ANGELIQUE. MORRIS SM
pouvaient parler aux hommes sana les aurprendi e ou les effrai er en agissant ainsi. I in donnait l'hospitalité à de s, nuis ascètes (55) sans savoir qui ils étaient, et des anges ont
reçu l'hospitalité Chei les hommes. Les lils de Dieu descendirent vers les Biles des
hommes , et de celte union naquirent les géants; il s'ensuivit une grande confusion* et c'est alors que le déluge vint inonder la lerre. Quoique celle espèce de communication se soit encore depuis renouvelée de temps en lemps, elle a fini cependant par cesser entièrement. On en retrouve d'autant plus de Iraces chez les peuples de la terre, que l'existence de ces peuples remonte à une date plus éloignée. Ainsi l'Akinsa pourrait bien êire parmi vous un reste de cet étal de choses primitif; el je ne voudrais pas nier absolument qu'il ne puisse y avoir, comme vous le supposez, quelque chose de réel dans celle distinction d'animaux purs cl impurs, malgré le peu de lumières que nous avons sur ce fait. Toutefois, ne | erdant pas de vue ce que je vous ai dit des rapports qu'on entretient avec les démons par les offrandes que l'on fait aux idoles, et de la manière dont ils ont cherché à faire passer pour vrais des oracles faux et mensongers, nous verrons que s'ils se sont servis de ces animaux pour leurs faux oracles et leurs divinations, de sorte que ces animaux leur soient devenus sacrés , c'en était assez pour que ces mêmes animaux fussent représentés comme impurs dans la loi de Moïse, par la raison qu'ils se trouvaient en relation avec (57J des esprits impurs. Aussi les Egyptiens ne virent-ils dans cette loi qu'une censure et une condamnation de leur conduite , lorsque la version giccque la leur eut fait connaître. Mais quoique ces raisons fussent par ellesmêmes , nous le savons, suffisantes pour faire établir cette distinction , nous devons cependant y voir aussi la figure de quelque chose à venir ; et, sous ce point de vue, elle nous fournil une nouvelle preuve de la divinité de celle loi, en ce qu'elle est permanente. Car de même que ceux qui brillent sur la terre par leur vertu ou par leur puissance 58) sont portés à y élever non point des constructions propres à faire un grand éclat pour un peu de temps, mais des constructions qui puissent subsister longtemps cl servir pendant plusieurs siècles , ainsi Dieu. dont ils tiennent aussi celte légère ressemblance de son infinie bonté, a coutume de donner des révélations d'une nature durable et impérissable, et c'est ainsi que dans ces rapports nouveaux el typiques . la loi de Moïse (50) peut à loul jamais subsister dans le ciel. Donc , en considérant la chose sous ce point de vue , et me rappelant, comme je le fais, que tous les peuples sont ordinairement porlés, par une sorte d'apliiude et de convenance naturelle qu'ils aperçoivent dans les animaux eux-mêmes, a choisir ceux qui tiennent le premier rang a ins leur paj s pour en faire les types de certains caractères moraux parmi les hommes (60), comme dans l'Inde vous avez choisi le tigre , nos ancë-
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
très le loup, et les Perses le lion, pour en faire le type des hommes de force et de courage, cl ainsi d'autres animaux pour d'autres vertus (Cl); considérant aussi que dans les parties de l'Ecriture subséquentes à Moïse, l'agneau est donné comme le type du Christ, le bœuf comme celui du clergé , l'âne comme celui des laïques, et d'autres animaux pour d'autres choses; y ayant des types de ce genre pour toutes les classes d'hommes, excepté pour les idolâtres, pour faire voir, peut-être , que l'idolâtrie , renfermant (62) tous les crimes , exclut de l'arche ; considérant pareillement que dans nos prophéties les différents peuples sont souvent représentés par différentes créatures vivantes ; considérant encore que notre ignorance (63) sur beaucoup de points nous empêche de pénétrer le sens de quelques-uns d'entre eux ; considérant enfin toutes ces choses, vous ne devez pas cire surpris, je pense, de vous entendre dire que ces animaux avaient pour objet de figurer la distinction exislaule entre les hommes purs et les hommes impurs, qu'après un certain temps Dieu se proposait
* de faire cesser celte distinction , et qu'il voulait montrer à ceux auxquels il a confié sa nouvelle et dernière dispensation , qu'ils ne devaient plus qualifier désormais aucun homme de commun ou d'impur. Ainsi vous le voyez, Radhakanl , celte distinction de Moïse pouvait avoir une signification plus étendue, et nous pensons, nous chrétiens, comme nous avons pensé dans tous les siècles, que ces animaux signifiaient quelque chose de mystérieux qui devait nous profiter à nous, en faveur desquels Dieu a promulgué sa dernière loi. D'où il suit, parconséquent, que je vous ai prouvé, à ce que j'espère , deux choses fort importantes : la première , que la loi de Moïse, même dans sa partie positive, renferme un sens caché , et qu'en ce sens elle oblige encore les chrétiens (6V). (jue des chrétiens ignorants ou mal instruits l'aient ou ne l'aient pas négligé, cela ne fait rien à notre sujet ; car du moment qu'ils font profession de croire que l'Ecriture est l'œuvre de Dieu, ils doivent par là même la regarder comme faite pour durer toujours, afin que les hommes craignent le Seigneur (Eccl. in, 14), ou bien ils se montrent inconséquents. Remarquez bien que, parce qu'elle est si admirablement permanente, elle fournit en cela même la preuve de sa divinité. L'autre chose esl qu'une trèsbonne raison pour que les relations avec la matière dans lesquelles la loi de Moïse plaçait les hommesnesubsistassent plus pour les chrétiens , c'est que ces relations n'étaient pas telles qu'on puisse démontrer qu'elles découlassent d'aucune croyance que les impuretés ou souillures légales fussent inhérentes à la matière , mais que ce n'étaient
* que des relations nécessairement temporaires , n'étant instituées que dans un certain but, celui de figurer quelque chose d'ultérieur, qui, une fois arrivé, ne pouvait plus être figuré. Elles avaienlcessé de parler à l'espérance, elles se sont adressées à la gratitude.
Rad. 11 y a dans votre discussion plusieurs choses qui m'intriguent, et celle-ci n'est pas la moindre. Je me rappelle que nous devons encore revenir sur la question de nos relations avec la matière; cependant, voici une difficulté qui se présente à mon esprit. Vous venez de dire que les relations avec la matière, dans lesquelles la loi de Moïse a placé les hommes, n'étaient que pour un temps, et vous ajoutez qu'il en était de même des relations avec les animaux impurs ; mais vous me paraissez fort peu disposé à reconnaître qu'il y eût aucune différence réelle soit entre les animaux, soit entre les diverses espèces de matière qui étaient pures ou impures. Vous dites cependant, ce qui est bien plus difficile à croire, vous dites, si je ne me méprends point sur le sens de vos paroles, qu'il y a de la distinction entre un peuple et un autre, distinction dont la distinction entre les animaux n'était que la figure. Or, comment se fait-il, Laurent, s'il en est ainsi, que vous reprochiez à une nation particulière d'avoir différentes castes dans son sein ? Pour moi , il me semble que vous voilà tombé dans une difficulté inextricable, et qu'il vous faut nécessairement ou admettre la légitimité de notre système de c isles, ou abandonner tout ce que vous avez dit pour la défense de la loi de Moïse, et avouer franchement qu'elle n'est pas plus permanente que celle de Manu, perdant ainsi un de vos principaux arguments en faveur de son caractère miraculeux et divin, savoir, qu'elle est encore regardée par tous les chrétiens comme faisant partie de la révélation, et, qu'en conséquence de cette idée, elle est encore prise pour guide par les chrétiens pieux et fervents. Si vous pouvez sortir de cette difficulté, je commencerai à croire qu'il doit y avoir quelque vérité dans un système qui peut se débarrasser d'objections aussi puissantes.
Lalr. O Radhakant . votre objection ne m'effraie pas le moins du monde, quoique je confesse qu'elle est présentée de la manière la plus ingénieuse. Je commencerai à la réfuter, non en disant, comme je le pourrais faire, que vous ne paraissez pas faire assez d'attention aux paroles de votre Guru , mais par une citation tirée d'un des commentateurs du Rhagavata et du Vayu Purana,qui dit que « toutes (64) les différences que l'on remarque dans les différents Puranas sont attribuées, par les gens pieux, aux différences des siècles qui les ont vus naître. » Or, tout ce que j'ai dit se réduit uniquement à cela; et la chose sur laquelle j'ai voulu principalement insister, c'est que sous notre loi il a pu être sanctionné des distinctions qui devaient cependant cesser d'exister. Je dois donc être le dernier à m'effrayer de la difficulté que vous présentez.
Rad. Comment cela ?
Laur. Parce que je pourrais avouer que l'institution des castes est une institution qui aurait pu être divinement sanctionnée à une certaine époque, puis divinement abrogée à
DEMONSTRATION I IVÀNGEI "M E. MORftlS.
une «mire époque. Quoi de plus simple que cela?
I'ad. Mais quelle» preuves pouvez-vous donner de ce double l'ail, suivant voire manière d'envisager les choses?
