent Marcion, les manichéens el autres
Ïui rejetaient la loi comme contraire au Nouveau estassent, parce qu'ils ne voulaient pas reconnaître les principes de la typologie.
( 7-2) Le- paroles au squeluM il est ici fait allusion ont été < i ées ilans la noie 27.
(77.) Colebrooke, i, p. 225: «Chez les Hindous une jeune fille est mariée avant l'âge de pulierlé... Comi il peut arriver que le nouvel époux ne soit aussi qu'un enfant, il est rare que le mariage puisse être consommé que longtemps après sa célébration. Les prière- que l'on récite en cette circonstance en font une cérémonie religieuse, et c'est la première de celles qui s'accomplissent dans le bul d effacer la laclie criminelle que l'enfant est supposé contracter dans le sein de sa mère. » L'auteur pouvait se rappelé! ce passage du psaume u, 7 : Ma mère m'a conçu dans le péché, texte qui est d une foice immense conire les pélagiens.
(74) Windisclimann, p. 1911 : i In der Lehrevom kœr, er habendie AnhaengerderNyayadasLïgeiiihùmliche, dass sie ibn blos'aus Erdtbeilen, ni lu i.\ gleieb aus den ùbrigen Elementen besieben; dièse aber nur als accidentai gelten lassen, mit ausdrQikliscber Polemik gegen andre Ansichten, nacb welcben er aus Erde, Wasser und Feuer, oder aus diesefl und »U-iu Wind, oder aus allen funf Elementen, als eigenllichen Bestandlheilen ziisaminengeselzl ist. >
(75) Vishnu Pur. p. 109 : t Sur le sommet du mont Méru se trouve la vasie cité de Brahms, de 14,000 lieues d'étendue, el renommée dans le ciel. Autour d'elle, aux quatre points cardinaux et dans les quartiers intermédiaires, sont situées les superbes cités d Indra et les autres régents des sphères. La capitale de Urahma esl entourée par le fleuve du Gange qui , sortant du pied de Vishnu, el baignant l'orbite de la lune, tombe des deux en cel endroit, et après avoir fait le tour de la cilé, se divise en quatre grandes rivières qui coulent dans îles directions opposées. » L'iuée de la division de la terre en quatre punies mentionnée par Suabon ( i, ». 5(), éd. Amstel. 1707 ) , comme une opinion fort ancienne, et I niée qu'il n'y avait que quatre vents (A. Cell. Il, 2"2), Stiestt ni, jusqu'à un certain point, l'existence de quelque tradition de ce genre.
(70) Le passage auquel il c l fait allusion dans la note 05 est de nature à faire naître dans l'esprit celle idée, qui est ainsi exprimée daus le Bhagavat Purtuse, Ml, xn, 5 : i Celui qui exi»le par lui-même dil à sis fils : Créez des hoinmes; mes lils; » paroles qui expriment la croyance en question, malgré les | hr ses qui leur servent de contexte. Le soin qu'oui eu les hérétiques de s'appuyer comme ils l'ont f.iit sur le texte de la Genèse esl, à mon avis, un fait des plus instructifs : car, puisqu'on ne saurait douter que les hérétiques aient appris leur croyance des pneu», la manière dont ils ont traité le texte sacré nous indique assez la manière dont les païens ciix-nié nés ont traité ta croyant s qui tous e»t expi im * pu m lexie, ni .is qui pour eux existait dans la ir.uli.ion. Ce que lac serviteurs de Satan ont (ait dans les derniers temps a eu assez. île i elenlissciiienl el d éclat pour nous instruire de ce qu'ils ont pu faire daM les premiers temps. Or, comme il y a toute apparence que dans ses attaques contra la vérité il a^.i d'après un
tysthue qui lui C»l propre, el que c'est pour nous un
devoir de ne pas rester ignorante de ses artifices, il
entre dans ce devoir de jiroliier des leçons que nous pouvons lirer des parallélisme*, si je puis parler
ainsi, qui se font remarquer en're sa manière d'agir dans -i' m si . ^jcondu.t'-dans le»dem •
