‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 53 sur 255 · DEMONS! I..VI ION EVANGELIQUE. MOIUUS · texte numérisé non relu

DEMONS! I..VI ION EVANGELIQUE. MOIUUS

le Dieu de l'univers, au momcnl même de leur création. Dans ce syslèuie, les basilidiens sont té.luiis à confesser, ou que la punition n'est pas ii.ju-te, et

alors les juges qui condamnent, les bourrera qui torturent les martyrs, ont la justice de leur côté; ou bien que les persécutions découlent directement de la volonté divine. »

(13) Sophocl. Anlig., 582 : tùiaiumtç, oTo-t matbt S.ytM'jx'tç a.lùt*' olçyàp ta trtiaOr, ttiên tifuç btrc oùoè-j i'i.tir. =.i, yiviôc f7ri itlifi'jç ïpirov. L'analogie entre la transmission des maux dan- le monde physique, et celle de la malédiction dans le monde moral est souvent signalée par saint Augustin dans ses écrits contre les pélagiens. Voyez Contra Jul. l'el. in, § 13, 37, 55, 56, M); iv, § 5; v, § 51 ; vi, § 17, 56, 8-2. Ce sont deux choses également inexplicables par les seuls principes de la raison.

(14) Hippocr. de ilorbosacr. p. 303, Foes. b, 48, dit, en parlant d'une maladiequi régnait chez lesScythes :

Kpyjtai^è ûtnttpxu.'' xkt' aX/a y07i)uktk zkt« yévoç' ù fv.p èx tov y).£'/ftaTwSeeif tfke'ma-ziiSriç , xai èx voXâitOS yjù.ùfcç yiv£T«t, xai èx yQiviiàeoç yOivcùôn;-, x«i èx mxinviiSto; (TTrknvâ>Sn( , ri xwXûet, Ôtov Tzu-rtp xai punTVp ei- '/i~t tovtw tû voarijjMTt, toutw xui tûv Exyov&iv è'/eaQai riva ;— i Cette maladie, comme toutes les autres, a son principe dans le sang, et se transmet par la génération. Car si d'un père flegmatique il naît un enfant flegmaiique, d'un père bilieux un enfant bilieux, d'un père phlbisique un entant phthisique, et d'un père splénique un entant splénique, qui empêche que quand le père et la mère sont attaqués de ce mal, quelqu'un des enfants en soit aussi attaqué? » Et dans son traité de Aère et locis, p. 289, il cite des exemples de conformations obtenues au moyen de l'art, qui sont quelquefois devenues héréditaires. Il est à propos défaire remarquer ici (cequ'IIippocrate traite assez au long), l'influence du climat à pro luire certaines dispositions d'esprit ou de tempérament. Un grand nombre d'hommes, agissant par passion au lieu d'agir selon les lumières de leur raison; et, par une suite nécessaire, la constitution physique et le climat qui, pour tous les hommes, sont autant d'incitations à agir dans des directions particulières, sont pour ceux-là des causes qui ont pour effet de les rendre ce que tous sont tentés de devenir. D'autres, tels que Platon, Rep. îv, 11 ; Aristote, Polit, vu, 7, p. 13î7, b, 20; Pline, Nul. idst. H, 80; Cyril., Contr. Jul., p. 151, et seqq.; Cicéron, de Legeagr., n, 35; de Rep. n, 4; Philon, apud Euseb. l'rœp. evang., p. 398, ont signalé cette influence du climat dans la formation des caractères nationaux. Ces penchants particuliers à faire le mal, qui forment une partie de la condition extérieure de l'homme (voyez Butler, cité plus haut), dans cet état d'épreuve, viennent en partie du climatetde laconslilution physique; et si, dans lejpremier cas, le triomphe sur les tentations qui s'y font sentir est, en uncertainsens, une raison d'espérer une sorte de renouvellement , nous pouvons espérer aussi, quoique plus faiblement, qu'il en pourra être de même dans l'autre cas (a). Comme il est facile de le voir, il y a quelque chose de rassurant dans la pensée que les scènes de notre état présent de tentation doivent devenir.cellesde notre triomphe ou de notre disgrâce. Ukttmiv tàya. èÇôv -rn âuvufMfi toû 8îo0 xui rouf XiSouf ywvyi» àyriaîiv £tç £ Xsyjçov tûv »ra/5aÇ«6>j/.0T&jv. Hoc est : « Credere fortasse licet virtule divina et lapides vocem emissuros ad increpationem Iransgressorum, i pour me servir des paroles de saint Basile, au sujet de la pierre du témoignage érigée par Josiié (de Spir. s. xni, § 30).

(15) Voyez note 13. saint Grégoire, .i/orn/. xv, 57 : « Peccatutn originis a parenlibus traînions, et, nisf per gratiain baplismalis solvainur, eliam parenlum peccala porlauius: quiaunuui adhuc videlicet cum illis sumus. Reddit ergo peccala parentum in Eliot dum pro culpa parentis anima polluilur prolis. Et rursuin non reddit parentum peccata in tilios ; quia cmn ab