Lack. Vous me donne/ vraiment fort à fane : c'est une rude lâche que vous m'imposez là; je vais rasai néanmoins essayer dt la remplir. Je crois que tout l'ensemble des choses est règle par la divine Providence, et que les créature* dépourvues de raison sont comme tous les autres cires créés, placées sous son gouvernement. De là. je crois que l'élal de choses que je vois existant par rapport à elles et leurs relaiiuns avec l'homme, est le résultat de ce gouvernement de la Providence, soit que le décret particulier qui a établi l'état présent, soit un décret pénal ou non. Si donc je trouve que loul l'univers, ou la majeure partie de l'univers a, dans un lemp.s, pensé et agi d'après certaines idées su les animaux, je dois déclarer que cela est venu du gouvernement de Dieu, et non par un pur effet du hasard. Si j'aperçois différents ordres parmi les animaux , j'en dois conclure que c'est par son ordre qu'ils ont élé établis ; comme seraient, par exemple , les ordres d'animaux purs et d'animaux impurs, ou toute autre division qu'il vous plaira de supposer. Or, le même principe sage cl bon, quel qu'il soit, qui a porté le gouverneur du monde, à telle ou telle époque de sen gouvernement, à placer quelques-uns de ces animaux dans une condition, et quelques-uns dans une autre, peut aussi l'avoir engagé à ranger quelques-uns des êtres d'un degré plus élevé dans différentes positions analogues à celles-là. Il est dit qu'il y a différentes classes d'êlres même dans le ciel, et qu'une étoile diffère d'une autre étoile en gloire (06). A moins donc de connaître tout le système des choses, et de pouvoir déterminer d'une manière précise, que les autres ordres d'êtres ont de l'influence sur nous, comme nous en avons sur les ordres d'êtres d'un rang inférieur, il nous est loul-à-fait impossible de dire autre chose sinon que les changements dont je parle peuvent paraître aux êlrcs des ordres plus élevés, s'être opérés uniquement par voie de conséquent es naturelles. Nous voyons que les brutes dépendent beaucoup de nous pour le degré de culturc qu'ils obtiennent ; ils sont, quand on y réfléchit sérieusement, aussi capables, dans Certaines limites , d'avoir leur rang dans la création , étant formés par les soins de l'homme, que le sont les hommes eux-mêmes; car nous ne connaissons rien qui s'y oppose, formés parles soins d'êtres d'un ordre plus élevé Les éléphants (67), par exemple , peuvent vivre et mourir sans autre destination que celle d'une vie purement brutale ; cependant ils sont capables de s'élever par l'éducation à un très-haut degré de douceur cl d'utilité pour l'homme, lis manifestent beaucoup de signes de gratitude, de malice . de mémoire, d'adresse et d'instinct, je dirais presque d'intelligence et de raison, quand ils ont élé instruits. Les animaux mêmes qui ap-
partiennent en apparence à une «les plus files 'li- s.- d'i tr s, tels (JOC le! * 1 1 Bfl ■ i pnofreaui , peiH eot, A force de bonté et è'a iiret se, devenir propres à rendre une foule de
services utiles. Il es! aisé, pour quelqu'un qui he Considère pas ce monde connue l'ouvre île Dieu, de se rire de loul cela ; mais, qaa l I on l'examine sérieusem »i l , on voit qu'il exis|<' dans cet univers lies créatures capables de s'élever à un élal de perfection d'un degré bien supérieur à celui que nOUS appelons ordinairement leur état naturel. Or, s'il i ri i si ainsi dans le cours ordinaire des choses, il est évident que toute intervention cl i vine, qu'elle ait ou non suspendu ce cours ordinaire des choses, a pu exercer une bien grande influence pour accroître les capa itél des bru les mêmes, a lin qu'elles entrassent dans des rapports intimes etlamiliers avec les hommes. Ainsi les ordres inférieurs de la création ne nous autorisent pas à supposer qu'un état naturel est un état qui exclut toute espèce de perfectionnement ; loul en nous n outrant aussi de la manière la plus évidente, que ce ne sont pas loules les créatures de ces classes rieures, mais seulement quelques-unes d'eninfé're ellesque le Tout-Puissant modérateur de cet univers, dans la partie de son système de gouvernement qu'il nous a jusqu'ici manifestée, place dans des positions et des conditions où la voie leur soit ouverte au perfectionnement. Mais de même que les animaux sans raison sont susceptibles de perfectionnement, ils sont également susceptibles de dégradation, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi. Car de mauvais traitements précoces et longtemps continués, l'abandon et même la société d'autres animaux méchants paraissent singulièrement contribuer à les rendre plus féroces qu'ils ne sont naturellement, et quelquefois même à les rendre tout à fait indomptables. Rien de plus ridicule que le mépris avec lequel on voit des gens à l'esprit élroit traiter l'idée de considérer ces créatures comme étant sous le gouvernement de Dieu et faisant partie de son univers : car ce sont là des choses qu'on ne saurait mépriser sans nier loul à fait la Providence. Si donc il en esl ainsi pour les ordres inférieurs de créatures ; s'il se passe dans les créatures dépourvues de raison des choses qui, sans la connaissance d'un sage gouverneur du monde, ne paraîtraient qu'un aveugle destin, il n'est nullement improbable qu'il ne pût en être aussi de même pour les ordres d'êlres les plus élevés, et avec des classes même entières de ces êtres, comme sont les nations. Si donc nous tournons nos regards vers un élal de choses qui exista autrefois dans une plus grande étendue qu'il n'existe aujourd'hui, nous y découvrirons de très-fortes raisons de croire que la Providence a voulu qu'il y eût des situations religieuses différente! assignées à des créatures de mêmes rapacité morales: car nous voyons que nonseulemenl il > a différents ordres de créatures il us le i: onde , mais encore que I même inférieures sont placées dans d lualions ou elles ont des occasions bien diffé-
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
rentes d'être perfectionnées sons les rapports sous lesquels elles sont susceptibles de perfectionnement. C'est pourquoi il me parait clairement supposable qu'il a pu entrer dans le dessein primitif de la Providence qu'il y eût des esclaves dans différentes parties du monde, aulanl qu'il nous est permis de parler de quelqu'une de ses dispositions législatives en ce genre, et autant qu'il est permis de penser que les effets du péché, comme est l'esclavage, avaient été prévus (68) dans ce dessein et qu'il y avait été pourvu. Toutefois il est certain que l'esclavage a existé autrefois dans de bien plus vastes proportions qu'il ne fait aujourd'hui, et que les conquêtes faites sur l'esclavage l'ont été par l'action lente du christianisme. Quant aux essais tentés pour l'entamer par des actes politiques et à découvert, leur succès reste encore à prouver. Mais comme il me semble que les rapports du christianisme avec l'esclavage ont une portée immense dans laquesiionqui nous occupe, j'ajouterai i. i quelques remarques de plus sur ce sujet. L'esclavage, je t'ai déjà dit, est venu, selon moi, du péché, et la loi qui fait profession d'être et est en effet le pouvoir antagoniste du péché, a toujours travaillé lentement à le détruire. Or, il appartient à celle loi de faite connaître la vie et l'incorruptibilité (09); et c'est un fait qui ne se peut plus bien réaliser que deux personnes comparaissent ensemble en ce monde devant un juge tout-puissant, qui voit et qui jugera tout ce qu'elles font dans leur corps présent et corruptible, sans se sentir beaucoup plus de niveau qu'elles ne l'étaient auparavant : en effet, leurs propres différences se réduisent à rien, quand elles considèrent l'immense différence qui existe entre elles et leur juge. Eh bien 1 si vous jetez les yeux sur les nalions de la terre, vous trouverez, je pense, qu'à proportion qu'elles ont traite plus cruellement les esclaves, elles sont plus sûres de devenir incrédules à un étal futur, et vice versa; l'un est l'indice de l'autre. Les maisons des Romains (70) ne furent pas teintes du sang des esclaves jusqu'au moment où ils embrassèrent assez généralement les doctrines d'Epicure, qui niait l'existence d'un étal futur. A Athènes, ville de la Grèce, fameuse par ses philosophes, on sait qu'il n'était pas extraordinaire de voir les hommes se gorger de débauche et de vin (71) avant do mourir, comme s'ils eussent voulu terminer leur existence dans la jouissance des plaisirs les plus brutaux. Oc, dans celle cité on tuait généralement les esclaves (72) sans la moindre pitié; et un des grands philosophes de la Grèce, qui mettait en question comme chose douteuse l'existence d'un état fulur de bonheur (73), préiendait en même temps que les esclaves n'étaient qu'une propriété ou possession comme le bétail, ou que îles instruments personnifiés pour le travail, incapables de toute autre relation civile que de celle de biens appartenant à un maître; tandis qu'au contraire celui des philosophes (Ikj grecs qui soutint le plus fortement l'existence d'un étal fulur, est, celui qui a
montré les dispositions les plus bienveillantes en faveur des escaves, comme l'a été sou disciple chez les Romains. Kl si nous arrêtons uos regards sur le peuple qui eut le plus de ressemblance avec les Indiens, je veux dire les Egyptiens, nous verrons que ce peuple qui, comme nous l'avons dit précédemment, passait pour avoir inventé la doctrine d'un étal fulur, avait aussi des institutions doucesetbienveillaiiles poursesesclaves (75); et la bonté des Juifs, comme nation, pour leurs esclaves, mérite d'êire ici remarquée et signalée, comme s'accordant parfaitement avec ce que j'«û dit plus haut de leur croyance à uu étal fulur, et le confirmant. Or, maintenant, le christianisme, en élevant au degré de certitude morale une vérité que les hommes n'avaient l'ait auparavant qu'entrevoir et soupçonner, a fait disparaître, mais par une considération nouvelle et plus haute des rapports entre chrétien et chrétien? la dureté cl l'insensibilité des maîtres envers les esclaves. Je ne pense pa> que partout où le christianisme se montrera véritablement vivant, nous ayons beaucoup à craindre que la liberté ne devienne le partage de lous les hommes : sans cela toutefois la libellé n'est qu'un malheur; car, à moins que les moyens d'action de l'homme ne correspondent, dans une certaine étendue, à sa condition extérieure, et celle-ci à ses moyens d'action, le bonheur est impossible.