Iciup*. Il a | U a^n p. nielle d apliSune certaine llie-
suie de prescience des chutes i ven r, ou du moins
(dans les ca» où celle prescience aurait é é pleine d' l4>*CUrilé et de conliif ion; dans I rspoir de r< li>> l ter le système dvin, sSMesé M il *inl a se manifester de telle ou telle manière. Ain-i h s escarmouches (s'il m'est permis d'employ< r ce terme J entre se» se viteurs el i « uv de la verilé dans les lemp» les plus reçues se revota i <i te dessinent avec ions leurs IraiU caracién-li im s cl UNIS leur poilee dan» coinliaU est lial.nlle tannée qui ont eu li'-u i ntre les hérétiques et l Ëglisi . l.'ii sioire des bérésii s e-t propre à relleler une lumière horrible sur l'histoire des erreur.» pnïesnsaa : les attaqua simultanées dirigé »0 .tre l'Eg'ise parles hérésie», qui, en réalité, étaient la meute chose au fond, quoiqu'elles se pu luisissent exieneere nein sous une multitude d* (urines la propriété qii'jvatl une hérésie de m t vir de préparation a une aulre qui lui était M apparence <qt| osée, u 1, sont les trait* caracleiistiques du gouvernement elde la conduite de Satan, que nous pie». n>e d'une manière lout-a-fait frappante I histoire de l'Eglise, el qui se retrouvent aussi certainement, quoique d'une manière moins paipalde, dans son mode de cou lui:e co dre la vérité sous les divers n gimes qui mus ont préi ■ ■■■■ s. Ce» remarques, qnoiou i Ih-s ne «oient ici consignées qu'à l'occasion d'un fait particulier, viennenl pouilaut si bien a l*a| jmii de heaucoup de quesliniis traitées dans ce livr.', que je ne crois pas ne saiie de m 'excuser de les avoir ici i. Quand
Sh auspeare a dil que « le diab e peut citer l'Ecriture en sa faveur, i il a proféré une vérité que les esprits du commun souvent ne saisiront pas, et qui pour Otttfl raison leur paraîtra une impiété. Ce que l'on s'est proposé ici, c'est d étendre la remarque de Shakspeare à ceux qui sonl « issus de leur père le diable. > Quelles lernbles et effrayantes rellexioBS ce fait n i si il pas propre à suggérer a ton» ceux qui pensent a leur Ira g blé el au danger où ils sont de perdre 1 image ou r« sst niblance dont parle le texte en question, el donl les bert tiques eOt dm m la pluralité des créateurs, tandis qi.e les orthodoxes en dédirent I égalité des Personnes dans la très-sainte Trinité, à laquelle soit tout honneur et toute gloire. Amen.
L'idée d'une plante ou d'un arbre ayant la propriété de donner l'immortalité ne se retrouve pas seulement dans l'Inde, où celle faculie est attribuée à la plaine appelée Sonia ; on rencontre également ces mêmes i lées en Amérique, en Chine, en Egypte etailleuis (Voyez Carli Rubbi, x, p. 192. Windisch. p. 255. Etisebe, l'rœp. evang. p. 48). Saint J 'tome, p. 157, l-.rasm. sur ces par«bs ol aie: // lui sera dunu I du p. litt ; ses euux sont sitres, s'exprime i »i : i Haec geiiiiliuni lahuke in ambrosia cl nectare inl>lligunt. » Li s uni Jusl'n Martyr, p. 2%, interprète ce passage de I Eucharistie, qui est le nouvel arbre de vi »,
(77) Dans saint Cvrille. Contre Ju'ien, p. 106, l'apostat dit : Utçnùtiv rrfir» uuft-^îa,-. «<' Si vitû; /jo-jWOs. yùxaha;. Hoc esl : « Pr.rleriissc annorum inyriadas, aui, si vuliis, chiliadas. i
(78) Le fait exprime dm» lèsent n'est, on doit bien se le rappeler, qu'un des nonilireux et< t dans lesquels le récit de Mm e se | l n us comme I ail» ire et finicrpreie des traditions p; i nnes. D'où il suit que si le» grandi chronofc g sie» de notre époque veulent le contester, leur opinion ne s'aiiaqu • qu'à un seul fut pris entre un grand nombre de faits Semblables, et ne saurait par conséquent affaiblir que bien légèrement la mas»e d'évioi