originali culpa per bapli-rnum liheramur, jam non parentum culpas, sed <|iia- i|i-i COmmiltil tus.'» L'expression de saint Grégoire < unum cum Util »umut • pourrait paraître au premier abord favoritl i plutôt que condamner l'erreur signalée dans le texte. Pour en bien saisir le vrai sens, il laut, je croi-, se souvenir que de même qu il y a un corps mystique deJesiis (.liri-l, il y a au^i un corps mvsliquedeSaUn, compose d un grand nombre de membres. Le premier (le corps mystique de Jésot-Ghrisl I lt, m je pafn t-jrler ainsi, rempli par le.Saint-Espril; lautre est rempli par l'esprit internai. On ne peut prouver fexiSteSM <•de ce corps de péché qu'en la déduisant d'un (eriawi nombre de textes de l'Ecriture qui s'y rapportent d'une manière indirecte, tandis que l'idée en | arail clairement résulter du contraste établi entre faction de participer au calice du Seigneur, et celle de participer à la coupe des démons. Tichouius, apud S. Aug. de Doctr. christ, m, § 42, 55, dans ses fameuses règles d'exégèse, signale cette doctrine comme un des premiers principes nécessaires pour bien entendre l'Ecriture. Telle était également l'opinion de saint Grégoire, comme on le voit clairement, m, § 29 ; xm, § 58. Elle est pareillement signalée par \ ineenl de Lérins, c. XXVI ; par Origène, in Jos. xv, § 5; par saint Cyrille, in Ose. p. 106, c; par saint Aug. in I'sat. lxxii, § 16; -par saint Jérôme, in Isa. p. 1.7, entin par Aretas, in Apocul. p. 432. Voici un pa d'Origène qui tue parait digne d être cité à cause des pensées qu'il est propre à suggérer : < ... Non est putandum quo.l u .us fornicalionis spiritus seducal eum qui, verbi gralia, in Britanniis foruicatur, elillum qui in ludia vel in aliis locis, neque unum esse ine spiritual qui divertis in locis di versos hommes agilet ; sed puto magis principem quidem fornicalionis spiritum unum esse, innumera vero esse qui iu hoc ei ofucio pareaoi ; et per singulos quosque hoinines diversi spiritus sub eu principe militantes, ad hujusmodi eos peccata sollicitent. Similiter et iracundix... et avaritix unum esse principem, sic et superbix et cxlerorum malorum. Et ideo non unus principalus dicilur in contrariis ab aposlolo, sed plures adversum quos pugnain sibi esse et nobis omnibus scriL.it. Esse lauien reor lioruni omnium principem velut eniiiienlioremquemdatn in nequitia et in scelere celsiorem, qui lolum mundum quem isti ad peccala singuli quique per peccatoruui species pro parte sollicitant, solus velut omnium principuin dux, et totius nefandxmililix magisler exagitet. > Quant à ce qui se trouve présentement dans le texte, voyez la note 30 du Dialog. ni.

(16) La doctrine contenue dans Ezéchiel, xvni, semble au premier abord contredire celle qui est énoncée dans l'Exode, xx, 5. On peut concilier ces deux passages en considérant que le cours naturel des choses est parallèle à leur cours surnaturel, el eu est, à certains égards, un type figuratif. Dans le cours naturel des choses, les enfants de bons parents ont de bons exemples devant les yeux, et les eufanlsde mauvais parents en ont de mauvais; < en sorte qu'on serait porlé à croire que leurs ditucullés et leurs dangers ne sont que l'effet de la mauvaise conduite d'autrui (Analogy, 1, iv, p. 107). > Toujours est-il cependant que ces avantages et désavantages extérieurs, aussi bien que toutes les bénédictions ou malédictions peuvent céder à la conduite morale des enlanls. Ainsi dans l'Exode c'est (si je puis parler ainsi) le cours naturel de l'amour ou de la justice de Dieu, qui nous est mis devant les yeux ; dans Ezéchiel, au contraire, ce sont les interruptions apportées à cet ordre par la conduite de l'homme, sous le Nouveau Testament. Vont» saint Aug. Contr. Jul. Vcl. vi, SI.

(17) \ 'omet Yishnu Pur., livre iv, verslalin.

(18) Clément d Alexandrie, Siromalcs, n, LIS, cite un écrivain qui lait la remarque suivante

tiw -tia-j-x C ïlTTl

fvyjti urj/'jjLicr,;, Tn ut twv npoattpx q/jàtmv ('Six --i. :wv yuMww mmvh ~x-

(n) Piorry, médecin français, a traité ce sujet et celui des maladies héréditaires. Je n'ai pu me procurer K>D livre.

ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE

On, iipofot.cn-!> où -niv tv^ovitkv £§ovo-iv oé fxo£0y?/3oi tûv Kv9pw7Twv )iÉ7£tv, s6tào-0Y]V, à7ry)vsx0»v, oixwv eâpaffa, un /3ouXôf*6vof hripyocru, ta? twv xkxwv Èjriôupiiaç ecùrôf riynaùixtiio; xai où ftaxeo-afisvo? rat,- t&iv irpocrctp- T>jpàTcov J9(«fc. « Si tu as persuadé à un homme que l'àiue n'est pas une et simple, et que les passions ies plus mauvaises nous sont imposées de lorce par les appendices, les méchants auront un prétexte trèsplausible de dire : On m'a fait violence, on m'a entraîné, j'ai agi malgré moi, ma volonté reniait mes actes, tandis que leurs désirs criminels leur appartiennent réellement, pour n'avoir pas résisté aux attaques des appendices. »

Car chaque individu n'est qu'une seule personne. Voyez saint Aug. de Trinil. xv, § 42 : « Verum hœc quando sunt in una persona, sicut est homo, potest quisquam nobis dicere.lria ista, memoria, inlelleclus, amor, mea sunt, non sua ; nec sibi, sed mihi agunt quod agunt ; immo ego per illa, etc. >

(19) Origène contre Celse, p. 169. Voyez note 6.

(20) Arisiote, Elit. Nie. ix, 7, p. 1168, a, 5 : To eiv«t ■nâ.mv atperôv x«è yàrirov' £fffiév S ivepyela." t<û Ç>5v yàp xecc ivpcc^tLV. Hoc est : « Esse omnibus ôptab'ile et amabile est. Functione aulem muneris sumus, eo nimirum quod vivamus, et aliquid agamus. »

(21) Le problème de (£v xai 7roÙà) l'unité et de la multiplicité a fixé l'attention des panthéistes de l'Inde et des autres pays. Si l'on veut dire par là que la Divinité est consubsianlielle à ses ouvrages, comme l'enseignaieni les Indiens (Voyez Windisch. p. 1626), c'est évidemment une grossière erreur. On a des raisons de douter si les philosophes ont entièrement échappé à une semblable confusion. Si, au contraire, on n'emploie ce terme que comme une formule pour exprimer la croyance que l'univers est un système et non un amas de parties sans liaison, comme Denys (izîpi «u-Jo-eof, apud Euseb. Prœp. ev. p. 772) semble vouloir dire qu'il pensait que le faisaient les païens, alors évidemment il est admissible (a).

(22) Butler Analogy, p. 12 : c Toute notre nature nous conduit à attribuer à Dieu toutes les perfections morales, et à nier qu'il se trouve en lui aucune imperfection. Ce sera toujours une preuve pratique de son caractère moral, pour quiconque considérera ce que c'est qu'un» preuve pratique, parce que c'est la voix de Dieu qui parle en nous. > La justice de Dieu nous étant prouvée par d'autres considérations, notre ignorance nous explique suflisammenl les contradictions apparentes qu'elle pourrait offrir.