Mais outre les esclaves dont il paraît que l'Evangile avait pour but d'améliorer la condition, il existait une autre classe de personnes dont je vais dire ici quelques mois : car, pour ce qui est de la manière de traiter les femmes , je n'ai pas besoin de vous dire autre chose, sinon queles Grecs les retenaient dans un étal de pitoyable dégradation , comme l'ont fait aussi plusieurs des peuples de l'Occident, et que le christianisme à complètement fait cesser cet abcs ; ce qui me fournil un fait de plus en faveur de ma thèse. Je dois faire observer cependant que le christianisme regarde les femmes comme élant des êtres d'un rang inférieure I homme, au point de ne leur accorder l'exercice d'aucune fonction sacerdotale. Toutefois, comme Sayana (76) dit qu'il n'est permis ni aux femmes ni aux Sudras d'étudier les \ é las, celle circonstance ne saurait être une objection à vos yeux. De plus, il semblerait qu'outre les rapports des individus les uns envers les autres dans les anciens temps, des nalions entières étaient placées dans une position ser vile les unes à l'égard des autres. Ainsi, dans la suite des temps, les peuples conquérants employèrent ceux qu'ils avaient vaincus à travailler la terre qu'ils avaient conquise; ei cela non pas seulement dans quelques parties de l'Occident (77), mais presque partout. Or, ceux qui étaient libres se trouvèrent réduits à une condition fort approchante de cclledevosSudrasdont le Vishnu-Purana (78) semble parler comme d'un peuple ou d'une race, plutôt que comme d'un ordre inférieur d'hommes. Je crains même que vo- pères n'en soient venus en quelque sorte à I hahi-
DEMONSTRATION FVANGF.l.IQl'E. MORRIS.
tudc de les regarder du même cril que certains philosophes de l'Occident regardaient
lis harhares qu'ils avaient conquis, presque comme de purs animaux, qui ne pouvaient l'élever à la dignité d'hommes civilises ; idée contre laquelle noire expérience même des créatures non raisonnables fournit , ainsi que je l'ai déjà fait voir, de sérieuses et solides objections. Qu'ils aient été ou non dans le principe une nation à pari , cela ne fait i ien à mon sujet , qui esl de montrer que toutes les classes d'hommes tombées dans un élal de dégradation , peuvent s'élever à un degré plus haut ; ou, ce qui revient au même pour ce qui me concerne, qu'il n'y a rien dans leur condition purement extérieure qui les empêche de s'élever ainsi. Comme vous ne les avez jamais (79) traités, je crois, avec autant de barbarie que les autres peuples traitèrent leurs esclaves, il peut arriver ainsique vousles traitiez comme des frères : car vous pouvez en venir par degrés à embrasser ce que j'ai essayé de vous représenter comme une manière plus pratique de considérer les choses ; et, limitant vos connaissances à l'humble ordre de choses qui sont du domaine de l'expérience , toutes les fois que vous n'aurez pas île révélation certaine (80) pour vous guider au delà de cet ordre, vous cesserez de croire qu'un enfant de Sudras vienl en ce monde avec une tache qui l'empêche d'être régénéré, et d'une régénération infiniment plus noble que celle qui vous était précédemment connue.
Permettez-moi encore d'appeler votre attention sur un autre fait. J'ai essayé, vous vous en souvenez, à vous montrer que vos brahmes peuvent descendre de la Iribu de Se m, la tribu sacerdolale de toute la terre. Or, c'est également un fait, dans ce que nous voyons du gouvernement de Dieu, que le peuple même qui formait la portion principale de la race de Sem; le peuple auquel pendant plusieurs siècles les oracles de Dieu furent confiés, fut enfin rejeté el cessa d'être prêtre devant Dieu, et fut dispersé parmi les nations pour remplir les fonctions de Vaisyas par toute la terre. H est certain que les Juifs ne sont plus une nation, et il ne parait pas du tout probable qu'ils soient jamais rétablis (81). Ils sont donc une preuve subsistante que les tribus même sacerdotales peuvent cesser de l'être: quoi qu'on doive penser des théories, cela parait certainement un fait qui mérite d'être considéré.
Ensuite, comme Israël est, d'après ses propres livres, le premier-né de Dieu, il s'ensuit que les autres peuples sont aussi les enfants (82) de Dieu, et ainsi les objets de sa tendresse paternelle ; de sorte que la désobéissance du peuple premier-né peut amener l'érection des autres dans sa dignité. La prééminence de la tribu à laquelle appartenaient les Israélites n'avait commencé que dans les temps qui suivirent immédiatement le déluge ; ce qui fait qu'une loi qui les met au même niveau que les autres peuples ne saurait être une chooe nouvelle sous le soleil, mais bien une chose qui a déjà existé.
Vous devez convenir encore, je pense, que vos propret livres reportent aussi les regards; comme le font ceux de tous les autres peuplei (88 , vers un s.iiva kalpa , où il n'existait point de distinction H'*) déclasses : on voit les Xhatriyas devenir brahmes ; les (iargyas et les Sainyas , quoique Xhalrivas d'origine, sont devenus brahmes (H.'i), ainsi que Kapi , troisième Bit de L'raxhva. Il résulte de là qu'il pourrait exister un autre état de choses sous le gouvernement de la Providence. Si l'existence de semblables distinctions dans le monde, à une kalpa (ou certaine époque nous indique quelle était la volonté de Dieu, relalivement à celle kalpa, l'absence de ces sortes de distinctions dans une autre kalpa peut être regardée comme une marque de sa volonté à l'égard de cette dernière kalpa. Procéder par les faits dont nous sommes témoins esl une voie aussi sûre pour arriver à la connaissance de la volonté divine que de procéder par la révélalion; seulement la dernière voie esl un mode cxpédilif, tandis que la première est un mode lent d'arriver à connaître. Ainsi les proverbes, qui sont le résultai de l'expérience, co'inciJcnt souvent avec les dérlar liions d'une révélalion qu'ils n'ont pu copier après coup ; ou bi n, pour prendreun autre exemple , il est d'usage chez quelques peuples que certains hommes épousenl leurs sœurs; or, supposé qu'il n'y eût aucun pressentiment de conscience contre de semblables alliances, toujours est-il que les fruits de ces sorles d'unions non-seulement parmi les hommes, mais même parmi les brûles, ne tardant pas à déchoir et à dégénérer, ce lait même est autant une déclaration de la volonté divine contre elles que pourrait l'être un pressentiment de conscience antérieurement exislant. Le genre humain étant issu d'un seul couple , les hommes n'ont pu apprendre cette chose que par degrés, dans le cours des siècles, et il n'est pas du tout clair que l'on puisse autrement prouver (86) que de telles alliances sont mauvaises, toutes révoltantes qu'elles soient à nos yeux.
Donc, Radhakant, la cessation ou suppression de ces distinctions de classes par toute la terre est un fait que l'on doit prendre pour une déclaralion de la volonté de Dieu contre leur existence, à moins qu'on ne puisse prouver qu'il y ait quelque chose d'immoral dans celle supposition. Peut-élrc devrionsnous considérer ici la tendance , comme telle, du christianisme à effacer toutes les distinctions non fondées sur des dons intérieurs et invisibles , et maintenues par la sainteté , comme conduisant à la même conclusion ; quand surtout celle tendance a déjà en partie produit son effet, el qu'elle trouve dans la constitution et le cours de la nalure tant de points d'appui, le sage ' isbnu Serman dit que la lune ne refuse pas sa lumière à l'habitation du Chandala (87); de même l'Eglise chrétienne ne refuse ses bienfaits à aucune des nations qui se jettent dans son sein ; mais elle efface toute distinction de Mlechcbba.de Sudra, de serf ou d'homme libre (88),
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
et déverse même ses plus grands honneurs sur les hommes de la plus basse extraction , pourvu qu'ils soient régénérés de la vraie régénération et mènent une vie sainte.
Rad. Quels grands changements se sont opérés dans l'état universel des choses ; comment les ordres inférieurs se sont élevés ou peuvent s'élever; comment les ordres les plus distingués peuvent se dégrader, voilà ce que vous venez de m'apprendre. Vous m'avez aussi donné à entendre que nous ne suivons pas les leçons de l'expérience, mais les égarements de notre propre imagination , quand nous considérons le Sudra comme entrant dans ce monde, l'âme souillée d'une tache contractée dans un état de préexistence, qui l'empêche de parvenir à un degré élevé dans les rangs de la société. C'est là pourtant un fait qui est certainement propre à expliquer l'existence de l'esclavage ainsi que plusieurs autres faits semblables dans le monde. Or, puisque vous adoptez le principe de croire que ce qui existe n'existe que par la loi divine, comment pouvez-vous dire que cette distinction, existante comme elle est, n'est pas un fait qui prouve que la théorie des choses est appuyée sur la vérité?