a Seuls*. Tontefol» le passage suivant des An iquiléi CMonologiques de Ja£*on, n, p. 98, petits vu a l'intelligence de ce qui esl dans S9 Si xie :
t La i liiniiiijui (égyptienne) conlenail Un l nue de 56,5iS au», qui élaii nuinc de la fameuse perioJe
ESSAI POUR LÀ CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
de 1461 ans, multipliée par un cycle de 25 ans, et comprenait lome la chronologie des Egyptiens, depuis le c .inmeiicemenl du leur computaiion ju>qu'à la lin du règne du dernier des rois d'Egypte. La parlie de celle chronologie comprise entre les dieux et le cercle cynique n'était qu'une purehelion, inventée dans le but de faire de l'Egypte une naiion aussi ancienne que Berose avait fait les Chaldéens, et d'en placer le commencement avant le déluge, ce à quoi il était absurde pour les Egyptiens de prétendre. Mais l'autre partie, c'est-à-dire depuis le cercle cynique jusqu'à la lin de l'empire des Egyptiens, est fondée sur leurs anciennes histoires et leurs antiques monuments. On a déjà fait observer précédemment que les Egyptiens, dont l'année entière se composait de trois cent soixante-cinq jours et six heures, n'intercalaient jamais dans leur calendrier le quart de jour qui restait, de sorte que le commencement de 1 année se trouvait avancé d'un quart de jour chaque année, ce qui faisait en quatre ans un jour de moins que dans l'année julienne. Ces quarts de jour, dans l'espace de 1160 ans formaient 365 jours, de manière qu'au bout de 1461 ans l'année égyptienne et l'année julienne se trouvaient en coïncidence, et commençaient au même point du zodiaque; 1461 années égyptiennes équivalant a 1460 années juliennes. La période de 1460 années égyptiennes s'appelait la grande année, I année caniculaire ou sotluaque, et aussi Tannée du dieu soleil, et de là l'année héliaque. Elle s'appelait l'année ou période caniculaire, parce qu'en Egypte elle commençait avec le lever héliaque de Sirius ou le Chien, le jour de la nouvelle lune, qui s'appelait Tholh, de l'égyptien Hermès ou Thoth.... La grande période de la révolution zodiacale, c'està-dire la période de 36,545 ans, était formée des deux grands cycles du soleil et de la lune multipliés l'un par l'autre; et ce produit était censé représenter toute la chronologie égyptienne. >
Voilà un procédé régulier et systématique en luimême, qui cachait un nombre réel sous un nombre immense qui n'était que fictil, et qui, à n'en juger que par les apparences, pouvait paraître à ceux qui n'étaient pas dans le secret, être donné comme un nombre réel auquel il fallait s'arrêter. Nous avons également des preuves que les nombres indiens étaient formés d'après un système, mais il ne m'est pas possible de dire si le nombre rationnel est encore bien déterminé. Mêler, dans la piélacedesa Nathemalische undTcclinisclie Chronologie, a renoncé à discuter les nombres indiens cl chinois, quoiqu'il l'ait fait depuis. Il remarque toutefois (ibid. i, p. 214), en citant Eusèbe, Cliron. i, p. 27, que les 452,000 années des Chaldéens étaient regardées comme renfermant pareillement en elles-mernes un nombre moins considérable caché sous leur enveloppe. Windischmann (p. 12) fait observer qu'on retrouve aussi en Chine ces mêmes périodes monstrueuses qui, n'étant dans le principe que des expressions symboliques, ont été faussement prises dans la suite du temps pour des nombres réels. Mais c'est là un sujet trop vaste pour le discuter à fond