(23) Saint Basile, Contra Manich., apud S. Aug. Contraint. PeL, i, § 16: « Si evenissetmalum iiaul non valent ullerius a voluntate removeri ; idest, quamvis acdisset, si ita accidisset, ui separari ulterius a voluntate non valeret, merilo dici posset substantialequidem malum non esse, sed ipsam substantiam sine malitia quse accidit jam esse non posse. Si aulem accessit, et principium accessionis, non substantiam habuit, sed voluntatem, facile potest malum a subslanlia separari, ut et subjecla voluntati subslantia munda possit per omnia possideii, ita ut nullius mali vel signa rernaneant. >

(24) VishnuPur., v, 33, p. 596 : « Tuesceque (Thaï) je suis, comme l'est aussi ce monde avec ses dieux, ses démons et le genre humain. Les hommes aperçoivent des distinctions, parce qu'ils sont aveuglés par l'ignorance. » Le mot That est devenu un de* noms de l'Etre suprême, i Le pronom lai, ainsi employé dans un sens emphatique, signifie l'Etre suprême, suivant la doctrine du Vérianta; en tant que manifesté par la création, il (l'Etre suprême) est L'entité «al, tandis que les formes, n'étant que des illusions, sont la

(«) Kn consultant les écrivains chrétiens, les plus anciens principalement , qui s'approprient des parties do systèmes païens comme coïncidant avec le système chrétien, on doit prendre garde à ne pas exagérer le degré de ressemblance qu'on prétend y remarquer , cl ne pas oublier le point de vue »ous lequel on considère ces res-

non-entiié. • Colebrooke, i, p. 33; Cyril. , Contr. Jul. p. 33, e, parle de quelque chose de semblable chez les Egyptiens; les Juifs aussi se servaient du nom riK'î pour désigner le Messie. On a mis en question si les cabalisles étaient panthéistes, et j'ai eu soin, en différents endroits de ce livre, de signaler quelques points de ressemblance qui se sont présentés à moi entre eux et les panthéistes. Voyez le docteur Mill sur la Théorie panlhcistigue, etc., p. 151, etc. Molitor n'est peut-être pas bien clair sur le point de savoir si les cabalistes professaient un système dont le panthéisme n'était qu'une corruption , ou s'ils ont importe le panthéisme dans leur système traditionnel aujourd'hui existant.

(25) Vishnu Pur. p. 210 : « De rudes pénitences pour les grands péchés, et des pénitences insignifiantes pour les fautes légères ont élé proposées par Swyambhuva et d'autres; mais la confiance enCrishna est inliniment préférable à ces sortes d'actes expiatoires, comme l'austérité religieuse et autres semblables. Que tous ceux donc qui se repentent du péché dont ils se sont rendus coupables aient recours à la meilleure de toutes les expiations, qui est le souvenir de Hari. En adressant ses pensées à Narayana ou point du jour, pendant la nuit, au coucher du soleil et au milieu du jour, l'homme se trouvera promptement purifié, de tout péché ; toute la masse des soucis et des chagrins de ce monde se trouve dispersée lorsqu'on médite sur Hari, etc. • Voilà une doctrine qui flatte agréablement l'indolence humaine! Mais elle porte la marque de ce que le Vishnu Purana reconnaît lui-même (p. 622) être l'âge de corruption.

(26) Aristote, Top. vi, 3 : a-âXov otj où^ ôpiaziov Siù. tov Éxkotoiç yvùiptfitetépùiVy «).).« 5tà twv im\5>ç yvbipiuoizéptov' /xovwf yàp «v ovreaff ûç y.vl ô aùroî ôpiTjxôç àei yévono, ïitoç Si xai xô Unlû; "yveoptfiov où to nâcrt yvùpif>.'jv èoTtv, ùX/.à to zoîç £v Stax£t^Évioi.f t«v Stàvotav, x«6«7rsp xai to â7rX&if ûyteivôvrô toïç su è'^oven zô 0"w^«. Hoc est ; < Ex quo perspicuum est non iis talibus, sed iis quse omnino ac simpliciter clariora sunt, rem essa definiendam, quippe cum ita demum una et eadem seniper sit futura delinilio. Ac foftasse quod omnino ac simpliciter notum est, non id est quod omnibus perspicuum est, sed quod iis demum qui ralione et intelligenlia bene constiluti sunt : quemadmodum id eliam quod simpliciter salubre est , iis salubre est quorum bene affectum est corpus. > Ce passage contient le principe sur lequel sont basées les remarques présentées dans le texte : l'histoire et la vie ordinaire en attestent également la vérité.

(27) Aristote, Met. m, 5, fait les remarques suivantes sur les philosophes qui niaient l'existence de la vérité indépendamment de l'idée que chacun en pouvait concevoir: Eè oi poCkiatot. rô èvSc^o/xsvov ùlnQè;

e&)/3«/.OT£f ( OUTOt 5 tl'aiV 01. fià)itO"Ta ÇrjTOÙVTSÇ «ùto

xai ytXoûvTEf) oÙTOixoiauTa? è'^ovcnzùç Bo^aç xa.i raÛT« àrroyaivovrat ntpl tâî iù-rtOsiaç, tcûç oùz aÇeov à6ufiijo"at toù? ftloo-rjtfilv èy/jtpovvzuç. t Si telles sont en effet les opinions des nommes qui ont le mieux vu toute la vérité possible (et ces hommes sont ceux qui cherchent la vérité avec ardeur, et qui l'aiment); si telles sont les doctrines qu'ils professent sur la vérité, comment aborder sans découragement les problème philosophiques? » Par où l'on voit aussi qu'il fait de \'amour de la vérité une condition pour y arriver. On fait ici allusion aux paroles de saint Augustin, de Civ. Dei, V, x : < Maie vivitur, si de Deo non bene creditur. >

(28) Arisiote, Eth. JVt'c.vi, 12 : Aeî npocréxew *ûv £/x7T£t06)V y.u.i-zpeiy€\)i.époiv fi ypovi[/.b>v rai; àvunoStixroiç fumai xai So^xiç oÙ£ ^ttov twv àno8zi%toiv ' Stà yàp

semblancos. Autrement on pourrait représenter les écrivains chrétiens comme favonsanldesclioses qu'ils auraient abliorrées. Cela est, sans nul doute, doublement nécessaire dans tous les cas où l'on Touille dans des livres sans les lire entièrement.