Laur. Tout ce que nous voyons dans la nature comme dans la grâce tient du mystère ; nous apercevons une liaison étroite entre un événement et un autre; il y a des correspondances réciproques (89) et des relations mutuelles en vertu desquelles chaque chose arrive ; et toutes les choses sont si étroitement lices l'une à l'autre qu'il n'y en a pas une seule qui se trouve entièrement séparée et isolée dans tout le cours de la nature exposée à nos regard*. En d'autres termes , nous ne connaissons pas une seule chose, quelque simple qu'elle soit, dont nous puissions rendre un compte parfait. Mais la théorie qu'un Sudra s'est souillé dans un état préexistant expliquerait clairement et parfaitement pourquoi il devient ce qu'il est ; c'est une théorie trop parfaite pour être vraie (90). C'est un exemple de théorie qui ne présente point à l'esprit quelque chose qui est au-dessus de l'expérience, mais bien quelque chose d'absolument contraire à l'expérience ; et, quoique je puisse me tromper, je ne pense pas qu'aucune révélation pure et vraie contredise jamais l'expérience , bien qu'elle puisse être beaucoup en dehors de l'expérience. Car l'expérience, comme je vous l'ai, si souvent suggéré, est un résumé ou souvenir des actes de Dieu dans une partie de son gouvernement; et quoique, évidem-" ment, dans un système aussi vaste (91) que l'est ce gouvernement , il est possible quo plusieurs choses paraissent au premier abord se contredire les unes les autres; il est également probable que les parties de ce gouvernement paraîtront, à la réflexion, beaucoup plus d'accord les unes avec les autres qu'elles ne le semblaient d'abord. Or, c'est ce qui a lieu plus particulièrement, je pense, dans le cas que je viens de spécifier. Les choses, dans le système de la grâce, paraissent être beaucoup plus mystérieuses que
DÉMONST. ÉVANGÉMQUE. XVIII.
celles qui appartiennent au système de la nature, et cette qualité mystérieuse est une raison pour certains esprits de n'y pas croire. Mais, à la réflexion, on trouvera queles choses , dans le système de la nature, sont, je ne dirai pas aussi mystérieuses que les autres, mais assurément beaucoup plus mystérieuses qu'on ne se le persuade à la première vue, et cela vient en grande partie de la liaison merveilleusequi unit les choses les unes autres.
Il m'est d'avis que la théorie de la préexistence explique beaucoup trop philosophiquement les mystères du cours actuel du gouvernement de Dieu pour être vraie. L'expérience nous enseigne que nous ne pouvons avoir une idée parfaitement complète d'aucune chose, et que nous ne connaissons les choses qu'en partie ; tandis que la théorie de la préexistence est une solution pleine et entière de la difficulté que nous éprouvons en voyant tant de diversité dans les biens et les avantages communiqués à des créatures d'un mérite égal sous tout autre rapport. Je pense, en outre, qu'il est impossible de démontrer qu'elle soit révélée, et je suis sûr que les renseignements que quelques personnes ont prétendu avoir sur ce point sont beaucoup trop précis pour être vrais. Quand on ne la présente que d'unemanière indéfinie, et qu'on ne l'emploie simplement que comme une spéculation métaphysique, cette théorie n'est peut-être pas tout à l'ail inadmissible; mais quand on en vient à vouloir fonder sur elle un système qui est pratiquement contredit par ce que nous voyons des créatures, même des ordres inférieurs, vous reconnaîtrez, je pense, après de mûres réflexions, que ce serait nous évanouir dans nos imaginations que d'y insister davantage. Je vous laisse donc à réfléchir sur cette question, sans faire sur ce sujet d'autres remarques que les deux suivantes. Nous éprouvons, dites-vous, de la difficulté à expliquer l'origine de nos connaissances, sans poser en principe certains prœcognita pour lesquels nous admettons aussi une sorte de préexistence : mais la même difficulté existe également par rapport à l'origine de nos sentiments. C'est pourquoi en admettant une préexistence dans laquelle ces prœcognita auraient été, pour ainsi dire, plantés en nous, admettons également une préexistence dans laquelle nos sentiments y auraient aussi été plantés; et que cette préexistence soit le temps même où il n'existait point encore de distinction de classes. Regardons ces sentiments de sympathie envers toutes les créatures, implantés dans nos cœurs, comme la voix de Dieu au dedans de nous; obéissons-leur avec crainte et respect, et ne faisons pas parade d'une vaine apparence de science quand nous devons nous soumettre à une crainte inconnue.
Rad. Assurément il y a quelque chose de vrai dans ce que vous dites de la difficulté de prouver la préexistence ; mais vous m'engagez à repasser dans mon esprit ce que vous avez dit; c'est pourquoi je ne vous adresserai pas présentement d'autres questions.
(Onze )
l>l-MO.\sïi;vilON l VANChTJQQE. MORRIS.
(Il Voyez Origine, Contre Ciise, p ridge apudCotel. Putra apotl. p, 401.
A) Arisiole, apud Joiepli, eontr, Apion., i, celui que l'on veut ici designer, voici le passage en question : funov ihrûrnrvTO tcù,- 'lovocuovr,
v'ïvj. z«< I0a''ua(ot>, Ôtoic a Jtojv éVrv/0'£v. 0 j/ o: yy/"/o-
T«Tùt TÛ» *li/liv«4V, v)./' 0' « TT t Tlvia /'/.) "TT 7 -i')y j-iVÏpi. 61, pâàtOV yv.jva'. IOJKC./&; y/p 0 A/>lffTOTSROV( M 'A'j'lt-i,; , Z«' T'»V EX TO'J llcflTTKTC/'J 'ji I hl ■ §Vj-ir,'j;, fvTÛirpÛTW »Tipi U7TV0U r'jV.iv.t pttffCV , A/ll- 17TOTIW7V tov SloaCTXaAOV «'JTOÛ 7Tcfi TiVO| KVOfOf IÔ»-
otxtov ravra toropity, RÙrôv te to* Xéyov AoiarorfAii
TTv.f.uT<rJii;. "Etrrt 0; oCtw yiypKjtnivov ' t "A))// râ pttv TZ'j/'/y. //«xpôv KV ï'V/ AJyeiV oua 3' fyll l'Jv OavuatrtÔTiJTM tiv/, xa( itloîroyiav Spotuc, ouMin ri yûûcv- "il; ?uy\>; M <ro( EtnEÎv, 'ÏITIsoyUi) , 'jccjuu-
IXTVj Tt OVEtGOt; ITK <70t SÔfw lijlVI. h'S.'. ô ' l'7T ECO /^i'Jïj ç
liAtcjSoiiurvoc, oV aorô yio, tfn, toûto, /.ai (vrovfuv KxciOarai rràvTSJ. OJ/.oJv, Et7T£v 0 AptOTOTfAlK , /xra to rûv p'irropoewl KapicfysXfta, ta y;vo; kùtov tt-.o-t Ouutv, iva pà àiMiôwfifv TQtf Tw» KffajrveAiwv î(8aaxâ-
).0(s-. Ai'ys. lîwtv à ' 1-iço/j.or,;, l-i rot QOXfï. Kai ÈX«ÏVO{
NOTES DO SECOND DIALOGI i
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toO tottou* irjsoTayo/severai yap w xKTOtxvjtft tmtov, 'lovSaia. TÔ 3£ ta? 7to).£ojj KVTWV ovopia ir«vu cxoXtôv
STTIV , 'lêûOUffa/ÀU '/«p 'J.J'lr' Z'/./oO(7tv. OVTOf BWÏ 0 «V-
ftp&>-o; gVtÇevovpsvÔ; te -o'/./oîç, xc.i ix t'7jv aval Torr&jv «î'j TO-Jç l-i'lvl'AT-.ivj; ■jTzo/.v.Tu.fj'A-.i'jyj 'E/'/.rrjM.'j; »]v, où T«5t«).ixT'o uotiov, cù'/.à. xaî TÔ i^u/ri. Kkitote Stz-rpt^ovtuv «awv rrspi tÀv 'Affiav, TrapaëaXoSv Et; ctùroùç T07rovf, ïv otî «uev, ÈvTuyx«v£i Â/*ëv te xat rtaiv srêpoit roiv
W/oXaOTtXMV, 7TEtjO'Jj!/EVO; aUTWV T«T <70'iiaj. 'û,- §£ iroX-
).oîf rûv ivjratSei/ nvuteéttro, rafieOiSou Tt pâV/ov uv eïyW « Il ne m'est pas difficile de montrer comme les" Grecs , non les vulgaires , mais les plus renommés en sagesse, non-seulement ont eu connaissance des Juifs, mais aussi les ont tenus en grande admiration en quelque lieu qu'ils se soient trouvés entre eux. Car Cléarque, disciple d'ArUtole, et qui ne cède à pas un des Peripatétiques, au premier livre du Somme, dit : que son précepteur Arisiole quelquefois racontait d un certain Juif, et si attribue ce même propos à la personne d'Aristote, disant ainsi de mot à mot : Toutes les autres narrations seraient longues à raconter. Mais il me semble n'être impertinent de redire les choses qui ont pu faire avoir en admiration ce Juif et sa philosophie. Sur cela Hvperochides répond : Nous tous en général et chacun de nous le désirons entendre. Adonc, dit Aristote : Or, bien en ensuivant doncques les préceptes de rhétorique, et ahn que nous ne contrevenions aux naîtrai rhétoriciens,qui mit enseigné à bien dire, nous déclarons premièrement le genre, la nation et le pays du personnage dont nous prétendons parler. Commence donc, dit llyperochides, s'il le plaît, en celte manière. Adonc Arisiole propose en telle sorte. — Ce mervt llleux et sage homme, était Juif de nation et de langue, du pays de la Célésyrie, qui est la basse et 1 ri aie Syrie, extrait du genre de ces peuples qui se di-e'it de la race des sages indiens, lesquels sages et philosophes des Indes sont appelés Calais au langage et paya diudie, et entre les Syriens sont appelés Juils ou Judaïques, prenant le nom du pays OÙ ils habitent , qui est appelé Judée. Mais le nom de leur principale cité est merveilleusement étrange el tlillieile, car ils l'appellent par son propre nom Iliérusalem. Ce Juif étant reçu par hospitalité dans les logis de plusieurs, descendait souvent des lieux
(a) Ta ma iiau>i, chez UM knejent, éuui aotfvaat pr.s iIjiis un s. us beaucoup plus eieiniu que ce aua l'on appelle maintenant philosophie physique, el ne comprenait pài seulement ee que l'on pouvait enseigner démonstrative-
hauts et mëditerraoéf aux maritimes, de façoii qu il était grac, inm-seuleineul de langage, mais SUSai
d'esprit, Noua donc, séjournant e asle • divin
homiiie. vint vers nous au lieu OÙ BOUS éUoni , puis
commença tTentref en propos atec nom et avec d'autres, éprouvant leur savoir. Puis <|uan.l il voyait qu'une grande quantité d hommes savants étaient assembles, alors il rénoada t pins ai il a interrogeait, et plutôt enseignait ee nom il atait pat i iite t aonaiasance, qu'il ne demandait à être enseigne. • rnssl.
