‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 9 sur 255 · Il reste donc définitivement prouvé que · texte numérisé non relu

Il reste donc définitivement prouvé que

certior discedet, nesciens quam haeresim judicet. Ha3C utique, et ipsi habent in nos relorquere. Necesse est enim et illos dicere a nobis poiius adulteria Scripturarum, et expositionum mendacia inferri, qui proiude sibi défendant verilatem. Ergo non ad Scripturas provocandum esi, née in bis conslituendum oerlamen.in quibus aut nulla,aul iucerla Victoria est, aut parum cerla (de Prœscript., cap. xv, et sc/q.). » Et il continue ensuite d'une manière trèsétendue dans les chapitres qui suivent, à proposer pour règle sûre et universelle renseignement actuel des Eglises apostoliques et les plus anciennes.

(3) « Hic Ibrsilan requiral aliquis ; cum sil perfectus Scripturarum canon, sibique ad omnia salis superque sufticiat, qui I opus est ut ei ecclcsiastic;c inleiligenlia: jung.uur auclorilas? Quia vi ielieel Scripluramsacramproipsa sua alliludine non unocodemque sensu univcr.M aceipiunl, sed ejusdem aliter atque aliter alius alquealiusiiileiprelatur:utpenc quoi boulines sum, lot illius senlentia; erui po.-se videanlur. Aliter namque illam Novatianus, aliter Photinus cxponil... aliter posliemo Neslorius. At(iue ideirco nnillum necesse est proplcr tanlos lam vaiii erroris anl'ranclus, ut prophéties atque aposlolicx inlerprclalionis linea secundum eeclesiaslici et calholici sensus normam dirigalur (Commonilor. , cap. u, llomœ, 1751). i Saint Augustin dit expressément que ceux qui lisent les divines Ecritures témérairement (comme les lisenlcerlaineinent tous ceux qui se lient à leur propre jugement pour les comprendre), en changent souvent le sens; et même, dans certains passages, ils ne compi'Ciinentabsolumentrien ni de vrai, ni de taux, puisque ces passages sont enveloppés d'une obscurité Ires-épaisse. < Sed uiulliset inultipiicibus obscurilati«

la règle pruc lutine et universelle. âe\;i foi catholique, c'est l'enseignement de vivo voix.iv dm ignement ariucl <lc l'Eglise, laquelle expliqua et liicjlc sens des saintes Ecritures et des monuments de la tradition de tous lei lièi lei passés. Celte vérité nous est enseignée par Jésus-Christ, quand il dit à saint Pierre : / « es Peints, et super liane petrum œ'ii/iatbo Ecclesiam meam (Matth. xvi, 18). Il < si reconnu que la plupart des Pères par ces paroles super liane jietram entendent la personne même de saint Pierre ; ensuile d'autres entendent la fui professée par saint Pierre. Il est nécessaire de réunir ces d> ux explications, comme le font en effet plusieurs Pères, et l'on ne peut séparer l'une de l'autre sans donner aux paroles de Jésus-Christ un sens déraisonnable. L'Eglise est certainement fondée sur la fui, puisque sans la loi (quand il s'agit des adultes capables de raison et de foi actuelle), on ne peut être membre de l'Eglise. Mais la fui entre par l'ouïe , et il faut qu'elle nous soit proposée de vive voix, et préchée par quelqu'un : ce qui se lit n'entre pas par l'ouïe, mais par les jeux. Quomudo credenl et , quem non audierunt?

DEMONSTRATION BVANGEUQUI. BOLGBNI

unis dans le m< nu enseignement avec saint

Pierre, ou ils ne le sont pas. S'ils ne sont pas unis avec lui , quelque irr.mil que soit leur nombre, ils ne peuvent jamais m constituer, ni représenter (Eglise catholique, laquelle,