Dl MMVSTUMION EtAffGELIQUE. MOHMS.

tÔ tyjiv ix ttic ifiTrîtrÀcrç iftfta tW ; (aliat

■zàç vo/âç). Hoc psi : < Ici*] ut- mu periioruui, cl sciiiiiîi, ;mt prmli'fiiiiiiti pr on ont ht t la, atque ofMiiionihus qua- demonslriri non possunt, non minus quam <><•monstre lionibns attendeadum aiqne obtemperandum r i. Nain quonlam dm ocu'um qoetudam cooseeati sont, recte rldeni (alieu principes i.uile ceriumi). ■»

(-2!)) Tertellien, l'rœsrript. i : « Art lioc suiithx'rescs, ni Rdee habendo teiitalionein liabeal ctiain probatlouem. > Comparez Anatogy, it, 0', p. 317.

(30) Butler, Anal. î versus fin. p. 149: « I! n'c?t pa> Impossible que la ninntr • el la manifestation que foill les hommes de ce qui est dans leur cœur, de ce qu'est leur caractère réel, aient rapport à une vie future dans un sens et «l'une DianiéM qui nous -oui inconnus; ce peut être en particulier un moyen, car l'auteur de la nature ne parait pas rien laire sans moyens, de les disposer d'une minière analogue à leur caractère, et de faire connailre à la création, par forme d'exemple, qu'ils sont ainsi disposés. > El Oriejèae, contre Celse, vin, p. 398, reinar«|ne «pie lea châtiments, tels que les pestes, elc, sont envoyés sur la terre, °lv' di p.iv x«d s-jtoî; vonvmttictfaïe pùvwrtt , x«« fm&aft&eyiyv&pmmtytipovffftttiptl tsWto t >h |*M-

7T(>\t<TïD BÙT«iv t/,v ïii-j àop'/z:i: y.'j'i Martûg hfj-.'JÀz yi- VWttTW lî 8 SNHVtMS p.è-j SezxEty.îvO', yJ.i-~Vj-.i; tlï ti;i ?o; *■/./■?.; sniâ.i-jtv, îkî/yj)h-tz; J7rôr'ôv (TWfl'faKvivTtv* OTTOtot i m, «JTOi t-: iwtÂt wwttW^nl^Ast nui ôr,/oi TOtç («' o>7&>; ovoactTw) fJtvzu.ï; yfaèJrm. « Afin que ceux qui conser vent leur piété au mi'ieu de tous ces maux, et n'en prennent point occasion de se relâcher, «lonneni des preuves Daaifeetes de c; qu'ils sont, ci que, bien que l'on De puisse lire dans leur cœur, ils fassent voir ce qui s'y passe aux spectateurs tant visibles qu'invisibles qui les observent; c'est alin aus-i que pour c -ux qui sont dans une disposition contraire, les acci lents qui leur arrivent niellent si bien au jour les mauvaises incli-ialions qu'ils tenaient cachées;, qu'ils appiennentà se connaître rux-incm s, et «|u'ils se d couvrent clairement aux spectateurs, pour continuer s m exprimer ainsi. > Platon pensait aussi que les méchants oui ne profitaient pas des pesées expiatoires auxquelles il les crovail assujettis dans un état fu ur, liaient donnes en exemple : BtipuStiffunci ù.~iyi'~.>; àvttpntpèwns vt.ii vj A''5o'j (V T<5 toIç ùii ru» Ronttv AvimoufMvotf Sscbmcvsi Mil t«M*oVn)paTu. < En quelque sorte suepea lus dans la prison des enfers, ils (les mâchants) servent tout à la f.iis de spedacle et d'instruction a tous les criminels q li y abordent sans cesse. »

(M) Saint Hilaire, in Pe. SSVlil, Beth. p. 849: « Novimus neque inargarilas ante porcos proiieiendas esse, neque sanction canibus «lare oportere. Ergo ÎBtellisjtsaua qu;c lam nos oordis nostri secreto coutineie, quai divulgata inexpiabilis peccali culpant cninparahunt. >

( ») Id 'in, de Trinil. vin, p. 121 : « llabet non tant veniaiu qiiam pr:cinium ignorare quod creilis. > S < i ut Cyprien, ep. i, nous otfre 1 exp ication de ce qui soit. Voi< i ses propres paroles : « Ut ipse «|uam plurimis vkse prierai erroribus impliciius tembar, quiluis exui me poase non crederem, sic viliis ailh:vrenlihus obseciiiulaiis eram et «lesperaiione m liorum, malis meis veluli jam propriis ac vernaculis oll.ivebain. Sedpostquam mid.Tgenilalis auxilio, Superiorisa\ i lahedelersa, in expiatiim pectus serenum ac purum desupef se lumen mlmlil : posiquam cœlilusspirilu bauslo mnoviim me hominem nativités secunda reparavlt, mirum M modum proùnus conlirmare se dubia, patere «lausa, wetre ten«avese, lacullalem ilare, quod ])riuà dillieile vid«-balur, «!tc. > Il va sans dire «pie tous les cbréiiens pris en masse ne peuvent espérer pour e!i\-memes lotîtes les prèct* accerdées a un homme destiné à être mis au nombre des ntittl ; c'est ce qui arrive cependant encore aujourd'hui dans un certain degré dans le baptême des adultes,

lorsqu'ils sont convenablement préparée*; Une voirait v avoir de doute a cet égard.

I coopération des troi» personnes il dans Poetrrre m la eréatlwi est me rérité sourent proclamée cbei les i ''es pren iers

Ainsi saim Bulle, de Spir. t. xvi, dfl en clo 1 le Pi. xxxiii, <i : TpUmtrvi vie'"-' :iv irp&r&avmm K ,-

t<l.r.->, - v ùt.W' >yi<Âl-é-.v A

i Vous entende/ donc iron personnes, le S^i qui propose, le Verhi- qui exécute, l'Esprit q tifie. • Yoyez saint Cyrille contre iS'tit. p. 1D0, a; saint Ang., in toc, etc.