(le Gétti In niiil.
(3J S. Cyril., Conlr. fui., P- loi : 'AfcarôÇotiAec %i
'j .-.•■> r.'si fqgh» I itiparaTVtant A~ ■ toi -à.
jrecî finvç (n) tlprifiba itupà rolf i^/ai'-T )i/izvi
yy -y:y.-'>>; ti'„ :r,; 'h'/'/c/- . zà vi'v r.y'
'ivjofr iirô xSn Bp/iyucciw ri 3e h -
ii«v. Hoc est: 1 Arisiobulits aulem peripaieticus alicubi sic ait : Qaateustttjaa apud antiquos de natura dicta suui, eadem etiam dicantor apud illos qui extra Gr.eciam pliilosophaiitur, parlim quidem apud Imlos a bracbmania, partim m Syria ab eis qui JuJaii nominanlur. » C'est ce que m ontfl aussi Clément d'Alexandrie, Stromatet, 1, §72, p. 300, Poil, à Mégasthénes.
(4) Les eaux sont reconnues pour symbole des peuples, non-seulement dans le Paraphrase Chaldéen, psal. xlvi, 5 ; cxliv, 7; Amo», v, 8, etc.; mais encore dans l'Apocalypse, xvn, 15. Voyez le C mmenUire d'Arétas, p. 507; S. Aug. in psal. i\\\. 11.
(5) Schlegel, Essai sur la langue, etc., des Indiens, p. 170 : i Le latin, par ses lilles les langues romanes, domine dans presque toutes les parties du monde ' l'italien est la langue du commerce usitée dans lo Levant, comme le portugais sur les côtes de l'Afrique et des lu les. L'espagnol est devenu I idiome de la plus grande partie du nouveau monde. On sait l'influence, pour ainsi dire universelle, de la langue française, etc. »
(0) C'est l'opinion émise par Riller, Yoralle zur Furop. Yolkergesch, etc., pp. 28G et 516, et citée, mais en la désapprouvant, par Bavlir sur flerod. vol. it, p. 000; tandis que Windischmann, qui était probablement dans une disposition d 'esprit, si je puis parler ainsi , beaucoup plus favorable pour porter un jugement sur ce point, lui donne son approbation,]). IlOO. Il paraîtrait, d'après Molitor, i, ^ 1 1 >, que les cabalistes planent encore autour du Poot- Luxiii.et qu'ils pourront peut-être fournir dans la suie de nouveaux renseignements sur la roule suivie par les propagateurs des doctrines indiennes Molitor pense qu'ils ont plusieurs livres inconnus jusqu'à ce jour.
(7) Les sacee étaient une race d'hommes cxirémementrépandue. Voyez. Win lisch. comme ci-dessus, 1 1 le professeur YVilson sur le\Yi>hiiuPurana,p. 188, n. 1T>. Windischmann (p. bJ5 lait icmarquer la liaison qui existe entre sayas, sacra et taca. Vojei aussi J.tblonski, Prolcg. du Panlh. cgypl. § lu, où le mot sach est présenté comme synonyme a itpvrpapfiactt&ç. Quelques-uns pensent que la langue égyptienne appai lient a la classe inùo-germaiiique, tels que Khode, lleilige sage, p. -4-8; ldeler, ffWmnsK p. ">S, «jui s'exprinaa ainsi : « Quod si qms e\ «oeabolorum coiiiiiiuiiiuii) m linguis, quibus iiniiim.v: gentna utun tur, copia couimuucm orgine.n vellet concluoere, liaud difficile foret demonstrare »ele is 1 -m11' linguam indo-germani x stirpis fuisse, i Si cepî
les différentes castes rouées à des Il il ms diffé-
rentes appartenaient originairement i différent*" peuples', on conçoit aisément qu'il poissa v a.oir un grand nombre de termes communs dans des langue*
ment, mais un grand nombre de choses qu'on ne i :iei|uénr i|ue i ar I expérience seule Voues Michelet, ad iruiot. KM , \1. p. 177, et Liisèbe, Prtf. ttaiu)., \i, 1, i.
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
dont la structure et la famille sont entièrement différentes. En effet, Peyron., Gramm. copt. p. 10, dit fort bien : « Linguaruni afhnitasex intima grammaticarum indole, ac vocabnlorum origmibus dijudicanda est, non vero ex minutis nominum verborumque formisaut aecidenlihus, quae longa dies novare solet. » Ideler, loco citalo, insinue que les rapports qui existaient entre les Ethiopiens et 1rs autres peuples sémitiques ont donné lieu aux analogies apparentes qu'on remarque entre le copte et ces autres iiliomes. Si cependant la supposition que les racines hébraïques ne sont point trililtérales est, comme cela me paraît probable, une hypothèse bien fondée, nous avons absolument la même racine dans l'hébreu et le syriaque. 11 serait peut-être frivole de s'arrêter ainsi sur un seul mot, si l'occasion qu'on trouve en cela de faire des remarques générales ne rendait pas ce procédé profitable. On ne peut trouver de bonnes preuves dans VAppendix de Ihre aux Fragments d'Ulphilas, où il a fait voir la liaison existante entre le mœso-goihique et le grec et le latin. C'est ce qui m'engage à ajouter ici une autre remarque, savoir que plus la langue est ancienne, moins on trouve de différence entre les mots qui expriment les facultés intellectuelles et ceux qui expriment les facultés morales. Ainsi on y rattache le mot sacer à des mots dont le sens est intellectuel. Cordants, dans l'ancien latin, s'employait pour illustre; yj, cœur, en hébreu, est employé pour sagesse; et le cœur, en Chine, était aussi un symbole de la sagesse. Voyez Gesen. Lex maj. p. 739. C'est ainsi que la nature, avant d'avoir été gâtée et faussée par les sophismes, apercevait facilement les rapports qui existent entre le cœur et la foi ; tandis que les distinctions des langues plus modernes sont moins philosophiques. M. de Maistre a eu raison de dire : La langue la plus philosophique est celle dont la philosophie s'est le moins mêlée.
(8) Voyez Vishnu Pur. p. 62, où le professeur Wilson cite un passage du Vayu Pur.
(9) Bopp, Vergl. Gramm., Vorède, p. H : < Wer haîtte vor einem halben Jahrhundert es sich trreumen lassen.dass nnsausdem fernslen Orient eine Sprache wùrde zugefùht werden , die das Griechisehe in alleu seinen ihm als Eigenthum zugetrauten Form- Vollkommeiiheiten begleitet, zunweilen uberbietet, und ùberall dazu geeignet ist, den in Griechischen bestehenden Dialectenkampf zu sehlechten, u, s. v/.t Quant à l'autre partie, le moyen d'expliquer certains usa«es'par la connaissance de choses que le sanscrit rend accessibles, elle a été indiquée par un passage de M. de Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg, Entr. u, p. 102, édit. de Bruxelles. Cet écrivain fait quelques remarques excellentes sur le langage, mais les exemples qu'il apporte sont pour la plupart burlesques. Comme je n'ai pas cité d'exemples, je dois rappeler au lecteur que le texte n'est qu'une explication qui, quand elle ne serait que fictive, n'en remplirait pas moins le but que je me propose, quoique j'aie désiré éclairer les esprits par toutes les parties de celte explication. Car elle a un but général aussi bien que des buts particuliers: son but général est de faire entrer dans l'esprit cette particularité de quelques parties de l'Ecriture, sinon de toutes, qui se révèle très-clairemént peut-être dans la fable de J»as, dont l'interprétalion primitive n'éclaircit évidemment pas plusieurs des expressions qu'elle renferme, et nous invile par conséquent à chercher une explication de cette explication. Les buts particuliers soul, premièrement, de faire entrer dans l'esprit, ou de dévoiler quelques-unes des diflicultés el des mervi illes du monde matériel ; secondement, la liaison de différentes langues les unes avec les autres, et les lumières qui en découlent. Je lai-sc à d'autres à pointer plus loin celle étude, s ils le jugent à propos. Troisièmement, l'explication ne roule que sur fa branche indo-germanique ou japhétique, par la raison qu'il est fort incertain s'il existe aujourd'hui
un vrai peuple sémitique ; car, s'il y en avait un, ce serait une chose trop importante pour ne pas exercer une grande influence dans le choix qVs peuples auxquels on a recours pour expliquer la diffusion de la tradition primitive. En voila assez pour faire comprendre au lecteur que si je me suis ainsi arrêt.» à examiner des choses en apparence purement accessoires, je n'ai pas laissé pour cela d'être toujours attentif à. l'objet principal que j'avais en vue, et non à ces choses purement accessoires. Je peux citer un exemple fictif, propre à faire coi naître <e que j'avais en vue dans ee que j'ai dit des coutum s ou usages, dans le texte. Supposons que le mol superstilio, sur l'élymologie duquel on est si peu d'acco il, si^iilie le devoir des survivants, comni" tels, à l'é ad de leurs ancêtres ; quand on voit l'importance qti on attache dans la loi indienne au culte des Pin i<, ou ancêtres, cet usage explique clairement le sens primitif de ce mot.