d'après l'institution de Jésus-Christ , a pour

son chef saint Pierre, a qui il appartient de confirmer ses frères dans la foi. Ce n'esl donc pas le. nombre des évéques, quelque grand qu'il soit, qui autorise et revêt du sceau de I infaillibilité la prédication publique de la doctrine de Jésus-Christ, mais c'est leur union avec le chef de l'Eglise saint Pierre. C aal dans ce sens que, même dès le second siècle, -.mil Irénée dit : qu't/ est nécessaire que toutes le$ Eglises et tous les ckrétietu du monde s'unissent avec l' Eglise romaine dans ta prof delà même doctrine (puisque c'e-t pr< nient de la doctrine que parle ici le saint Père ; parce que l'Eglise romaine est le chef de toutes les autres, ayant une véritable autorité ( sup. col. 18, n. 1 ). Si les évéques sonl unis dans l'enseignement de la doctrine avec saint Pierre, leur prédication est vraiment et proprement la prédication de saint Pierre, puisqu'elle reçoit de la seule union avec saint

quomodo autem audient sine prwdicunle? Pierre le caractère et le sceau de l'infaillibi-

Ergo fides ex auditu; auditus autem per verbutn Cltristi (Rom. x, li, 17). Donc l'Eglise est fondée sur la foi préchée par saint Pierre, et après sa mort, par ses successeurs jusqu'à la fin des siècles, puisque jusqu'alors l'Eglise doit subsister. C'est pourquoi Jésus-Christ pria pour que la foi de saint Pierre ne défaillît pas : Ego autem rogavi pro te (Petre) ut non deficiat fides tua ; et en lui prescrivant l'ordre de confirmer ses frères dans la même foi : Et tu aliquando conversus confirma fratret tuos {Luc. xxu, 32) , il lui communiqua l'infaillibilité dans la prédication de la parole de Dieu. Donc la prédication de saint Pierre est la rè^lc prochaine et universelle de la foi de tous les chrétiens. La prédication du corps des évéques répandus dans toute l'Eglise catholique , ou même unis en concile général , est toujours la prédication de saint Pierre ; car , ou ces évéques sont

bus, elambiguitatibus decipiuntur, qui temerelegunt, aliud pro alio senlientes : quibusdam autem locis quid vel lalso suspicentur non inveniunt, ita obscure quaedam dictai densissimam caliginem obducum (l)octr. Christ, lib. u. cap. vi. m. 7). » L'apôtre saint Pierre, après avoir comparé les divines Ecritures à une lumière qui bril e dans un endroit obscur et ténébreux, nous avertit que ce n'est pas en suivant l'interprétation de son propre jugement que 1 on entend le véritable sens île la parole de Dieu, mais que, pour le bien saisir, il faut l'inspiration de l'Esprit saint, laquelle a été promise par Jésos-Clirisl, non à chaque individu, mais au chef ci au corps des pasteurs de 1 Eglise. < Hue primiim intelligentes, quod omnis prophetia Scriptune propria interpretalione non lit : non enim volunlate lumi.ina allais est aliquando prophetia, sed Spiritu sancto tnspirali locuti sunt samii Dei homines (Il Petr. i, "20, 81). » (1) A cause de ce que nous devons dire dans la suite, il est nécessaire de (airedeplus longues réflexions sur le passage de saint Luc rapporté pins liaul. Jésus- Christ adresse la parole à saint Piene el parle de tous les apôtres, et de la grande tentation à laquelle ils doivent être sujets par les artifices du démon : i'i-

lilé. Quand j'ai dit prédication de saint Pierre, chacun doit comprendre que je veux dire tous les successeurs de ce saint apùlre : puisque la foi nous enseigne que l'autorité conférée par Jésus-Christ à sainl Pierre sur son Eglise passe tout entière dans ses successeurs, cl le langage de loule l'antiquité nous apprend à considérer l'enseignement public des pontifes romains comme un enseignement sorti de la bouche même de sainl Pierre. Pierre a parlé par la bouche de suint Léon, dit le grand concile le Chalcédoine ; saint Pierre parlait par la bouche d'.igathon, dit le sixième concile œcuménique : s uni Pierre vit toujours dans ses successeurs et enseigne la vérité de la foi, dit sant Pierre Chrysologue : on trouve dans les monuments de la tradition mille et mille expressions qui ont le morne sens 1).

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