D 11 une noi«- «lu Vi^hriu Purana, p. 7, le professeur Wilson die le larlanéera, comme ditant: • Le grau I esprit, l'esprit qui pénétre toutes <' étant dtstînene i ar s s attributs dans la créai ion «t le resie, «ibtient ainsi les diverses dénntninatii n it Ilrahma, Vishnu ci Siv.i. En tant que Brabma, 1 s mondes; en tanl «|ue Hndra, il les déit uii ; i-ri tant que Vi-hini, il se repos I -ih.ts

(bypostases) de «elui qm esi par lui-même; Brahraa <>t la qu ilité «le l'activité, Rudra, «elle de Vi-hmi. le mallre du monde, <^l la boni suit que les trois dieux sont les trois qualités I sont toujours unis ensemble et dépendent l'un de l'autre : ils n • sont jamais un instant séparés ; ils ne se quittent jaunis I un l'autre. »

(35) L'hérésie a laquelle on fait ici allusion est celle des sabelhen-. Ongéne, in S. Joan. tr. x. signale un- hérésie d • ce genre, quand il parle «le gens qui prét<*nd« R( que le Père et le Fils ne font qu'un :

OÙ fiOV/V '/k'-. y.il'j. y/' •j~'//H'xï-i:l TajTKWnt'A klfO' zêp v: y.'j-k timu; ■■r.rj'j'vj: Otasôpour, o-j vy-.-j bnôaitf <rà 'il-/îTr)-M Oetxiaa ■/■/'■ \Vtt. Ilor est : i (iinmero non differre FiHtmi a' Pâtre) sed unituin snbstsMlia, aique etiam iitro-que snbjecto exi^lentes proptër qui intelligoiiii.is diverses, non pio, 1er hypos(;>siii dici Pat rem el Filltim, etc. • Saint Atbanase au^si. Ceav tra arian. iv, i2, 15, dit qu'ils (les arieirs) ne lonl du Fus «lu'un nom 00 une jnire qualité de Dieu. Siint Basile, ep. ccx, § 3, dit évita appellent la sainte Trinité h itpâypa 7T'//v^/-.o?wrov, hoc est i r- m uuam, personis inultiplicem, » faisant ainsi consister Dieu en une seu'e personne, et niant par là i implicitement l'incaniaiion. Il ajoute dans le § o : Ivj jxp : aêvon yr,ï, , «jti StTKtp ô tô zoivo. i/.-, l-j'J) '7-vv ti{ nih/fktm ïn.vntti, o't'.jj o to

-'jj-j -j-OT : 'JTl'.fl UT/ <5l01-jj £['î TOV ÎOUOCUTUÔ*

pz-cu. Hoc est ; f Est enim probe sciendusn, quemadmodum qui essentiœ communioneni non roiifiietur, in errorem multoruin deoruui iucilit, ita qui bypostaseon proprielatemnon admittit, in judaiMiiuin ferri. >

Ainsi les sabellieus niaient tout à fait la Trinité. 1 oi/ez saint Aug. de Trinit. vu 9.

(36) Saint Crrille, Contr. Jnl., p. 34 : Tto

zr,-j -o'j 9;îov rrpoi)9tîi g .t<t) . = •;/■ %i ©.•ôv rày«9oV pez' kjtov oè, rai c §riuio\>y/o-r -pi-:™ 5s r.-xi vin toO ••'cuo-j tyvyjifi yàp ^/•j/f,; tjjv Ofizr,ra irpoi HftC CSt : < Porphy-

riusopinioneniPlatouis exponens ait Dei suhsl intiam usque ad très bypostases procedere , esse vero sopre- !i m m Deuinoptiniuin, postipsunieiallerunicreaioreni seu opiiieem, terlium perse mundi aniuum. td «oimaui enim iisqu- ilivinil.item extendi. i loi/, 'a note du prolesseur Wilson, rapportée dans la noie 51. Les Chinois ont approche «le tré— [ires de la vrnie sur linéiques points. I oi/e; \Vimh~ih., p. 404. Schmitt Iro/fenbar, p. 181, etc. : à la paf. Itt il cite un leSH «le L.iolseu : i Tao csl un en n.iime ; 1 a premier a engendré le second, les deux premiers ri l'oit il le troisième: les trois ont lait toutes choses. > Chez, les Américains aussi on adorait trois - -ans imafte aut une; cependant, si I on • n « r.iil (i. di Vig.i, il mT.ViI baia M dire que les An ericons

regardaient ms trois eboees cosaaae varstMN une trinitédans Punité. Les Grecs et les Rotaaiaa peu i assl

également fournir des exemples de drwsions ou de noms triple! de la Divinité; ce sont là autant dé

ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE

témoins plus oh moins obscurs de quelque croyance antérieure qui existait probablement dans son plus parfait étal de pureté ehez les Juifs. Un Irailé systématique des traditions païennes sur ce sujet formerait un livre curieux et utile ; mais on ne pourrait vraisemblablement le faire sans une connaissance plus exacte que celle que nous avons de l'ancienne foi des Juifs sur ce point, et certainement non sans une connaissance précise et scientifique de la doctrine chrétienne. Compares la note 48.

(.il) Saint Aihanase Conlr. les ariens , i, 17 : Et yàp oùx àïSiwç côveartv ô Aoyoç t<û Tiarpl, oux s'ctiv v) rptàç àîStoç ' a/là povàç p.iv r)i> irpozepov , ex Tcpoo-Bû-

xriç Se yiyovsv ûcrTspov -cpiiç. * Si ce n'est pas de toute éternité que le Verbe est avec le Père , alors la Trinilé n'est pas éternelle; mais ce qui n'était qu'unité d'abord est devenu trinité par addition dans la suite. >

(38) Bull, cité par le docteur Rouih ad Hippol. p. 87 : ( Scilicet Domino triplicera nalivitatem et filial ioneni altribuerunt veleres. Prima est , qua ut Aoyo; ex mente Palris ab seterno natus fuit. Ex hac nalivilate perfecta hypostasis divina extilit : nec ipsi quidquam postea accessit, sed potius caetera nativitales <T\>yY.aTa.$cr.aeiç fuerunt , seu condescensiones Filii Dei. Altéra nempe nativitas est, qua h Aoyoç a Deo Pâtre , apud quem, quum nihil adhuc prseter Deum existeret , adeoque ab aïterno, fuerat, xkt' ivipysta» exivit , et tanquani ex utero ejus prodiit, seque dimisil ad condenda universa. i