(10) C'est l'opinion de Wes'ergaard dans la préface de ses Badices ting. sanscritœ, p. 12 : i Quaito jam soeculo ante Christnm natum, lingua sauscrita ex ore et quolidiano usu recessisse, et, prœler viros nobiles et sacerdotes illam edoctos, cœteri dialectos e lingua sacra ortas, sive, si vis, lingoam sanscritam corrupte et barbare locuti esse videntur. >
(11) Les eaux de Babylone, conformément à ce qui a été dit dans la note 9, ne signifient pas seulement les peuples de Babylone, elles signifient encore, en dernière analy.-e et dans leur sens le plus étendu, ces peuples en tant que types ou figures du monde entier. C est dans le premier sens que imus les employons ici. Or, quoiqu'on doive, je pense, convenir que l'hébreu, par les différentes traductions de la Bible, a exercé une influence incalculable sur la manière de penser et de s'exprimer tant en Europe que partout ailleurs, il n en e^t pas moins vrai que les langues sémitiques ne sont que de peu ou point de secours pour éelaircir les dilficultés étymologiques de ces peuples. Que dis-je? les ressemblances même réelles paraissent absurdes, faute des anneaux intermédiaires fournis par des langues plus anciennes, telles que le sanscrit ou le zend. J'ai vu quelque part indiqué un traité d Emesti, ayant pour but de démontrer que les racines sémitiques se retrouvent dans le grec et le latin; mais sa manière d'arranger les faits lorsqu'ils combattent ses théories préconçues, est trop bien connue par son édition de Cicéron, pour qu'on prenne la peine de le consulter. Parmi les éerivains modernes; Furst, dans la partie déjà publiée de sa Grammaire arainaïque, et dins sa Concordance, quoique Gésénius lui reproche souvent avec raison de donner dans des imaginations, a cependant frayé la voie à une comparaison entre les langues sémitiques et les différentes classes de langues indo-germaniques, Il a montré qu'il y a dans les langues sémitiques plusieurs motsquiontla même signification, et que deux des lettres dont ces mots sont composés sont semblables (sup. p. 194). 11 prétend que ces deux lettres sont les lettres radicales, et cherche à prouver celte assertion par le l'ait que ce residuum des racines à trois lelties se trouve en analogie avec les racines monosyllabiques du sanscrit. Sou opinion est partagée par Delitz>ch, Bedslob et autres. Il était à propos de noter ceci, dans la crainte que le lexte ne parûl confirmer l'idée d'une source, pour ainsi dire, séparée et particulière du langage.
M 21 Vishnu Purana, p. 228; Bhag. Pur. i, \, 15.
(13) L'usage des Mantras, ou formules de prières dans les diverses cérémonies, peut èlre con-idéré comme une preuve de cette croyance. Comparez Orig., Conlr. Cels., p. 20. Saint Alhanase, Conlr. Arian. ni, 28, dit : Tr)v àxoiiv -rriv pxmr./JÛTav àno tûv [lïuvfrinr.n pnficncoj «7rovi^as-6s TOÎff tâc eùircCeiaç Xéyoïf. lioc est : < Vestias aures impiis maledictis sordidalas, piis abluile sermonibus. » Ce passage semblerait indiquer qu'un tel usage des mots du lau-
DEMONSTRATION EVANGELIQIE. MOIUtlS.
gagedens les foisses religions est un nouvel exempleée l.i manière dool les malins esprits inspiraieutei découvraient k Iran adorateurs quelques lueurs anticipées
tle la vérité. On trouve ili u- M. mu, u, ",. l'exemple suivant de ceiiecroyance : « Les amies don brahms m. ni sm paroles; que k régénéré frappe avec elles s>e> ennemis. >
(i ,j Voyei Haier, Mytholoç. L x.ia v. Gangs.
(15) Ciiépar VVindiscb. p. 1903. Dans le Vishnu Pur., p. 495, Brabioa esi dit, entre autres choses, l'esprit qui esl le langage (a). La question «le l'origine «in langagesera probablement toujours posée et résolue suivant le caract re des esprits qui là discuteront. Aristoie et Platon l'ont envisagée d'une maîii'ére tout a fait opposée, comme on peut s en convaincre en consultant Oiigéne, Conii e Celte, p. 18, et la noie de Spencer sur ce p iBSage. Un y fait dire à l'Ialon (|ue : KUi$<u Ttvà S.vuftrj levai r, ù/jpoir.tiuv -i,-j ScuCVW ~x irpCizu (jji'fi.v.-u. roi; Tipw/uu^u. Cralyl. versus fin. < C'est une puissance plus qu 'humaine qui a donné primitivement aux choses les noms qu'elles portent. > Aristole dit au contraire qu'ils sont le résultat d une convention, (zcerà o-uvôjjxuv, de Interpr. i.) Peut-être que ce dernier, si on l'eût serré de pies, aurait avoue qu il croyait à la théorie d'un contrat civil (Voyez Eth. nie. vin, 11, p. HOU, a. 10), qui e>t, en (ait de morale, le pendant de celle théorie du langage en lait de choses intellectuelles. Mahomet lui-même crut devoir s'en tenir à la première théorie. Car il dit dans le Koran, sura n, 29 : < C'est ainsi que Dieu ense.gna à Adam le nom de toutes ces choses. » 0 i peut trouver encore d'autres témoignages dans Wallon, Protejom. i, § 1, etc.; dans Dalhe, Ptéf. p. vi, etc.; dans de Maistre, Entret. n ; dans Diod. Sic, i, 8; et dans Eusèbe, Prép. évang. p. .16. 11 esl amusant, pour ceux qui ont embrassé le système de Platon, de voir les spéculations sans lin tonnées par le parli opposé, les uns prétendant que les préposiiions et les pronoms ne sont que des verbes modifiés, ex. gr. Hupleld dans le Zeiltckrifjurk. des Morgenl. d'Edward; d'autres, ex.gr. Kedslob de l'urt. ij, veulent que ce soient des verbes apocopes ; tandis qu'ils semblent s'accorder à ne reconnaître rien de divin dans la formation du langage. Je ne discuterai pas ici plus longtemps sur ce sujet; je me contenterai de citer les paroles mêmes de Dante, de Vulg. elog. i, 5 : < Opinantes aulem non sine ratione tam ex superioribus quam ex inl'enoribus sumpta, ad ipsum Deum primitus homincm direxisse locutionem, ralionabililer diximus ipsum loquenlem primum, mox, postquam alflalus est ab animante virlule, incuuctanler fuisse locutum. Nam in homme senliri humanius credimus quam sentire, dumumdo senliatur et sentiat lanquam homo. Si ergo faber j lie aiqne perfectionis principium et amator primum hoinineui omni perfectione compkvïl, ralionabile nohis apparet nobilissimum animal non ante sentire quam senliri cœpisse. Si veroquis lalelur contra objiciens, quod non opnrtebai illum loqui, cum soins acihuc homo existeret, et Deus omnia sine verbis arcana noslra discernât, etiam ante quam nos, cum illa reverentia dicimus qua uli oporlel cum de sterne voluntale ali(|uid judicamus, quod licel Deus seiret, iino pnescirel (quod idem est quantum ad Deum), absque locutione coiiceplinn prinii loquentis, voluit tainen et ipsum loqui, ut in explicalione lanla dotes gloriarelur ipse qui gratis dotaverat. El ideo divinitus in nobis esse credendum est quod actu nostrorum nllecluum ordinalo l.ctaniur; et bine pcnilus eligere possuinus locuin illtiin, ubi elïectila est prima loculio : quoniam si extra paradisum alllalus est homo, extra; si vero inlra, iutra fuisse locum prima locutionis convicimus. >
(10) Le doigt de Dieu est synonyme de l'Esprit saint (Voyez saint ilattb. SU, 28, comparé avec saint
Luc, \i, 2<M; et ce que l'on MBB4M in, e'CSfl que h légi mie indienne était probablement basée sur une imitation diabolique de la venté : car celle | csi souvent employée en ce sens dans l'Ancien Yenlameni. V opes ps. vin, 3, comparé avec Job, nu, 15.
(17) Ces paroles sont extraite» de saint Grégoire
dr \v-vr, i. p. 189.
(18) S. lien., Lib. ni, i, | 1, I : i Ouid aulem si neque apoatoli quideui Si ripluras rrliqnissrnl nobis, nonne oportebai ordineiii sequi Iradiliouis, quam tradideruni iis quibus oosamittebani Eccl I ordinaiioni asseuiiunt mnkx génies barharofant, <•>i uni qui m ChristO (ledunl, sine chai ta et airaim nto SCriptam habenles per Spiriium in (ordibus suis saluteui, el velerein Iradilionem diligenler cuslodien-
tes, in uiiuiii Deiiiu ( redentes liane (idem qui sine
lilleris credideiunt, quantum ad serinonem no-tium barbari -uni. quantum aulem ad senleuiiam el consueludinem el couversaiionem, propler lidem per quam sapienlissiiui suul, et placent Deo, conversantes in oinnijustilia,ei castilate,el sapieniia. > l'Iaton, Phœd. § 155-155, pensait aussi que l'invention des lettres avait plutôt contribué qu'autrement à l'altération de la vérité; et il est clair jusqu'à 1 évidence pour tout homme qui pense, que renseignement oral a ses avaulages, avantages qu'on a graduellement perdus de vue à mesure que renseignement écrit a été substitué à renseignement oral. On ne pnund pas, évidemment, nier par là que l'enseignement écrit ne soit un bienfait pour les hommes, lorsqu'ils sont devenus trop corrompus pour qu on leur confiai un enseignement oral; mais seulement faire entendre que nous n'avons pas raison de nous enorgueillir d'avoir un remède qui nous est salutaire.