Saint Alhan., Contra arian., h, 64 : k«t' à/5%/iv jj.èv ênpnovpyûv ô Aoyoç tk xt o-j/ara rrvyy.azaSiërrAS rotç yevrnoïç , ha yevio-Qai raOra SuvïjSt), x. t X. Hoc est : « Sed quatenus Verbum, cum res creatas ab initio effecit, se ad eas bénigne accommodavit, ut fieri possent. > Ce qui confirme le reste de la proposition de l'évêque Bull. Il en est de même de saint Ephrern, adv. Scrut. ni, p. 58 : « Vous vous êtes abaissé lorsque vous avez créé; car vous êtes descendu de cette haute majesté à la bassesse même, parce que la création n'était pas possible, sans une condescendance ou

abaissement de votre part (nWnbN) (a). Vous êtes

venu l'établir Il a commencé par condescendre,

par s'abaisser pour être créateur : car comment pouvait-il créer sans condescendre! > C'est là la doctrine de la ■npoêïsvsiç (progrès) : consultez à ce sujet Bull, Def. fid. Nie, i, 2, 5; m, 8, 7; le docteur Rouih ad Hippol. p. 83; Vallars. ad Fer. conlr. Ruff. n, 9; et comparez l'Alhanase de M. Newnian, p. 278.

(39) C'est ainsi qu'Origène s'exprime au sujet des Stoïciens, Contra Cels., p. 324 : àir]y.ei r) irnayonri y.al r) TTpovouf. toO Qioxj iïià 7ràvTwv , «XX' ov% ai; to twv tnoiy.ûv 7rve0f/.a" y.al nâvroc p.iv Tzîpityil xà tt^ovoovfieva r] npovota y.al Ttipuiln ev avxà , ov% £>Ç uûjxa, Se -mpii/j.v Ttipdyjn, ôti xai aûp.à Èart to x;pie- %ôp.evov' àXX' ô>ç Av'.auiç 0sia y.al it£pi.ei\ï)fvïu tk

■nipizyj>p.tw.. t Les soins et la providence de Dieu sont bien répandus partout, mais ce n'est pas de la manière que les stoïciens l'entendent de leur esprit. Celte même providence encore renferme bien et contient toutes les choses qu'elle gouverne, mais ce n'est pas comme un corps en renlerme un autre qui est de même nature que lui; c'est comme la puissance de Dieu renlerme et embrasse tout co oui lui est saurais. > De même Tertullicn, Contra Prax. xvi : « In Deo omnis locus , non ipse. in loco. t Clément d'Alexandrie, Slromates, n , § 6, p. 431, éd. Poli. : Oùx Èv yviftp r) tottw ô 6ôôf , àXX' ùnepàvu ym tottou vjx /pr,jo\i x«i ta; twv ys(ovoT«v liïio-rrzo;. « Dieu n est pas dans une nuée ni dans un lieu ; il réside par delï l'espace, le temps et l'essence des choses. Saint Hil., de Triait, vm, p. 128 : « Detis immens;e virlulii vivens potestas, qua; nusquam non adsit nec de.sil usquam, se omnem per sua edocel, et sua non aliud quam se esse significt, ut ubi sua insint ipse

(a) Celle doctrine esl ici présentée de la môme manière que (l.nis saiui AUiarcue , bien ipic la langue syriaque ne puisse- uas l'exDrimer aussi exacteineut nue le grec. Je

esse intelligatur, non autem corporali modo cum alicubi insit, non et ubique esse credatur, cum per sua in omnibus esse non desinat, non aliud autem sint quam quod est ipse quse sua sunt. > In Ps. cxxxvin, p. 1107. b; Alhan., de Decr. xi, et la notede M. Newman; Contra arian. i, 23; Saint Augustin, de Trinit. vi, § 8; Saint Cyril., Contr. Nest. p. 12; Saint Grég., Moral., xvi, 38, etc.

(40) La Divinité est représentée dans Manu , i , comme devenant un corps et formant différentes classes d'êtres de différentes parties d'elle-même. Voy. Windisch. p. 524, 636. Ce qui paraît êlre le Purusha des Indiens et le 7"n~p DIX des cabalisles.

(41) Saini Hilaire, de Trinit. ni, p. 24 : < Manifestato nomine Palris hominihus hoc postulat, sed quo nomine? numquid nomen Dei ignorabatur? Hoc Moyses de rubo audivit , hoc Genesis in exordio creati orbis nenciavit, hoc fex exposuit, prophetae pralulerunt, homines in bis mun ii operibus senserunt, gentes etiam tnentiendo veneratœ sunt. Non ergo ignorabatur Dei nomen, sed Deus plane ignorabatur : nain Deum nemo noscit nisi conliiealur et Patrem , Patrem unigenili Filii, et Filiuni non de portione, aut dilatione, aut emissione, sed ex eo natum iuenarrabiliicr, etc. >

(42) Saint Basile, Serm. xvi, § 4 : u-jvnpà yàp xàzE.vvj 15 fikaoyop.'ia tmv rpvpsn ztx iràvziy. èiri%£ipo\n>twv xai Év ih VTToxsipLîvov leyô-JTMV Waripa y.al yihii Y.al «yiov Ilvsûfta, Trpcanyodaç 8è Siayopoùvaç -û ivl Ttpv.yp.ati ir.iy-npxCtGiïai. il'.vnpà r] àaé?eia y.v.ï yîuxT») 0JX 'fifrov tûv àvôuoiov eevKi xat' oùciav tôv 1 tèv toû Oeoû, t&> 6sw y.al Wa-pi j3).«e"j.>ju.oûvTwv. ( C'est un méchant et détestable blasphème que de chercher £ tout mêler et confondre, et de dire que le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu'une seule et même personne, bien que l'on donne à chacun d'eux un nom différent. C'est aussi une détestable impiété et un blasphème non moins détestable de prétendre que le Fils de Dieu n'est pas égal et semblable quant à la nature à Dieu le Père. »

(43) 0£O7ro{sïv tïîv làpy.a (déifier la chair) est une expression souvent employée à l'égard du Christ. Voyez saint Alhan., ni, 48. Origèae, Contra Cels. m,

p. 156, dit également tô Ôvhjtôv AùtoO aûua sic

©sov ^8T'/6s6ï)/év«t (qu'il a changé en Dieu, c'esl-àdire qu'il a déifié son corps mortel). Saint Hilaire, de Trinit. ix, p. 154 : « Christus peccati nostri corpus assumens lotus jam Deo vivit, natura nostra societate in conmumioiiem divina? immortalilalis imita. > De même saint Aug. de Trinit. xiu, 18; xiv, 24; saint Cyril., Contra Nest. p. 50, d, etc. Pour ce qui esl de Crishna, voyez le Vishnu Purana, p. 612.

(44) Les nesloriens, en ne voulant pas convenir que la nature humaine du Christ n'a jamais eu d'existence séparée de la Divinité, donnaient à entendre par là que, dans le Christ, Dieu habitait dans un êlre humain, et qu'il n'était point une seule personne en deux natures. Mais comme Dieu habite dans les saints, c'était faire du Christ comme un d'entre eux, qui n'avait rien de plus qu'eux. D'où il suivrait, comme le remarque saint Cyrille, Contra Nest , p. 26, 27, qu'il aurait bien pu s'incarner plusieurs fois. Voyez aussi pp. 97, 98, 102, 103. Son corps n'a point éprouvé de corruption, cl, par conséquent, il n'a pas eu besoin de prendre un autre corps; mais dans ce corps il a reçu des dons pour les hommes (lieb. D"N'imjriD nnp1'}, et par lui il les soutient éternellement, et intercède perpéiuellement pour eux ; et c'est dans ce même corps qu'ils ont percé que tout œil le verra quand il viendra juger l'univers.

(45) Saint Athanase, de Incnrn. § 41, nous offre un passage écrit dans ce sens. En voici un extrait :

Kl TÛ) Y.OGjJLr.) TOÛTOV gTTlëcUWtV X«£ 6V ÔX(;> «ÙtOV yiHiipi-

ttaOv.1 itpinu, npéitoi àv xat èv «vOjowrivw (rwftem aii-

ferai observer que les termes onuowJiiç el |itu»i)ii{ sont employés par sainl Mélliodius, Conv. V. vm, 11, dans le même sens que sainl Ephrern emploie le i*ot "HN*

DEMONSTRATION EVANCELIQUE. MOHK1S.

tov tTZff'/iJtabca ROI 'J"ô «Ùtoû toûtq tfV/tUju9Kt '■>< ivtpytiv. nipot yy[' ''■'■> aravroj /u\ to xSn «Afitntfê ia-i ycvof xat et to "cf.-'',- ÙTrr.tin; icrrtv ooyavov acùroG yivwveu irpbç tv ~îiz ostnxot yvûea, «Torr^Tarov m c">) xai ôY ôlovi to> zo7 / . j ■p'.i'.i'i'jiju.i roÛTOv. Hoc est : « Ski Mltem Vcrbuin iu niuuilo existere et in universo noluiu Deri maxime couvenil : DM eliam inconvénient eril ipsnm in bumana corpore apparere, illudque ab eo illmninari et vim agendi liabcic; pars enim univcrsi est hominuin gémis. Un le si partent, t'ju- instruinentum ad divinilalis palcfactioneui lieri dedecel, cerle perabsurdum siiuililer lueril ipsum per universum munduui cognosci. >

(46) Origène, Contre Celse, ni, p. 135 : "icrwo-av ot «•yxaXoûvref, oti ov fiév voutÇofiEv xai TreTTEio-fxEÔa àp/f,6tv stvat 6eov xat ïiov Ôsov, ojtoî ô BwroXôyoc iori xai À aÙTOco'^îa xai « aÙToecAiiOeiK' to oé farrav «JTOÛ (Twfxa xai f»iv ivOacdfltMQv Év aùroi ~Y->/riv, t»j 7rpof ixstvo où fiivov xotv.jvia, hm xai nâatt v./X «vtixoâcrEt Ta ué-ytaTa ^aitsv Tzpo<jii\r,fiju.i, Mod ~r,; Èzeivoj Oeiotato» xexotv&jviozoTa £t? Beov ttfTaoCoQMVM- 'fcàv o£ Ttç 7r/50(7xoTrT»i xa(7T£it t&O crojftaToç avroÛTacûfi1 >5ftoJv XtVOVTMV, 67TWT<;<Tà"<«i TOtf Û7TÔ 'EÀ/ri veuv ).£yo/i£voiç, 7r£f t tâç to"> (îw) Àoyw «7roiou {/X>JÇ îrotoTriraç àufKTy.Ofxivïiç, 1-noiv.ç ô rnifumpyot (3ov).;Tai aùr/j Trzpinièévoct , xat 7TûXXàxij Taj /xev izpoxéoa.ç a7roT'Ôîfjt£v/;ç x/3£itt6vk5- T£ xat Sta'j/opoufàvaXauÇavo JT/ij-. < Que nos

accusateurs sachent néanmoins que celui que nous disons et que nous sommes persuadés qui est Dieu et le Fils de Dieu de tout temps, c'est la propre parole, la propre sagesse et la propre vérité de Dieu ; mais que, selon nous, son corps mortel, animé d'une anie humaine, a reçu de très-grands avantages d'avoir été non-seulement joint, mais uni et mêlé avec lui, et qu'ayant été lait participant de sa divinité, il a été changé en Dieu. Après cela, si quelqu'un s'oflense encore de ce que nous disons, comme si nous l'entendions précisément du corps de Jésus, je le renvoie à ce que les Grecs enseignent touchant la matière première, qui d'elle-même n'a aucune qualité, mais qui reçoit toutes celles que le souverain Etre lui veut imprimer, et qui d'une moins noble passe souvent à d'autres plus excellentes. > Saint Cyrille aussi, Contra Jul., p. 6<j, parle en ces termes: 'll^tEt,' «yivjjTOv ovTa tov toû ôeoû AÔyov cru-jvnùp^ziv àvayxaito; t« ij-ùo-avTt Sttff^ustÇo/iîôa , xai èjvnâp/ztv f/£v Aùtw, TTpùùfjuv Si ■ysvvrjrù; è| Aùtoù. 'O Si y$ zfiç nXxTwvof îùptminiiaç trwwyopo; àxpiêrt; èryivvïiTOV pièv etvai yovi tov àv&JTaTto 6eov , ivvizûr^îiv Se, xai i\ «Ùtoû y£vv/îÔÀvai xai Ttpoùfiù'j ioù; irap' aùroû yzyoiô- Ta? , rà ^^vra xuxwv xai ffuy^îtov , xai tÔ ày.pvuyvlç Et» 6-07TTiav toj pmStvbç à;iwo-aç Xôyou. Hoc est : < Nos Verbum Dei ingenilum simuî existere necessario cum Paire asseveramus, et in ipso quidem existere, prodire vero per generalionem ex ipso. Hic aulem platonicarum tricarum patronus diligeus increatum quidem esse ait supremum Deum, existere vero in ipso, et ex ipso creatos esse ac orlos qui ab illo li' ii sunl; adeoque omnia miscet acconfundit, et ad Deum conlemplandum lucem nullius pulal esse momenli. > Ce passage nous présente la théorie panthéistique de la création mise en contraste avec la doctrine chrétienne sur la procession du Fils éternellement subsistant pour l'œuvre de la création.