(19) Pseudo-Aug. de NtUm. Sermo xxu : • Deus per angelum loquebalur, et Viigo per aurem impregnabalur, > cité par Assemani, i>itiot/i. orient. i,p. 91, eu parlant d un passage analogue de saint Ephrem, u, p. 528 : « Par la voix , Marie conçut le Puissant, qui descendit d ns son corps. »
(20) Voyez Windisch. p. i24, qui dit que les Chinois conciliai' nt de l'universalité du langage des brutes, que 1 homme avait perdu celle universalité par le péché. Comparez aussi pour les autres traditions sur ce point, Abydenus, ap. tyr. contr. Jul., p. 9, et la note g de la préface du Lexique de Meninski, secl. i.
(21) Ceci est emprunté du Commentaire de saint Ephrem sur la Genèse, i, p. 59.
(22) Tout ce qui concerne linlerveniion de Satan dans le inonde avant Jésus-Christ esl un point que j'ai déjà louché Dû/., noies 27 el 41. S'il paraH étrange, au premier abord, que les malins esprits aient forgé des ressemblances de la vérité, même jusque dans les plus petits détails, ou qu ils aient dérobé aux prophètes n connaissance de citâmes choses à venir, cette étrangeté ne vient, j'en suis persuadé, que de ce qu'on n'a p.'s approfondi '< Mijet. Elle se dissipera dès qu'on viendra à v réfléchir, surtout si par l'habituée de l'examiner soi-ménie. on se trouve disposé d'avance, d'après la connaissance qu'on a de la manière d'agir de Satan avec les individus, à penser qu'il y a une probabilité antécédente dans l'idée ou le plan de son gouvernement, que les passages suivants des Pères mettront, nous I espérons, sous les yeux du Ici leur. Car, que ce soit par une intelUgence surnaturelle de la signification des moindres mouvements extérieurs de noire physionomie, ou, ce qui me parait très probable, par quelque moyen cache de pénétrer nos pensées, que Satan a la faculté de connaître ce qui se passe dans notre esprit, avec l'intention de B'en prévaloir; il doit être certain, pour quiconque essaie d'exerent soi-même une exacte vigilance, qu'il déploie une merveilleuse prévoyance clans ses rapports avec nous,
(n) Feut-èlre le mol l'evanagxri eoniieni-ii quelque trace d'une tradiiiou daus ce seus; il rappelle le Liiurœ
anqeloriim des Juifs. Votiez Thomas iiang, Cœluni vnen laie
ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE
pour nous perdre, s'il le peut, et qu'il nous met devant les veux des contrefaçons de notre vrai Dieu pour y réussir. C'est ce qui ferait croire que son gouvernement, lorsqu'il l'exerce sur une échelle plus vaste suit toujours la même règle ; qu il doit y «voir chez îes païens des imitations ou ressemblances extérieures des doctrines et des pratiques catholiques, dont malheureusement les hommes, qui n'ont jamais été amenés à considérer le fond des choses au heu de s'arrêter simplement à la surface, se sont toujours fait, et se feront probablement toujours d'une façon ou d'une autre, une excuse pour se justifier de rejeter la vérité. On peut citer les textes suivants de 1 kenlure comme preuve qu'il nous est clairement révèle que les païens adoraient les démons. Lêvit. xvn, 7. « Ils n'offriront plus désormais leurs sacrifice? aux démons, D"ïwS, auxquels ils se prostituent. > Deuter. xxxn, 17: Ils ont sacrifié aux démons qui ne sont pas des dieux rhx nS D'tun VP.V- H Paralip. XI, 15 : // établit des prêtres des hauts lieux, des démons, QlTWh, et des veaux qu'il avait faits. Ps. evi, 57 : Ils immolèrent leurs fils et leurs filles aux démons, Dnu/S, el répandirent le sang innocent, le sang même de leurs (ils et de leurs filles quils sacrifiaient aux idoles de Cliauaan. I Cor. x, 20, etc : Les gentils sacrifiaient aux démons et non à Dieu, Aetiftovwif xat ci 0s«. 1 Tim. îv, 1 : Dans les derniers temps il y en aura quelques-uns qui s'écarteront de la [oi pour suivre des esprits de séduction et des doctrines de démons; où saint Paul parle manifestement d'hérésies qui avaient largement emprunté des systèmes païens. Apocal. ix, 20 : Jlsnadorerontpluslesdémons,nilesidolesd or, elc. Ajoutez-y encore un texte souvent cité par les Pères, Ps. xcv, 5, dans la version des Septante: nàvTEç oi 6îoi tôv êôv&W S/ipiivta. Tous les dieux des nations sont des démons, version qui l'ait voir que l'opinion des Juifs du temps où elle s'est faite, était parfaitement d'accord avec l'enseignement subséquent de saint Paul. Ainsi ces textes prouvent, premièrement, que les démons étaient adorés par le6 païens ; secondement, que les sacrifices qui leur étaient offerts mettaient les hommes en rapport avec ces malins esprits, et avaient ainsi plus qu'une ressemblance purement extérieure avec le vrai saci ilice ; troisièmement enfin, qu'il y avait une doctrine de séduction transmise p.ir eux aux hommes, Satan pouvant se transformer en ange de lumière. Citons maintenant quelques passages des Pères, qui ne serontquccomme un commentaire de ces textes.
Tertull. Apolog. adv. Gentes, c. xxii : i Opcratio daîinonum est hominis eversio : sic malilia spiritalis a primordio auspicata est in hominis exitium. Itaque corporibus quidem el valeludines infligunt et aliquos casus acerhos; animre vero repentinos et extraordinarios per vim excessus. Suppelit illis ad utramque substanliam hominis aileundam subtililas et tenuitas sua; mullum spirilalibus viribus licet, ut invisibiles et insensibiles in effectu potius quam in actu suo appareant : si poma, si fruges, nescio quod aurac lalens vilium in flore praccipilal, in germine examinai, «in pubcrtalc convulnerat, ac si caeca ratione lentalus aer pestilenles haustos suos offundit. Eadeni igitur obscuritate contagionis adspiratio dasmonum et angelorum menus quoque corruplelas agit fïiroi ibus et amentiis l'œdis, aut ssevis libidinibus cmn erroribus variis; quorum iste polissimus, quod eos ipsos caplis et circumscriptis liominuin mentibus comedat, ut et sibi pabula propria sudoris et sanguinis procurct simulacris imaginibusque oblata; etqux- illi accuratior pascua est, bominein a cogitatu venc divinnalis avertat praesligiis falsis, qnas el ip-as quomodo operetur expediam. Omnis spirilus aies est; hoc angelictdxtnones. lgiinr momcnlo ubique sunt. Tolus orltis illis l'-cus unus e*t; quid ubique geratur tam facile sciant trjum enuntiant. Velocilas, divinitas credilur; quia iubstantia ignoratur. Sic et auctores interdum videri
volunt eorum quœ annuntiant; et sunt plane malorum nonnuiiquam, bonorum tatnen nunquam. Dispositions eliam Dei, et nunc prophetis concionantibus excerpunt, et nunc lectionibus resonantibus carpunt. lia et bine snmentes quasdam temporum sortes aemulantur divinitatem, dum furantur divinationem. In oraculis autem quo ingenio ambiguitales tempèrent in eventus, sciunt Crœsi, sciunt Pyrrhi. CaHerum testudinem decoqui cum carnibus pecudis, Pythius eo modo renuntiavit, quo supra diximus; momento apud Lydiam luerat. Habent de incolatu aerio, et de vicinia siderum, et de commercio nubium, cœlestes sapere paraturas ; est et pluvias quas jam sentiunt repromiitant. Benefici plane, et circa curas valetudiiiuni. Lœduntenim primo, dehinc remédia prœcipiunt ad miraculum nova, elc. Comp. de Baptismo, v. « Nam et sacris quibusdam per lavacrum initiantur (naliones extraniœ) Isidis alicujus autMithroc.... quo agnito hic quoque studium diaboli recognoscimus, res Dei xmulantis. >
Et ce que dit ici Tertullien d'un seul sacrement, saint Justin niait., Pto christ. Apolog. h, p. 98, le dit d'un autre sacrement ; Oi à.nr.<noîoi iv rolç
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aùrotç fiET«SoOvct. Otzwç xai Èv toîç toO Mi*5pa pivarr)pioiç 77«jOÉ3<«)z«v yivecQoù ptioiirâ^Evot a', 7rovr/poï Suifxovs;' ÔTt yàp âpzoç y.ai Ttozhpinv ûâarof Ttôerat sv Taîf toû [xvovu-évov -zùtzaïç lut' ÎTZiloyuv tivûv, r) èni<jTc«r8e, v [muQûv Sùvao-Ss. Hoc est : t Apostoli in commentariis a se script is, quie Evangelia vocanlur, ita tradiderunt prascepisse sibi Je>um. Eum en i m paneaccepio, cumgralias egisset, dixisse: Hoc facile in mei recordalionem : Hoc est corpus menm. El poculo similiter accepto, et graliis actis, dixisse : Hic est sanguis meus; ac solis ipsis ea tradidisse. Quod quidem etiam in mysteriis atque iniliis Mithrae lieri docuerunt per imitai ionem pravi dœmones. Quod namque panis el poculum aquae, in sacrificiis sive re divina °jus qui initiatur, ponaïur, verbis quibusdam addilis, aut corle scits, aut cognoscere potesiis. » Nous avons déjà signalé une imitation de ce genre (Dialogue ier, n. 70) comme existant chez les Chinois et les Américains.