(47) La négation de la réalité du corps de notre divin Sauveur faisait partie du système de plusieurs hérétiques panthéistiqnes (a), tels que les gnosliques, les docèles, les manichéens et autres. Voyez Fabricius, cité par le docteur Kouih ad Hippol., p. 89.

(a) Un de nies plus intimes amis, auquel je suis redevable de plusieurs conseils précieux dans la composition do Ci'i ouvrage, 1 été frappé, comme je l'ai éié moi-même, de ce l'ail, que toutes les 'hérésies ont des tendances aibéistiques on paolhéistiques. Cette dernière tendance est celle des hérésies que nous venons de citer , les autres >>c remarquent dans l'arianisme, le snciiiiamsine, le rationalisme, etc. On ne veut pas dire par là, évidemment,

(48) Le degré de connaissance qu'avaient les Juira du doKiue de là Trinité est un point sur lequel il parait difhcilede rien dire de précis. Une des principales raibons de cela est que nous possédondons formels, tant intérieurs qu'extérieurs qui nous nattent en état de recevoir ce dogme, et d'eu pénétrer jusqu'à un certain di-gré la profondeur; dons sans lesquels il est presque impossible d'arriver par les seules forces de l'abstraction à le connaître et à le croire comme il faut. Nous rappelant toutefois ce qui a été dit plus haut (Dial. m, n. 51) du don de l'Esprit, que les patriarches et autres éttueal parvenus à atteindre du moins en partie, uous sommes disposés à croire qu'ils n'ont peut-être pas été privés du inoins du don intérieur, nécessaire pour la connaissance de ce mystère, autant que l'homme en est capable. Ceox qui s'appliquent a vivre saintement sont peut-être, en définitive, les seuls qui puissent jamais pénétrer ce mystère; les patriarches nous sont eux-mêmes garants qu'il existait de leur temps d'autres saints personnages, cachés aux yeux du public; il en est de même des plus grands docteurs de l'Eglise. La sagesse répand la doctrine maintenant, comme elle répandait alors les prophéties (Eccl. xxiv, 33), développant de plus en plus les divins mystères aux hommes qui en sont digues, jusqu'au jow du Seigneur.

S'il en est ainsi, la seule question qui nous reste à examiner, c'c4 de voir quelles preuves pouvonsnous avoir qu'il y existât une tradition qui communiquât aux hommes des temps anciens la connaissance de ce dogme; car pour l'existence d'une tradition explicative, elle a été, je l'espère, ci-dessus démontrée. Je vais donc ici résumer succinctement les raisons que nous avons de croire que les Juils professaient dans un certain sens le dogme de la Trinité; je renvoie au Jugement de l'Eglise juive, etc., par Alix, pour plus ample information sur ce sujet.

1° Nous ne trouvons rien dans le Nouveau Testament qui nous indique que ce que Noire-Seigneur a dit du blasphème contre 1 Esprit saint ail offense les Juifs en ce qu'ii supposait plusieurs personnes en Dieu. Il ne parait pas non plus que d'autres dogmes que ceux de l'Incarnation et de l'Eucharistie aient été réellement pour eux une pierre d'aciioppement.

2" Nous trouvons dans Phiion et dans les Apocrvphes des choses qui ont beaucoup de rapport avec le dogme chrétien de la Trinité, et surtout de la foi en la seconde personne de la Trinité.

3° Les paraphrastes chaldécns emploient souvent le nom de Verbe de Dieu pour celuideJéhova.ce qui indique qu'ils connaissaient au*>i celle iiiéine vérité.

4° Il y a dans l'Ancien Testament un grand nombre de passages que les esprits religieux ont dû infailliblement rassembler et comparer, de manière à arr.ver en partie à la véiilé. Car tout ce que nous savons des anciens livres des Juifs prouve qu'ils ont eu beaucoup d'habileté à combiner des textes dans le but d en tirer des conséquences. Prenant donc pour règle la tradition (b) de leur Eglise, ils ont pu, en lisant l'Ecriture avec assez de soin et d'attention, y découvrir beaucoup de vérités.

Si donc je puis me hasarder à donner mon opinion sur une matière dans laquelle je reconnais qu il existe quelque différence parmi les Pères, je l'exprimerai dans les termes mêmes d'Origène, in Jos. m, i :

« Arbitror quod et illi priores qui per lefetn ..-•■

baotor, contigerint quidem scieniiam Trinitahtaun m intègre et perfecle, sed ex parle; leeral i uni

qu'elles ne convergeât jamais, quelque opposées qu'elles paraisa m d'abord -bns leurs tendances.

(b) Comparer niai Alh. contra Arim. ni, 28 : t». »»),

TT,; ***' »,l*ii T3V; X?.«T.a . j, - 'TW; -l^UJl. ma T.'j»« W««lf klvé*

i .. . M' est i Qois sil chhsliaoae ftdei scopus percipiamus, eoqae tanquam régula mentes, lectioal Scriptural

diviuilus mvpir.it. i-, ul uiouel Aposlolus. alleiidamus. >

ESSAI POUR LA CONVERSION DE L'INDE PHILOSOPHIQUE

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illis in Trinitate etiam Dei unigeniti incarnationem cognoscere, etc. « Il est évident que l'ignorance de l'Incarnation, comme tait maintenant accompli, doit avoir grandement influé sur le reste de leur croyance: car il n'est rien qui nous montre plus clairement que ne le fait ce dogme la distinction des personnes divines.

(49) Saint Ephrem dit, h, p. 444, que Manès tira sa doctrine de l'Inde; saint Epiphane dit la même chose, hœres. lxvi, 1. D'autres, tels qu'Archel. Casch. lu, lui (qui, cependant, représente Bouddha comme lié à l'origine de cette doctrine), c. Aug., c. F. manich. xh, 45, etc., disent qu'il la tira de la Perse. Mais comme la Perse et l'Inde étaient deux

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