Passons maintenant au Dialog. cum Triph. Jud., p. 294, du même saint Justin martyr. Eu ïaOt ouv, co Tpù^pwv , Àe'ywv nzvifipw , on « Tzapa.nQïnGuç ô ï.îyo[Âîvoç SikSoaoj èv -roiç E/,Xw.v lf)(Qrivou eTroiri'jsv, ùç Y.od 5ià twv sv KlyvTzztt) paycov ivripyntjs, xaè S«à T&iv 67Tt 'll^ta ■■litvûOTtpo'frrtûv, xai T«0ra j3£€«iav p:o\> zr,v èv rcîç ypa.yu.lc yvàurtv xaî 7ri(jTtv xaTÉornaîv. Orav yv.p Atovvaov fxii/ utàv toù Aiô; Èx pu&oiç , ^v pi- [ity.-zv.t aùrôv rri liplri, ytyvjfi<jQ<y.i\éyto<jt, x«i toûtov £Û/3£7rjv «fi7r£)vOu -ysvof/svov, y.a,i ôtc/.tjTzupu.'xQé-JTtt. x«;. à7ro- Oav&vxa àvacnivai, £tç oùpavov t£ àvsXrjXu&Évat t.aTOpôxji, xat otvov iv Ttifs [j.\i(j-zr)p'iotç «Otoû Tru.pu.yépbiai'j , où^t Ttt-j T!p olùiîy ixivriii tjttÔ Mtuvsu; àvc/ypuvsïua.v IaxwG toO iconpiâpxov Tzpo'fnzsiu.v p.iy.ip.fi(jrlu.i «ùtov vow ; È7ràv Se tov 'Upax/Éa î.a/jjpôv xat 7r£ptvoo"Tirior«vTa îrâcav rnv yrjv, xat aÙTÔv T'ô Ait e'4 A)>xfytrjvïK '/EVOftsvov, y.ai à7ro0«vovra tiç oùpavov «vî^/jXuGÉvat )i£'/w(7tv, ov~/i rrtv iayypQV ô>ç yî'/aç iïpa.y.ilv ô5ov avroO Tzepi XpiaroO ï-liypivriv ypasfryi ôp.oi'j>ç fi£uti!/^a,&«'. vo&>; orav SI tov AorxXr,7:i6v vr/.po'jç à.vsyîipuv-a. xat rà aX)a Ttàdr) OêparsiWavTa •napa'fipy, où^t t«ç Trspi Xptaroû of/'.t&tç Tzpoyo-siv? p£[u.[jLn<jOai. toûtov xai sttè tovt'.) yrm'i; Une est: « ScitO igiiur, o Trypho, dicere pergtns inluli, cum qui liiubolus dicilur, quai ad imitationem veritatis falso apud Crœcos assimilavi , iuscripta referri, cl sermonibus vulgari curasse : quemadinodum el per MagOK in j'Egypto opéra sua, et per eus qui sub Elia fuere pseudoprophetas, effecit. Atqui ca stahilein îiieam in sacris lilteris cognitioncin cilidem reddidere. Quando
enim Baeehutn Jovis lilium ex conrubitu, quo « uni Semble Is mixtui est, naium esse dicunt;e| bunc viiis rcppftofi ni f is«e, atgue dilaniatum morluumqufi resnrrexl se, el in roefum sscendisse leribuat, :ic vi mu In mysteriis Initiisque ejoi tuh nieront; :iiniii :>, i|n .un s i r.i recitavimut :i Nom descriplam
palnan ii:e J;ic lu |n:iilic l inni ni, hnliluiii euni •
iterp ? Cnni anlem Uerculem fartern, qui omneai p$i igravll terrain, et Ipsum Jovi ci Alcraena geoituin, ae morluum, in cœluui pervenisse feront : non . icrl| turarum, (ortem lanquum yigantem ttatu siiam deeurrere, de Uhrislo promulgatam, simililer aemulatos esse pntem? Porro cum vers adulterando guis fa so rennntiei A£sculapum morluaiu exeilantcni, el sgrilu ines :i!ia> caraniem ; non et banc io rebu- hÏBC* -le Chrislo édita valiciuia iiidciu imilatii'ii d.i> ri m ? i
Ibid., Ihaloa. cum Trgplt. Jnii., p. 29'> : 'Oxat ii o' "cù ToO MtBpov u.jirt.r,i'j. iraaaotoôvnc lîywoni ht r.itpetç ytynyavou kvtov, xal <rirrik%iov kcu&vi ron roirov,
ÉvO'/ i/v-iv T'i'j; IT'filUVJrj; ry'j-;i TtOipaOWiJHTC*, i-J'j-j'l'J.
i,'i/'i -ij ■ '1(,i.-i v -Jrro i'/v/,/, OTI XtOof Kvtvi Ytipùv ;:;/ ,bn è£ opove a ju.ivj, u-uijfi'jOv.' oÙtovc HtMTOUM, ''A ffl :-/ trocWTKI 'ij.'j"<>: , m WX( TOÙC X07OVC irocvTSCf ]Xfjr,aurr'j'ju littytïpime*' SixittoirpaZiat yip \oyo\>( xal iror,^ tatoue >§t#«« -£/v7tc<vto. Hoc est : « Porro quando i ii qui Mitlirœ initia Iradunt, e pelri cum naïuni esse niemoraiii, et spekvum sive specuni Dominant f uni l"C!iin, ubl inili.iri ei credcnles perhibent : non ego liic, quoda l'an e!e est dicliun, lapidem absque inaniliiis :il>^ci-.>uin de monte ingenti, et quod ab Esaia est proinulgiluin, eos sequulos esse, alque Iiaec eonsiniiliie ins unisse sciam? Cujus propheiieœ prnmiilgalionis < tiam verba omnia imitari sunt conati. Nain et jmle re teqne Bg< ndi praii enta ut apud i!l ^ dicant M', aile qnadam ttnieninl. > Si le passage de TerluPien nous rappi l'e le p inv.iir qu'a Satan de passer dan* un instant d'un bout du monde à l'autre, ceux-ci servent à nous faire ressouvenir de la hardie-se a^c laquelle il se mêle aux anges, lors même qu'il- se présentent devant Dieu (Job. i, etc.). S'il a osé s>- mêler aux anges, à plus forte raison osera-l-il péin-trer dans tons les lieux de la terre où il pourra acquérir la connaissance des desseins de Dieu pour les faire servir à son but.
De même, p. 50 ;, saint Justin dit encore : Elit» yàp ot« tpmt&tafou xcti puTîlaOy.t Siv. to dvojxr u.'j-vj uÉAXojzev, ytaù oti •l>vj^OTCO'ffiTa.i yc/.'i if>EVOo;£P£ffTOt jrol- )//( i~i roi wh'J.'j.'.i. a-JToO T:«pùi\)70-jzyi, v.ui TroAlpù; 7ri«v>j70Uff(v " omp y.xi iari' vàXk'A yàp «9eoc -/m (S/vt- WPjlo. v.u'i MMot h vmiUCtl aùroû •Ku.puya.tù.rsGtrrzî; è5t- S«?«v, Mai ru àîro toO àz/Ôào-ov 7rvsùuaTOf SuxSôÀou ix^'jXth'Wit/. Ty.lç Sexvoious mxSn èâtSaEzv, xat 8t5àtr»offi «ï/:ft vOv. Hoc est : < Nam ldturum esse di\it (Josu>) ut " occideremur, et invisi essemus proptei iinineii ejus; et ut pseudoproplieue et pseudochristi niiilli in nomine ejus advenirent, et seJucerent in fraudent multos, qu^d ttiam lit. Pluies enim impia, blasphéma et injusta, sub nomine ejus, adulterinis BBbifltroduetis doctrinis.dncuerunt; et qux menlibus eoruin «ib inipuro spiritu diabolo sunt injecta, tradiderunl, alqne eliam mine tradunt. i Nous voyons par là que saint Justin reconnaît aux démons une manière d'agir toute semblable soit avant, soit après la venue de Jésus Christ ; nous ferons remarquer cependant avec Mo iinr, m, § 69, que Satan nous est représenté dans l'Ancien Testament comme ayant un bien pins libff acres à la cour du ciel, que dans le Nuuvew Testament.
Clément d'Alcxandiie , Slromate$, Mb. i, $ 81, p. 366 : V'! ---««riv ytypèafttUt r.ù.-j-iz o! jrpi ■:?,; -'xyrjilu.; , oO K.fis'j YjiitTv.t thi r.a.i Xnorai* atnri; fih auv o- Ij \dyro, ovrot 5r, oî n'a rr>; -,', > Vtryou crftfixtba'iuf , ËjamuovTcct x«6o/.izfi)7E àov " <)/' oi puni &7roantXwyr(( >^«i wMfttwtntç ù-o to\i ivpiuv, o-J x)£7r«-at, à).Xà 5(«xr>vot. 4-t;<tï yoûv ij Toa^ri, 'AfnaTldtV ij (jo*'a toù» c«'JTr,i M/kavÇf o\>'f/.oàoioa. pi-à. ùJ-»)XoO
DEMONSTIt\TION EVANCI.UOIE. MOKRIS.